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On se souvient tous des joyeuses pancartes représentant un homme détesté de tout le milieu activiste pour son amour de la violence envers tout ce qui ose manifester à Bruxelles, j’ai nommé le triste sire Vandersmissen représenté une gazeuse à la main avec la légende « Obersturmführer Vandersmissen ».

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Ces deux pancartes avaient fleuri une première fois lors de la manif européenne « indigné » en octobre 2011 et l’une d’entre elles refleurissait en juin 2012 lors d’une manif anti-répression, où l’un des camarades fut arrêté pour l’avoir exhibé. Vandersmissen dans un premier temps avait feint – hypocritement – de trouver la chose « amusante » en venant voir le porteur pour « discuter ». C’est d’ailleurs à cette occasion qu’il lui fit remarquer – devant moult témoins – un tantinet vexé, qu’il y avait une erreur dans le libellé du grade… « Je ne suis pas Obersturmführer – dit-il – mais bien Obersturmbannführer, ce qui équivaut au grade de lieutenant-colonel..! ». Je vous laisse apprécier l’horreur de cette réflexion… digne du personnage.

Mais fidèle à lui-même, il retomba très vite sur ses pattes et porta plainte avec partie civile pour: « calomnie, diffamation, atteinte à l’honneur, incitation au meurtre et exhibition de symboles nazis ». Après une instruction qui devait durer cinq ans, de multiples auditions pour les cinq camarades concernés, de nombreuses demandes d’informations auprès des renseignements généraux – notamment sur les commentaires des sites de Désobéissance Civile Belgique et Indymédia Bxl – et autres « services », une première chambre du conseil fut fixée en novembre 2016, mais fut reportée en janvier 2017 parce que Sven Mary – avocat de VDS – estimait n’avoir pas eu le temps de répondre aux conclusions des avocats de nos camarades…

Finalement, après une chambre du conseil étonnamment longue – 2h30 – , où nos camarades ont pu exprimer longuement leurs ressentis et vécus vis-à-vis du commissaire, et de ces actes violents, la décision de poursuivre ou non fut fixée au 21 février.

Décision qui vient de tomber hier : la juge a requalifié les faits en « injures », et de ce fait l’action en justice est éteinte, car prescrite! Bien évidemment le plaignant peu toujours faire appel de cette décision – appel qui doit être interjeté dans les 15 jours – nous verrons…

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Pour ceux qui ne connaissent pas l’apôtre… son CV:

Best of Vandersmissen – Devoir d’enquête

(*) source puante je sais, mais cet article reflète tellement la réalité…

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Ces images ont fait le tour du monde : un commissaire belge – connu pour sa violence – qui court après des manifestants et tente de les frapper, se fait lui même attaquer en retour par un manifestant. Voici quelques éclaircissements quant au contexte et à la personnalité du commissaire VandermiSSen.

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Éloge d’un brave homme

Nous sommes des amis de Tanguy Fourez. Nous ne le connaissons pas personnellement. Mais nous faisons partie des victimes potentielles du commissaire* VandersmiSSen. Quiconque a eu l’occasion de se manifester dans les rues de Bruxelles en faveur des sans-papiers, des chômeurs, des occupants de maisons vides, ou pour d’autres raisons valables connaît bien ce personnage. Pour rester polis, nous nous contenterons de dire que le commissaire VandersmiSSen est un triste sire.

Tanguy Fourez est cet homme qui, le 24 mai dernier, en fin de la manifestation contre la loi Peeters, a séché le commissaire VandersmiSSen d’un solide coup bien ajusté. Celui-ci, blessé à la tête en tombant, a dû faire un petit séjour à l’hôpital, où tant de ses victimes l’avaient précédé. Nous avons tous vu la scène, filmée et diffusée sur les réseaux dit « sociaux » : le commissaire poursuit et gaze des manifestants en train de se disperser et, emporté par sa fureur, s’avance imprudemment, gazeuse à la main ; un inconnu surgit alors que le commissaire gaze un énième manifestant, et le met au tapis d’un coup de poing. Ce poing fermé, dressé tant de fois bien haut dans les manifestations comme un symbole de lutte, s’est soudain concrétisé sur la mâchoire du commissaire ! Les images sont claires, Tanguy Fourez n’avait aucune autre arme que son poing. Il n’était manifestement pas préparé à un affrontement, n’ayant même pas pris soin de masquer son visage – erreur fatale, mais hélas fréquente… Sa photo a été publiée dans les journaux, et il s’est présenté de lui-même aux autorités. Laissé en liberté provisoire, il sera cité à comparaître pour « des faits de rébellion armée, port d’arme prohibée par destination et de coups et blessures volontaires avec incapacité de travail sur une personne dépositaire de la force publique », et risque une peine de 5 ans d’emprisonnement – sans préjuger d’autres soucis éventuels au niveau de son boulot etc…

Nous ne cherchons pas à excuser son geste, car il n’appelle pas des excuses mais des éloges. En se portant spontanément au secours d’un autre manifestant agressé par le commissaire VandersmiSSen, Tanguy Fourez a réagi comme un être humain digne de ce nom. Cela échappe manifestement à la direction de son syndicat qui s’est dépêchée de l’exclure et surtout de le faire savoir : « La FGTB souligne qu’un tel comportement violent est incompatible avec ses statuts fédéraux ». La FGTB parle de « comportement violent » uniquement à propos du coup de poing de Tanguy Fourez, et se garde bien de mettre en cause le comportement du commissaire VandersmiSSen, et de façon plus générale l’énorme pression policière exercée sur les manifs à Bruxelles. Par ailleurs, nous n’avons pas souvenir que la FGTB ait jamais émis la moindre protestation contre les agissements du commissaire VandersmiSSen, qui ne datent pourtant pas d’hier.

Il semblerait que Tanguy Fourez ait été aussi un sympathisant du PTB. Le porte-parole de ce parti a fait aussitôt savoir que « Le PTB condamne catégoriquement l’acte de violence commis à l’encontre du commissaire VandersmiSSen. L’agression du commissaire VandersmiSSen est moralement et politiquement inadmissible. De tels actes n’ont pas leur place dans notre société et ne peuvent être tolérés ». Là encore, pas un mot sur les agissements du commissaire VandersmiSSen, sur les brutalités policières systématiques lors des manifestations de rue à Bruxelles.

Cela n’est pas une surprise, à vrai dire. Pour les bureaucrates dirigeant la FGTB comme pour les cadres néo-staliniens du PTB, la reproduction de leur appareil l’emporte sur toute autre considération : comme toute forme institutionnalisée, elles se veulent respectables car respectueuses de la légalité…

A partir de là, les solidarités horizontales n’ont plus lieu d’être et tout geste qui s’inscrit dans ce plan fait tache. De tels gestes, qui jadis faisaient partie intégrante de la culture ouvrière, sont alors condamnés par l’appareil. Ce que nous dit cet acte de veulerie politique consistant à lâcher Tanguy Fourez en pâture aux médias et à la justice, c’est que bureaucrates et politicards n’ont à l’évidence aucun sens éthique. Qu’ils se réclament de l’héritage du mouvement ouvrier ne fait que rendre cela encore plus odieux. Croit-on un instant que les ouvriers insurgés de l’hiver 1960 auraient laissé un des leurs se faire gazer sans réagir ?!

Ces professionnels du discours qui n’ont à la bouche que les mots de « camarades », de « solidarité » etc., que savent-ils de la camaraderie effective entre prolétaires ? de ce sentiment de solidarité inné qui fait qu’un père de famille de 43 ans va frapper un commissaire en train de gazer un autre manifestant ? Tanguy Fourez, révolté par ce qu’il voyait, s’est porté au secours d’un camarade agressé. Il est de ces gens qui n’hésiteraient pas à se jeter à l’eau pour sauver un inconnu en train de se noyer – tandis que les cadres du PTB, sur la berge, hausseraient sans doute les épaules devant une telle manifestation d’aventurisme spontanéiste…
Tanguy Fourez, accablé par la dénonciation médiatico-policière, a tenté de justifier son geste par le fait qu’il avait bu. Une photo diffusée dans les médias le montre une canette de bière à la main. Nous imaginons les réflexions, dans les cercles du pouvoir comme dans « l’inintelligentsia » officielle, sur ces brutes d’ouvriers alcooliques… si en plus de ça Tanguy Fourez regardait les matchs de foot, son compte est bon, tant le mépris de classe aime se parer d’un alibi culturel…

A une époque où règnent la crainte et même la peur, largement instillées par des techniques policières et médiatiques d’une extrême violence, le geste de Tanguy Fourez force le respect. Peut-être qu’une ou deux bières l’ont aidé à surmonter ses inhibitions ? Et alors ?! Il aurait pu poursuivre son chemin et, trop heureux de s’en sortir indemne, laisser son prochain se faire gazer par VandersmiSSen. Mais il est intervenu et ce geste lui fait honneur. Alors que tous les appareils politiques et syndicaux n’ont de cesse de justifier les pires renoncements et les pires trahisons, ravalant la dialectique au rang d’une simple casuistique, le geste simple, clair et précis de Tanguy Fourez relève de ce que nos camarades zapatistes du Sud-Est mexicain appellent « la digne rage ».

Une députée du PTB déclarait récemment au journal d’affaires L’Écho « on est capable de faire des compromis ». Mais l’attitude du PTB par rapport à Tanguy Fourez ne relève même plus du compromis, elle relève de la collaboration. Ces gens pour qui le fin mot de l’Histoire consiste à occuper une place dirigeante dans la sphère du pouvoir n’hésiteront pas, une fois parvenus, à envoyer à leur tour la soldatesque contre leurs propres électeurs si ceux-ci viennent à contester – le XXº siècle a été rempli d’épisodes de ce genre. Leur rhétorique peut faire illusion, mais leurs silences les dénoncent.

Aussi quelques extraits de ce témoignage, portée par une Bruxelloise sur le commissaire VandersmiSSen, aideront à préciser les choses :

« Je m’appelle Lili ; en 15 ans voilà ce que cet homme m’a fait. Il m’a traité de sale pute. Il m’a traité de merde gauchiste. Il m’a envoyé en garde à vue parce que je défendais des familles sans papiers. Il m’a envoyé en garde à vue parce que je défendais la liberté de circulation. Il m’a traité de pute à nègre. Il m’a menacé de garde à vue parce que je défendais des exilés politiques. Quand j’étais au sol menottée et que sa police me frappait, il a posé sa botte sur mon épaule, en « me demandant » de fermer ma gueule. Il m’a envoyé en garde a vue parce que j’étais qu’une sale « gouine de merde ». Il m’a traité de sale gauchiste de merde. Il m’a menacé de viol alors que j’étais en garde en vue dans une cellule, cernée par les policiers qu’il dirigeait. Il a proposé a ses policiers de me violer pour me calmer, il trouvait ça drôle.

Il a organisé de véritables rafles a chaque fin de manif réclamant des papiers pour tous. Ce que je viens de décrire a été vécu et relaté également par la plupart de mes ami-e s ou potes ou connaissances qui sont loin d’être tous et toutes de dangereux gauchistes, mais qui un jour on eut le malheur de se retrouver face à lui. (…)

Cet homme a insulté de sale nègre, sale bougnoule, a peu près tous les arabes et tous les africains noirs que je connais. A frappé et a demandé à sa police de frapper volontairement tous les gens qui se battent contre les injustices, qu’ils viennent d’extrême gauche, du No Border, d’Amnesty…. Qu’ils soient contre les guerres où qu’elles/ils soient pacifistes ou pas.

Cet homme a suscité et généré une violence gratuite inouïe dans notre ville. A suscité la terreur : finir dans une garde à vue gérée par cet homme était synonyme de violence, de peur, de menaces. (…) Pour toutes ces raisons je ne pleurerai pas sur le sort du commissaire VandersmiSSen. »

Pour toutes ces raisons, Tanguy Fourez ne doit pas rester isolé face à la justice. Nous devons réhabiliter cet homme sur qui tous les médias et tous les partis se sont empressés de cracher. Nous devons affirmer notre solidarité avec lui. Son procès est fixé au 14 (17 ?) juin.

Des amis de Tanguy Fourez

* VandersmiSSen aime à rappeler qu’il est « Obersturmbannführer », lieutenant-colonel de police..! (de sa bouche)

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Pour se faire une idée des pratiques de VandersmiSSen et de ses sbires : No Border Bruxelles… Cinq ans déjà et rien n’a changé

Bye-bye Saint-Eloi..! By Tarnac crews…

Publié: 30 juin 2015 par Page de suie dans Articles
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Observations concernant le réquisitoire définitif du procureur de la République dans l’affaire dite « de Tarnac »
Bye-bye Saint-Eloi !
Bye Bye Saint Éloi
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Observations concernant le réquisitoire définitif du procureur de la République dans l’affaire dite « de Tarnac »
Par Christophe Becker, Mathieu Burnel, Julien Coupat, Bertrand Deveaud, Manon Glibert, Gabrielle Hallez, Elsa Hauck, Yildune Lévy, Benjamin Rosoux et Aria Thomas.
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Madame la Juge, Le parquet aura donc eu presque un an pour produire un torchon. Ce qui se présente comme un réquisitoire n’est qu’un tissu d’inexactitudes opportunes, d’insinuations malveillantes, de psychologie de comptoir, d’oublis volontaires, de grossiers paralogismes enrichis d’inventions pures et simples. Il nous aurait plu de répondre à des charges avérées, à une argumentation serrée, à des démonstrations impeccables ; ce ne sera pas pour cette fois. Il faut dire que, les éléments à charge étant dans cette procédure à peu près inexistants, le parquet s’est trouvé contraint à broder sur plus de 120 pages autour du néant et, ce faisant, à étaler la laideur de ses procédés. On n’aura pas ici la cruauté de faire la liste des forfaits imaginaires que le parquet attribue généreusement, en deçà de toute investigation, aux mis en examen et sur quoi il fonde ses accusations. Des profils, des personnages sont bâtis à partir d’hypothèses. On évoque des sommes d’argent et des opérations qui n’ont jamais existé. On ne craint pas d’écrire, à quelques lignes de distance, que les mis en examen entendaient « mener une vie communautaire coupée de la société marchande » et qu’ils tiennent l’unique magasin du village. Le reste est à l’avenant.
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Nous ne sommes pas ici face à un réquisitoire, mais à une fiction. Tout le travail du parquet, semblable en cela à ces enfants qui relient entre eux des points dans leur cahier de jeu jusqu’à ce que cela dessine un dragon, aura consisté à relier entre eux, par le trait d’un mauvais récit, des points réels, imaginaires ou faux, jusqu’à miraculeusement obtenir le dessin qui avait été fait par la police dès le premier jour des arrestations, voire plus d’une année avant dans son rapport confidentiel.
Du conflit anti-CPE à la constitution d’un réseau préterroriste international : regards sur l’ultra-gauche  française et européenne. On ne s’étonnera pas, à ce point, que le travail de fiction du parquet s’appuie préférentiellement, pour appuyer son triste polar antiterroriste, sur les deux éléments du dossier qui ont le plus d’affinités avec le domaine de la littérature : le témoignage sous X de Jean-Hugues Bourgeois et L’insurrection qui vient. S’il arrive que la très bonne fiction parvienne à rendre compte du réel d’une manière qui semble plus vraie que le réel lui-même, il faut bien avouer que les parquetiers à qui l’on doit ce réquisitoire sont d’exécrables romanciers. Toutes les coutures se voient, le récit ne tient pas , il se contredit en d’innombrables points, son tissu se déchire même par endroits, tant il a fallu tordre les éléments afin de les nouer ensemble.
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On ne nous prendra pas, nous, à nous étonner de ce que le parquet mente délibérément, tronque chaque élément d’enquête dont il se saisit, tente sciemment de salir les mis en examen, et occulte tout élément à décharge ; nous ne lui ferons pas grief de sa partialité bestiale et rituelle…
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Lire la suite – ou télécharger – en PDF ICI


À
lire aussi sur Tarnac, l’excellent ouvrage de recherche de David Dufresne « Tarnac, magasin général », une brique certes, mais méga documenté et objectif.

Article Page de suie : Tarnac – 6 février, le « proçès » du… forgeron

Pourquoi ce titre, « Bye Bye Saint Eloi »..? Et ben, il faut savoir que les trous du cul du « pôle anti-terroriste », ont leurs bureaux regroupé dans une aile du palais de justice de Paris surnommée la « galerie Saint-Éloi »…

Quid de la législation cannabis en Belgique..?

Publié: 19 mars 2015 par Fernand Naudin dans Articles
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Les journaux en avaient fait des choux gras il y a quelques mois…

titres journaux cannabis... du vent!

Qu’en est-il réellement, une fois passé ces effets d’annonce? Ce gros con facho de Bart de Wever va-t-il nous obliger à revenir au moyen-âge? A renouer avec les ruelles sinistres et tout ce qui va avec l’achat de beu à la sauvette..?

Accord de gouvernement  versus  circulaire 2005 ?

Comme vous l’avez tous entendu, la NVA via Bart de mes deux, a obtenu que l’accord de gouvernement comporte une mention sur la fin de la tolérance pour ces sales drogués gauchisss et autres parasites basanés..!

Qu’en est-il réellement dans la pratique? Y-a-t-il du changement pour la plantation, la possession de beu?

En fait, cet « accord de gouvernement » n’est qu’un catalogue d’intentions de ce qu’un gouvernement s’engage à réaliser durant les années de sa mandature. Ce gouvernement ne réalisera parfois pas l’ensemble de son accord ou parfois il fera davantage, en fonction des nécessités… Donc, un « accord de gouvernement » n’a aucune valeur juridique. A ce jour, nous n’avons aucune information en notre possession qui indiquerai que la circulaire de 2005 ne serait plus d’application. »  – Infor drogues BXL

Hé oui, cette circulaire « cannabis » est belle et bien toujours d’actualité et applicable… n’en déplaise aux taches de la NVA.

En clair cela signifie que RIEN, dans l’état actuel de la législation ne permet de vous empêcher de cultiver un plant de cannabis! La possession de trois grammes et d’un plant par personne majeure est toujours d’application. D’ailleurs, la voici en toute lettre cette fameuse circulaire:

SERVICE PUBLIC FEDERAL JUSTICE 25 JANVIER 2005. – Directive commune de la Ministre de la Justice et du Collège des procureurs généraux relative à la constatation, l’enregistrement et la poursuite des infractions en matière de détention de cannabis.

A. Introduction

A la suite de l’arrêt de la Cour d’arbitrage du 20 octobre 2004, publié au Moniteur belge du 28 octobre 2004, lequel a annulé l’article 16 de la loi du 3 mai 2003 modifiant la loi du 24 février 1921 concernant le trafic des substances vénéneuses, soporifiques, stupéfiantes, psychotropes, désinfectantes ou antiseptiques et des substances pouvant servir à la fabrication illicite de substances stupéfiantes et psychotropes, des instructions similaires provisoires ont été récemment diffusées dans chaque ressort. Elles concernaient les poursuites en cas de détention par des personnes majeures de quantités très limitées de cannabis.

Il s’agit des instructions suivantes :

  • La circulaire du procureur général près la cour d’appel de Bruxelles du 16 décembre 2004;
  • la circulaire du procureur général près la cour d’appel de Gand du 30 novembre 2004;
  • la circulaire du procureur général près la cour d’appel de Mons du 27 décembre 2004;
  • la circulaire du procureur général près la cour d’appel d’Anvers du 17 décembre 2004;
  • la circulaire du procureur général près la cour d’appel de Liège du 29 octobre 2004

B. Portée

1. La présente directive commune confirme les dispositions des circulaires qui ont été diffusées par les différents procureurs généraux.

Afin de faciliter l’application de ces dispositions, ces circulaires sont remplacées par la présente directive commune qui comprend aussi un complément relatif à la constatation et à l’enregistrement de certaines infractions à la législation sur les drogues.

La présente directive commune ne modifie pas les dispositions de la directive ministérielle du 16 mai 2003 relative à la politique des poursuites en matière de détention et de vente au détail de drogues illicites qui ne sont pas liées à l’article 16 de la loi du 3 mai 2003, annulé par la Cour d’arbitrage.

La présente directive commune entre en vigueur le 1er février 2005. C. Directives concernant les poursuites

1. La détention, par un majeur, d’une quantité de cannabis à des fins d’usage personnel, sera, comme par le passé, considérée comme relevant du degré de priorité le plus bas de la politique des poursuites, sauf si cette détention est accompagnée de circonstances aggravantes ou d’un trouble à l’ordre public.

2. Comme le prévoit la directive ministérielle du 16 mai 2003 relative à la politique des poursuites en matière de détention et de vente au détail de drogues illicites, la quantité de cannabis détenue par une personne majeure, considérée, à défaut d’indice de vente ou de trafic, comme relevant d’un usage personnel, sera de 3 grammes maximum ou d’une plante cultivée.

On se réfère à ce sujet à l’article 26bis, 2°, de l’arrêté royal du 31 décembre 1930 réglementant les substances soporifiques et stupéfiantes et relatif à la réduction des risques et à l’avis thérapeutique, tel qu’inséré par l’arrêté royal du 16 mai 2003, qui détermine les infractions qui appartiennent à la « première catégorie », à savoir les infractions d’importation, de fabrication, de transport, d’acquisition et de détention de substances soporifiques et stupéfiantes, ainsi que la culture de plantes de cannabis, pour l’usage personnel.

3. Les circonstances aggravantes sont celles mentionnées à l’article 2bis de la loi du 24 février 1921. Les circonstances qui constituent un trouble à l’ordre public sont :

  • la détention de cannabis dans un établissement pénitentiaire ou dans une institution de protection de la jeunesse;
  • la détention de cannabis dans un établissement scolaire ou similaire ou dans ses environs immédiats. Il s’agit de lieux où les élèves se rassemblent ou se rencontrent, tel qu’un arrêt de transport en commun ou un parc proche d’une école;
  • la détention ostentatoire de cannabis dans un lieu public ou un endroit accessible au public (p. ex. un hôpital).

Le procureur du Roi tiendra compte des circonstances locales et donnera, le cas échéant, des directives plus précises. En vue du maintien adéquat de l’ordre public et en tenant compte de la capacité des services de police, chaque procureur du Roi peut diffuser une directive particulière en cas de rassemblement de masse. Cette directive provisoire et spécifique doit viser un événement bien précis et être motivée par les circonstances propres à cet événement (p. ex. un festival rock).

D. Directives concernant la constatation et l’enregistrement

1. La constatation de la détention par une personne majeure d’une quantité de cannabis ne dépassant pas 3 grammes ou d’une plante de cannabis, destinées à l’usage personnel, sans circonstance aggravante ni trouble à l’ordre public, ne donnera lieu qu’à la rédaction d’un procès-verbal simplifié (PVS). Dans tous les autres cas, un procès-verbal ordinaire sera rédigé.

2. Dans le procès-verbal simplifié, seules les données suivantes seront reprises :

  • numéro de notice
  • lieu et date des faits
  • nature des faits (type et quantité du produit)
  • identité complète de l’auteur
  • résumé de sa version des faits.

3. Les procès-verbaux simplifiés seront conservés sur support électronique au service de police qui a fait la constatation.

4. Une fois par mois, les procès-verbaux simplifiés seront transmis, au moyen d’un relevé, au parquet du lieu où la constatation a été faite.

5. Les procès-verbaux simplifiés ne seront pas introduits dans le système TPI/REA. Comme il ne s’agit pas de dossiers du parquet, ils n’appartiennent pas au flux d’entrée, au stock ou au flux de sortie des parquets. Ils ne seront, dès lors, pas comptés dans les statistiques du parquet.

6. Les infractions qui, dans le cadre de la présente directive, seront enregistrées dans un PVS, ne donneront pas lieu à une saisie des substances stupéfiantes. Ces dernières pourront donc rester en possession de l’intéressé. Si celui-ci en fait abandon volontaire, ces substances seront détruites sans délai par le responsable désigné à cette fin dans le service de police concerné.

Bruxelles, le 25 janvier 2005. La Vice-Première Ministre et Ministre de la Justice, Mme L. ONKELINX

Le procureur général près la cour d’appel de Bruxelles, président du Collège des procureurs généraux, A. VAN OUDENHOVE Le procureur général près la cour d’appel d’Anvers, Mme Ch. DEKKERS Le procureur général près la cour d’appel de Mons, G. LADRIERE Le procureur général près la cour d’appel de Gand, F. SCHINS Le procureur général près la cour d’appel de Liège, C. VISART de BOCARME

source: http://www.ejustice.just.fgov.be

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Bref, l’accord de gouvernement… c’est du flan, et quant au manneke Bart, on lui pisse à la raie joyeusement, en roulant nos pétards..!

Sur ce… il est méchamment temps de penser à semer, bouturer and co., hein. 🙂

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Et pour nos potes français…   Je veux que l’État cesse de me menacer de prison parce que je fume!

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Édit de décembre 2015:

Comme de nombreux pays, Le Canada va devenir le premier pays du G7 à légaliser le cannabisSera-t-on les derniers en Europe à dépénaliser et légaliser le cannabis?

30 ans… 30 ans!

Voici une vidéo que des amis ont réalisés:

Pour la éniéme fois, le tribunal d’application des peines de Paris du 30 septembre, a statué sur la dernière demande de libération de Georges déposée en mars 2014… et jugé le 5 novembre cette demande irrecevable. Un appel de cette décision a été déposé par l’avocat dès le lendemain. Il sera examiné en cour d’appel de Paris le 18 décembre 2014 à 13h30.

On se souvient que lors de la dernière procédure de 2012, le tribunal avait donné un avis favorable à une libération en l’attente d’un arrêté d’expulsion, que Valls n’a pas voulu signer. De 2012 à 2013, Georges Abdallah a du subi diverses péripéties judiciaires : évaluation de sa dangerosité au CNE de Fresnes, audiences, appels, ajournements, pour en arriver à ce qu’une cour de cassation, casse et annule l’arrêt de la cour d’appel de janvier 2013 et déclare irrecevable la demande de libération.

J’espère ne pas devoir refaire un article l’année prochaine…

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Les articles précédents:

Toujours pas de libération pour Georges Ibrahim Abdallah…!

Libération sans condition..!

Contrôle..? Vous avez dit contrôle?

Publié: 9 novembre 2014 par Fernand Naudin dans Articles
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Chômage, CPAS : le gouvernement voudrait dorénavant contrôler la consommation d’eau, d’électricité et de gaz des chômeurs… Si, si!

A peine sorti des latrines de l’œuf, le tout nouveau gouvernement du fils Michel propose un grand plan de lutte contre la fraude! Mais pas contre la fiscale, celle qui rapporterait des milliards – genre LuxLeak – , ben non, c’est bien contre ce terrible fléau moderne, la fraude sociale – celle qui ruine les fondements même du pays, qui nuit à sa « compétitivité » – , que ce courageux gouvernement va fondre avec des moyens pré-fascisants plus qu’inquiétants..!

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Hé oui, la dernière évolution de la lutte contre ces parasites de chômeurs serait donc le contrôle de leur consommation d’eau, d’électricité et de gaz!!!

L’ONEM aurait donc le droit de consulter les consommations d’énergies des chômeurs, et ce, avec l’aimable participation des distributeurs d’énergies, of course.

– Premier cas de figure: ces consommations sont anormalement élevées pour une personne isolée, cela signifiera qu’il y a des soupçons qu’elle ne vit pas seule.

– Second cas: les personnes ne consomment rien, ce sera le signe qu’elles ont une domiciliation fictive et qu’elles n’habitent donc pas où elles le prétendent.

Dans les deux cas, bardaf, c’est l’embardée..! Sanctions et exclusions en chaîne à la clef…

L’ONSS pourrait ainsi devenir une plaque tournante du croisement de base de données et de leur diffusion pour débusquer les fraudeurs, « le risque d’être pris doit être suffisamment élevé pour décourager la fraude. »

Il est vrai que le nombre de contrôles visant à déterminer la situation familiale réelle des chômeurs a presque triplé entre 2010 et 2012, passant de 8.500 à près de 23.000, selon le secrétaire d’État en charge de la Lutte contre la fraude.

Il y a déjà plusieurs cas en banlieue liégeoise, ou certain CPAS, font des enquêtes digne du KGB, chez des demandeurs d’aide sociale – pour raison de santé ou autre. Certaines assistantes sociales vont même jusqu’à faire signer des dénonciations de la part de voisins, qui, par bêtise ou jalousie, mettent parfois des personnes dans des situations critiques, vu qu’on leur refuse alors le minimum de moyens d’existence. Ira t’on contrôler la Duchesse de Lasnes dans son domicile fictif de Schaarbeek ..?

A quand le placardage officiel de belles affiches « Sachez les reconnaître et les dénoncer », invitant le bon citoyen à bien identifier ces rats de chômeurs ou autres parasites, afin de mieux les dénoncer?

 

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Dorénavant, le peuple d’en bas peut être déshabillé par l’état, mis à nu devant la collectivité pour « délit » de survie…

TOUT LE MONDE DOIT SAVOIR QUE LA FRAUDE SOCIALE EST DÉRISOIRE ET QU’ELLE EST MAJORITAIREMENT UN ACTE DE SURVIE !!!! QUAND UN GOUVERNEMENT ACCULE A CELA POUR LA SURVIE, IL DOIT SE POSER DES QUESTIONS SUR SES DÉCISIONS ET SES COMPÉTENCES OU ALORS IL EST RÉELLEMENT CONTRE UNE PARTIE DU PEUPLE… CONTRE UNE GRANDE PARTIE DU PEUPLE..! Le peuple d’en bas ne se laissera pas écraser. » Christine Mahy Hergot- Réseau Wallon de Lutte contre la Pauvreté

Non, rien n’a changé! On peut même dire que les pratiques violentes, illégales et fascisantes de la police Bruxelloise vont crescendo depuis. Que sur Bruxelles, la « tactique VandersmiSSen » est applaudie et soutenue par les bourgmestres et ministres en places… Tolérance zéro! Les procès des inculpés du 26 septembre 2010, suite à de prétendues agressions sur un crétin de flic à cheval, devant le centre fermé 127bis de Steenokkerzeel, ne furent que mascarade et déni de justice.

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Rappel de la répression et des arrestations des activistes du camp Noborder
du 26 septembre au 1er octobre 2010

– Dimanche 26 septembre 2010 manifestation devant le centre fermé 127bis de Steenokkerzeel

Ce jour là, à l’occasion du rassemblement annuel en mémoire de Semira Adamu, devant le centre 127bis la répression inattendue commence. Vers 14h 15 à proximité de la gare de Nossegem : un déploiement policier important bloquant tout accès au pont. Des cordons de policiers et camionnettes stationnées de manière à empêcher tout passage vers le centre fermé 127 bis à Steenokkerzeel.

Dès la gare de Bruxelles, les policiers avaient envahi les wagons du train en direction de Leuven et priaient les « autres » voyageurs de se déplacer dans d’autres wagons afin de regrouper les voyageurs qui avaient l’air de se rendre à Steenokkerzeel et vérifiaient leurs papiers. C’est là que l’intimidation commence, car dès la sortie du train les vérifications – parfois musclées – d’identité se prolongent pendant plus d’une heure. Les personnes sont obligées – parfois manu militari – de se laisser filmer à 40 cm du visage avant d’être autorisés à rejoindre les autres. A l’approche des manifestants du centre fermé, on observe à l’arrière la police montée, ainsi que des policiers se promenant avec des chiens entre les deux rangées de grillages. Tout ce déploiement est fort impressionnant et intimidant.

A un moment du rassemblement, certains manifestants frappent sur la grille d’entrée ce qui déclenche chez les policiers, des mouvements inquiétants puisque les chevaux sont appelés et arrivent menaçants en écrasant les manifestants les uns sur les autres. Lorsque les manifestants dont certainEs sont à ce stade très effrayés, tentent de retourner vers la gare, d’autres policiers casqués et boucliers en main empêchent tout avancement que ce soit vers la gauche ou la droite. Les manifestants se retrouvent donc encerclés ne pouvant se diriger dans aucune direction.

Très lentement, avec de régulières pressions que les policiers exercent à l’arrière avec les chevaux de manière provocante et, suivis d’autopompes, le cortège des manifestants « hermétiquement » entouré de policiers avec leurs boucliers se met enfin en marche, marche lente et saccadée par les nombreux arrêts imposés par les forces de l’ordre.

A la gare le passage est à nouveau bloqué les policiers refusant de laisser partir les manifestants s’ils ne (re)montrent pas leur carte d’identité. Quelques manifestants qui avaient été arrêtés préalablement sont relâchés.

– Mercredi 29 septembre : Bruxelles jour de la manifestation européenne des syndicats contre les plans d’austérité

Dès 9h30, 10h du matin Bruxelles et en particulier les environs de Tour&Taxis – où le camp NoBorder était implanté – , les métros Simonis, Yzer, les grands boulevards, place Ste Clayette, boulevard Lemonnier, sont envahis par des forces de l’ordre en civil et/ou en uniformes, des chiens, des chevaux, et des combis.

Une multitude d’arrestations « préventives » sont effectuées de manière systématique de personnes se déplaçant à pied ou en métro selon un processus identique ; deux, trois personnes se voient interpellées brutalement et sans aucune explication ni raison, de toute évidence sur base de leur aspect extérieur, plutôt jeune, style vestimentaire décontracté, sac à dos, style de coiffure… par des policiers en civil ou en uniforme. Fouille superficielle, fouille des sacs, vérification des documents d’identité, menottage colson  derrière le dos, assis à même le sol le temps qu’arrive un véhicule de police pour les embarquer toutes sirènes hurlantes. Les personnes sont traitées brutalement, fourrées dans les véhicules et emmenées au commissariat où elles passent 8 à 11 heures.

Les très nombreux témoignages envoyés au Legal Team du camp NoBorder ou à la Ligue des droits de l’Homme, font état de comportements raillant, brutaux et généralement très violents en gestes et en paroles.

Fréquemment arrêtés alors qu’ils s’apprêtent à prendre un bus ou se trouvent simplement assis à 3, 4 sur un banc, des individus se voient ainsi empêchés d’exercer une quelconque activité pendant l’entièreté de la journée puisque privés de liberté.

De cette manière plus de 140 personnes sont victimes de ce que les forces de l’ordre ont qualifié « d’actions ciblées », « d’arrestations préventives ».

A partir de 13h un rassemblement était prévu par « les précaires solidaires » groupe auquel devaient se rallier certains participants du camp No Border. La participation de ce groupe à la manifestation syndicale avait été négociée en détail et entièrement acceptée par les organisateurs (CSC et FGTB).

Dès l’arrivée sur le lieu de rassemblement place Bara cependant, les membres du groupe « précaires » se voient interdire l’accès de leur véhicule sono et leurs banderoles. Ainsi, dès avant le départ, intimidé par un impressionnant déploiement des forces de l’ordre ce groupe de manifestants se voit ensuite subitement encerclé ce qui les isole du reste du cortège. Le comportent des forces de l’ordre est d’emblée très agressif.

Après des palabres, le groupe peut enfin rejoindre le cortège, visiblement il est « souhaité » qu’il reste à distance. Pourtant après quelques dizaines de minutes à la Porte de Hal, la police encercle ledit groupe avec une brutalité inouïe. Il est perceptible que la détermination est antérieure pour empêcher le groupe d’aller plus avant avec le reste de la manifestation. C’est avec une violence extrême et gratuite que les policiers se ruent sur les manifestants (voir les témoignages nombreux, photos et vidéos), ils frappent, à la tête, sur les bras se comportent comme des hordes de déchaînés dans des combats de rue. Un homme au crâne fracassé titube, une femme lui venant en aide en tentant de le retenir par le bras se voit asséner un violent coup de matraque sur l’avant bras. Il faut au moins 20 minutes avant que des secours n’arrivent pour le conduire en ambulance à l’hôpital de même que 4 autres manifestants. Même les secouristes sont empêchés de venir en aide. La police procède à l’arrestation des manifestants encerclés. Cette manœuvre est suivie d’un second encerclement et de placages au sol. Des policiers en civil arrivent de tous les côtés, capuchés, parfois masqués, sortent leurs matraques télescopiques et frappent lourdement même des gens déjà au sol. Toute tentative d’entraide ou de gestes de solidarité de la part d’autres manifestants sont violemment repoussés, voire frappés aux bras, et du gaz au poivre leur est pulvérisé à bout portant dans le visage sans aucune précaution. Certains manifestants suffoquent, les yeux rougis. C’est un réel déferlement de violence.

Environ 90 personnes menottées les mains derrière le dos, sont obligées de s’asseoir en file sur le trottoir, pendant près de deux heures. Certains policiers exercent des mesures de contention supplémentaires en maintenant une pression dans le dos avec le genou. On assiste à des propos provocateurs et intimidations, notamment à l’aide de leurs bonbonnes de gaz de la part de policiers qui à cette fin, se masquent préalablement le visage. Des camionnettes de police font partiellement écran à ces agissements et un cordon de policiers empêche toute personne – même habitant du quartier – de passer. Questionnés les policiers répondent qu’il s’agit de « casseurs ». A un riverain de couleur qui dit aux policiers que c’est eux qui font peur avec leur accoutrement, l’un d’entre eux répond « t’as déjà vu ta gueule ? C’est toi qui fait peur ! »- « Mais c’est raciste ce que vous dites » réponse du policier « mben oui. »
A partir de 16h30 les départs échelonnés se font avec des combis policiers, les personnes arrêtées sont traitées non seulement sans ménagement, mais sans aucun respect.

Les arrêtés sont conduits dans les casernes d’Etterbeek et rejoignent les autres en arrestations « préventives » de la journée. Ils y sont traités de manière très humiliante et dégradante. Tous identifiés, fichés et fouillés. Il leur est demandé de signer des documents par lesquels ils déclarent avoir porté atteinte à l’ordre public !

– Mercredi 29 septembre Parc Léopold

Vers 11 heures un groupe qui souhaite faire connaître son opposition à l’agence Frontex dont certains représentants devaient se réunir à la Bibliothèque Solvay dans le Parc Léopold, se réunit afin de bloquer l’accès aux participants de la réunion. Les policiers nombreux dans le parc arrêtent tout passant qui leur semble suspect. Certains sont mis à l’écart de la vue dans des bosquets où ils sont maltraités. La violence est très grande. Les colsons sont serrés à l’extrême, les mains deviennent mauves, les personnes sont assises à même le sol et maintenues par des pressions de policiers sur le dos. Six policiers s’acharnent sur une seule personne. Les personnes arrêtées sont traînées par terre et jetées dans la camionnette de police. Pas de ceintures de sécurité mises aux personnes, pourtant menottées, conduite dangereuse intentionnelle avec coups de frein qui font se cogner les personnes aux sièges avants (ça fait se marrer les flics). A la caserne, fouille et identité prise. Les policiers disent être à la recherche de « matériel de manifestant ». Arrestation vers 12 heures d’une quarantaine de personnes, libérées vers 21 heures après que tout le monde soit photographié ; 11 gaufres sont apportées pour 22 prisonniers, un verre d’eau à 16h et à 19 h.

Autres arrestations à Schumann – un groupe assis se fait arrêter et enfermer sur le même schéma que déjà relaté.

– Jeudi 30 septembre 2010

Des arrestations se font sur les trottoirs du centre de la ville. Les personnes sont traitées avec une violence extrême par les policiers qui les interpellent, en plaquant au sol, en tordant les bras et même en exerçant des strangulations, et les menottent. Sans qu’aucune raison ni objet de l’arrestation ne leur soit communiqués, elles sont ensuite maintenues pendant 11 heures à l’Amigo (commissariat central de Bruxelles). Fouille à corps, obligation pour les personnes de sexe féminin de se dévêtir même au regard de policiers mâles. Une jeune femme refusant d’enlever son pantalon se voit pliée en avant sur une table et baisser son pantalon par un policier mâle, une autre doit se déshabiller toute entière. Humiliations et menaces, « j’ai envie de te couper les cheveux et les ajouter à mes trophées » se permet un policier ayant préalablement sorti son couteau. A la vue de passeports allemands, un policier se met à chanter l’hymne nazi  « Deutschland über alles ». Sacs, vestes et bijoux sont confisqués et certains objets jamais restitués. Remarques sexistes et moqueries font rire les policiers tout au long des 11 heures d’arrestation au terme de laquelle le rhabillement doit se faire dans le couloir…

– Vendredi 1 octobre : arrestations gare du Midi

Un appel à manifestation avait été lancé suivi d’une interdiction communale de rassemblement de plus de 5 personnes. Dès 17 heures le quartier de la gare du Midi est envahi de policiers, combis et autopompes. Des personnes isolées ou se déplaçant à deux, trois sont systématiquement interpellées sur base de leur apparence extérieure (âge, vêtements décontractés, style de coiffure). Des passants voulant exercer une certaine vigilance sur les arrestations en cours sont aussi arrêtés. Des mineurs, identifiés comme tels avant leurs arrestations, sont détenus jusqu’à une heure du matin en compagnie d’adultes. Les parents de ces mineurs ne reçoivent aucune information les concernant pendant leur détention.

Aux personnes qui s’enquièrent de ce déploiement policier et aux cafetiers du coin il est dit qu’il s’agit de : « deux gangs qui préparent des bagarres et que les policiers sont là pour les en empêcher. »

Le soir dans le quartier:

Arrestations aux alentours de la Porte de Hal vers 19h30. Route barrée à des personnes marchant dans la rue à deux. Les policiers les regroupent afin qu’il y en ait plus de cinq. Certains se font piéger par des tactiques policières qui consistent à dire à deux personnes « attention il y a la police au coin », si celles-ci répondent « ah merci », c’est bon, les policiers en civil les arrêtent. Les personnes arrêtées sont emmenées aux casernes d’Etterbeek où elles rejoignent d’autres déjà présentes.

Menaces, intimidations, moqueries, incitations à la bagarre, sexisme, violences sont commis par les policiers, ni boire ni manger ni même accès aux toilettes pour certains ! Est présent durant toute cette semaine, de manière active et proactive le Commissaire divisionnaire de police de la zone Bruxelles Ixelles, Pierre VandersmiSSen. Vous savez, celui qui se vante en public d’avoir le grade d’Obersturmbannführer – , comme un certain Léon Degrelle…

– Samedi 2 octobre 2010 Manifestation No Border dans les rues de Bruxelles

La veille, la police a rendu visite aux commerces, banques, restaurants et « avertissent » que le lendemain une manifestation « dangereuse » aura lieu. Qu’il y aura des « black blocs » qui vont tout casser, qu’il vaudrait mieux qu’ils ferments leurs établissements.

Il s’agit de la grande manifestation autorisée dans les rues de Bruxelles. C’est la seule manifestation organisée par le camp NoBorder. Bien que la présence policière avait été prévue « discrète » il y a un nombre énorme de policiers en civil, en plus des policiers présents pour la circulation. La surveillance, les photographies et les prises d’images sont constantes et importantes, exécutées par des policiers en civil principalement.

Petite anecdote qui témoigne de l’état d’esprit des policiers : un enfant muni d’un flyer se rend sur le trottoir pour en distribuer aux observateurs du cortège. Voyant cela, un manifestant va vers lui à un moment donné et lui dit « tu vois, ce monsieur, c’est un policier » et le policier de répondre devant l’enfant « et toi, t’es une sous-merde » !

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AGISSEMENTS RÉCURRENTS durant la semaine Noborder

Concernant la mise en détention des personnes arrêtées, les très nombreux témoignages directs et écrits (plus de 80) permettent d’affirmer les faits suivants :

– Chaque arrestation se fait de manière brutale et violente
– Aucun motif n’est donné aux personnes concernant l’arrestation et la mise en détention
– Serrage excessif systématique des colsons (certains ont gardé des doigts insensibles plusieurs semaines)
– Intimidation par les policiers qui circulaient aux abords des cellules à l’aide de chiens
– Intimidations d’ordre sexuelles (verbales, gestuelles et physiques) par les policiers à l’encontre d’hommes et de femmes
– Accès aux toilettes refusé, parfois accordé après plus de 4h30 de détention pour certains, d’autres ont dû se soulager dans la cellule (avec parfois plus de 20 détenus)
– Refus de nourriture et/ou d’eau
– A leur sortie, les détenus sont sommés de signer un document indiquant qu’ils ont troublé l’ordre public.
– Des photos – illégales pour une arrestation administrative – sont prises de chaque personne (souvent de force)
– Violences policières dans les bus qui les transportaient, et à la caserne (généralement devant le refus d’obtempérer aux ordres sans avoir obtenu d’informations sur ce qui concerne les arrestations ou l’usage de la force)
– Mise en isolement, sans couverture ni nourriture pour des personnes « repérées »
– Irrespect, humiliations répétées et paroles fascisantes « Hitler ist mein Führer » , « je n’aime pas les chômeurs » , « Raus! Schnell! » , « t’es habillé comme un clodo » , « on va faire du sexe avec toi (en montrant la matraque) ».

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Bref des agissements de crapules d’extrême droite qui ne s’en cachent même pas. On se souviendra simplement des tribulations du Dr. Marianne Maeckelbergh,  prof et chercheur à l’université de Leiden aux Pays-bas, dont le seul tort fut d’être à une terrasse au mauvais moment. Ce cas illustre bien les événements de cette semaine noire…


Arrested & Tortured in Belgium for Photographing Arrests, 500 Others Arrested, Many Tortured

Dr. Marianne Maeckelbergh is a professor and researcher at the University of Leiden in Holland. Last Friday, during the No Border Camp, « a convergence of struggles aiming to end the system of borders that divide us All,”  Marianne Maeckelbergh was arrested for… taking pictures while police were making arrests in Brussels, Belgium. 

Having just entered Belgium two and a half hours earlier, she was on the terrace of a café with friends when she witnessed violent arrests on the street. She went to take pictures and was herself arrested by the police chief himself (VandersmiSSen…). She was taken into police custody where she was violently dragged by her hair, chained to a radiator, hit, kicked, spat upon, called a whore, and threatened with sexual assault by the police. She also witnessed the torture of another prisoner also chained to a radiator.

This took place not in a dark corner of the police station but out in the open, directly witnessed by police station authorities who gave the impression that this was standard practice. Police removed her ID card, USB stick, the camera with the photos on it, and 25 euros in cash from her property, and have refused to return them.

Roughly 500 people were arrested, many preemptively, including people involved in the No Border Camp and other protest activities including an alleged attack on a police station. As of Wednesday 6 October, 2010 at least four people are still incarcerated. (voir plainte du WCAA au gouvernement)

Pourquoi avoir ressorti cet exemple précis? Parce qu’il est révélateur de ce qui se pratique au quotidien dans les locaux de la police bruxelloise, où on peut afficher ouvertement et pratiquer fièrement ses accointances avec l’extrême droite, son sexisme, son homophobie ou son racisme. Et ce, au vu et au su de sa hiérarchie! A la lecture de ce récit, venant d’une personne nantie, plus qu’insérée dans le système, censée être respectée par les flics, on a moins de mal à accorder du crédit aux autres récits, ceux du… « commun »..!

Laissez ces chiens sans laisse et ils auront tôt fait de ressortir les baignoires et la gégène! Notre ministre de l’intérieur n’a-t-elle pas déclaré que… « Le Maroc aurait beaucoup de choses à nous apprendre’’ (sic)

Vidéos:

Que fait la police? – Violences policières au No Border 2010 Bxl

Best of VandersmiSSen – Devoir d’enquête

 

Source : Indymedia Bruxsel
Mercredi 24 septembre au Caracole-Neur, lieu occupé à Namur.

Après l’épisode des fachos de Nation qui boutent le feu à leur porte, il y de ça quelques mois, la joyeuse bande de loustics qui squatte le Caracole a encore eu un réveil en fanfare des plus ubuesque mercredi dernier. Voici reproduit leur résumé de la journée de festivité offerte par ORES et les cowboys des « Delta » (parait qu’y ont changé de nom ces crétins aux FN303)

Ce matin, deux travailleurs d’ORES sont venus toquer à la porte du Caracole. Ils voulaient « voir » le compteur. Les occupants n’ont pas voulu leur ouvrir la porte. Suite à cela ils nous ont menacés de venir couper l’électricité, mais ils ont été vite refroidis par un déluge d’eau.

Ils ont ensuite appelé les pompiers qui eux même ont appelé la police.

Et là arrivèrent 1 combi, puis 2, puis 3, puis le Groupe.Intervention.Spéciale (aussi appelé Delta à Namur)…

Ces sales flics ont ensuite bloqué la circulation de la chaussée de Louvain (Un des plus gros axes de Namur, permettant notamment de rejoindre l’autoroute vers Bruxelles ), tenté de repousser les nombreux badauds sans succès, puis ont lancé l’assaut. Ils ont également arrêté des gens venus en soutien.

5 bolosses armés de flash ball (2 FN303) et d’un bélier ont alors commencé à défoncer la porte. Ils en sont venus rapidement à bout puis ont sorti et arrêté d’abord les occupants qui étaient restés dans la maison puis les 2 qui étaient monté sur le toit.

Les occupants et leurs soutiens sont resté en garde-à-vue pendant quelques heures et sont convoqué au commissariat de Namur en octobre.

Maintenant le Caracole est de nouveau occupé !

Caracole neur  dans le cul

Une jubilation qui fait plaisir à voir! Ce qui reste de la défunte porte d’entrée…

– Contrairement a ce qu’une certaine presse poubelle prétend, il ne s’agissait pas de « conduite dangereuse » mais uniquement de venir leur couper l’électricité..! Et l’expulsion s’est faite AVEC violence, mais c’est uniquement des pandores qu’elle émanait!!!

Mensonges ! La seule vraie conduite dangereuse dont parle les journaux c’est notre refus de vivre dans un monde où le droit de propriété contraint des gens à la rue et permet à d’autres de se balader armée pour faire respecter la loi des propriétaires.
Une vingtaine de flics, le Groupe d’Intervention Spéciale, la chaussée bloquée, les pompiers, une ambulance.. puis des heures de garde à vue avec prises d’empreintes (sous faux prétexte que c’est du judiciaire)… Tout ça pour nous couper l’électricité. Merci la criminalisation, merci l’état policier.

Qu’est ce que ça va être à l’expulsion ?

– On ne publiera pas ces articles puant de parti-pris et d’incompétence journalistique. Par contre en voici trois qui n’ont pas l’air mal du tout.

Le premier est presque bon… Expulsés de leur squat pour raisons de sécurité

Et cinq jours plus tard elle s’est renseignée à la source… Mode de vie « révolutionnaire »

De mieux en mieux… Rencontre avec les squatteurs de Namur: «Sortir du spectacle et commencer à agir» 

La journaliste s’appelle Aurélie Moreau… chapeau Aurélie, ça nous change des vendus habituels!  🙂

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Voici les photos de l’intervention…  « non-violente et justifiée »!

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Vidéo amateur de l’assaut…

Hé ben, dis donc… j’ose à peine imaginer ce qu’ils considèrent comme une intervention violente!

En tout cas, on leur souhaite encore de nombreux matins paisibles au Caracole…
et une porte blindée pour la prochaine fois 🙂

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Et pour rester positif, voici leur potager et le magasin gratuit

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http://caracole.noblogs.org/

Ce qui suit n’est malheureusement que le triste quotidien de ces crapules qui sillonnent nos villes en bandes, toujours à l’affut d’un mauvais coup sur les plus démunis, les plus basanés, ou les plus à gauche d’entre nous… j’ai nommé, les condés!

Certes, certains doux rêveurs réformistes essayeront de mitiger cette constatation en sortant de beaux sentiments du genre: « Ouiii mais ils ne sont pas tous pareils… Il y a des brebis galeuses partout, ça ne reflète pas la mentalité de tous les flics. », et au premier abord, le citoyen lambda serait tenté de les croire, « ils sont quand même là pour nous protéger! », non? … NON? Sauf que… toutes personnes ayant un jour eu affaire à ces mecs, se demande sincèrement si on est confronté à des agents de l’État ou à des brutes avinées, recrutées dans les latrines d’un… – d’un quoi..? j’suis emmerdé là, car que mettre sans vexer une frange de la population – ah voila, recrutées dans les latrines d’un meeting de Nation!

Oh bien sur, ces salauds en ont des pareils à notre égard, pour rappel la déclaration publique d’un des lieutenants de notre VandersmiSSen à Bruxelles, à l’époque des « assemblées » en 2011. Nous étions le lendemain d’un matraquage en règle de gens assis pacifiquement place Flagey. Arrivé trop tôt, l’un d’entre nous s’avance vers un des multiples combis déjà sur place et place posément la question: « Sérieusement, quand vous rentrez à la maison après avoir matraqué de braves citoyens qui se rassemblent pacifiquement pour parler, vous n’avez pas de problème de conscience..? ». Ce à quoi il fut répondu: « Pas du tout! Vous n’êtes pas des citoyens, vous êtes les rebuts de la société…! Aucun dialogue n’est possible avec des gens comme vous! » Et tous ses collègues derrière lui d’opiner du chef en cœur, genre « bien dit chef!!! Ça laisse rêveur sur la notion de service et protection (et accessoirement sur le Q.I.) de ces fumiers..!

Mais passons donc au récit de Mathieu Rigouste:

Mathieu Rigouste

Nuit du 22 juin 2013, Toulouse, France.

Au pays qui forgea l’État-nation à partir de la monarchie absolue, en le fondant sur l’esclavage et le génocide des femmes, à travers la colonisation, toutes les exploitations et une suite presque ininterrompue de guerres impérialistes. Dans une région qui fabrique des gaz et des poudres pour des polices et des armées engagées dans le monde entier contre les peuples qui gênent le règne du capitalisme.

Avec quelques ami.e.s, nous tentons de calmer une bagarre à Arnaud Bernard, un des derniers quartiers populaires du centre ville. Pour accélérer sa transformation en quartier chic, les autorités y déploient la police en permanence. Des CRS en journée et la BAC la nuit. Ces bandes de virils franchouillards sont payées pour assurer un «nettoyage socio-ethnique» du quartier en pourrissant la vie des damnés de la terre qui y galèrent. Ils sont formés et payés pour maintenir le socio-apartheid. Pour cela, ils exécutent des démonstrations de guerre et mènent des chasses aux pauvres durant lesquelles ils jouissent ensemble de maltraiter leurs proies.

Une bande de types colériques et mal sapés, tout à fait dans leur style, surgit hors de la pénombre d’où ils devaient comploter. L’un de ces ratonneurs compulsifs attrape le plus « Nord-Africain » d’entre nous comme ils continuent à dire, et le colle dans un mur par la gorge. Nous comprenons qu’ils sont en fait de valeureux fonctionnaires de police en civil lorsque trois d’entre eux m’attrapent et m’écrasent au sol. Le premier me comprime la cage thoracique en m’enfonçant la colonne vertébrale avec son genou. Pendant ce temps un second me serre les menottes jusqu’à l’os. Tandis qu’un troisième me maintient les pieds. Je ne peux pas me débattre, je suffoque en suppliant qu’on me laisse respirer. Le catcheur-fou resserre alors l’étreinte, je suis au bord de m’évanouir. Une trentaine de personnes assistent à la scène, certaines demandent qu’on me laisse respirer et reçoivent des coups et des insultes.

Elles ont témoigné par écrit qu’à ce moment-là, juste avant mon arrestation, j’avais bien la tête et le corps d’un mec qu’on n’a pas encore tabassé dans le couloir principal d’un commissariat central. L’un de ces beaufs suant la testostérone et régulièrement humiliés par des enfants dans nos quartiers, se reprend pour l’inspecteur Harry et m’entraîne par la chaîne des menottes, passées dans le dos, sur plusieurs mètres jusque dans un véhicule de la Police Nationale.

Cette vénérable institution qui, trop humble pour s’en vanter, s’illustrait dans l’histoire de l’humanité en déportant systématiquement et sans broncher juifs et communistes avant de torturer et de faire industriellement disparaître tous les colonisés et les révolutionnaires qui gênaient l’État et le nationalisme français, il y a quelques dizaines d’années.

Menotté dans le dos et face contre terre, cette technique fait peser tout le poids du corps sur les poignets. J’ai hurlé et mon poignet gauche s’est cassé à ce moment-là. Un an plus tard, j’ai encore les marques des menottes autour des poignets et une grande cicatrice pas trop swag en travers.

On m’a ensuite enfoncé dans la voiture en me cognant la tête contre le bord de la carrosserie ; une convention dans le milieu. Un policier pas vraiment créatif m’a extrait de la même manière en tirant encore sur la chaîne des bracelets. Arrivés dans le couloir principal du commissariat central de l’Embouchure, l’une de ces « personnes dépositaires de l’autorité publique dans l’exercice ou du fait de ses fonctions » a placé sa main derrière ma nuque et a envoyé de toutes ses forces ma tête contre un mur. Puis un autre ou le même – je ne sais pas, on m’a toujours frappé par derrière et menotté – a écrasé ma tête avec sa main contre de lourdes portes battantes qui ne lui avaient rien fait non plus. Il a utilisé ma tête pour ouvrir des portes. Je l’écris en souriant car je sais que Dieu pardonne peut-être, mais pas le prolétariat.

Qui sème la hoggra, récolte l’intifada

La répétition de ces gestes et l’absence de réaction de tous les policiers présents dans le commissariat indiquent leur banalisation et leurs caractères habituels, normalisés dans cette enceinte dirigée alors par le commissaire divisionnaire Laurent Syndic. J’ai enfin été jeté à terre, en avant, menotté dans le dos, sur le carrelage de ce couloir de garde-à-vue où l’on m’a laissé jusqu’à l’aube étalé, toujours menotté et hurlant de douleur. Quelques-uns de ces justiciers errants m’ont aussi placé de petits coups de pieds mesquins dans les côtes, en passant. J’aurais pu être en train de mourir, aucun policier n’est jamais venu s’inquiéter de mon état, pas plus qu’ils n’ont protesté lorsque leurs collègues brutalisaient des briques avec mon crâne. Il sont tous responsables.

J’ai été largué à l’hôpital Purpan par des agents en uniforme à 6h du matin. J’avais la tête violette par endroits, la lèvre ouverte, une main explosée, une cheville défoncée, des bleus sur tout le corps. Ils sont partis vers 9h en m’indiquant que la « garde-à-vue » était levée.

J’étais rassuré. Vu qu’on avait omis de m’en parler, j’avais cru qu’une milice de nationalistes armés m’avait défoncé, enlevé, cogné dans des murs, laissé KO par terre puis refilé à une autre bande pour me déposer aux urgences. J’ai passé trois jours à l’hôpital, on m’a opéré le poignet (fracture et luxation). On y a posé une vis que je garderai toute ma vie et qui m’handicape. On a soigné les multiples ecchymoses et plaies sur toute la

tête et les côtes. Les super-Dupont m’avaient aussi percé le tympan comme l’a relevé le médecin légiste qui m’a ausculté à la sortie de l’hôpital.

On m’a reconnu 60 jours d’ITT à l’hôpital, transformés en 3 jours « au sens pénal du terme » par la médecine « légale ».

Avec mes proches, nous avons d’abord hésité à porter plainte car nous savions trop bien que la Justice couvrirait la police puisqu’elle le fait toujours, même chaque fois que la police tue. Et la justice n’a pas besoin d’être corrompue. Elle applique normalement les lois faites par les dominants pour protéger les dominants. Il ne sert à rien de s’indigner face à la violence d’État. Il est tout à fait normal qu’un État opprime le peuple ainsi que celles et ceux qui lui résistent. C’est son boulot. Et c’est la lutte des classes. Nous pensons qu’il vaut mieux s’organiser collectivement pour arracher les racines de ce carnage. Mais le tribunal du maître est tout de même un champ de bataille.

Alors nous avons décidé de porter plainte en juillet 2013, pour tenter de fissurer un peu ce sentiment d’impunité des milices d’État au pays des droits de l’homme blanc et riche. Pour contre-attaquer, en accusant non pas quelques policiers mais l’État. Car la violence des shtars c’est bien lui qui la fabrique. Et c’est aux classes dominantes qu’elle profite.

Nous l’accusons de gérer un système d’exploitation, d’humiliation, de contrôle et d’oppression, de brutalisation, d’incarcération et de meurtre dans les quartiers et contre les classes populaires pour maintenir l’ordre capitaliste et la ségrégation socio-raciste. Car cette férocité est érigée en industrie rationalisée et quotidienne dans les cités de France comme dans tous les ghettos et les favelas du monde. L’État harcèle, brutalise et mutile aussi de plus en plus férocement celles et ceux qui prennent part aux luttes, aux mouvements sociaux et aux mouvements révolutionnaires.

Bien conscient de tout ça, le procureur Michel Valet a tabassé aussi notre plainte en février 2014, jugeant que ” l’examen de cette procédure ne justifie pas de poursuite pénale au motif que les plaintes ou les circonstances des faits dont vous vous êtes plaint n’ont pu être clairement établis par l’enquête. Les preuves ne sont donc pas suffisantes pour que l’affaire soit jugée par un tribunal“.

Malgré les pages de blessures fournies par le médecin légiste – assermenté par l’État lui-même – les photos, les récits des témoins, malgré le fait que la police ne nie pas m’avoir déposé elle-même à l’hôpital à l’aube, la Justice ne veut pas avoir à vérifier publiquement si des policiers font réellement à Toulouse ce dont nous les accusons. C’est que le proc la connaît la vérité lui, et comme eux, il sait que la férocité fait partie intégrante du boulot des condés. Ce n’est pas un enlèvement avec séquestration et actes de barbarie, c’est le travail de la police, parce que c’est fait par des policiers. L’institution judiciaire valide ainsi elle-même ce dont nous l’accusons : elle est chargée par l’État de couvrir la police et ses violences, elle n’a rien à voir avec aucune notion de justice, elle a pour fonction de maintenir l’ordre capitaliste-raciste-patriarcal en punissant les opprimé.es, en réprimant les révolté.e.s et en remplissant les prisons d’un nouveau genre d’esclaves.

Pour ne rien lâcher, nous portons maintenant plainte avec constitution de partie civile auprès du doyen des juges d’instruction. C’est tout aussi systématique, lorsque la police brutalise quelqu’un, c’est elle qui s’empresse de porter plainte pour outrage, rébellion et parfois violences, ce qui permet de couvrir les agents et qu’ils s’octroient par la même occasion des vacances en jours d’ITT et parfois des primes à la sortie des tribunaux qui les cajolent. En plus du refus d’ouvrir une affaire concernant ma plainte, j’ai eu l’honneur de recevoir une convocation à comparaître pour “violence aggravée et outrage” à mon encontre, lors d’une quarantaine d’heures de garde-à-vue « cadeau », fin avril 2014, presque un an après les faits. La GAV, c’est l’abolition de l’espace et du temps, dans un cachot puant la merde, où il faut essayer de dormir sous un projecteur et une caméra, sur un lit en pierre avec une couverture dégueulasse, où l’on vous jette une mixture déjà vomie et des brimades régulières comme seuls contacts humains.

La police a failli me tuer en me tabassant, la justice a classé ma plainte sans même ouvrir de procédure et les deux m’accusent ensemble de « violences ». Selon le Brigadier Anthony Capdecomme de la BAC, qui a joué un rôle de premier plan dans cette affaire, je serais apparu, j’aurais crié “La BAC fils de pute, bande de facho, allez niquer vos mères, allez vous faire enculer” puis j’aurais sauté “les deux pieds en avant” sur le brigadier de la BAC Stéphane Lecoq, je me serais ensuite relevé et l’aurait frappé au visage, tout ça sans motif et sans John Wu.

De mon côté, je tiens à affirmer que je ne traite jamais les mères, les putes et les homosexuels, c’est une vieille conviction. Toutes leurs dépositions sont pleines de contradictions. D’ailleurs le policier Lecoq, prix spécial au festival du rire de Montréal, indique que Capdecomme s’est fait un lumbago et une hernie dans le dos en me passant les menottes.

Stéphane Normand, le troisième policier qui témoigne contre moi, m’aurait arrêté en « me posant la main sur l’épaule ». Ces trois-là doivent avoir une idée sur l’identité de ceux qui m’ont défoncé contre les portes et les murs du commissariat.

Mais c’est bien moi qui serait jugé en février 2015. Et nous disons que tout est dans l’ordre des choses. Le système a fonctionné normalement, nous ne voulons pas le réformer, ni le réparer, ni l’améliorer, nous disons qu’il faut en changer complètement et définitivement. Pendant que l’armée massacre à l’extérieur au profit des capitalistes, la police mène la guerre sociale à l’intérieur contre le peuple. Il existe une continuité de pouvoirs et de profits entre les guerres de la bourgeoisie française en Afghanistan, au Mali, ou en Centrafrique et celles qu’elle mène contre les classes dominées en métropole, dans le cadre de la restructuration urbaine notamment. Il n’y a pas de « bavures », l’Etat opprime et assassine les pauvres méthodiquement, et en particulier les non-blancs. Il écrase de manière encore plus insidieuse et invisible les femmes pauvres et encore plus intensément les non-blanches. Il n’est pas une solution mais une partie du problème. L’État est à l’émancipation des peuples, comme un SS à Treblinka, un Para au Rwanda, comme Tzahal à Gaza.

Nous disons que cette pyramide où les riches et les puissants sont assis sur le peuple en chaînes et lui font élire ses maîtres parmi des bourreaux, devrait être remplacée par quelque chose d’autre. Il est possible d’abolir tous types de relations sociales basées sur la hiérarchie. On peut imaginer des formes de communes libres, autonomes et solidaires où les peuples s’auto-organisent horizontalement, c’est-à-dire sans chefs et sans rapports de domination, où ils partagent ensemble les activités créatrices, les richesses et les décisions sur leurs propres vies, où chacun.e peut s’émanciper dans l’entraide, la liberté et l’égalité réelles et concrètes. On peut imaginer des assemblées de maison, de quartier et de communes associées où toutes celles et ceux qui sont concerné.e.s s’organisent et coopèrent ensemble. Il n’est pas difficile de faire mieux que le désastre actuel mais pour cela il faut rompre collectivement les structures qui le produisent.

Nous pouvons forcer les tribunaux à cesser de nous humilier en rendant des non-lieux ou des sursis pour les policiers assassins.

Non-lieu en octobre 2012 pour les policiers qui ont tué Ali Ziri, ce retraité décédé à la suite d’une suffocation provoquée lors de son interpellation par la police à Argenteuil.

Non-lieu en décembre 2012 pour les policiers qui ont tué Mohamed Boukrourou dans un fourgon à Valentigney en 2009.

Non-lieu encore, en octobre 2012, pour les meurtriers de Mahamadou Marega, décédé après avoir été gazé et tazé 17 fois à Colombes en 2010.

Enfin, non-lieu en septembre 2012, dans le cas d’Abou Bakari Tandia, tombé dans le coma pendant sa garde à vue, fin 2004, à Courbevoie.

La cour d’appel de Versailles a confirmé trois de ces ordonnances de non-lieu ces derniers mois.

Un non-lieu vient aussi d’être rendu dans l’affaire Lamine Dieng tué dans un fourgon de police à Paris en juin 2007.

Soutenons sans faille les révoltes populaires et soyons présent.e.s massivement, déterminé.e.s et offensif.ve.s dans et devant les tribunaux, pendant les marches et les rassemblements contre la violence d’État et l’impunité judiciaire de la police. Ce sont des bases pour nous rassembler et nous renforcer, nous coordonner, mettre en commun nos stratégies, nos analyses et nos pratiques. Car ce n’est pas un Tribunal mais bien la force et la volonté collective de celles et ceux d’en bas qui peut changer nos conditions de vie.

En mémoire de tou.te.s les victimes de la police, de la justice et de l’État, en soutien à leurs familles, à leurs proches, et à tou.te.s les réprimé.e.s, prisonnier.e.s et martyr.e.s de la guerre sociale, continuons à nous auto-organiser sans rémission face toutes les formes de domination.

Coordonnons nos forces et formons des alliances dans l’intérêt des plus dominé.e.s. De la solidarité entre les luttes contre toutes les formes d’oppression, découlent les conditions de nos libérations respectives. La révolution a déjà commencé en Afrique et se répand en criant « Ash-shaab yurid isqat an-niddam ». « Le peuple veut la chute du système ».

Préparons-nous pour ne plus jamais revenir en arrière.

Une société d’émancipation est en train de naître aux croisements de nos luttes.

Et nous sommes capables de lui donner vie.

Avec tendresse et rage.

Mathieu Rigouste, Toulouse, le 22 juin 2014

Mathieu Rigouste 2



Le docteur Michel Rongieres qui m’a opéré au service de traumatologie certifie et décrit les lésions suivantes :

1- Une fracture trans-scapho-peri-lunaire au niveau de son poignet gauche.

2- Une contusion cheville droite.

3- Un traumatisme facial avec hématome de l’hemi-face droite.

4- Œdème peri-orbitaire.

5- Une plaie quasi-transfixiante de la lèvre inférieure.

Il a certifié que ces lésions entrainaient

-une incapacité temporaire totale de 60 jours

– une incapacité provisoire partielle de 8 jours, « sous réserve de complications ».


Le médecin du service de Médecine légale (médecin légiste) à l’hôpital Rangueil, Dr M. Minier, consulté à ma sortie de Purpan, le 24 juin 2013, atteste : « aucun antécédent médical ne pouvant interférer avec les faits».

A l’examen clinique, elle note :

*extrémité céphalique :

-région temporale droite : lésion ecchymotique érythémateuse ovalaire de 3 cm de diamètre,

– sur la paupière inférieure et supérieure de l’œil droit : visualisation d’hématome violacé, débutant à l’angle interne et se terminant à l’angle externe avec présence d’une hémorragie sous-conjonctivale dans le quadrant externe de l’œil droit,

– pommette gauche : plaque parcheminée horizontale, rectangulaire, mesurant 5 cm de long x 1,5 cm de haut,

– oreille gauche, sur l’ensemble du cartilage de l’oreille et sur la face postérieure de celle‐ci : visualisation de multiples lésions à type d’hématomes violacés,

– une perforation du tympan gauche,

– au cuir chevelu, en région occipitale gauche : lésion ecchymotique érythémateuse de 5 cm de diamètre,

– lèvre branche supérieure droite de l’extrémité distale : visualisation d’une plaie oblique vers le bas et la gauche sur laquelle sont positionnés des points de suture. A noter une contusion de l’ensemble de cette lèvre.

*membre supérieur gauche :

– le patient présente le bras en immobilisation par une attelle thermoformée antérieure,

– visualisation d’un pansement sur la face dorsale du poignet et de l’extrémité inférieure de l’avant-bras que nous ne retirons pas pour les besoins de l’examen,

– présence d’un œdème diffus sur l’ensemble de la main.

*membre supérieur droit :

– en regard de la face dorsale du poignet : un liseré érosif, croûteux, linéaire de 8 cm de long,

– sur la face dorsale de la main, en regard des têtes des articulations des IVème, IIème et IIIème rayons de la main : visualisation de lésions croûteuses infracentimétriques. Ces mêmes lésions sont présentes en regard des articulations interphalangiennes proximales des IIème, IIIème, IVème et Vème rayons.

*région dorsale :

– en région lombaire gauche, à 15 cm de la ligne médiane : importante plaque érythémateuse avec des érosions croûteuses punctiformes s’étendant sur une zone de 10 cm de diamètre, compatibles avec un mécanisme de production par griffure.

*membre inférieur droit :

-présence d’un volumineux hématome en regard de la malléole interne et externe, visualisation d’un hématomeérythémateux débutant au-dessus du talon et s’étendant jusqu’au tiers moyen de la face latérale latero externe du pied.

– sur le sur le tiers distal de la face externe de la jambe droite : volumineux empattement avec présence d’un hématome verdâtre oblique vers le bas et la gauche, mesurant 15 cm de long X 5 cm de haut,

– la marche est réalisée avec des douleurs à l’appui. Le pied peut être posé en totalité.

 



Publications de Mathieu Rigouste:

  • L’ennemi intérieur. La généalogie coloniale et militaire de l’ordre sécuritaire dans la France contemporaine, La Découverte, 2009.
  • Les Marchands de peur. La bande à Bauer et l’idéologie sécuritaire, Libertalia, 2011.
  • Théorème de la hoggra. Histoires et légendes de la guerre sociale, Collection Béton arméE, éditions BBoyKonsian, 2011.
  • La Domination policière. Une violence industrielle, éditions La Fabrique, 2012.
Ces images que nos merdias ne diffusent jamais… serait-ce pour éviter de donner des idées à certain(e)s?

Auraient-ils peur que le citoyen lambda ne se rende compte que toutes ces protections « robocop » ne sont pas efficaces contre la fureur populaire..?

MolotovToujours est-il que le 22 mars deux millions d’espagnols en colère se sont rassemblés à Madrid dans l’indifférence de nos médias, AFP, Belga, NADA! Pas une ligne, pas une image, on en avait que pour Poutine, les fachos de Svoboda en Ukraine, le premier tour des municipales et le crash de la Malaysia Airlines…

Pourtant, ce soir-là à Madrid… la peur a changé de camp! Les flics anti-émeute qui étaient mobilisés en masse (1700…), ont vu la dynamique de l’affrontement tourner à leur net désavantage. Et malgré tout leur attirail offensif… c’est eux qui reculaient, qui subissaient. Oh, bien sur il y eu quelques irréductibles « paciflics » pour essayer de calmer le jeu, mais ce qu’on constate, c’est que la colère et la haine contre les politiques liberticides et austéritaires du PP et de ces comparses européens s’est librement et joyeusement exprimée, et de la seule façon compréhensible par ces assassins, dans la violence!

 A bon entendeur…  😉

La plus grande manifestation de l’histoire récente de l’Espagne

L’info intoxiquée: l’exemple de l’Espagne

des images que les médias français ne vous montreront pas

5 avril 2014 15 h 51 min

C’était le 22 mars dernier à Madrid, à l’issue de la marche de la dignité contre l’austérité et aucun média français n’en a parlé

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