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Je ne suis pas Charlie et je t’emmerde

Publié: 11 janvier 2015 par Page de suie dans Articles
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Les parisiens se sont réveillés ce mercredi, et à travers eux le monde entier, dans une odeur macabre de poudre. Quelques fanatiques religieux – ce ne sont pas les premiers, ce ne seront pas les derniers – ont ouvert le feu lors de la réunion hebdomadaire de la rédaction du journal Charlie Hebdo. Une douzaine de morts et des blessés, dont une majorité de journalistes et caricaturistes connus de tous et habitués des mass médias, ainsi que deux flics – qui à la différence des autres, recevaient salaire pour se faire tirer dessus. Hormis peut-être chez quelques vieux loups de guerre, la première réaction que ces événements suscitent est l’empathie face à la terreur de cet assaut. En effet, cet attentat qui est le plus meurtrier en France depuis celui, fasciste, du train Strasbourg-Paris le 18 juin 1961 lors de la guerre d’Algérie, ne peut que faire résonner l’effroi face à la détermination et la fuite en avant de ses perpétrateurs. L’effroi, également, face à l’infamie religieuse qui détourne plus que jamais une bonne partie de l’humanité d’une véritable réflexion sur le monde qui l’entoure. A cela, pour nous anarchistes et révolutionnaires, vient s’ajouter l’effroi de la sempiternelle union nationale. Cette union nationale que l’on nous ressort à chaque fois que les États ont besoin de chair à canon prolétarienne. Car ce sont toujours les mêmes à qui l’on demande de se sacrifier sur les sentiers de la gloire pour des intérêts qui ne sont pas les leurs, comme la nation, la « paix » ou la république, pendant que les décisionnaires se grattent le dos sous les dorures de leurs palais.

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On nous avait déjà fait le coup il y a cent ans, en 1914, nous exhortant à l’unité face aux « boches », ou il y a quelques années avec «l’affaire Merah», et c’est pareil aujourd’hui. Patrons et travailleurs, prisonniers et matons, flics et « délinquants », riches et pauvres, tous unis, main dans la main pour observer le deuil national. Aujourd’hui, il n’y a plus de classes, plus de barrières entre les gens, ni de barricades, pourtant des centaines de milliers de personnes défilent dans les rues de toute la France (et même ailleurs). Mais au fait, qui cela arrange-t-il ? Certainement pas les indésirables qui peuplent les rues de Paris et du monde. Soudain, le terrorisme d’État, le terrorisme républicain et démocratique, les terroristes du fric, versent leurs larmes de crocodiles et se font passer pour les gentils, les djihadistes leur servent l’opportunité sur un plateau qui prend les proportions de l’univers, à tel point qu’il ne nous manque plus aujourd’hui que le maréchal pour prendre la tête de l’organigramme. Mais aujourd’hui il ne s’agit pas de récupérer l’Alsace-Lorraine, il s’agit de « défendre les valeurs de laïcité et la liberté d’expression ». Que de la merde, en somme, pour nous qui voulons détruire toutes les religions, et qui refusons toute liberté d’expression à tout ce qui porte une cravate, une soutane ou n’importe quel autre uniforme ou titre de noblesse.

Chacun y va de son petit commentaire lacrymal, chaque parti, chaque organisation, de tous les bords imaginables et possibles, libertaires inclus [1], nous recrache le discours prémâché des « barbares » à l’assaut du « vivre-ensemble ».

Mais c’est quoi au juste un barbare ?

Arrêtons-nous un instant sur ce terme. Du grec bárbaros (« étranger »), le mot était utilisé par les Grecs anciens pour désigner les populations n’appartenant pas à leur civilisation, définie par la langue et la religion hellénique. Le barbare est donc l’autre, celui qui ne partage pas la même soupe, ou bien celui qui ne la mange pas à la même table. Montaigne disait : « Nous appelons barbarie ce qui n’est pas de notre usage ». Comme nous l’avions déjà dit ailleurs, nous ne connaissons pas de barbares, nous ne connaissons que des individus survivant au sein de cette civilisation morbide. Nous ne connaissons pas d’en-dehors, nous connaissons des exclus, oui, mais ils ne pourraient pas être plus dedans qu’ils ne le sont déjà.

Les « barbares » du jour sont bien loin d’être en-dehors de la civilisation, bien qu’il soit probablement rassurant de le penser pour ses défenseurs. Tout comme le fameux « gang des barbares » en son temps, ils sont bien de purs produits de la civilisation. Ils en connaissent les codes, en utilisent les outils, et ne sont pas bien loin de ceux qui les fustigent en toute hypocrisie. Car cela ne fait que peu de différence, au fond, si les assassins portent un uniforme vert ou noir, s’ils crient « vive la démocratie » ou « Allahu akbar », s’ils portent un drapeau tricolore ou djihadiste, s’ils sont sanctionnés par l’opinion publique ou non, si leurs boucheries sont légales ou illégales, s’ils nous massacrent pour nous apporter leurs Lumières ou leur obscurité. En commettant leurs macabres exactions ils se mettent tous au même niveau, à partir du moment où ils refusent à l’individu de se réaliser comme il l’entend.

Le terrorisme n’est pas une pratique barbare, c’est une pratique hautement civilisée, la démocratie n’est elle pas née de la Terreur ? C’est pour cette raison qu’il faut combattre la terreur au même titre que la civilisation qui la produit et en a besoin, des « septembriseurs » de 1792 aux peines de prison exterminatrices et à Daesh aujourd’hui. Qui sont ils, ces porcs en cravate qui envoient leurs armées à l’assaut des populations de Centrafrique, d’Afghanistan et d’ailleurs, et qui aujourd’hui nous donnent des leçons de pacifisme lorsque douze personnes sont assassinées à Paris ? Ils sont exactement tous ceux qui défilent actuellement à la TV pour verser quelques larmes à peu de frais pour gagner ou ne pas perdre un ou deux misérables points de plus dans leurs tout aussi misérables sondages d’opinion.

Aujourd’hui, nous ne sommes pas plus Charlie qu’hier, et la mort ne transforme pas nos adversaires ou nos ennemis d’hier en amis d’aujourd’hui, nous laissons ce rapport au monde aux hyènes et aux vautours. Nous n’avons pas pour habitude de pleurer sur les tombes de journalistes (mêmes vaguement alternatifs ou libertaires) et de flics, car cela fait bien longtemps que nous avons identifié les médias et la police comme les deux armes essentielles de ce terrorisme civilisateur, par la fabrication du consentement, d’une part, par la répression et l’enfermement, de l’autre. Voila pourquoi nous refusons de pleurer des loups avec d’autres loups, ou même avec des moutons.

Ces prédateurs qui nous exhortent aujourd’hui à pleurer en cœur avec eux, à déclarer « Je suis Charlie », ces mêmes prédateurs en costards qui sont responsables de l’essor de groupes et de mouvances horrifiantes comme Al-Qaeda ou Daesh, anciens alliés des démocraties occidentales contre les périls précédents avant de prendre une place de choix sur le podium des périls géostratégiques d’aujourd’hui. Ces mêmes salauds qui chaque jour, dans leurs tribunaux, leurs commissariats, leurs taules, assassinent, enferment, mutilent et séquestrent celles et ceux qui ne suivent pas le chemin tout tracé qu’ils nous imposent à coups de trique et d’éducation. Ces mêmes êtres civilisés qui font crever chaque jour à leurs frontières celles et ceux qui tentent de fuir la misère et les guerres qu’eux-mêmes provoquent, ou leurs ennemis du jour, salafistes et consorts.

Ces salauds-là, nous n’avons aucune envie de les voir continuer à nous civiliser ou nous supprimer, et encore moins à se serrer les coudes avec eux. Car c’est contre eux que nous voulons nous serrer les coudes, contre eux et contre tous ceux qui sous divers prétextes, religieux, politiques, communautaristes, interclassistes, civilisateurs et nationalistes, ne nous envisagent que comme des pions à placer, à sacrifier, sur un échiquier immonde et absurde. Il est bon, aujourd’hui comme hier et demain, de rappeler ces quelques mots de Rudolf Rocker, lorsqu’il affirmait que « les États nationaux ne sont que des organisations d’églises politiques ; que la prétendue conscience nationale n’est pas née en l’homme mais enseignée à lui. C’est un concept religieux ; on est allemand, français, italien, exactement comme on est catholique, protestant ou juif ».

Cependant, il ne s’agit pas d’amoindrir le danger que représentent ces fous d’Allah, ces amoureux de l’auto-soumission et du masochisme moral. Et si nous sommes aujourd’hui complètement dépassés par leurs capacités à recruter un peu partout pour aller se faire sauter à droite à gauche, il faudra se poser des questions à ce sujet pour sortir de l’incompréhension. Tout en ne cédant pas aux sirènes de ceux qui ne souhaitent que nous diviser encore un peu plus en élargissant à partir d’une infime partie des musulmans, la stigmatisation de toute une population pour arriver au prétendu « choc des civilisations » qui les fait tant rêver, en fait la guerre civile, dont ils ne se rendent probablement pas compte des conséquences qu’elle pourrait avoir pour nous tous.

Et que dire de cet homme de ménage criblé de balles, froidement exécuté, qui n’avait rien demandé ? Qui s’en soucie ? Il n’avait probablement pas de compte twitter, il n’avait probablement pas ses entrées dans le spectacle moderne, il n’avait pas de nom, pas de visage, pas de copain pour le chialer à la TV. Il n’était pas Charlie. Il n’est qu’un dommage collatéral de quelques fous de dieu à la gâchette illuminée, comme tant d’autres en ce moment, comme les millions de victimes collatérales des États à travers le monde. Il s’appelait Frédéric Boisseau et il était père de deux enfants de 10 et 12 ans.

Une chose est sûre, il n’y a rien à choisir entre peste et choléra, entre un quelconque dieu avec ses prophètes égorgeurs, crucifiés ou massacreurs et un quelconque État de merde avec ses flics et ses militaires assassins. Nous refuserons encore et toujours la sommation de choisir entre plusieurs formes d’esclavage et de soumission. Le choix que nous voulons faire ne pourra venir que de nous même, et c’est celui de la liberté.

Dans cette époque désespérante, face à la pseudo « unité nationale », face à la guerre civile, aux djihads des fanatiques et aux « guerres propres » des États, il nous faut remettre la guerre sociale sur le devant de la scène, jusqu’à ce que la scène brûle.

Des anarchistes,
le 7 janvier 2015.

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Texte disponible en [deutsch]  –  [italiano]
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Notes

[1Petit jeu, cette déclaration est-elle extraite du communiqué du Groupe J.B Botul de la Fédération Anarchiste ou bien du discours de François Hollande ? : « Nos camarades de Charlie Hebdo viennent de payer un lourd tribut à la liberté d’expression. Plusieurs policiers font également partie des victimes. Nous rendons hommage à tous et à toutes ces victimes. […] les anarchistes respectent la liberté de croyance dès lors qu’elle s’exerce dans le cadre d’une république laïque. » (sic)

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Également :

Terreur et union nationale  &  Terrorisme d’État : qui saura résister à « l’impératif d’unité nationale » ?

« Charlie Hebdo », pas raciste ? Si vous le dites…

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Non, rien n’a changé! On peut même dire que les pratiques violentes, illégales et fascisantes de la police Bruxelloise vont crescendo depuis. Que sur Bruxelles, la « tactique VandersmiSSen » est applaudie et soutenue par les bourgmestres et ministres en places… Tolérance zéro! Les procès des inculpés du 26 septembre 2010, suite à de prétendues agressions sur un crétin de flic à cheval, devant le centre fermé 127bis de Steenokkerzeel, ne furent que mascarade et déni de justice.

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Rappel de la répression et des arrestations des activistes du camp Noborder
du 26 septembre au 1er octobre 2010

– Dimanche 26 septembre 2010 manifestation devant le centre fermé 127bis de Steenokkerzeel

Ce jour là, à l’occasion du rassemblement annuel en mémoire de Semira Adamu, devant le centre 127bis la répression inattendue commence. Vers 14h 15 à proximité de la gare de Nossegem : un déploiement policier important bloquant tout accès au pont. Des cordons de policiers et camionnettes stationnées de manière à empêcher tout passage vers le centre fermé 127 bis à Steenokkerzeel.

Dès la gare de Bruxelles, les policiers avaient envahi les wagons du train en direction de Leuven et priaient les « autres » voyageurs de se déplacer dans d’autres wagons afin de regrouper les voyageurs qui avaient l’air de se rendre à Steenokkerzeel et vérifiaient leurs papiers. C’est là que l’intimidation commence, car dès la sortie du train les vérifications – parfois musclées – d’identité se prolongent pendant plus d’une heure. Les personnes sont obligées – parfois manu militari – de se laisser filmer à 40 cm du visage avant d’être autorisés à rejoindre les autres. A l’approche des manifestants du centre fermé, on observe à l’arrière la police montée, ainsi que des policiers se promenant avec des chiens entre les deux rangées de grillages. Tout ce déploiement est fort impressionnant et intimidant.

A un moment du rassemblement, certains manifestants frappent sur la grille d’entrée ce qui déclenche chez les policiers, des mouvements inquiétants puisque les chevaux sont appelés et arrivent menaçants en écrasant les manifestants les uns sur les autres. Lorsque les manifestants dont certainEs sont à ce stade très effrayés, tentent de retourner vers la gare, d’autres policiers casqués et boucliers en main empêchent tout avancement que ce soit vers la gauche ou la droite. Les manifestants se retrouvent donc encerclés ne pouvant se diriger dans aucune direction.

Très lentement, avec de régulières pressions que les policiers exercent à l’arrière avec les chevaux de manière provocante et, suivis d’autopompes, le cortège des manifestants « hermétiquement » entouré de policiers avec leurs boucliers se met enfin en marche, marche lente et saccadée par les nombreux arrêts imposés par les forces de l’ordre.

A la gare le passage est à nouveau bloqué les policiers refusant de laisser partir les manifestants s’ils ne (re)montrent pas leur carte d’identité. Quelques manifestants qui avaient été arrêtés préalablement sont relâchés.

– Mercredi 29 septembre : Bruxelles jour de la manifestation européenne des syndicats contre les plans d’austérité

Dès 9h30, 10h du matin Bruxelles et en particulier les environs de Tour&Taxis – où le camp NoBorder était implanté – , les métros Simonis, Yzer, les grands boulevards, place Ste Clayette, boulevard Lemonnier, sont envahis par des forces de l’ordre en civil et/ou en uniformes, des chiens, des chevaux, et des combis.

Une multitude d’arrestations « préventives » sont effectuées de manière systématique de personnes se déplaçant à pied ou en métro selon un processus identique ; deux, trois personnes se voient interpellées brutalement et sans aucune explication ni raison, de toute évidence sur base de leur aspect extérieur, plutôt jeune, style vestimentaire décontracté, sac à dos, style de coiffure… par des policiers en civil ou en uniforme. Fouille superficielle, fouille des sacs, vérification des documents d’identité, menottage colson  derrière le dos, assis à même le sol le temps qu’arrive un véhicule de police pour les embarquer toutes sirènes hurlantes. Les personnes sont traitées brutalement, fourrées dans les véhicules et emmenées au commissariat où elles passent 8 à 11 heures.

Les très nombreux témoignages envoyés au Legal Team du camp NoBorder ou à la Ligue des droits de l’Homme, font état de comportements raillant, brutaux et généralement très violents en gestes et en paroles.

Fréquemment arrêtés alors qu’ils s’apprêtent à prendre un bus ou se trouvent simplement assis à 3, 4 sur un banc, des individus se voient ainsi empêchés d’exercer une quelconque activité pendant l’entièreté de la journée puisque privés de liberté.

De cette manière plus de 140 personnes sont victimes de ce que les forces de l’ordre ont qualifié « d’actions ciblées », « d’arrestations préventives ».

A partir de 13h un rassemblement était prévu par « les précaires solidaires » groupe auquel devaient se rallier certains participants du camp No Border. La participation de ce groupe à la manifestation syndicale avait été négociée en détail et entièrement acceptée par les organisateurs (CSC et FGTB).

Dès l’arrivée sur le lieu de rassemblement place Bara cependant, les membres du groupe « précaires » se voient interdire l’accès de leur véhicule sono et leurs banderoles. Ainsi, dès avant le départ, intimidé par un impressionnant déploiement des forces de l’ordre ce groupe de manifestants se voit ensuite subitement encerclé ce qui les isole du reste du cortège. Le comportent des forces de l’ordre est d’emblée très agressif.

Après des palabres, le groupe peut enfin rejoindre le cortège, visiblement il est « souhaité » qu’il reste à distance. Pourtant après quelques dizaines de minutes à la Porte de Hal, la police encercle ledit groupe avec une brutalité inouïe. Il est perceptible que la détermination est antérieure pour empêcher le groupe d’aller plus avant avec le reste de la manifestation. C’est avec une violence extrême et gratuite que les policiers se ruent sur les manifestants (voir les témoignages nombreux, photos et vidéos), ils frappent, à la tête, sur les bras se comportent comme des hordes de déchaînés dans des combats de rue. Un homme au crâne fracassé titube, une femme lui venant en aide en tentant de le retenir par le bras se voit asséner un violent coup de matraque sur l’avant bras. Il faut au moins 20 minutes avant que des secours n’arrivent pour le conduire en ambulance à l’hôpital de même que 4 autres manifestants. Même les secouristes sont empêchés de venir en aide. La police procède à l’arrestation des manifestants encerclés. Cette manœuvre est suivie d’un second encerclement et de placages au sol. Des policiers en civil arrivent de tous les côtés, capuchés, parfois masqués, sortent leurs matraques télescopiques et frappent lourdement même des gens déjà au sol. Toute tentative d’entraide ou de gestes de solidarité de la part d’autres manifestants sont violemment repoussés, voire frappés aux bras, et du gaz au poivre leur est pulvérisé à bout portant dans le visage sans aucune précaution. Certains manifestants suffoquent, les yeux rougis. C’est un réel déferlement de violence.

Environ 90 personnes menottées les mains derrière le dos, sont obligées de s’asseoir en file sur le trottoir, pendant près de deux heures. Certains policiers exercent des mesures de contention supplémentaires en maintenant une pression dans le dos avec le genou. On assiste à des propos provocateurs et intimidations, notamment à l’aide de leurs bonbonnes de gaz de la part de policiers qui à cette fin, se masquent préalablement le visage. Des camionnettes de police font partiellement écran à ces agissements et un cordon de policiers empêche toute personne – même habitant du quartier – de passer. Questionnés les policiers répondent qu’il s’agit de « casseurs ». A un riverain de couleur qui dit aux policiers que c’est eux qui font peur avec leur accoutrement, l’un d’entre eux répond « t’as déjà vu ta gueule ? C’est toi qui fait peur ! »- « Mais c’est raciste ce que vous dites » réponse du policier « mben oui. »
A partir de 16h30 les départs échelonnés se font avec des combis policiers, les personnes arrêtées sont traitées non seulement sans ménagement, mais sans aucun respect.

Les arrêtés sont conduits dans les casernes d’Etterbeek et rejoignent les autres en arrestations « préventives » de la journée. Ils y sont traités de manière très humiliante et dégradante. Tous identifiés, fichés et fouillés. Il leur est demandé de signer des documents par lesquels ils déclarent avoir porté atteinte à l’ordre public !

– Mercredi 29 septembre Parc Léopold

Vers 11 heures un groupe qui souhaite faire connaître son opposition à l’agence Frontex dont certains représentants devaient se réunir à la Bibliothèque Solvay dans le Parc Léopold, se réunit afin de bloquer l’accès aux participants de la réunion. Les policiers nombreux dans le parc arrêtent tout passant qui leur semble suspect. Certains sont mis à l’écart de la vue dans des bosquets où ils sont maltraités. La violence est très grande. Les colsons sont serrés à l’extrême, les mains deviennent mauves, les personnes sont assises à même le sol et maintenues par des pressions de policiers sur le dos. Six policiers s’acharnent sur une seule personne. Les personnes arrêtées sont traînées par terre et jetées dans la camionnette de police. Pas de ceintures de sécurité mises aux personnes, pourtant menottées, conduite dangereuse intentionnelle avec coups de frein qui font se cogner les personnes aux sièges avants (ça fait se marrer les flics). A la caserne, fouille et identité prise. Les policiers disent être à la recherche de « matériel de manifestant ». Arrestation vers 12 heures d’une quarantaine de personnes, libérées vers 21 heures après que tout le monde soit photographié ; 11 gaufres sont apportées pour 22 prisonniers, un verre d’eau à 16h et à 19 h.

Autres arrestations à Schumann – un groupe assis se fait arrêter et enfermer sur le même schéma que déjà relaté.

– Jeudi 30 septembre 2010

Des arrestations se font sur les trottoirs du centre de la ville. Les personnes sont traitées avec une violence extrême par les policiers qui les interpellent, en plaquant au sol, en tordant les bras et même en exerçant des strangulations, et les menottent. Sans qu’aucune raison ni objet de l’arrestation ne leur soit communiqués, elles sont ensuite maintenues pendant 11 heures à l’Amigo (commissariat central de Bruxelles). Fouille à corps, obligation pour les personnes de sexe féminin de se dévêtir même au regard de policiers mâles. Une jeune femme refusant d’enlever son pantalon se voit pliée en avant sur une table et baisser son pantalon par un policier mâle, une autre doit se déshabiller toute entière. Humiliations et menaces, « j’ai envie de te couper les cheveux et les ajouter à mes trophées » se permet un policier ayant préalablement sorti son couteau. A la vue de passeports allemands, un policier se met à chanter l’hymne nazi  « Deutschland über alles ». Sacs, vestes et bijoux sont confisqués et certains objets jamais restitués. Remarques sexistes et moqueries font rire les policiers tout au long des 11 heures d’arrestation au terme de laquelle le rhabillement doit se faire dans le couloir…

– Vendredi 1 octobre : arrestations gare du Midi

Un appel à manifestation avait été lancé suivi d’une interdiction communale de rassemblement de plus de 5 personnes. Dès 17 heures le quartier de la gare du Midi est envahi de policiers, combis et autopompes. Des personnes isolées ou se déplaçant à deux, trois sont systématiquement interpellées sur base de leur apparence extérieure (âge, vêtements décontractés, style de coiffure). Des passants voulant exercer une certaine vigilance sur les arrestations en cours sont aussi arrêtés. Des mineurs, identifiés comme tels avant leurs arrestations, sont détenus jusqu’à une heure du matin en compagnie d’adultes. Les parents de ces mineurs ne reçoivent aucune information les concernant pendant leur détention.

Aux personnes qui s’enquièrent de ce déploiement policier et aux cafetiers du coin il est dit qu’il s’agit de : « deux gangs qui préparent des bagarres et que les policiers sont là pour les en empêcher. »

Le soir dans le quartier:

Arrestations aux alentours de la Porte de Hal vers 19h30. Route barrée à des personnes marchant dans la rue à deux. Les policiers les regroupent afin qu’il y en ait plus de cinq. Certains se font piéger par des tactiques policières qui consistent à dire à deux personnes « attention il y a la police au coin », si celles-ci répondent « ah merci », c’est bon, les policiers en civil les arrêtent. Les personnes arrêtées sont emmenées aux casernes d’Etterbeek où elles rejoignent d’autres déjà présentes.

Menaces, intimidations, moqueries, incitations à la bagarre, sexisme, violences sont commis par les policiers, ni boire ni manger ni même accès aux toilettes pour certains ! Est présent durant toute cette semaine, de manière active et proactive le Commissaire divisionnaire de police de la zone Bruxelles Ixelles, Pierre VandersmiSSen. Vous savez, celui qui se vante en public d’avoir le grade d’Obersturmbannführer – , comme un certain Léon Degrelle…

– Samedi 2 octobre 2010 Manifestation No Border dans les rues de Bruxelles

La veille, la police a rendu visite aux commerces, banques, restaurants et « avertissent » que le lendemain une manifestation « dangereuse » aura lieu. Qu’il y aura des « black blocs » qui vont tout casser, qu’il vaudrait mieux qu’ils ferments leurs établissements.

Il s’agit de la grande manifestation autorisée dans les rues de Bruxelles. C’est la seule manifestation organisée par le camp NoBorder. Bien que la présence policière avait été prévue « discrète » il y a un nombre énorme de policiers en civil, en plus des policiers présents pour la circulation. La surveillance, les photographies et les prises d’images sont constantes et importantes, exécutées par des policiers en civil principalement.

Petite anecdote qui témoigne de l’état d’esprit des policiers : un enfant muni d’un flyer se rend sur le trottoir pour en distribuer aux observateurs du cortège. Voyant cela, un manifestant va vers lui à un moment donné et lui dit « tu vois, ce monsieur, c’est un policier » et le policier de répondre devant l’enfant « et toi, t’es une sous-merde » !

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AGISSEMENTS RÉCURRENTS durant la semaine Noborder

Concernant la mise en détention des personnes arrêtées, les très nombreux témoignages directs et écrits (plus de 80) permettent d’affirmer les faits suivants :

– Chaque arrestation se fait de manière brutale et violente
– Aucun motif n’est donné aux personnes concernant l’arrestation et la mise en détention
– Serrage excessif systématique des colsons (certains ont gardé des doigts insensibles plusieurs semaines)
– Intimidation par les policiers qui circulaient aux abords des cellules à l’aide de chiens
– Intimidations d’ordre sexuelles (verbales, gestuelles et physiques) par les policiers à l’encontre d’hommes et de femmes
– Accès aux toilettes refusé, parfois accordé après plus de 4h30 de détention pour certains, d’autres ont dû se soulager dans la cellule (avec parfois plus de 20 détenus)
– Refus de nourriture et/ou d’eau
– A leur sortie, les détenus sont sommés de signer un document indiquant qu’ils ont troublé l’ordre public.
– Des photos – illégales pour une arrestation administrative – sont prises de chaque personne (souvent de force)
– Violences policières dans les bus qui les transportaient, et à la caserne (généralement devant le refus d’obtempérer aux ordres sans avoir obtenu d’informations sur ce qui concerne les arrestations ou l’usage de la force)
– Mise en isolement, sans couverture ni nourriture pour des personnes « repérées »
– Irrespect, humiliations répétées et paroles fascisantes « Hitler ist mein Führer » , « je n’aime pas les chômeurs » , « Raus! Schnell! » , « t’es habillé comme un clodo » , « on va faire du sexe avec toi (en montrant la matraque) ».

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Bref des agissements de crapules d’extrême droite qui ne s’en cachent même pas. On se souviendra simplement des tribulations du Dr. Marianne Maeckelbergh,  prof et chercheur à l’université de Leiden aux Pays-bas, dont le seul tort fut d’être à une terrasse au mauvais moment. Ce cas illustre bien les événements de cette semaine noire…


Arrested & Tortured in Belgium for Photographing Arrests, 500 Others Arrested, Many Tortured

Dr. Marianne Maeckelbergh is a professor and researcher at the University of Leiden in Holland. Last Friday, during the No Border Camp, « a convergence of struggles aiming to end the system of borders that divide us All,”  Marianne Maeckelbergh was arrested for… taking pictures while police were making arrests in Brussels, Belgium. 

Having just entered Belgium two and a half hours earlier, she was on the terrace of a café with friends when she witnessed violent arrests on the street. She went to take pictures and was herself arrested by the police chief himself (VandersmiSSen…). She was taken into police custody where she was violently dragged by her hair, chained to a radiator, hit, kicked, spat upon, called a whore, and threatened with sexual assault by the police. She also witnessed the torture of another prisoner also chained to a radiator.

This took place not in a dark corner of the police station but out in the open, directly witnessed by police station authorities who gave the impression that this was standard practice. Police removed her ID card, USB stick, the camera with the photos on it, and 25 euros in cash from her property, and have refused to return them.

Roughly 500 people were arrested, many preemptively, including people involved in the No Border Camp and other protest activities including an alleged attack on a police station. As of Wednesday 6 October, 2010 at least four people are still incarcerated. (voir plainte du WCAA au gouvernement)

Pourquoi avoir ressorti cet exemple précis? Parce qu’il est révélateur de ce qui se pratique au quotidien dans les locaux de la police bruxelloise, où on peut afficher ouvertement et pratiquer fièrement ses accointances avec l’extrême droite, son sexisme, son homophobie ou son racisme. Et ce, au vu et au su de sa hiérarchie! A la lecture de ce récit, venant d’une personne nantie, plus qu’insérée dans le système, censée être respectée par les flics, on a moins de mal à accorder du crédit aux autres récits, ceux du… « commun »..!

Laissez ces chiens sans laisse et ils auront tôt fait de ressortir les baignoires et la gégène! Notre ministre de l’intérieur n’a-t-elle pas déclaré que… « Le Maroc aurait beaucoup de choses à nous apprendre’’ (sic)

Vidéos:

Que fait la police? – Violences policières au No Border 2010 Bxl

Best of VandersmiSSen – Devoir d’enquête

 

Source : Indymedia Bruxsel
Mercredi 24 septembre au Caracole-Neur, lieu occupé à Namur.

Après l’épisode des fachos de Nation qui boutent le feu à leur porte, il y de ça quelques mois, la joyeuse bande de loustics qui squatte le Caracole a encore eu un réveil en fanfare des plus ubuesque mercredi dernier. Voici reproduit leur résumé de la journée de festivité offerte par ORES et les cowboys des « Delta » (parait qu’y ont changé de nom ces crétins aux FN303)

Ce matin, deux travailleurs d’ORES sont venus toquer à la porte du Caracole. Ils voulaient « voir » le compteur. Les occupants n’ont pas voulu leur ouvrir la porte. Suite à cela ils nous ont menacés de venir couper l’électricité, mais ils ont été vite refroidis par un déluge d’eau.

Ils ont ensuite appelé les pompiers qui eux même ont appelé la police.

Et là arrivèrent 1 combi, puis 2, puis 3, puis le Groupe.Intervention.Spéciale (aussi appelé Delta à Namur)…

Ces sales flics ont ensuite bloqué la circulation de la chaussée de Louvain (Un des plus gros axes de Namur, permettant notamment de rejoindre l’autoroute vers Bruxelles ), tenté de repousser les nombreux badauds sans succès, puis ont lancé l’assaut. Ils ont également arrêté des gens venus en soutien.

5 bolosses armés de flash ball (2 FN303) et d’un bélier ont alors commencé à défoncer la porte. Ils en sont venus rapidement à bout puis ont sorti et arrêté d’abord les occupants qui étaient restés dans la maison puis les 2 qui étaient monté sur le toit.

Les occupants et leurs soutiens sont resté en garde-à-vue pendant quelques heures et sont convoqué au commissariat de Namur en octobre.

Maintenant le Caracole est de nouveau occupé !

Caracole neur  dans le cul

Une jubilation qui fait plaisir à voir! Ce qui reste de la défunte porte d’entrée…

– Contrairement a ce qu’une certaine presse poubelle prétend, il ne s’agissait pas de « conduite dangereuse » mais uniquement de venir leur couper l’électricité..! Et l’expulsion s’est faite AVEC violence, mais c’est uniquement des pandores qu’elle émanait!!!

Mensonges ! La seule vraie conduite dangereuse dont parle les journaux c’est notre refus de vivre dans un monde où le droit de propriété contraint des gens à la rue et permet à d’autres de se balader armée pour faire respecter la loi des propriétaires.
Une vingtaine de flics, le Groupe d’Intervention Spéciale, la chaussée bloquée, les pompiers, une ambulance.. puis des heures de garde à vue avec prises d’empreintes (sous faux prétexte que c’est du judiciaire)… Tout ça pour nous couper l’électricité. Merci la criminalisation, merci l’état policier.

Qu’est ce que ça va être à l’expulsion ?

– On ne publiera pas ces articles puant de parti-pris et d’incompétence journalistique. Par contre en voici trois qui n’ont pas l’air mal du tout.

Le premier est presque bon… Expulsés de leur squat pour raisons de sécurité

Et cinq jours plus tard elle s’est renseignée à la source… Mode de vie « révolutionnaire »

De mieux en mieux… Rencontre avec les squatteurs de Namur: «Sortir du spectacle et commencer à agir» 

La journaliste s’appelle Aurélie Moreau… chapeau Aurélie, ça nous change des vendus habituels!  🙂

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Voici les photos de l’intervention…  « non-violente et justifiée »!

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Vidéo amateur de l’assaut…

Hé ben, dis donc… j’ose à peine imaginer ce qu’ils considèrent comme une intervention violente!

En tout cas, on leur souhaite encore de nombreux matins paisibles au Caracole…
et une porte blindée pour la prochaine fois 🙂

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Et pour rester positif, voici leur potager et le magasin gratuit

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http://caracole.noblogs.org/

C’est un contact de la FAF qui m’a donné l’idée de rajouter cette rubrique. Ça fait longtemps que je le voyais publier chaque jour un ou deux passages d’auteurs libertaires ou anti-autoritaires, et j’y découvrais souvent des choses intéressantes et inédites… Je me suis dit qu’il faudrait partager avec un max de camarades. Consultez-le régulièrement, il sera mis à jour au fil des lectures et « trouvailles » sur le net.

Mon drapeau noir sur le palais de justice

« Ceux qui veulent défendre la liberté tout en condamnant l’action directe sont comme ceux qui veulent avoir de bonnes récoltes sans labourer. Ils veulent la pluie sans les orages ni les éclairs. Ils veulent l’océan sans le rugissement de ses eaux. Le pouvoir ne concède rien sans y être acculé. Il ne l’a jamais fait et ne le fera jamais. »  Frédérick Douglas

« En nous déclarant anarchistes, nous proclamons d’avance que nous renonçons à traiter les autres comme nous ne voudrions pas être traités par eux ; que nous ne tolérons plus l’inégalité qui permettrait à quelques-uns d’entre nous d’exercer leur force, ou leur ruse ou leur habileté, d’une façon qui nous déplairait à nous-mêmes. Mais l’égalité en tout, synonyme d’équité, c’est l’anarchie même. »  Piotr Kropotkine – La morale anarchiste – Page 44

« Ne confiez pas vos destinées à ceux qui ne sont pas des vôtres. Ne vous imposez pas de nouveaux maîtres ; ils finiront par vous dominer et vous trahir. Je suis persuadé qu’en ce qui concerne vos luttes et votre émancipation, personne, en dehors de vous-mêmes, ne pourra jamais aboutir à un vrai résultat. Pour vous, au-dessus de vous, à la place de vous-mêmes, personne ne fera jamais rien. »  Extrait d un discours de Voline

« Les riches ont intérêt à ce que triomphe le principe de la propriété individuelle ; les pauvres ont intérêt à ce que triomphe le principe de la propriété collective. On ne peut imaginer la fusion de ces deux intérêts ; une alliance entre eux serait pareille à une alliance entre le loup et l’agneau. Le triomphe d’un de ces intérêts signifie la mort de l’autre. »  Ricardo Flores Magon

« Les bourgeois, qui vous donnent par dérision tous les droits politiques, toutes les apparences de la liberté, pour en conserver la réalité exclusivement pour eux-mêmes. »  Michel Bakounine

« Que tout soit à tous, en réalité comme en principe, et qu’enfin dans l’histoire il se produise une révolution qui songe aux besoins du peuple avant de lui faire la leçon sur ses devoirs. »  kropotkine

« La justice, concept trop relatif qui a toujours servi de prétexte à toutes les oppressions et à toutes les injustices… »  Malatesta

« On opprime les hommes de deux façons : soit directement, par la force brutale, par la violence physique ; soit indirectement, en leur enlevant les moyens de subsistance et en les réduisant ainsi à discrétion. La première façon est à l’origine du pouvoir, c’est-à-dire du privilège politique ; et la seconde à l’origine de la propriété, c’est-à-dire du privilège économique. »  Malatesta

« Que chacun d’entre vous soit son propre chef pour que nul n’ait besoin de vous pousser à continuer la lutte. Ne nommez pas de dirigeants, prenez simplement possession de la terre et de tout ce qui existe, produisez sans maîtres ni autorité. Jamais aucun chef ne pourra voir d’un bon œil la volonté des pauvres d’instaurer un système social basé sur l’égalité économique, politique et sociale. Un tel système ne garantit pas aux chefs la vie facile, pleine d’honneur et de gloire, qu’ils souhaitent mener aux dépends des sacrifices des humbles. »  Ricardo Flores Magon

« Vous n’allez tout de même pas croire, camarades, que nous, les cochons, agissons par égoïsme, que nous nous attribuons des privilèges. […] Nous sommes, nous autres, des travailleurs intellectuels. La direction et l’organisation de cette ferme reposent entièrement sur nous. de jour et de nuit nous veillons à votre bien. Et c’est pour votre bien que nous buvons ce lait et mangeons ces pommes.  » […] « Tous les animaux sont égaux, mais il y a des animaux plus égaux que d’autres. »  GEORGES ORWELL, extrait de la ferme aux animaux

« Pour organiser la Révolution, il faut, avant tout, s’emparer de l’économie et l’organiser. Par ce moyen, le Pouvoir et l’État seront éliminés. S’emparer de l’économie, cela signifie: prendre possession ; prendre en mains la production, les échanges, les communications, etc. Cela signifie, avoir à sa disposition tous les moyens et instruments de travail et d’échanges »  Voline

« Ouvrons les yeux, frères de chaînes et d’exploitation ; ouvrons les yeux à la lumière de la raison. La patrie est à ceux qui la possèdent, et les pauvres ne possèdent rien. La patrie est la mère affectueuse du riche et la marâtre du pauvre. La patrie est le policier armé d’un bâton, qui nous jette à coups de pied au fond d’un cachot, ou nous met la corde au cou lorsque nous ne voulons pas obéir aux lois écrites par les riches au bénéfice d’eux-mêmes. La patrie ce n’est pas notre mère : c’est notre bourreau! »  R.Flores Magon

« Il n’y a que deux routes, la Liberté, ou la victoire des fascistes, qui veut dire la Tyrannie. Les combattants des deux côtés savent ce qui est en réserve pour le perdant. » DURRUTI

« N’abdiquez donc pas, ne remettez donc pas vos destinées à des hommes forcément incapables et à des traîtres futurs. Ne votez pas ! Au lieu de confier vos intérêts à d’autres, défendez-les vous-mêmes . Les occasions ne manquent pas aux hommes de bon vouloir. Rejeter sur les autres la responsabilité de sa conduite, c’est manquer de vaillance. »  Élisée Reclus.

« La société existante n’est que l’organisation du pillage et de l’exploitation — la liberté ne viendra qu’avec l’expropriation des pillards. »  Makhaiski

« Ne vous trompez pas, : le pouvoir n’est jamais une  » boule de sable  » qui, à force d’être roulée, se désagrège ; c’est toujours une  » boule de neige  » qui, roulée, ne fait qu’augmenter de volume. Une fois au pouvoir, vous ferez comme les autres. »  Voline

« Quiconque connaît un bout d’histoire et possède un cerveau tant soit peu ordonné, sait parfaitement d’avance qu’une propagande théorique de la Révolution se traduit nécessairement par des actes, bien avant que les théoriciens aient décidé que le moment d’agir est venu ; néanmoins, les sages théoriciens se fâchent contre les fous, les excommunient, les vouent à l’anathème. Mais les fous trouvent des sympathies, la masse du peuple applaudit en secret à leur audace et ils trouvent des imitateurs. A mesure que les premiers d’entre eux vont peupler les geôles et les bagnes, d’autres viennent continuer leur œuvre ; les actes de protestation illégale, de révolte et de vengeance se multiplient.
L’indifférence est désormais impossible. Ceux qui, au début, ne se demandaient même pas ce que veulent les «fous» sont forcés de s’en occuper, de discuter leurs idées, de prendre parti pour ou contre. Par les faits qui s’imposent à l’attention générale, l’idée nouvelle s’infiltre dans les cerveaux et conquiert des prosélytes. Tel acte fait en quelques jours plus de propagande que des milliers de brochures. » 
Kropotkine – L’esprit de révolte

« Les peuples qui cherchent un homme pour les libérer de leur misère et de la tyrannie méritent leur échec. Je ne crois pas en un homme qui nous offrirait la liberté, mais dans les hommes qui sauront la prendre à leur compte. «L’émancipation des opprimés doit être l’oeuvre des opprimés eux-mêmes». »  Ricardo Flores Magon

« Les fous ce sont ceux qui essayent de faire vivre le système de propriété privée, qui est celui qui produit l’inégalité sociale… Quiconque fait miroiter l’émancipation par la voie légale est un escroc, car la loi interdit d’arracher des mains des nantis la richesse qu’ils nous ont volée. Leur expropriation au bénéfice de tous est la condition essentielle à l’émancipation de l’humanité. »  Ricardo Flores Magon

« L’humanité s’est laissée assez longtemps, trop longtemps, gouverner, et que la source de ses malheurs ne réside pas dans telle ou telle autre forme de gouvernement mais dans le principe et dans le fait même du gouvernement, quel qu’il soit. »  Bakounine

« …ne pas s’occuper d’organiser un « pouvoir prolétarien », sous la baguette quelconque d’un parti, mais uniquement d’organiser la satisfaction des besoins de tous et de défendre la révolution contre toutes sortes de pouvoir d’Etat. […] Le pouvoir des socialistes ou communistes étatistes est tout aussi nocif que celui de la bourgeoisie. Il arrive même qu’il le soit encore davantage, lorsqu’il fait ses expériences avec le sang et la vie des hommes. »  Nestor Makhno

« Dès mon plus jeune âge, la première chose que j’ai perçue autour de moi, c’est la souffrance, non seulement celle de notre famille, mais aussi celle de mes voisins. Par intuition, j’étais déjà un rebelle. Je crois que mon destin s’est décidé alors. »  Buenaventura Durruti.

« Ceux qui se sont sagement limités à ce qui leur paraissait possible n’ont jamais avancé d’un seul pas. »  Bakounine

« Un gouvernement ! c’est tout ce que demandent les capitalistes du monde entier, parce qu’ils savent très bien que le gouvernement c’est la tyrannie ; parce qu’ils — les capitalistes —sont les vrais gouvernants ; car les gouvernants, qu’ils soient présidents ou rois, ne sont rien d’autre que les chiens de garde du Capital »  Ricardo F.Magon

« Cette révolution a été guidée selon certains principes très nets et très précis, qui impliquaient l’expropriation générale des détenteurs de la richesse sociale, la prise en main des structures organisationnelles de la production et de la distribution, l’administration directe des services publics, l’établissement de la justice économique par l’application du principe communiste anarchiste » Gaston Leval, dans « ESPAGNE LIBERTAIRE »

« La raison fondamentale des succès fascistes et de l’impuissance des forces émancipatrices est, à mon avis, l’idée néfaste de la dictature. L’idée de la dictature, de l’élite dirigeante, quelle qu’elle soit, crée rapidement des couches privilégiées. Elle soumet les masses à sa volonté. Elle les opprime, les exploite, et, au fond, devient fatalement fasciste. […] Or, tout au contraire: les masses arriveront à se débarrasser de toute exploitation seulement lorsqu’elles auront trouver le moyen de se débarrasser de toute tutelle, d’agir par elles-mêmes, de leur propre initiative, pour leurs propres intérêts, à l’aide et au sein de leurs propres et véritables organismes de classe : syndicats, coopératives, etc., fédérés entre eux. »  Voline

« L’existence de Dieu implique l’abdication de la raison et de la justice humaine, elle est la négation de l’humaine liberté et aboutit nécessairement à un esclavage non seulement théorique mais pratique. » […] « Considérez le chien apprivoisé, implorant une caresse, un regard de son maître : n’est-ce pas l’image de l’homme à genoux devant son Dieu? »  Bakounine

« L’oppression d’un peuple ou même d’un simple individu est l’oppression de tous et l’on ne peut violer la liberté d’un seul sans violer la liberté de chacun. »  Bakounine

« Mais il est cependant des timorés qui croient honnêtement à l’évolution des idées et qui néanmoins, par un sentiment de peur instinctive, veulent éviter toute révolution. Ils l’évoquent et la conjurent en même temps: ils critiquent la société présente et rêvent de la société future avec une vague espérance qu’elle apparaîtra soudain, par une sorte de miracle, sans que le craquement de la rupture se produise entre le monde passé et et le monde futur. Êtres incomplets, ils n’ont que le désir, sans avoir la pensée ; ils imaginent, mais ils ne savent point vouloir. Appartenant aux deux mondes à la fois, ils sont fatalement condamnés à les trahir l’un et l’autre… »  Elisée Reclus

« Les gouvernements sont les gardiens des intérêts des riches . Je suis un révolutionnaire et le resterai jusqu’à mon dernier soupir. Je veux être toujours aux côtés de mes frères, les pauvres et non du côté des riches ni des politiciens, qui sont les exploitants des pauvres. Si le peuple avait un jour la très mauvaise idée de me demander d’être son gouverneur, je lui dirai: «Je ne suis pas né pour être bourreau. Cherchez-en un autre !» «  Ricardo Flores Magon

« On y constate l’absence de toute liberté. On y constate des persécutions arbitraires et impitoyables. Ainsi, je conçois le fascisme d’une façon vaste. Pour moi, tout courant d’idée qui admet la dictature — franche ou estompée, «droite» ou «gauche» — est au fond, objectivement et essentiellement, fasciste. »  Voline

« Dans chaque œuf, il y a un germe : selon sa nature, il ne demande qu’à éclore ; mais il ne le fera que s’il est couvé convenablement. »  Francisco Ferrer

« Plus l’homme prend conscience, par la réflexion, de sa situation servile, plus il s’en indigne, plus l’esprit anarchiste de liberté, de volonté et d’action s’incruste en lui. Cela concerne chaque individu, homme ou femme, même s’ils n ont jamais entendu parler du mot « anarchisme ». »  Nestor Makhno

« Je suis un partisan convaincu de l’égalité économique et sociale, parce que je sais que en dehors de cette égalité la liberté, la justice, la dignité humaine, la moralité et le bien être des individus […] ne seront jamais qu’autant de mensonges. »  Bakounine

« Prolétaires du monde entier, descendez dans vos propres profondeurs, cherchez-y la vérité, créez-la vous-mêmes ! Vous ne la trouverez nulle part ailleurs. »  Voline

« Puisque de toute façon il faudra en venir à la révolution, ne te semble-t-il pas qu’il faut dès maintenant s’y préparer moralement et matériellement, au lieu de donner des illusions aux masses et de les affaiblir par l’espoir d’une émancipation sans luttes? »  Malatesta

« La nature de tout pouvoir d’Etat est partout identique : anéantir la liberté de l’individu, le transformer spirituellement en laquais, puis de s’en servir pour les besognes les plus sales. Il n’y a pas de pouvoir inoffensif. » « Frère opprimé, chasse en toi le pouvoir et ne permet pas qu’il s’instaure ni sur toi ni sur ton frère, proche ou lointain! »  Nestor Makhno

« Dans cette école, il ne faudra glorifier ni Dieu, ni patrie, ni rien. Notre enseignement n’accepte ni les dogmes, ni les usages… Nous ne répandons que des solutions qui ont été démontrées par des faits. des théories ratifiées par la raison, et les vérités confirmées par des preuves certaines. »  Francisco Ferrer

« Nous n’avons pas peur des ruines. Nous sommes capables de bâtir aussi. C’est nous qui avons construit les palais et les villes d’Espagne, d’Amérique et de partout. Nous, les travailleurs, nous pouvons bâtir des villes pour les remplacer. Et nous les construirons bien mieux ; aussi nous n’avons pas peur des ruines. Nous allons recevoir le monde en héritage. La bourgeoisie peut bien faire sauter et démolir son monde à elle avant de quitter la scène de l’Histoire. Nous portons un monde nouveau dans nos cœurs. » Durruti

« Dans un édifice reposant sur des fondements mauvais, il ne suffit pas de réparer le sommet pour tout améliorer, il faut s’attaquer à la base elle-même. […]
Une fois la société divisée en deux classes, l’exploitation de l’homme par l’homme devint une loi sociale, et toutes les institutions que l’on établit en vue de protéger l’ordre social aboutirent à consolider un état de choses qui, faux par sa base, n’était que le résultat d’une grande inégalité. »  Adhémar SCHWITZGUÉBEL

Acrata « Opération cendres » acte II

Publié: 29 septembre 2013 par Fernand Naudin dans Articles
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Bruxelles, Louvain, Gand, deuxième vague de perquisitions dans le cadre de « l’opération cendres »

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Acte I : 22 mai 2013, tôt le matin…

Opération « cendres », Perquisitions dans le milieu libertaire bruxellois dans le cadre d’une enquête en « anti-terrorisme ». Le 22 mai 2013 vers 6h du matin, des dizaines de flics de la section anti-terroriste de la police fédérale judiciaire investissent et perquisitionnent trois domiciles où habitent notamment des camarades anarchistes et anti-autoritaires ainsi que la bibliothèque anarchiste Acrata. Toutes les personnes présentes (11) sont arrêtées et emmenées aux bureaux de la police fédérale, avant d’être relâchées sans avoir eu à comparaître devant la juge d’instruction Isabelle Panou. L’acte d’accusation était : « appartenance à une organisation terroriste, association de malfaiteurs et incendie(s) volontaire(s) ». Aucune personne interpellée n’a collaboré avec la maison poulaga au cours des interrogatoires.

Acte II : 25 septembre 2013, même heure…

Opération « cendres », le retour , la juge Panou a remis le paquet en ordonnant cette fois-ci, la perquisition de cinq domiciles entre Bruxelles, Louvain et Gand. Vers 6h du mat, la section antiterroriste de la pourriture fédérale a saisi du matériel informatique – portables, disques durs, clés USB – , des carnets d’adresses, des brochures, des tracts, des affiches et des documents personnels. Dans trois des cinq domiciles, les personnes concernées par le mandat de perquisition et d’amener étaient absentes ; trois autres personnes ont été emmenées pour interrogatoire et relâchées au bout de quelques heures après avoir refusé de collaborer aux auditions.

Aucune répression n’arrêtera nos rébellions!!!

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non-fides.fr :
Belgique : Deuxième vague de perquisitions dans le cadre de « l’opération cendres »  
Quelques bribes de réflexion « A propos des perquisitions qui ont eu lieu mercredi 22 mai à Bruxelles »

Je vous l’avais annoncé en juin, voici le film de Yannis Youlountas.

Venu des catacombes grecques de l’Europe, un murmure traverse le continent dévasté : « Ne vivons plus comme des esclaves » (prononcer « Na mi zisoumé san douli » en grec). Sur les murs des villes et sur les rochers des campagnes, sur les panneaux publicitaires vides ou détournés, dans les journaux alternatifs et sur les radios rebelles, dans les lieux d’occupation et d’autogestion qui se multiplient, tel est le slogan que la résistance grecque diffuse, jour après jour, et nous invite à reprendre en chœur sur les mélodies de ce film. Un grand bol d’air frais, d’enthousiasme et d’utopies en marche, venu de la mer Égée.

« La gratuité est l’arme absolue
contre la dictature du profit »

Cliquez sur l’affiche ci-dessous pour le visionner en HD…

CLIQUEZ POUR LANCER LE FILM EN HD

Nos ancêtres vivaient en anarchie…

Publié: 23 juin 2013 par Page de suie dans Articles
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En ce dimanche 23 juin, quoi de neuf en ce monde ??? Le discours dominant des personnes contre l’anarchie vise à affirmer que l’idéologie est irréalisable et qu’elle n’est qu’une utopie. L’utopie est pour eux un fait irréalisable. À travers toutes ces paroles en l’air ils démontrent sans démontrer que l’anarchie est un mirage. Pourtant ils ont oublié que l’anarchie a existé bien avant la Commune de Paris, ou encore la Cosaquerie en Ukraine, etc… L’anarchie est une expérience dont nous sommes tous héréditaires, mais dont beaucoup d’entre nous ont oublié l’existence, le fonctionnement et l’idée qui était dégagée.

 Le Capitalisme nous fait croire que l’anarchie est une idéologie de violence, pour des gens violents et surtout une idéologie marginale. Nous allons alors tenter de présenter les éléments de vie de nos ancêtres, il y a plusieurs milliers d’années, puis d’expliquer en quoi leur mode de vie s’apparentait à l’anarchie.

dualité bonheur combat

Nous devons rappeler les bases de l’anarchie. En effet sans connaissance de l’anarchie, nous ne pourrons à aucun moment tenter de comprendre la vie de nos ancêtres. Le terme anarchie vient du grec anarkhia qui renvoie à une société sans chef et sans autorité.

Tout d’abord l’anarchie répond à l’anti autoritarisme c’est-à-dire que les règles appliquées ne sont pas des règles imposées à la masse par une petite sphère, mais des règles imposées par la masse à cette sphère qui est élue avec un mandat impératif et révocable. En refusant tout ordre, la sphère psychologique affirme l’idéal libertaire. L’anarchisme aspire à mettre en avant l’apologie de la liberté.

Selon les époques, les aspirations et les contextes ont été différents. Les définitions données par les intellectuels ont également différé. Ainsi Proudhon, Bakounine, Stirner, Tolstoï, Faure, Makhno n’ont pas la même approche, mais il est sûr que l’élément central est la liberté.

L’anarchisme de Makhno, de l’Espagne pendant la guerre civile et autre, est toutefois très particulier, puisqu’il répond à la guerre. C’est ce que l’on appelle l’anarchisme de guerre.

Comme nous l’avons dit plus haut, étant donné qu’il n’y a pas de chef, cela sous-entend qu’il s’agit d’un système horizontal. Les modalités tournent autour de la démocratie directe, et d’un état fédéral. L’anarchie fonctionne sous une forme spécifique de l’état. À la différence des autres modèles, l’état c’est le peuple, la force de l’état c’est le peuple, les directions prises par l’état sont prises par le peuple. Les mandats sont impératifs et révocables.

Autrement dit, le peuple est entièrement souverain et maître de ses décisions puisque c’est lui qui agit directement en prenant de manière pleine et entière les décisions. La République Anarchiste existe, quand les hommes prennent en main leur destin de fond en comble.

Anarchie

L’autonomie est également une des bases de l’anarchisme. Elle se répand sous différentes formes qui associent le côté individuel à celui du partage. Il est important d’apprécier le mot autonome par le fait de ne dépendre d’aucunes personnes. Par conséquent cela s’organise au niveau de la gestion de la cité, mais aussi au niveau des ressources et produits alimentaires. L’autonomie aspire à une production locale pour une consommation locale. Les « anarchos autonomes » sont l’opposé de l’avarice et de l’égoïsme du Capitalisme. L’autonomie permet aux êtres humains de se retrouver et de revenir aux valeurs humaines à l’inverse du système buveur de sang et mangeur de carcasse qu’est le Capitalisme.

La propagande des idées nauséabondes des réactionnaires de droite comme de gauche sur l’anarchie est un signe de bassesse intellectuelle. Ne pas être d’accord est un fait, considérer ses opposants comme des terroristes ou des voyous en est une autre.

Il faut également souligner que l’anarchie est une idéologie pacifique, qui prétend vouloir uniquement le bonheur de son prochain, en faisant tout pour avoir son bonheur. L’antimilitarisme est aussi énormément présent dans les discussions concernant les conflits armés d’ordre économique ou simplement d’intérêt.

Nous devons évidemment nous tourner vers les civilisations du néolithique (10 000 et 3 500 av. JC). Toutes les sociétés ont été concernées par la forme primitive de l’anarchisme.

En effet, dans l’exemple de la France, différents peuples ont mené des invasions : les Celtes, les Romains, les Francs, autant de mouvements de migration qui ont permis de construire la richesse que nous avons aujourd’hui. Si l’exemple peut déplaire (étant donné la récupération grotesque des fascistes et nationalistes pour imposer le capitalisme par la force et mettre les peuples dans un esclavage drastique) [1], il en va pour d’autres civilisations comme celles issues de la grande période de l’agriculture en Mésopotamie avant les premières grandes civilisations comme l’empire Babylonien, les Assyriens ou encore les Sumériens.

Ce qui marque la fin du Paléolithique est le passage de la vie nomade à la sédentarisation de l’être humain, suite à l’apprentissage de l’irrigation des cultures, notamment le blé. Le fait de cultiver les terres a permis le développement des « hameaux ».

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Ce sont ces hameaux (petit village) qui se sont auto organisés pour parvenir à leur survie sans subir de pressions extérieures. L’auto-organisation est appelé communément autogestion. Évidemment nous ne parlerons pas de la conception dans sa phase moderne (la Gaule) de la société celte, qui s’apparentait évidemment à une société de classes.

L’auto-organisation sous la forme que pratiquaient les Vikings (peuple de Scandinavie) se réalisait à travers une assemblée particulière. Il est dit que « les thing » étaient des assemblées ordinaires où les grandes décisions étaient prises. Mais surtout ce sont des assemblées locales, pour des choix locaux, qui permettent aux personnes de l’assemblée de gérer la société en toute transparence. Les Assemblées se mêlaient très bien à la vision de la classe qui y était propagée, il n’y avait pas de lutte des classes. Puis il est très important de citer que les Hommes et les Femmes dans ses assemblées avaient le même poids, et que leurs paroles étaient égales.

Les assemblées font partie de l’univers de la cité, donc la forme d’organisation dans les décisions importantes est uniquement prise par l’assemblée. Par conséquent le lieu de rassemblement de l’assemblée est l’endroit le plus élevé de la cité. Elle est au sommet de la vie de la cité.
L’Anarchie est également présente dans la mythologie [2], même si la religion est souvent contraire à l’anarchie. L’anarchisme chrétien de Tolstoï nous permet de faire fi de cette position. La liberté est une vision très importante. Donc quand la liberté est mise en avant dans une mythologie on peut se demander si les visions sont mises en avant pour une société libre et sans différences. Les hommes voulant la liberté sont alors sous la protection de cette mythologie. Ainsi lorsqu’une mythologie fait l’apologie de la liberté elle entre souvent dans le registre de l’anarchisme au sens large. Par conséquent une société qui proche de l’anarchie a une mythologie dont les fondements sont proches de l’anarchisme. L’un ne va pas sans l’autre.

Les premiers états se sont créés sur la base d’une fédération pour garantir la plus grande autonomie aux hameaux ou villages qui la peuplaient. Les premières fédérations ou unions furent créés dans le but d’améliorer la vie des habitants sur des points précis, avec des visions bien particulières.

De plus, sur l’ensemble des hameaux la répartition des tâches propres se faisait de telle manière que chaque personne avait un travail utile à la société. L’aspect du travail était d’ordre social et en aucun cas dans la vision de production et de rendement actuelle.
L’anarchie était bien présente, mais dans sa forme primitive et différente de celle qui est vécue aujourd’hui.

Lorsque maintenant des personnes vous diront que l’anarchisme au sens large de sa définition n’est qu’une utopie, vous pourrez leur répondre que « l’histoire telle qu’elle est décrite n’est qu’une imposture ». L’anarchie n’est pas une idéologie de violence comme elle est tant décrit aujourd’hui, mais une idéologie humaine, une idéologie qui ne fait pas couler de sang ; il n’y a que le capitalisme qui fait couler le sang et incite à la violence et à la destruction des relations entre les Hommes et les Femmes.

L’Anarchie est un système propre, un système qui appartient à notre histoire, un système qui a marqué notre organisation actuelle, notamment les conseils généraux et régionaux. Sans cette phase d’anarchie, notre société serait encore au stade de la préhistoire.

Le développement d’une société doit se faire avec la notion d’autogestion si elle veut pouvoir un jour mêler le peuple à la direction du pays.

Aussi sans cette vision ancienne de l’anarchisme, les thèses communistes n’auraient pu se développer car elles se basent beaucoup sur la vision de partage qui était développée. Il est l’heure de dire aux réactionnaires : « Apprenez votre histoire, revenez faire de la politique après ! ».

Voila encore un jour en ce beau monde… allez allez circulez il y a rien à voir.

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Notes :

[1] Les nationalistes, intégristes ou non, sont ceux qui ont le moins lu et appris l’Histoire, leur délire n’existe pas. Les nationalistes sont tous à un moment donné issu d’un mouvement migratoire (déplacement d’une population d’un point A vers un point B), l’être humain et les animaux l’ont toujours fait au cours de l’histoire. Du Néolithique jusqu’à l’invasion des Francs menée par Clovis, la migration a toujours été présente. Être contre l’immigration, c’est être contre la nature, c’est renier l’histoire de l’Humanité.
Ainsi quand ils font le choix de prêter allégeance à la croix celte pour montrer qu’une « ethnie » est supérieure à une autre, ils oublient que les Celtes ont été des migrants pendant une époque et qu’avant cette époque il y avait d’autres peuples sur le territoire équivalent à la France.
Pour en finir, ce sujet ne leur appartient pas, et ne doit pas leur appartenir. L’Histoire appartient à ceux qui l’étudient, à ceux qui la connaissent, à ceux qui la cherchent, à non ceux qui créent des mythes imaginaires pour satisfaire une idéologie raciste, xénophobe et mensongère. Ils font honte à l’Histoire en reprenant certains symboles.
Également en période de crise du Capitalisme, ils n’hésitent pas à créer l’Histoire pour que le peuple vote pour eux, pour que les gens s’enferment sur eux-mêmes, rappelant la théorie de l’Ermite, pour renforcer toujours un peu plus le système qui les a mis dans la misère. La Xénophobie par la théorie de l’Ermite quand elle utilise la Croix Celtique ne ressemble en rien à la manière dont vivaient les Celtes et leurs ancêtres. Leurs ancêtres n’étaient pas des fascistes, des xénophobes, des capitalistes et des extrémistes du Capital !

[2] Les Nationalistes de tous bords comme toujours aiment écrire leurs histoires, pour vivre dans un monde artificiel. Ainsi l’exemple le plus flagrant est la récupération du Marteau de Thor. L’histoire de ce marteau n’a rien de nazi ou autres. Leurs sous-cultures leur ont permis d’imposer une vision d’horreur sur le Mjöllnir. Bref, passons, la vision des nazis récupère tous les objets pour mettre la haine dessus. Sa puissance est si grande qu’il est impossible de la manipuler sans utiliser des gants de fer. Cette arme permet à Thor de vaincre les géants des glaces les thurses. Autrement dit, c’est un marteau qui permet de sauver l’Humanité contre les personnes qui portent atteintes à l’être humain, dans le cas de l’histoire il s’agit des géants des glaces. C’est une vision de l’insoumission de l’Homme.
Pour finir il faut dire non aux idées reçues et mettre en avant que la culture récupérée par les fafs et les nazis, n’est pas leur culture et ne leur appartient pas.

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Le lien vers l’excellent livret de 16 pages, à lire et à imprimer soi-même, de nos camarades du Noir Gazier :

« Tous des poseurs de bombes? » 10 idées reçues sur l’Anarchisme…

 

Tous des poseurs de bombes

Source: Le Noir Gazier

Ne vivons plus comme des esclaves

Publié: 2 juin 2013 par Page de suie dans Coups de coeur
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Prochainement : un film de… Yannis Youlountas (ben oui..!)

Ne vivons plus comme des esclaves

« La gratuité est l’arme absolue
contre la dictature du profit. »

Raoul VANEGEIM

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Et pour ceux qui on des difficulté en grec, un petit cours de rattrapage, lui aussi gratuit…

μπάτσοι, γουρούνια, δολοφόνοι

Espagne 15 mai…

Opération antiterroriste contre le mouvement libertaire partout en Espagne. Aujourd’hui (15 mai), à l’aube, le ministère de l’intérieur, avec l’appui de l’audience nationale (tribunal spécial), a lancé une opération antiterroriste de grande envergure sur tout le territoire espagnol. A Madrid, Valence, Barcelone ou Sabadell, différents lieux d’organisation et d’occupation anarchiste et libertaire ont été perquisitionné sans plus d’informations avec comme objectif de déstabiliser le mouvement et de procéder à des arrestations préventives….

Allemagne 22 mai…

L’Allemagne mobilise contre le terrorisme de l’extrême-gauche. L’information a de quoi étonner. Le Parquet National vient d’opérer une razzia concertée dans 21 bâtiments à Berlin, Magdeburg et Stuttgart. Plus de 300 policiers ont cherché des preuves d’activités terroristes des «Revolutionäre Aktionszellen» (cellules d’action révolutionnaires), un groupuscule totalement inconnu du grand public. A un moment où l’implication des services d’état dans la série de meurtres néo-nazis commis par le NSU laisse bouche béé, cet actionnisme contre des prétendus terroristes d’extrême-gauche (qui n’ont jamais commis d’action dirigée contre des personnes) semble être …

Belgique 22 mai…

Opération « cendres », Perquisitions dans le milieu libertaire bruxellois dans le cadre d’une enquête en « anti-terrorisme ». Le 22 mai 2013 vers 6h du matin, des dizaines de policiers de la section anti-terroriste de la police fédérale judiciaire investissent et perquisitionnent trois domiciles où habitent notamment des compagnons anarchistes et anti-autoritaires ainsi que la bibliothèque anarchiste Acrata. Toutes les personnes présentes (11) sont arrêtées et emmenées aux bureaux de la police fédérale…

On dirait que personne n’ai relevé ces « coïncidences » au niveau des dates..?! L’Europe serait-elle en train de se trouver un nouveau bouc-émissaire… en l’occurrence le mouvement libertaire et l’extrême-gauche « radicale »? Il est quand même curieux que dans la même semaine, trois pays européens – sans se concerter? – aient eu l’initiative de descendre en force dans les dits milieux libertaires et d’extrêmes gauche… non? Planquez vos PC, vos données, vos carnets d’adresses, et cryptez-moi tout ça!!! 😉 A bon entendeur…

libert3

Voici les liens vers tous ces « hasards »…

Certains viennent de sites alternatifs, d’autres des larbins de la maison poulaga

Opération antiterroriste contre le mouvement libertaire partout en Espagne

L’Allemagne mobilise contre le terrorisme de l’extrême-gauche

Perquisitions dans le milieu libertaire bruxellois

[Bruxelles] Contribution concernant les perquisitions

Bruxelles : Perquisitions dans les milieux anarchistes

local acrata bruxelles bibliothèque anarchiste

 

acrata 22 mai perquisitions

Bruxelles : Non à la maxi-prison!

Publié: 12 avril 2013 par Page de suie dans Articles
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Nous ne voulons pas de maxi-prison à Bruxelles ; nous ne voulons pas de nouvelles prisons ; nous voulons raser au sol tous ces lieux infâmes.

Nous ne voulons pas que Bruxelles devienne davantage une ville-prison, taillée pour satisfaire les riches, les puissants, les eurocrates et les fonctionnaires. Nous ne voulons pas de cette taule parce que nous n’acceptons pas le renforcement sécuritaire qui en découlera, le durcissement des conditions de vie, la misère croissante, agressions policières, l’abrutissement de nos cœurs et nos têtes par un monde qui ne tourne que pour le fric et le pouvoir. Nous voulons la liberté. Nous nous insurgeons pour elle, et combattons pour la liberté de toutes et de tous.

Quelques milliers d’exemplaires en ont été mis dans les boîtes aux lettres du bas de Saint-Gilles.

prison

« La seule cage acceptable, c’est celle que l’on saccage..! »

Téléchargez le PDF complet ici.

Source: Brèves du désordre