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La machine a expulser s’emballe

Publié: 20 mars 2014 par Page de suie dans Articles
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Institut du Sacré-Cœur à Vielsalm
Institut Saint-Roch à Marche-en-Famenne
Institut du Sacré-Cœur de Barvaux-sur-Ourthe

Qu’ont-ils en commun? Dans chacun de ces établissements scolaires, notre tristement célèbre Maggie De Block, veut expulser des élèves parfaitement intégrés et leurs familles. Les renvoyer, tout comme elle le fit avec Aref vers les persécutions, la misère, l’analphabétisme… et peut-être vers l’incarcération ou la mort..! Des dizaines de familles, d’élèves, de professeurs, de voisins, d’amis se sont mobilisés. Ils se démènent pour tenter d’infléchir cette garce, qui ne sait que répondre froidement : « De wet is de wet! »

On dit toujours qu’en cas d’enlèvement, il faut appeler les victimes par leur prénom, pour les « humaniser » aux yeux du psychopathe qui les menace… Donc, Maggie, voici les enfants que tu veux expulser:

  • Hadeel Eldhomh, yéménite, vit en Belgique depuis sa troisième maternelle (près de 10 ans !). Son père, suite à des protestations, risque la mort dès son arrivée sur le territoire. Hadeel serait quant à elle mariée peu de temps après son retour… Au Yémen, ce sont les grands-parents qui prennent les décisions pour toute la famille : elle sait donc qu’elle n’échappera pas au mariage ! Pouvons-nous vraiment enlever tout espoir de vie heureuse à cette jeune fille de 13 ans en la renvoyant vers un mariage certain, vers une vie de femme soumise à un homme qui lui aura été imposé ? Est-ce là les valeurs que veut défendre notre pays ? Les conséquences de ce mariage forcé seraient catastrophiques et en parfait désaccord avec les règles morales de notre pays. Cet avenir probable nous inquiète tout particulièrement. Notre inquiétude est d’autant plus vive que c’est une élève brillante, parfaitement intégrée, qui maîtrise parfaitement le français, et qui fait l’unanimité au sein du corps professoral et des élèves. Elle est d’ailleurs promue à un parcours prometteur si elle peut poursuivre sa scolarité dans notre pays. Elle rêve de devenir médecin.
  • Ruzanna Yedigaryan, arménienne, dans le pays depuis 4 ans, a toujours vécu dans des centres. Elle craint de rentrer en Arménie. Outre les nombreuses amitiés nouées et les activités auxquelles elle prend part, elle construit chaque jour son avenir dans notre établissement scolaire. Son intégration passe également par une volonté permanente d’être traitée à l’égal des autres dans ses apprentissages. Son caractère combatif la pousse à se dépasser et à produire un travail de qualité en dépit des obstacles de la langue. L’une de ses plus grandes craintes est d’ailleurs de ne pas pouvoir mener ses études à terme. Très appréciée de ses camarades de classe, son possible départ est un choc pour chacun. Il nous a de plus été rapporté qu’un retour dans son pays d’origine pourrait constituer un grand danger pour son père. Nous éprouvons dès lors de vives inquiétudes. « Si nous retournons à Erevan, mes parents seront jetés en prison et nous serons seuls sans famille pour nous protéger« , redoute Ruzanna.
  • Besiana et Albina Rustemi, également dans le pays depuis 4 ans, sont nées en Allemagne. Elles proviennent de Serbie. Leurs parents, albanais, ont fait l’objet de persécutions liées à la minorité ethnique à laquelle ils appartiennent. Besiana a vraiment très peur de retourner au pays.
  • Maryam Oganyan : 19 ans, émigrée russe qui réside en Belgique depuis 4 ans et quatre mois. Sa famille a rencontré des problèmes avec la mafia russe. Son père tenait un commerce dans une petite ville à 250km au sud de Moscou. Il s’avère qu’une employée de l’établissement vendait de la drogue, sans que sa famille ne le sache. Elle a été tuée par la mafia, dans le magasin de son père. Les criminels ont mis le feu au magasin et réclamaient de l’argent. Sa famille et elle-même ont fuit pour sauver leur vie. C’est une fille qui en veut : elle se lève tous les jours à 5h du matin pour venir à l’Institut Saint-Roch de Marche-en-Famenne, école dans laquelle elle est inscrite depuis 3 ans. Si elle retourne en Russie, elle sera en danger de mort…
  • Isa, Zharadat et Abubakar Konkurkhanov : 15, 14 et 13 ans, émigrés de Tchétchénie. Ils résident au centre de Melreux depuis le 15 mars 2012. Trois enfants qui ont perdu leur père en Tchétchénie, tué sur place. Ils ont fuit ce pays pour échapper à la violence. Isa est un élève qui a intégré une 3pMeca début septembre après avoir appris le français sur très peu de temps. Il se débrouille très bien, il s’accroche pour réussir ses cours, il est très sociable et a beaucoup d’amis dans l’école. Zharadat et Abubakar sont en classe DASPA. En septembre 2014, ils doivent intégrer une 1ère différenciée. Ces 2 élèves sont très motivés et apprennent très vite. Ils sont toujours joyeux, ils apportent beaucoup de bonheur en classe. Si ils retournent en Tchétchénie, ils seront en danger de mort…
  • Ermal Kastrati : 18 ans, Kosovar, il vit en Belgique depuis 18 mois. Ermal vit chez un oncle avec sa mère qui souffre d’un cancer. Ils ont tout perdu là-bas. Son père est arrivé sur notre territoire cinq mois plus tard. Ermal et sa mère ont reçu un avis d’expulsion mais pas son père. Ce sont deux dossiers différents.Cet élève a intégré une 4pMeca en septembre. Il est très volontaire. Il est inscrit au club de football de Marche-en-Famenne, est toujours là pour donner un coup de main. Il a énormément d’amis à l’école qui ne veulent pas le voir partir. S’il retourne au Kosovo, il ne sait pas s’il pourra reprendre des études. Il veut se construire un avenir, trouver du travail, avoir une vie de famille normale.
  • Hasmik (15 ans), Nelli (13 ans), Narek (9 ans) et Karina Stepanyan (9 mois). La famille a fui l’Arménie en 2010 car la situation politique et économique du pays n’était pas stable. Trois des enfants sont scolarisés dans la commune de Durbuy, à l’ISC et à l’école communale d’Izier. Ils parlent parfaitement le français et sont très bien intégrés. Il y a quelques jours, le renouvellement de leur permis de séjour vient de leur être refusé. Ils sont renvoyés dans un pays où leur avenir reste incertain. Nous, enseignants, parents, amis ne pouvons accepter cette situation.

Les citoyens lambdas ouvrent enfin les yeux sur l’inhumaine politique d’expulsion de Maggie De Block, et dans ces trois cas… pas un activiste, pas un seul « gauchiss »..! Ce sont des citoyens ordinaires Maggie, tu ne peux plus dire dans les médias que ce sont des activistes qui fomentent ces actions, qui font monter la mayonnaise. Vas-tu les envoyer à la mort comme tu l’as fait avec Aref, assassiné dès son retour forcé en Afghanistan?

expulsion marche en famenne

Élèves et professeurs se mobilisent à St. Roch (Marche-en-Famenne)

Barvaux contre les expulsions

Institut Sacré-Cœur, école communale, école d’Izier en « front commun » contre les expulsions à Barvaux

Voici divers articles qui évoquent le sujet:

Durbuy. Contre l’expulsion des Stepanyan – tv-Lux

Toute une école se mobilise contre l’expulsion de ses élèves – dh.be

Une chaîne humaine contre l’expulsion d’une famille – 7sur7.be

Barvaux: les Stepanyan soutenus par 600 élèves (+ photos) – lameuse.be

Vielsalm: Ruzanna et sa famille, qui ont fui l’Arménie en 2008, sont dans l’angoisse d’être expulsés – laprovince.be

Les trois pétitions contre ces expulsions:

Institut du Sacré-Cœur de Vielsalm

Institut du Sacré-Cœur de Barvaux

Institut Saint-Roch de Marche-en-Famenne

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Voir Kaboul et mourir..!

Publié: 14 octobre 2013 par Page de suie dans Articles
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Tu as maintenant du sang sur les mains Maggie!

En Juin 2011 Aref faisait partie du groupe d’Afghans de la rue Concorde en grève de la faim pour obtenir le statut de réfugiés.

Aref est né en 1989 – il ne connaît pas la date exacte de sa naissance – dans le centre nord de l’Afghanistan à Gozar, près des frontières avec le Turkménistan, l’Ouzbékistan et le Tadjikistan. Il est d’ethnie Tadjike et parle le Dari. Issu d’une famille d’agriculteurs, il est allé à l’école durant environ 6 ans entre 7 et 13 ans. Vers la fin des années 2000, les talibans sont venus demander à son père de leur livrer son fils aîné, Aref, pour devenir un martyr. Il a refusé et Aref a été kidnappé par un groupe d’environ 10 soldats talibans et emmené dans une maison abandonnée. Face a l’ultimatum de devenir un martyr ou d’être torturé, Aref refuse de les joindre. Après avoir reçu plusieurs coups à la tête, il a eu une fracture crânienne – à ce jour, il a une cicatrice considérable au sommet du front – De plus, les soldats talibans ont coupé son gros orteil gauche en guise de représailles.

Aref foot

Le pied d’Aref, Il avait du mal à marcher correctement et souffrait beaucoup

Lorsque les talibans ont quitté le village, un groupe de villageois l’a trouvé et emmené à l’hôpital. Il y a passé 10 jours à recevoir des soins médicaux. Pendant son séjour à l’hôpital, il est devenu ami avec un homme qui s’appelle Omar qui, qui avait comme lui été victime des talibans. Il a offert à Aref une aide financière pour le faire sortir du pays et lui permettre de venir en l’Europe pour demander l’asile. Après un long voyage, il a fini en Belgique où il a été rapidement intercepté par les flics.

Après 6 mois dans le centre fermé de Vottem près de la ville belge de Liège (qu’il décrit comme « une prison », où ils n’étaient autorisés à sortir dans la cour que pendant 3 heures par jour), il a demandé l’asile et a expliqué son histoire. Malheureusement, sa demande d’asile a été rejetée. Mais où aller? Le gouvernement belge ne peut humainement renvoyer Aref vers l’Afghanistan vu la situation sur place.

Lorsqu’il a quitté le centre fermé de Vottem, la dernière chose qu’on lui a dit c’est « bonne chance » et qu’il devrait « quitter le pays ». Il a essayé de refaire une demande d’asile mais sans succès. Littéralement laissé sans le sou il n’avait pas d’autre choix que de dormir dans la rue durant une année.

En 2013, de guerre lasse, après avoir passé des semaines à dormir à la gare du Nord, il a accepté un retour « volontaire ». Aujourd’hui, Aref est mort, tué par balles à Paghman, comme il le craignait, il avait 22 ans..!

Les Talibans pourchassent ceux qui rentrent au pays, car nombreux sont les hommes qui se sont exilés parce que les Talibans voulaient les enrôler de force. Pour les Talibans, ces hommes sont des traîtres et quand ils reviennent de l’occident c’est pire. Ces Afghans occidentalisés, les Talibans préfèrent les voir morts, que vifs…

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Retourner volontairement en Afghanistan et mourir

Communiqué de presse du Collectif des Afghans – 14 oct. 2013

« Depuis des semaines, nous manifestons pour faire entendre au gouvernement que nous ne pouvons pas retourner en Afghanistan. Nous venons d’apprendre qu’Aref est mort en Afghanistan. Il est mort par balles à Paghman, il avait 22 ans.

Aref est arrivé en Belgique le 11 mars 2009. Le CGRA lui a refusé l’asile au motif que sa crainte des talibans n’était pas crédible et que sa région dans la province de Kaboul n’était pas dangereuse. Il a vainement expliqué qu’il était en danger. Il a redemandé l’asile quatre fois. Sans succès.

En 2013, il a accepté un retour volontaire, après avoir passé des semaines à dormir à la gare du Nord. Il a été tué par balles à Paghman, comme il le craignait.

L’erreur d’appréciation du CGRA et la politique de retour volontaire de Maggie De Block ont tué un homme! »

Conférence de presse :

Mardi 15 octobre à 10.30 à Rue du Trône 127 – Contact Samir 0486/913.510

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Maggie de Block impératrix

Le fascisme commence quand l’on ne pense plus et quand la procédure a pris le pas sur la pensée.

« De wet is de Wet » nous sort le guignol en chef… pas pour l’office de étrangers alors, pas pour Magie imperatrix!

On l’a vu : la loi, c’est la loi, mais pas pour ceux qui la font, puisque notre pays la bafoue régulièrement sans accorder la moindre importance à des condamnations d’instances souveraines auxquelles il a pourtant adhéré. Outre ce comportement intolérable, notre État laisse à l’arbitraire des décisions gravissimes qui ont une influence directe sur la vie d’êtres humains. En cette occurrence, une seule conclusion possible: Soit on décide que l’Afghanistan est un pays sûr, on rappelle nos soldats et on supprime la mise en garde du Ministère des Affaires étrangères, soit on accueille chez nous des gens en danger. Il y a une troisième option: on quitte les instances internationales et on se départit de leurs lois souveraines. Ou alors, on se souvient que faire de la politique, c’est se mettre au service de la société. On décide que oui, la loi, c’est la loi. Pour tout le monde. On objective tout ce qui doit l’être, on réforme tout ce qui doit l’être.

Il existe ce qu’on appelle des lois souveraines. Parmi elles, la Convention européenne des Droits de l’Homme. Et la Belgique se dit « fière » d’y avoir adhéré. Une simple recherche sur google Starpage permet de se faire une idée du gouffre qui sépare cette « fierté affichée » et la réalité; la Belgique est régulièrement condamnée par cette même Cour européenne des Droits de l’Homme et se fout royalement de ces condamnations.

Relevons par exemple:

Octobre 2013

La ministre de la Justice Annemie Turtelboom décide d’extrader Nizar Trabelsi  vers les Etats-Unis, bafouant ainsi une décision de la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH), datant de décembre 2011 qui ordonnait en effet la suspension provisoire de l’extradition de Nizar Trabelsi outre-Atlantique. http://www.lalibre.be/actu/international/extradition-de-trabelsi-la-belgique-se-fout-des-decisions-de-justice-et-de-l-argent-du-contribuable-524db0fd35703eef3a0dc90d

Juillet 2013

Le Comité européen des droits sociaux, l’organe quasi-judiciaire du Conseil de l’Europe, a condamné lundi l’État belge et les trois Régions pour le manque de places d’hébergement et de solutions d’accueil pour les personnes handicapées de grande dépendance. http://www.dhnet.be/actu/sante/la-belgique-viole-les-droits-des-adultes-handicapes-51f5e7353570ebbf8e01914b

12 avril 2013

La Cour européenne des droits de l’Homme a condamné la Belgique à payer 5.000 euros à un demandeur d’asile afghan. Il était resté enfermé 4 mois en raison d’une procédure en cassation alors que son avocat avait obtenu sa libération après 4 jours. http://www.lesoir.be/223982/article/actualite/belgique/2013-04-12/belgique-condamnee-payer-5000-euros-un-demandeur-d-asile

Mars 2013

Le 10 janvier 2013, la Cour européenne des droits de l’homme a rendu plusieurs arrêts par lesquels elle condamne la Belgique pour violation de certains articles de la Convention européenne des droits de l’homme au vu du sort réservé aux internés détenus dans les prisons belges. http://www.justice-en-ligne.be/article539.html

Octobre 2012

La Belgique une fois de plus condamnée par la cour européenne des droits de l’homme. C’est la 9ème fois en 10 ans, mais c’est surtout la 5ème condamnation depuis l’année dernière en matière de droits des étrangers et d’asile. Souvent la Cour reproche à la Belgique un « traitement inhumain et dégradant ». Mais c’est la première fois que la cour européenne des droits de l’homme met directement en cause le travail effectué par nos instances d’asile, en Belgique. http://www.rtbf.be/info/belgique/detail_contentieux-des-etrangers-la-belgique-une-nouvelle-fois-condamnee?id=7858373

Décembre 2011

Le 13 décembre 2011, la Cour européenne des droits de l’Homme (CEDH) a condamné pour la troisième fois la Belgique pour avoir infligé un traitement inhumain et dégradant à des enfants migrants en les détenant en centre fermé. http://www.liguedh.be/espace-presse/116-communiques-de-presse-2011/1321-condamnation-de-la-belgique-pour-traitement-inhumain-a-des-enfants-migrants–tris-repetitae

Janvier 2011

Le 21 janvier 2011, la Cour européenne des droits de l’Homme à Strasbourg a condamné la Belgique pour traitement inhumain et dégradant à l’égard d’un demandeur d’asile. http://www.cire.be/thematiques/asile-et-protection/707-la-belgique-condamnee-pour-son-application-du-reglement-de-dublin

Outre ces règles de droit qui sont constamment bafouées, il y a la question « simplement » humanitaire. Des gens sont ici depuis des années. Leurs enfants sont nés ici, scolarisés ici. Au-delà d’une certaine durée, des gens ne devraient plus être tributaires de la moindre décision.

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Edit du 15 oct.

En réponse à ces commentaires nauséabonds de « responsables » politiques, sur le fait qu’Aref avait accepté « volontairement » son retour en Afghanistan…

Le « retour volontaire » est une manière de déguiser des retours forcés : ces retours se passent en général après des mois de demandes successives qui se soldent par le refus d’accorder l’asile, pendant lesquels les réfugiés errent de hall de gares en abris de fortune, arrêtés régulièrement par la police, mis sous pression pour les inciter à retourner, épuisés de devoir survivre dans ces conditions… Aref Hassanzada avait obtenu, en juillet 2011, un statut de 6 mois, renouvelable, mais en décembre 2011, Maggie a repris la fonction de Secrétaire d’Etat à l’Asile, et ces titres de séjours n’ont pas été renouvelés. Aref, qui travaillait dans une société d’Etterbeek, n’a pu voir son contrat de travail renouvelé et a passé un an à galérer. Voilà ce qu’on appelle des « retours volontaires » …

Aref Hassanzada

Vidéo de la conférence de presse :
http://www.youtube.com/watch?v=xepPY8vDCI0&feature=youtu.be

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Edit du 16 oct.

Café serré de Thomas Gunzig sur Matin première (RTBF): Fructueuse collaboration entre Maggie De Block et les Talibans afghans… La Belgique, terre d’accueil?

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Un site pour suivre au quotidien les péripéties des 450 afghans de Bxl… Owl’s Watch.net , presse, actions, agenda, pétition et communiqués

Il y a quelque chose de pourri au royaume de Belgique..!

Décidément, on est pas gâté chez nous, hein… Avec cette Maggie de Block, qui ne vit que pour l’application stricte du règlement de l’office des étrangers. Aucun état d’âme, aucune trace d’humanité, rien qu’une garce froide et rigide, avec qui aucun dialogue n’est jamais possible. C’est pas de la crème qu’elles auraient du mettre sur la tarte, c’est de la merde! J’imagine que notre zombie Annemie Turtelboom doit l’apprécier…

Maggie de Block - Annemie Turtelboom - Joelle milquet

Turtelboom, de Block, Milquet… on est pas dans la merde!

Il n’y a qu’à voir la façon honteuse dont ses services traitent les afghans de Bxl ces derniers jours, refus de dialogue, fin de non-recevoir, mépris, répression sur des gosses, pour finir par des expulsions et arrestations. Et maintenant elle ose faire de l’esprit sur le cas de Navid Shariffi, un jeune Afghan de 21 ans, que la Belgique s’apprête à expulser manu militari : « Je ne suis pas une impératrice romaine » qui pourrait juger selon son bon vouloir. Mais elle se croit vraiment investie d’une sainte mission? Cette garce se prendrait-elle pour une Jeanne d’Arc moderne..? On l’imagine bien entendre LA voie : « Maggie… Maaaagie, laisse tomber ton cabinet médical et vas t-en expulser les bougnoules du royaume de Belgique… »

En tous cas, je lui laisse deviner ce que beaucoup n’hésiteraient pas à prendre comme décision la concernant… si on leur laissait un choix à la romaine!

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Voici quelques-unes de ces « trouvailles » pour faire baisser le nombres de dossiers acceptés:
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Des pays sûrs pas si sûrs

Les demandes d’asile ont chuté de 15 %. Selon la ministre, cette chute serait le résultat de ses campagnes de dissuasion à l’étranger. Elle est notamment partie en Serbie et en Albanie pour dire combien il est difficile d’obtenir l’asile chez nous. Depuis le mois d’avril, ces pays font partie d’une liste de « pays sûrs » (qui inclut aussi le Kosovo, le Cameroun, la Bosnie-Herzégovine, la Macédoine et l’Inde). Etre originaire d’un pays sûr signifie : procédure expéditive et droit de recours restreint. Mais ces pays sont-ils vraiment sûrs ? Pas au vu des statistiques du CGRA (l’autorité qui octroie le statut de réfugié en Belgique). L’Albanie et le Kosovo font partie du top 10 des pays d’origine des personnes qui ont obtenu une protection en 2012. Notamment à cause des discriminations dont souffrent les Roms de ces pays.
Maggie De Block a également entrepris de lutter contre les demandes d’asile multiples. Peu importe si une conjoncture nouvelle se présente dans le pays d’origine (coup d’État, vague de répression, guerre…). Redemander l’asile reviendrait-il à abuser de la procédure ? Enfin, sous Maggie De Block, les procédures sont passées de 13 mois en moyenne avant 2012 à une durée de 3 à 6 mois. Les réfugiés ont donc deux fois moins de temps pour rassembler les preuves nécessaires afin de prouver les persécutions subies dans le pays d’origine.

Chasse aux malades

Les personnes atteintes d’une maladie grave et qui ne peuvent pas trouver de soins adaptés dans leur pays d’origine peuvent obtenir un droit de séjour en Belgique. Ces demandes ont augmenté de 30 % en 2011. Maggie De Block soupçonne donc des abus. Du coup, elle instaure un « filtre médical ». Un cachet manque sur le certificat médical ? Celui-ci date de plus de 3 mois ? Une maladie qui n’est « manifestement » pas mortelle ? La demande est déclarée immédiatement irrecevable. En 2011, 50 % des demandes aboutissent à une régularisation. En 2012, ce chiffre chute à 7 %. Quelle est la réalité derrière ces chiffres ? Des malades atteints du sida ou de thrombose doivent quitter la Belgique au péril de leur vie. Comme cette Somalienne, séropositive, devant suivre une trithérapie : sa demande a été déclarée irrecevable, sa maladie n’étant pas suffisamment avancée pour justifier sa régularisation en Belgique.

Intérimaire ? Pas le droit de vivre avec son conjoint

Depuis 2012, si quelqu’un désire se marier avec une personne d’origine étrangère (hors UE), elle doit avoir des revenus d’au moins 1 282,14 euros nets par mois. Certains revenus comme ceux du CPAS ou des allocations familiales ne sont pas pris en considération. Elle doit également prouver la stabilité de ces revenus en apportant idéalement au moins 1 an de fiches de paie. Si la personne est un chômeur, minimexé, travailleur à temps partiel ou intérimaire, elle n’aura pas le droit de vivre légalement avec son conjoint étranger. En 2012, Maggie de Block instaure des mesures similaires pour les cohabitants.
Après les mariés et les cohabitants, Maggie De Block veut s’attaquer en 2013 à la reconnaissance de paternité. Elle soupçonne en effet une nouvelle source de fraude : des enfants de façade pour obtenir des papiers. Aimer un étranger, vouloir vivre avec lui et fonder une famille est devenu l’objet d’un contrôle total.

Empêcher l’intégration des enfants

Jusqu’à présent, un mineur ne peut pas recevoir d’ordre de quitter le territoire. Cependant, dès qu’il a 18 ans, il risque l’expulsion. Cela amène des drames. Des enfants totalement intégrés et scolarisés se retrouvent expulsables en plein milieu d’une année scolaire ou d’une formation professionnelle. Les réseaux scolaires demandent que leurs efforts d’enseignement ne soient pas vains et que ces jeunes puissent au minimum obtenir leur diplôme. Maggie De Block veut répondre à ces enseignants en voulant s’associer à d’autres pays européens pour disposer d’un programme d’expulsion des enfants de 16 et 17 ans non accompagnés par des adultes. L’Unicef, le Conseil européen, le service Droit des Jeunes, Défense des enfants international et la plateforme Mineur en exil s’y opposent fermement. La majorité des enfants expulsés par les Pays-Bas, notamment vers le Congo et l’Angola, ne sont même pas renvoyés dans leur famille mais dans des institutions d’où ils disparaissent quelques jours plus tard.

Pas d’austérité pour les expulsions

Le gouvernement prévoyait certaines améliorations dans les centres fermés. Notamment un meilleur régime des plaintes ou le fait que l’avocat et l’étranger puissent être prévenus 48 heures à l’avance avant une expulsion pour lui permettre d’introduire éventuellement un recours. Aujourd’hui, les avocats ne sont encore régulièrement informés de la tentative d’éloignement forcé de leurs clients que 2 ou 3 heures avant, voire après que celle-ci ait eu lieu. Le Sefor (l’organisme nouvellement chargé d’accompagner les personnes qui reçoivent un ordre de quitter le territoire) est même accusé d’utiliser la tromperie pour attraper les migrants. A Liège par exemple, la police a envoyé des convocations avec la mention « pour votre dossier » pour en réalité procéder à leur expulsion. Le budget des centres fermés pour étrangers est peut-être le seul qui ne souffre pas de la crise. Maggie De Block a l’intention d’y engager plus de personnel. Un nouveau centre fermé a été ouvert à Steenokkerzeel en mai 2012. Ce bâtiment est loué à la société Brussels Airport pour 1,2 million d’euros de loyer par an.

Expulser les étrangers, à tout prix

La chanteuse et percussionniste cubaine Gladys Hernandez l’a appris à ses dépens. Pour mener la politique migratoire voulue par le gouvernement, il faut être ferme, même si cela conduit à des décisions contraires au bon sens. L’artiste s’est vu refuser l’accès au territoire, le 29 août dernier, alors qu’elle s’apprêtait à participer à une tournée en Belgique avec son groupe Sonora Cubana. Et malgré le fait qu’elle disposait d’un visa en règle et de tous les documents nécessaires. Les autres membres du groupe n’avaient d’ailleurs pas rencontré de problèmes à la douane. Gladys a été enfermée trois semaines dans un centre fermé et a été rapatriée malgré l’absurdité et l’émoi que créait la décision. Il ne fallait surtout pas se montrer trop tendre.
La seule alternative à l’expulsion forcée réside dans les « maisons retour ». Dans ces maisons, la personne est accompagnée d’un coach qui aide à faire le deuil de tout projet migratoire et à réfléchir sur la réintégration dans le pays d’origine grâce à une prime de réinstallation de 250 euros. Au vu de la pression de l’expulsion forcée, les retours volontaires ont augmenté de 21 % en 2012. D’ailleurs, les fonds des « maisons retour » ont rapidement été épuisés. Il se pose donc la question de l’augmentation de son budget mais, bien que l’objectif soit de mettre les étrangers dehors, il ne faudrait pas que ça profite trop à ceux qui ne trouvent pas leur place en Belgique. En effet, la ministre soupçonne déjà des abus de retour volontaire parmi les migrants. Elle compte dès lors restreindre les conditions d’accès à ce programme.

Parwais Sangari, jeune expulsé parmi tant d’autres

Parwais Sangari, jeune Afghan de 20 ans, a été expulsé le 9 juillet 2012. Il était arrivé en Belgique quatre ans auparavant (en 2008), après l’assassinat de son père. Mineur, il s’était vite intégré. Il avait appris le néerlandais, suivait une formation professionnelle et avait trouvé une famille d’accueil. Mais il n’a pas obtenu le statut de réfugié et tous les recours étaient épuisés. La veille de son expulsion, sept soldats occidentaux (dont six américains) et 28 civils afghans étaient tués dans des attentats. L’état de guerre et d’insécurité qui sévit en Afghanistan n’a pas empêché d’expulser Parwais. Ni les protestations de ses proches et des organisations de défense des migrants qui manifestaient encore le jour de son expulsion devant le cabinet de Maggie De Block et à Brussels Airport.
Un des participants à ces manifestations confiait : « On est ici pour faire appel à Maggie de Block en dernière instance pour éviter l’extradition de Parwais Sangari. C’est quelqu’un qui est venu ici en Belgique quand il avait 17 ans. Aujourd’hui, on veut l’extrader vers l’Afghanistan et il a peur pour sa vie là-bas. » Parwais est resté quelques jours à Kaboul puis est reparti car la vie y était trop dangereuse. Aux dernières nouvelles, il aurait fui au Pakistan…

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Ceci dit, et pour fermer la gueule au cabinet de la kapo De Block et de ses sbires qui prétendent qu’il n’y a aucun problème de sécurité pour ceux qui sont expulsés en Afghanistan… Voici le rapport du ministère des affaires étrangères, sur les « conseils » aux inconscients qui oseraient s’aventurer à Kaboul:

afghanistan safe?

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Dans la presse bourgeoise:

Maggie de block – « Je ne suis pas une impératrice romaine »

Source: Belga – dimanche 29 septembre 2013

La secrétaire d’Etat à l’Asile et la Migration, Maggie De Block (Open Vld), a laissé entendre dimanche qu’elle n’irait pas à l’encontre de son administration dans le dossier de Navid Shariffi, un Afghan de 21 ans, que la Belgique s’apprête à expulser. « Je ne suis pas une impératrice romaine » qui pourrait juger selon son bon vouloir, a-t-elle expliqué sur le plateau de « De Zevende Dag ».

Depuis une semaine, les médias et le monde politique flamands se passionnent pour le cas de ce jeune plombier, habitant à Waregem et parfaitement intégré dans la vie locale. Ses demandes d’asile et de régularisation de son séjour en Belgique sont toutes demeurées vaines. Il devrait donc être rapatrié vers l’Afghanistan qu’il a quitté en 2008 alors qu’il était mineur.

A l’échelon local, des initiatives de soutien ont vu le jour, relayées depuis plusieurs jours au niveau national. Groen a exhorté Mme De Block à user du pouvoir discrétionnaire qui est le sien pour régulariser Navid Shariffi. Les Verts ont également lancé le débat sur le « kinderpardon »: la possibilité d’une régularisation d’étrangers arrivés en Belgique alors qu’ils étaient mineurs, qui séjournent dans le royaume depuis plus de 5 ans et dont la demande d’asile court depuis une longue période.

La N-VA s’est déclarée partisane d’un tel débat. « Comment pouvez-vous expliquer que des jeunes parfaitement intégrés, qui paient des impôts doivent quitter sur le champ le pays alors que des criminels illégaux ne sont pas éloignés », a demandé le député Theo Francken.

Le sp.a a appelé lui aussi Mme De Block à refuser l’expulsion du jeune Afghan. Le président Bruno Tobback n’est pas chaud en revanche à l’idée d’un « kinderpardon », donnant l’impression que des fautes ont été commises, et soutient plutôt la tenue d’un débat au parlement sur les critères de régularisation.

Mme De Block n’est pas non plus favorable au « kinderpardon » tel que l’entend Groen. « C’est ouvrir à nouveau toutes les portes et fenêtres. Les trafiquants d’êtres humains, qui se font payer pour amener des gens ici, vont se frotter les mains », a-t-elle prédit.