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Contrôle..? Vous avez dit contrôle?

Publié: 9 novembre 2014 par Fernand Naudin dans Articles
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Chômage, CPAS : le gouvernement voudrait dorénavant contrôler la consommation d’eau, d’électricité et de gaz des chômeurs… Si, si!

A peine sorti des latrines de l’œuf, le tout nouveau gouvernement du fils Michel propose un grand plan de lutte contre la fraude! Mais pas contre la fiscale, celle qui rapporterait des milliards – genre LuxLeak – , ben non, c’est bien contre ce terrible fléau moderne, la fraude sociale – celle qui ruine les fondements même du pays, qui nuit à sa « compétitivité » – , que ce courageux gouvernement va fondre avec des moyens pré-fascisants plus qu’inquiétants..!

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Hé oui, la dernière évolution de la lutte contre ces parasites de chômeurs serait donc le contrôle de leur consommation d’eau, d’électricité et de gaz!!!

L’ONEM aurait donc le droit de consulter les consommations d’énergies des chômeurs, et ce, avec l’aimable participation des distributeurs d’énergies, of course.

– Premier cas de figure: ces consommations sont anormalement élevées pour une personne isolée, cela signifiera qu’il y a des soupçons qu’elle ne vit pas seule.

– Second cas: les personnes ne consomment rien, ce sera le signe qu’elles ont une domiciliation fictive et qu’elles n’habitent donc pas où elles le prétendent.

Dans les deux cas, bardaf, c’est l’embardée..! Sanctions et exclusions en chaîne à la clef…

L’ONSS pourrait ainsi devenir une plaque tournante du croisement de base de données et de leur diffusion pour débusquer les fraudeurs, « le risque d’être pris doit être suffisamment élevé pour décourager la fraude. »

Il est vrai que le nombre de contrôles visant à déterminer la situation familiale réelle des chômeurs a presque triplé entre 2010 et 2012, passant de 8.500 à près de 23.000, selon le secrétaire d’État en charge de la Lutte contre la fraude.

Il y a déjà plusieurs cas en banlieue liégeoise, ou certain CPAS, font des enquêtes digne du KGB, chez des demandeurs d’aide sociale – pour raison de santé ou autre. Certaines assistantes sociales vont même jusqu’à faire signer des dénonciations de la part de voisins, qui, par bêtise ou jalousie, mettent parfois des personnes dans des situations critiques, vu qu’on leur refuse alors le minimum de moyens d’existence. Ira t’on contrôler la Duchesse de Lasnes dans son domicile fictif de Schaarbeek ..?

A quand le placardage officiel de belles affiches « Sachez les reconnaître et les dénoncer », invitant le bon citoyen à bien identifier ces rats de chômeurs ou autres parasites, afin de mieux les dénoncer?

 

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Dorénavant, le peuple d’en bas peut être déshabillé par l’état, mis à nu devant la collectivité pour « délit » de survie…

TOUT LE MONDE DOIT SAVOIR QUE LA FRAUDE SOCIALE EST DÉRISOIRE ET QU’ELLE EST MAJORITAIREMENT UN ACTE DE SURVIE !!!! QUAND UN GOUVERNEMENT ACCULE A CELA POUR LA SURVIE, IL DOIT SE POSER DES QUESTIONS SUR SES DÉCISIONS ET SES COMPÉTENCES OU ALORS IL EST RÉELLEMENT CONTRE UNE PARTIE DU PEUPLE… CONTRE UNE GRANDE PARTIE DU PEUPLE..! Le peuple d’en bas ne se laissera pas écraser. » Christine Mahy Hergot- Réseau Wallon de Lutte contre la Pauvreté

Une plongée vertigineuse dans les abysses de l’inhumanité
…une réflexion saisissante sur l’acte de tuer.

C’est l’histoire d’un réalisateur qui se rend en Indonésie pour réaliser un documentaire sur le massacre de plus d’un million d’opposants politiques en 1965, il ne s’imagine pas que, même 45 ans après les faits, les survivants terrorisés n’oseraient pas s’exprimer. Mais surtout, il ne s’attend pas à cette situation pour le moins ubuesque, sordide, où les bourreaux, eux, protégés par un pouvoir corrompu, s’épanchent librement et proposent même de rejouer joyeusement les scènes d’exactions qu’ils ont commises. Ces bourreaux revivent fièrement leurs crimes devant la caméra, en célébrant avec entrain leur rôle dans cette tuerie de masse…

The Act of Killing

On croirait l’affiche d’un road-movie sinistre… sauf que Safit, Anwar et Adi sont des criminels d’état en balade.

On avance dans ce film comme dans un cauchemar éveillé :
« En un mot, ce documentaire est brutal »

Qui se souvient qu’en Indonésie, en 1965, la junte militaire, aidée d’un mouvement milicien privé surnommé « les gangsters », a écrasé toute velléité du parti communiste à prendre le pouvoir, exposant plus d’un million d’opposants politiques à un massacre cruel et systématique? Qui sait que, 45 ans plus tard, l’Indonésie, qui s’inscrit dans un processus de modernisation et de développement parmi les plus spectaculaires au monde, n’a toujours pas réglé ces comptes avec ce sombre passé? Les bourreaux d’alors sont libres de leurs mouvements et considèrent la démocratie sous un angle conceptuel. Les survivants quant à eux, toujours terrorisés, n’osent pas s’exprimer.

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Cet ancien tortionnaire revit avec un plaisir non dissimulé son odieuse technique d’exécution, n’omettant aucun détail!

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SYNOPSIS

En 1965, après l’assassinat de six généraux de l’armée indonésienne, le président Suharto désigne les responsables : le parti communiste indonésien. Des expéditions punitives sont aussitôt lancées, qui vont durer plusieurs mois. Un million de morts sont à déplorer, tués pour leur appartenance réelle ou supposée au parti communiste, syndicalistes, opposants divers, défenseur des droits humains, etc… Joshua Oppenheimer a retrouvé certains des tortionnaires qui ont participé au massacre. La justice ne les a jamais poursuivis. Ils racontent leur action et rejouent même, face caméra, les scènes de tortures auxquelles ils ont participé, sans manifester le moindre remord. Les survivants, eux, sont toujours ostracisés…

LA CRITIQUE

On est d’abord frappé de stupeur. Tout paraît choquant, effarant, obscène. Est-ce un canular de mauvais goût ? Une farce kitsch et trash dans l’archipel indonésien ? Une chose est sûre : ces presque deux heures passées en compagnie de tortionnaires relèvent de l’expérience extrême… Octobre 1965. L’armée prend le pouvoir à Jakarta. Pendant plus d’un an, la junte extermine les membres et sympathisants du Parti communiste local : entre cinq cent mille et un million de personnes, selon les estimations.

Pour raconter ce génocide oublié, le documentariste américain Joshua Oppenheimer se tourne vers les rares survivants, qui refusent de parler, trop dangereux. Ce diplômé de Harvard part alors à la rencontre des tueurs eux-mêmes, toujours bien en cour dans l’Indonésie d’aujourd’hui : une poignée de mafieux psychopathes, ravis de se vautrer dans leurs souvenirs sanglants. Il leur propose de rejouer leurs crimes dans des mises en scène de leur choix. Le dispositif enthousiasme le leader des sadiques, un certain Anwar Congo, crinière chenue et silhouette juvénile dans ses costumes en lin, soucieux de son élégance jusque sur les lieux de supplice où il évoque, comme d’autres le bon vieux temps, sa méthode pour tuer sans « tacher ».

Bande annonce: http://www.dailymotion.com/video/x15tb17_the-act-of-killing-bande-annonce-vostfr_shortfilms

The act of killing en streaming ( director cut vost) – cosmos documentaries

The act of killing en streaming ( director cut vost) – putlocker

(les sous-titres sont en anglais, mais les dialogues sont simplistes, même moi je peux suivre…)

Dénoncé par le curé!

En ce moment une centaine d’Afghans occupent l’église Sainte-Croix à Ixelles, et le curé a appellé les flics et fait venir un huissier pour « dégager ces basanés »… en plus « ils sont même pas chrétiens comme moi monsieur le commissaire..! » Très chrétien comme réaction « mon père »!!! Ces religieux sont des pourris qui collaborent avec les dictatures fascistes depuis la nuit des temps. C’est la môme De Block qui doit être aux anges en ce moment…

Ce cher huissier, qui n’est « que l’exécutant… » comme il dit, ne veut pas voir sa tronche de collabo en ligne? La voilà sa sale gueule:

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Samir : Nous sommes dans un bâtiment, cachés. Nous entrés dedans et restés ce weekend, parce que les familles et les enfants ont eu très très peur à cause de ce qu’il s’est passé la semaine passée. Maintenant nous sommes à la recherche d’un endroit où ils seront d’accord pour nous loger comme ça nous continueront notre action.

RTBF : Vous avez choisi l’église Sainte Croix, en 2003 il y avait déjà des afghans, c’était le début des occupations des églises. C’est pour ça que vous êtes revenus ici?

Samir : Pour trouver une solution à notre problème dans cette église, comme en 2003. Au camp ils ne sont pas d’accord pour l’église, on doit trouver un autre endroit pour continuer notre action. Notre problème n’est pas fini parce qu’on nous a chassé de la rue du Trône, mais nous iront encore, nous n’arrêterons pas d’aller voir le Premier ministre pour savoir pourquoi il fait ça. Nous ne comprenons pas.

Pour rappel, la centaine de demandeurs d’asile afghans occupe, depuis 09h00, l’église Sainte-Croix située à proximité de la place Flagey, à Ixelles. Il s’agit d’une partie du groupe d’Afghans qui ont été expulsés vendredi dernier de leur squat de la rue du Trône, à Ixelles. La police bloque actuellement l’accès à l’église. Les Afghans qui s’y trouvent sont autorisés à quitter les lieux, mais ne pourront pas les réintégrer ensuite.

Le curé de l’église Sainte-Croix a en effet avisé les autorités communales de la présence de réfugiés afghans dans l’édifice et a demandé aux occupants de quitter les lieux pour 16h00, sous peine d’être ensuite évacués par la police. Parmi les Afghans présents se trouvent des familles avec des enfants.

Et d’autres vidéos sur le sujet avec la chaine youtube de Liberte  de circulation

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Pour rappel, voici le rapport du ministère des affaires étrangères, sur les « conseils » à ceux qui oseraient s’aventurer à Kaboul:

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J’aime le « toujours valable le 1octobre 2013 »

Voir aussi sur Collectif Alternative Libertaire Bruxelles : Réfugiés afghans, chronique de la journée du 26 septembre 2013.

Il y a quelque chose de pourri au royaume de Belgique..!

Décidément, on est pas gâté chez nous, hein… Avec cette Maggie de Block, qui ne vit que pour l’application stricte du règlement de l’office des étrangers. Aucun état d’âme, aucune trace d’humanité, rien qu’une garce froide et rigide, avec qui aucun dialogue n’est jamais possible. C’est pas de la crème qu’elles auraient du mettre sur la tarte, c’est de la merde! J’imagine que notre zombie Annemie Turtelboom doit l’apprécier…

Maggie de Block - Annemie Turtelboom - Joelle milquet

Turtelboom, de Block, Milquet… on est pas dans la merde!

Il n’y a qu’à voir la façon honteuse dont ses services traitent les afghans de Bxl ces derniers jours, refus de dialogue, fin de non-recevoir, mépris, répression sur des gosses, pour finir par des expulsions et arrestations. Et maintenant elle ose faire de l’esprit sur le cas de Navid Shariffi, un jeune Afghan de 21 ans, que la Belgique s’apprête à expulser manu militari : « Je ne suis pas une impératrice romaine » qui pourrait juger selon son bon vouloir. Mais elle se croit vraiment investie d’une sainte mission? Cette garce se prendrait-elle pour une Jeanne d’Arc moderne..? On l’imagine bien entendre LA voie : « Maggie… Maaaagie, laisse tomber ton cabinet médical et vas t-en expulser les bougnoules du royaume de Belgique… »

En tous cas, je lui laisse deviner ce que beaucoup n’hésiteraient pas à prendre comme décision la concernant… si on leur laissait un choix à la romaine!

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Voici quelques-unes de ces « trouvailles » pour faire baisser le nombres de dossiers acceptés:
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Des pays sûrs pas si sûrs

Les demandes d’asile ont chuté de 15 %. Selon la ministre, cette chute serait le résultat de ses campagnes de dissuasion à l’étranger. Elle est notamment partie en Serbie et en Albanie pour dire combien il est difficile d’obtenir l’asile chez nous. Depuis le mois d’avril, ces pays font partie d’une liste de « pays sûrs » (qui inclut aussi le Kosovo, le Cameroun, la Bosnie-Herzégovine, la Macédoine et l’Inde). Etre originaire d’un pays sûr signifie : procédure expéditive et droit de recours restreint. Mais ces pays sont-ils vraiment sûrs ? Pas au vu des statistiques du CGRA (l’autorité qui octroie le statut de réfugié en Belgique). L’Albanie et le Kosovo font partie du top 10 des pays d’origine des personnes qui ont obtenu une protection en 2012. Notamment à cause des discriminations dont souffrent les Roms de ces pays.
Maggie De Block a également entrepris de lutter contre les demandes d’asile multiples. Peu importe si une conjoncture nouvelle se présente dans le pays d’origine (coup d’État, vague de répression, guerre…). Redemander l’asile reviendrait-il à abuser de la procédure ? Enfin, sous Maggie De Block, les procédures sont passées de 13 mois en moyenne avant 2012 à une durée de 3 à 6 mois. Les réfugiés ont donc deux fois moins de temps pour rassembler les preuves nécessaires afin de prouver les persécutions subies dans le pays d’origine.

Chasse aux malades

Les personnes atteintes d’une maladie grave et qui ne peuvent pas trouver de soins adaptés dans leur pays d’origine peuvent obtenir un droit de séjour en Belgique. Ces demandes ont augmenté de 30 % en 2011. Maggie De Block soupçonne donc des abus. Du coup, elle instaure un « filtre médical ». Un cachet manque sur le certificat médical ? Celui-ci date de plus de 3 mois ? Une maladie qui n’est « manifestement » pas mortelle ? La demande est déclarée immédiatement irrecevable. En 2011, 50 % des demandes aboutissent à une régularisation. En 2012, ce chiffre chute à 7 %. Quelle est la réalité derrière ces chiffres ? Des malades atteints du sida ou de thrombose doivent quitter la Belgique au péril de leur vie. Comme cette Somalienne, séropositive, devant suivre une trithérapie : sa demande a été déclarée irrecevable, sa maladie n’étant pas suffisamment avancée pour justifier sa régularisation en Belgique.

Intérimaire ? Pas le droit de vivre avec son conjoint

Depuis 2012, si quelqu’un désire se marier avec une personne d’origine étrangère (hors UE), elle doit avoir des revenus d’au moins 1 282,14 euros nets par mois. Certains revenus comme ceux du CPAS ou des allocations familiales ne sont pas pris en considération. Elle doit également prouver la stabilité de ces revenus en apportant idéalement au moins 1 an de fiches de paie. Si la personne est un chômeur, minimexé, travailleur à temps partiel ou intérimaire, elle n’aura pas le droit de vivre légalement avec son conjoint étranger. En 2012, Maggie de Block instaure des mesures similaires pour les cohabitants.
Après les mariés et les cohabitants, Maggie De Block veut s’attaquer en 2013 à la reconnaissance de paternité. Elle soupçonne en effet une nouvelle source de fraude : des enfants de façade pour obtenir des papiers. Aimer un étranger, vouloir vivre avec lui et fonder une famille est devenu l’objet d’un contrôle total.

Empêcher l’intégration des enfants

Jusqu’à présent, un mineur ne peut pas recevoir d’ordre de quitter le territoire. Cependant, dès qu’il a 18 ans, il risque l’expulsion. Cela amène des drames. Des enfants totalement intégrés et scolarisés se retrouvent expulsables en plein milieu d’une année scolaire ou d’une formation professionnelle. Les réseaux scolaires demandent que leurs efforts d’enseignement ne soient pas vains et que ces jeunes puissent au minimum obtenir leur diplôme. Maggie De Block veut répondre à ces enseignants en voulant s’associer à d’autres pays européens pour disposer d’un programme d’expulsion des enfants de 16 et 17 ans non accompagnés par des adultes. L’Unicef, le Conseil européen, le service Droit des Jeunes, Défense des enfants international et la plateforme Mineur en exil s’y opposent fermement. La majorité des enfants expulsés par les Pays-Bas, notamment vers le Congo et l’Angola, ne sont même pas renvoyés dans leur famille mais dans des institutions d’où ils disparaissent quelques jours plus tard.

Pas d’austérité pour les expulsions

Le gouvernement prévoyait certaines améliorations dans les centres fermés. Notamment un meilleur régime des plaintes ou le fait que l’avocat et l’étranger puissent être prévenus 48 heures à l’avance avant une expulsion pour lui permettre d’introduire éventuellement un recours. Aujourd’hui, les avocats ne sont encore régulièrement informés de la tentative d’éloignement forcé de leurs clients que 2 ou 3 heures avant, voire après que celle-ci ait eu lieu. Le Sefor (l’organisme nouvellement chargé d’accompagner les personnes qui reçoivent un ordre de quitter le territoire) est même accusé d’utiliser la tromperie pour attraper les migrants. A Liège par exemple, la police a envoyé des convocations avec la mention « pour votre dossier » pour en réalité procéder à leur expulsion. Le budget des centres fermés pour étrangers est peut-être le seul qui ne souffre pas de la crise. Maggie De Block a l’intention d’y engager plus de personnel. Un nouveau centre fermé a été ouvert à Steenokkerzeel en mai 2012. Ce bâtiment est loué à la société Brussels Airport pour 1,2 million d’euros de loyer par an.

Expulser les étrangers, à tout prix

La chanteuse et percussionniste cubaine Gladys Hernandez l’a appris à ses dépens. Pour mener la politique migratoire voulue par le gouvernement, il faut être ferme, même si cela conduit à des décisions contraires au bon sens. L’artiste s’est vu refuser l’accès au territoire, le 29 août dernier, alors qu’elle s’apprêtait à participer à une tournée en Belgique avec son groupe Sonora Cubana. Et malgré le fait qu’elle disposait d’un visa en règle et de tous les documents nécessaires. Les autres membres du groupe n’avaient d’ailleurs pas rencontré de problèmes à la douane. Gladys a été enfermée trois semaines dans un centre fermé et a été rapatriée malgré l’absurdité et l’émoi que créait la décision. Il ne fallait surtout pas se montrer trop tendre.
La seule alternative à l’expulsion forcée réside dans les « maisons retour ». Dans ces maisons, la personne est accompagnée d’un coach qui aide à faire le deuil de tout projet migratoire et à réfléchir sur la réintégration dans le pays d’origine grâce à une prime de réinstallation de 250 euros. Au vu de la pression de l’expulsion forcée, les retours volontaires ont augmenté de 21 % en 2012. D’ailleurs, les fonds des « maisons retour » ont rapidement été épuisés. Il se pose donc la question de l’augmentation de son budget mais, bien que l’objectif soit de mettre les étrangers dehors, il ne faudrait pas que ça profite trop à ceux qui ne trouvent pas leur place en Belgique. En effet, la ministre soupçonne déjà des abus de retour volontaire parmi les migrants. Elle compte dès lors restreindre les conditions d’accès à ce programme.

Parwais Sangari, jeune expulsé parmi tant d’autres

Parwais Sangari, jeune Afghan de 20 ans, a été expulsé le 9 juillet 2012. Il était arrivé en Belgique quatre ans auparavant (en 2008), après l’assassinat de son père. Mineur, il s’était vite intégré. Il avait appris le néerlandais, suivait une formation professionnelle et avait trouvé une famille d’accueil. Mais il n’a pas obtenu le statut de réfugié et tous les recours étaient épuisés. La veille de son expulsion, sept soldats occidentaux (dont six américains) et 28 civils afghans étaient tués dans des attentats. L’état de guerre et d’insécurité qui sévit en Afghanistan n’a pas empêché d’expulser Parwais. Ni les protestations de ses proches et des organisations de défense des migrants qui manifestaient encore le jour de son expulsion devant le cabinet de Maggie De Block et à Brussels Airport.
Un des participants à ces manifestations confiait : « On est ici pour faire appel à Maggie de Block en dernière instance pour éviter l’extradition de Parwais Sangari. C’est quelqu’un qui est venu ici en Belgique quand il avait 17 ans. Aujourd’hui, on veut l’extrader vers l’Afghanistan et il a peur pour sa vie là-bas. » Parwais est resté quelques jours à Kaboul puis est reparti car la vie y était trop dangereuse. Aux dernières nouvelles, il aurait fui au Pakistan…

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Ceci dit, et pour fermer la gueule au cabinet de la kapo De Block et de ses sbires qui prétendent qu’il n’y a aucun problème de sécurité pour ceux qui sont expulsés en Afghanistan… Voici le rapport du ministère des affaires étrangères, sur les « conseils » aux inconscients qui oseraient s’aventurer à Kaboul:

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Dans la presse bourgeoise:

Maggie de block – « Je ne suis pas une impératrice romaine »

Source: Belga – dimanche 29 septembre 2013

La secrétaire d’Etat à l’Asile et la Migration, Maggie De Block (Open Vld), a laissé entendre dimanche qu’elle n’irait pas à l’encontre de son administration dans le dossier de Navid Shariffi, un Afghan de 21 ans, que la Belgique s’apprête à expulser. « Je ne suis pas une impératrice romaine » qui pourrait juger selon son bon vouloir, a-t-elle expliqué sur le plateau de « De Zevende Dag ».

Depuis une semaine, les médias et le monde politique flamands se passionnent pour le cas de ce jeune plombier, habitant à Waregem et parfaitement intégré dans la vie locale. Ses demandes d’asile et de régularisation de son séjour en Belgique sont toutes demeurées vaines. Il devrait donc être rapatrié vers l’Afghanistan qu’il a quitté en 2008 alors qu’il était mineur.

A l’échelon local, des initiatives de soutien ont vu le jour, relayées depuis plusieurs jours au niveau national. Groen a exhorté Mme De Block à user du pouvoir discrétionnaire qui est le sien pour régulariser Navid Shariffi. Les Verts ont également lancé le débat sur le « kinderpardon »: la possibilité d’une régularisation d’étrangers arrivés en Belgique alors qu’ils étaient mineurs, qui séjournent dans le royaume depuis plus de 5 ans et dont la demande d’asile court depuis une longue période.

La N-VA s’est déclarée partisane d’un tel débat. « Comment pouvez-vous expliquer que des jeunes parfaitement intégrés, qui paient des impôts doivent quitter sur le champ le pays alors que des criminels illégaux ne sont pas éloignés », a demandé le député Theo Francken.

Le sp.a a appelé lui aussi Mme De Block à refuser l’expulsion du jeune Afghan. Le président Bruno Tobback n’est pas chaud en revanche à l’idée d’un « kinderpardon », donnant l’impression que des fautes ont été commises, et soutient plutôt la tenue d’un débat au parlement sur les critères de régularisation.

Mme De Block n’est pas non plus favorable au « kinderpardon » tel que l’entend Groen. « C’est ouvrir à nouveau toutes les portes et fenêtres. Les trafiquants d’êtres humains, qui se font payer pour amener des gens ici, vont se frotter les mains », a-t-elle prédit.

Entartage de Maggie De Block

Publié: 18 juin 2013 par Page de suie dans Coups de coeur
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No border, no nation, stop deportation!

A quand celui de la zombie Annemie ou de Vandersmissen..?!

Faut il toujours obéir?

Publié: 20 avril 2013 par Page de suie dans Uncategorized
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Licencié pour ne pas avoir coupé l’eau

Avignon, Marc, ouvrier, 48 ans, dont 20 chez Veolia, le premier opérateur des services de l’eau en France, a reçu une lettre de licenciement datée du 4 avril 2013. Son employeur lui reproche son « refus de mettre en œuvre les fermetures de branchements faisant suite au non-paiement de facture ».

Il a été licencié début avril pour avoir refusé depuis 2006 de couper l’eau aux domiciles de personnes qu’il estimait défavorisées. Sa direction estimait de son côté qu’il s’agissait de mauvais payeurs. Le salarié licencié, qui dit ne rien regretter, a décidé d’engager une procédure devant le conseil des prud’hommes, a indiqué la CGT mercredi.

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En effet, depuis 2006, le salarié récalcitrant avait fait l’objet de plusieurs rappels de consigne, et des entretiens de conciliation avec la direction avaient été organisés. « Sur sa fiche de poste, il y a cette mission – de coupure de branchements – et nous sommes une société avec des règles, on ne choisit pas les tâches qu’on a envie d’effectuer », a indiqué le responsable Véolia pour le secteur Gard-Lozère-Alpes-Provence, Bruno Challoin. Ses refus de couper l’approvisionnement en eau nuisaient à l’organisation du travail, selon Veolia, et d’autres agents devaient procéder aux coupures non effectuées.

« J’ai vu des gens qui n’avaient plus rien! »

Depuis 2006, l’employé refusait en effet de procéder aux coupures du compteur d’eau de familles qui ne s’acquittaient plus de leurs factures et qu’il jugeait défavorisées. « J’ai vu des gens qui n’avaient rien chez eux, avec des enfants, et qui me demandaient de ne pas couper l’eau, de leur laisser un peu de temps pour se retourner. Ça peut arriver à tout le monde. Il faut faire un choix, nourrir ses enfants ou payer toutes ses factures », explique Marc sur Europe 1. « Ces grosses sociétés qui empochent de l’argent et redistribuent aux actionnaires sans préserver les clients et leurs employés, c’est scandaleux », dénonce-t-il encore.

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« Psychologiquement, il se refusait à couper l’eau. Il préférait négocier avec les familles, récupérait des chèques et leur conseillait de voir avec Veolia » pour épurer leurs dettes, explique le secrétaire général de la CGT du Vaucluse, Thierry Lapoirie. Selon ce responsable syndical, environ un millier de familles auraient été concernées par ces coupures non effectuées entre 2006 et 2013.

« Des mauvais payeurs »..?

Ces « coupures concernent des personnes mauvais payeurs », et non des foyers en difficultés, affirme de son côté Bruno Challoin, le responsable local de Veolia. « Les personnes défavorisées relèvent des services sociaux qui prennent en charge tout ou partie » des factures impayées comme le prévoit la loi, a-t-il ajouté.

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Combien de braves mecs, combien de femmes seules avec des gosses à élever, épuisé(e)s, abruti(e)s par un boulot de fou mal payé, sont touché(e)s par des coupures qui s’éternisent? Combien doivent expliquer à leur gosses qui rentrent de l’école… « qu’il n’y a plus d’eau dans la salle de bain ni dans la cuisine, plus de WC, plus de machine à laver, etc..! » Et ça c’est pour l’eau… mais n’oublions pas que les coupures d’électricité sont encore plus nombreuses!!! Et là, la liste s’allonge: « plus d’eau… chaude, plus de lumière, plus de frigo, plus de machine à laver, plus de GSM (chargeurs…), plus de cuisinière, plus d’ordi, plus de musique, etc..! ». sans oublier qu’une tranche importante de la population urbaine se chauffe également – totalement ou en partie – à l’électricité! Et puis, ce genre de situation n’arrive pas en « période faste », hein… si ils en sont là, ce n’est certainement pas parce qu’ils ont des finances florissantes!!! Bien souvent, on a déjà dû faire une croix sur bien des petits conforts, genre la voiture…

Malheureusement, ces courageux réfractaires, qui osent simplement dire « NON », ne sont pas légion, la majorité préférant obéir sagement et bêtement à ces multinationales qui font des milliards d’euro de bénéfices… Le jour où on leur demandera des comptes pour leur inhumanité, ils vous sortiront des conneries déjà entendues à l’époque des épurations post-vichy… « mais je n’ai fait que suivre les ordres, moi, môssieur!!! », « Il y a des lois, c’est pas pour les chiens… » On s’imaginerait que ce sont des salauds, des monstres ces types-là? Même pas, ce sont vos gentils voisins… ceux qui râlent quand l’essence augmente, qui râlent tous les soirs devant le JT, et qui ensuite mettent leurs pantoufles en attendant « The voice » ou le match à la tv…

J’en ai connu des vrais « salauds » – selon les « normes » de cette société – , arnaqueurs, voleurs, tricheurs and co… Je m’en rappelle particulièrement d’un, « sans foi ni loi », et bien lorsqu’il a été muté du service clientèle au service « récupération » de sa société, ça n’a pas duré trois jours… il a refusé de continuer quitte à être foutu à la porte illico, ce qui arriva! Mais il m’en parlait avec fierté, lui le « salaud », le « mauvais citoyen »! « J’ai vu en trois jours assez de misères pour une vie », me disait-il, « je sortais en leur laissant des sous pour payer la facture..! » 🙂

Est-ce vivre en homme ou en femme libre, digne et fier(e) de ses idées, que de rester esclaves à vie des désidérata de son employeur, de son administration communale, de l’état, de son conjoint, ou plus simplement de cette pseudo morale liée à notre éducation judéo-chrétienne à deux sous..? Quand est-ce que cette masse populaire va se décider à penser par elle-même?

Merci Marc,

Voir un précédant article sur le sujet: Citoyens collabos? …Ou pas? 

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Edit Août 2014: En Belgique ça ne risquerait pas d’arriver…
Réducteur de débit sur votre compteur d’eau..? Racket?

(Notez bien que cet article date de 2013, ce ne sont plus « quatre pelés » aujourd’hui…)

Une certaine presse nous bassine avec quatre pelés – forcément « musulmans » – qui vont combattre en Syrie au côté d’un peuple qui se bat contre un dictateur… ouais je sais, c’est plutôt dans les rangs des extrémistes religieux – selon la version des merdias mainstream – qu’on les retrouve, bon. Mais saviez-vous qu’il y a 20 ans c’était des compagnies entières de fascistes et néo-nazis européens qui rejoignaient les rangs de ce qu’ils prenaient – ces cons – pour les dignes descendants des Oustachis (fascistes catholiques), qui combattaient au côté des nazis pendant la deuxième guerre mondiale, contre les résistants Tchetniks (nationalistes orthodoxes) et l’armée nationale yougoslave de Tito (communistes).

Si aujourd’hui, ce sont quelques dizaines de jeunes Belges – parmi lesquels certains musulmans radicaux – qui se battent en Syrie, il y a vingt ans, il s’agissait de jeunes flamands et néerlandais de l’extrême droite qui partaient combattre aux côtés des Croates durant la guerre en Yougoslavie. A l’époque, ce n’était pas Fouad Belkacem de Sharia4Belgium qui recrutait dans la jeunesse, mais bien le Vlaams Blok et le mouvement d’extrême-droite « Voorpost ».

Avril 1992. Les hautes sphères anversoises du Vlaams Belang, encore dénommé Vlaams Blok à l’époque, organisent une soirée spéciale « Croatie ». Le parti d’extrême-droite flamand s’affiche alors comme l’organisateur de l’évènement, jusqu’à ce que le quotidien Het Nieuwsblad ne l’épingle et le pousse à faire marche arrière. C’est au Voorpost, organisation d’extrême-droite flamande et néerlandaise bâtie sur les cendres de la structure paramilitaire VMO interdite par la loi, d’en reprendre les rennes.

Karl Van den Broeck, journaliste, y était. Il suivait à l’époque le Vlaams Blok pour le journal De Morgen:

« Filip Dewinter et le sénateur Vlaams Blok de l’époque Wim Verreycken y étaient. Durant la soirée, un certain Douwe van de Bos, un militant du Voorpost, a diffusé une vidéo dans laquelle on le voyait en action, accompagné de ses mercenaires. Une fiche de présences circulait dans la salle. Les personnes pouvaient s’y inscrire afin de recevoir de plus amples informations. Deux jours plus tard, le même Douwe van der Bos était invité au quartier général anversois du Vlaams Blok. »

Parvenir à savoir si le Vlaams Blok a effectivement recruté des mercenaires, tout en apportant un soutien militaire aux troupes de combattants volontaires croates, demeure une question très sensible.

Pourtant, dans les pages du Morgen de l’époque, le président des jeunes du Vlaams Blok (VBJ) affirmait que pour autant qu’il sache: « des jeunes flamands étaient partis en Croatie pour prendre les armes ». Une déclaration qu’il ravala quelque temps plus tard face au journal Het Nieuwsblad, se mettant ainsi au diapason des déclarations de Filip Dewinter niant la présence en Croatie de mercenaires recrutés par le parti.

Pour comprendre comment la Croatie a été un pôle d’attraction pour des néonazis d’Europe, il faut remonter à la Seconde Guerre mondiale.

Filip Dewinter in croatie fascistes vlaams blok

Par contre, ce qui apparaît comme certain, c’est que le Vlaams Blok a bien soutenu la lutte croate, notamment en descendant régulièrement jusque Zagreb. Jan Huybrechts, ancien président des VBJ, a voyagé à plusieurs reprises jusqu’en Croatie. Et il existe également cette photo où Filip Dewinter, Francis van den Eynde et le sénateur Wim Verreycken posent fièrement devant un tank Croate. Sans oublier les récoltes de fonds et de matériel organisées par le Voorpost et Volk In Nood, à destination des combattants croates.

Douwe Van der Bos

Il existe peu de documents en Belgique concernant ces jeunes partis se battre en Croatie. A l’inverse des Pays-Bas, où Douwe Van der Bos de la « soirée Croatie », est allé jusqu’à acheter des espaces publicitaires dans le journal De Telegraaf afin de recruter de nouveaux compagnons de lutte.

Van der Bos a toujours évolué dans ces milieux de la droite extrême: ancienne tête de liste du « Centre des démocrates néerlandais » (CD) et ancien membre du conseil d’administration du « Parti du centre », deux partis d’extrême-droite avec lesquels le Vlaams Blok a entretenu de bonnes relations. Sans oublier ses activités dans la sphère du Voorpost.

Les faits veulent que Van der Bos ait combattu aux côtés des célèbres Forces de défense croates (HOS), le bras armé du très radical « Parti croate des droits » (HSP).

D’autres néerlandais ont combattu à l’époque aux côtés des Croates, comme le montre le documentaire « Soldaat in den vreemde » – « Soldat à l’étranger ». Également dans « Dutch volonteersin Croatia 1991« . Ces documents suivent essentiellement le parcours de Johan Tilder, qui se serait rendu coupable de nettoyage ethnique, assassinats et actes de torture. Finalement rattrapé par les Serbes, il a été abattu lors d’une tentative d’évasion.

Néonazis européens en Croatie

Le fait que la Croatie ait été un pôle d’attraction pour un nombre assez important de néonazis de Flandre et des Pays-Bas n’a en réalité rien d’étonnant. Durant la Seconde Guerre mondiale, les Oustachis croates – un mouvement séparatiste, antisémite et fasciste – s’étaient battus aux côtés des Waffen SS d’Hitler. Ils étaient craints pour les atrocités et les massacres qu’ils commettaient.

La guerre en Yougoslavie des années nonante a vu réapparaître la symbolique des Oustachis, inspirant des milices extrémistes aux affinités nazies. Des effigies du mythique chef de file oustachi Ante Pavelic ornait les quartiers généraux de ces milices.

Le reportage « Le combat croate » (vidéo ci-dessus) réalisé par l’hebdomadaire allemand Der Spiegel montre comment, à l’image de ce qui se passe en Syrie aujourd’hui, certains ont convaincu de jeunes néonazis français, belges, allemands, anglais et autrichiens à aller se battre sur le front en Yougoslavie. Ces séquences donnent à voir une petite armée de mercenaires (non rémunérés), composée de jeunes hommes portant des uniformes nazis faits maison, recourant à l’iconographie nazie et témoignant des raisons de leur présence sur place. Des images qui rappellent celles nous parvenant aujourd’hui de Syrie.

Donc cette presse de droite – et nos couillons politiques – qui nous rabâche les oreilles avec ces quelques belges en Syrie, feraient bien de tourner sept fois leur langue de vipères dans le bidet qui leur sert de bouche avant de l’ouvrir et de se couvrir de ridicule… Mais rassurez-vous Joëlle et son âme damnée d’Anemie vont nous pondre une toute nouvelle loi spécialement pour cet « exode » de belges musulmans vers la Syrie, dans le genre de cette loi  – de 1840 – qui interdisait aux belges de s’engager à la Légion Étrangère pour combattre au Mexique.

Source: Apache News - T. Cochez

Ça commence à lasser sérieusement d’avoir, à chaque article qui traite de politique ou d’économie, les commentaires enflammés des soutiens de certains « courants politiques » plus ou moins obscurs. Comme à chaque fois que la situation est bloquée, la corruption à son plus haut niveau, des sauveurs se pointent, avec des analyses et des solutions « géniales » et facilement compréhensibles. Sont-ce des partis politiques ? Des penseurs politiques ? Non, ce n’en est pas. Parce qu’ils contiennent plus de composants définissant une secte qu’un parti politique en tant que tel. Explications.

Soral chouard

L’UPR, Egalité et Réconciliation et…Chouard

Pourquoi ces trois là ? Simplement parce qu’ils sont liés, attirent des soutiens très similaires, voire « collectent » les mêmes aficionados. Mais parce qu’aussi, au delà de leurs analyses et constats très parallèles, leur fonctionnement est à chaque fois celui d’une secte.

Asselineau et l’UPR…

Prenons l’UPR. L’Union Populaire Républicaine, dirigée avec maestria par le formidable Asselineau : ce parti qui ne veut pas se définir véritablement à droite, veut traverser les courants et réunir des gens autant de droite que de gauche, a une certaine audience grâce à son chef, disons plutôt son gourou.

Un gourou ? Oui, un gourou : comme dans les sectes, l’UPR n’existe que par les analyses et conférences de son gourou. Le gourou disparaît, l’UPR disparaît. L’UPR a des croyances, comme toute secte qui se respecte. Et ce n’est que la croyance centrale qui motive l’UPR. Si dans une secte c’est la croyance que nous allons rejoindre un paradis sur une autre planète en priant le soleil et en se suicidant tous en chœur dans une forêt (le Temple solaire, par exemple), l’UPR croit qu’on peut enfin sortir du marasme politique et économique en quittant l’Europe et l’euro. C’est tout. Sans exagérer. Il suffit de suivre les propositions de l’UPR sur leur site, visionner des conférences du gourou, et vous saurez que :

1) Tous nos problèmes viennent de l’Europe, il faut quitter l’Union européenne
2) Pareil pour l’euro, il faut quitter l’euro
3) Tout peut fonctionner de nouveau super bien en suivant les points 1 et 2

Et comme l’UPR n’a pas de programme, puisque c’est une secte, ni véritablement d’engagement précis au delà de son dogme sectaire, et bien chaque question un peu tendue trouve une réponse par un système référendaire. Exemple : le contrôle aux frontières. Que dit l’UPR ? Hummm… Lisez-plutôt, grâce à cette question « L’UPR veut-elle rétablir des contrôles aux frontières ? »

« Il n’y a plus de poste de contrôle de police et de douanes à Tourcoing, Kehl, Menton, Hendaye, etc. C’est ce qui permet à des dizaines de millions de personnes d’entrer et de sortir du territoire national par la Belgique, le Luxembourg, l’Allemagne, l’Italie ou l’Espagne, quelle que soit leur nationalité et sans aucun contrôle. […] Une fois que les Français auront récupéré leur souveraineté, il leur appartiendra de décider ce qu’ils veulent par des élections en matière de contrôles aux frontières, en matière de circulation des personnes, comme en matière de circulation des biens, des services et des capitaux, et d’y appliquer les lois de la République. Ces lois seront soit sévères, soit modérées, soit laxistes en fonction de ce qu’une majorité de Français aura librement décidé, au vu de la libre confrontation des programmes et des analyses »

Et oui, le bon peuple va décider, l’UPR, lui compte les points, même si en gros il a son idée, mais il ne prendra pas le risque de faire par lui même. Et ça continue comme ça avec l’immigration : « Quelle est la position de l’UPR sur l’immigration ? »

Les constats, dans la logique du dogme de la secte (c’est l’Europe, juste l’Europe) :

« C’est Mme Reding, par exemple, qui a condamné publiquement la France à l’automne 2010 pour les renvois groupés de Rroms bulgares et roumains chez eux, en annonçant que la Commission européenne allait déclencher une procédure d’infraction en justice contre la France pour violation du droit européen dans cette affaire. »

Et oui, l’UPR est mécontente que l’UE ait attaqué Sarkozy pour ses trains de Rroms…

Mais comme d’habitude avec la secte et son dogme unique, il faut juste demander « quelle politique veulent les Français sur l’immigration » :

« […] conformément à sa Charte fondatrice, l’UPR appelle en revanche tous les Français à se réunir provisoirement, au-delà du clivage droite-gauche, dans l’objectif fondamental de faire sortir la France de l’Union européenne AFIN DE REDONNER AUX FRANÇAIS LE CHOIX DE LEURS POLITIQUES, en matière d’immigration comme en matière économique, monétaire, sociale, diplomatique, militaire, etc. Une fois que la France aura quitté l’UE et aura récupéré la plénitude de sa démocratie, l’UPR appellera alors les Français, à l’issue de débats vraiment démocratiques, à décider par leurs votes de la politique qu’ils entendent adopter collectivement, en matière migratoire. »

Il suffit donc d’une majorité de 51% (de suffrages exprimés des gens en âge de voter) par exemple, après un débat « vraiment démocratique » (sic) pour se décider sur la politique d’immigration (une fois le retour à une France toute seule et super souverainiste) accompli. Ça donne envie, hein ? Enfin, pas si certain, parce que la réponse risque d’être assez…bizarre. Mais bon, comme la démocratie c’est demander au peuple ce qu’il veut, tout en ne lui donnant pas non plus autre chose que le droit de répondre à des questions…

Et les autres, Soral avec E&R par exemple ?

Faisons simple et efficace sur le cas d’E&R : cette association qui n’est pas un parti politique, est la secte d’Alain Soral, son gourou. Sans Soral, plus d’E&R. Tout ne tient que par lui et ses analyses « décoiffantes », la plupart du temps orientées autour de thèmes comme ceux, au choix : du complot sioniste, du lobby juif, de l’impérialisme judéo-américain, de l’empire financier, etc… Bien entendu, comme avec Asselineau, certains constats ou analyses de la situation ne sont pas totalement délirants ou faux, mais en bonne secte bien carrée, E&R, par la voix du gourou Soral demande, lui aussi de retrouver la souveraineté perdue, redonner le pouvoir au peuple : trois ou quatre constats simples, une ou deux solutions, et ça roule.

Soral est un ancien marxiste tendance trotskiste, militant communiste, qui a basculé au Front National au milieu des années 2000. Il semble que ce basculement se soit opéré suite au déchainement médiatique contre Dieudonné et son sketch sur les juifs orthodoxes. Soral a réalisé, dit-il, que les vrais « rebelles au système établi » étaient au FN. Mais il s’en est écarté ensuite, pour monter son collectif E&R. Soral manie la dialectique à la perfection, brosse la géopolitique à grands coups de pinceaux, sans nuances, et soutient toujours ceux qui s’en prennent : à Israël, aux multinationales, au « lobby juif », à la classe dirigeante, à l’Europe, au sionisme. Il soutient aussi sans nuances des dirigeants autoritaires pourvu qu’il réunissent quelques uns de ces critères. Petite présentation issue du site, qui résume bien le parallèle avec le courant UPR du ni-gauche-ni-droite (mais là marqué par le rejet et une conjonction étrange entre les valeurs et le travail…)

Égalité et Réconciliation (E&R) est une association politique « trans-courants » créée en juin 2007.

Son objectif est de rassembler les citoyens qui font de la Nation le cadre déterminant de l’action politique et de la politique sociale un fondement de la Fraternité, composante essentielle de l’unité nationale. Nous nous réclamons de « la gauche du travail et de la droite des valeurs » contre le système composé de la gauche bobo-libertaire et de la droite libérale.

Et ouais, tout est devenu possible… Mais ça pue le « national-socialisme » à plein nez cette merde!

Chouard ?

Venons-en à Chouard, puisque la secte à Soral n’est pas bien intéressante tellement son discours est proche d’une extrême droite qui aurait bouffé Marx et Chavez, et conforté des alliances qui la rangent clairement comme un produit politique de type « rouge-brun ».

Oui, Chouard… Il est sympathique le petit prof d’éco et de droit d’Aix en Provence, et puis il innove, propose un autre système, plus juste, « véritablement démocratique ». Donc, c’est du tout-bon, n’est-ce pas ? Ah, bien entendu, si on en reste aux conférences sur Youtube, à la surface des propositions et qu’on ne creuse pas plus loin. Parce que si l’on creuse, il y a beaucoup de points très dérangeants chez Chouard. Mais alors, très très dérangeants. Et puis sans Chouard, pas de chouardisme, encore un gourou, même si bien entendu il s’en défend. Il n’a pas monté de secte, la secte s’est montée d’elle même, il n’a rien eu à faire pour ça. Ses sympathisants sont très emballés, limite agressifs si on critique leur gourou. Ou ses idées.

Et ses idées ? Oh, comme avec les autres sectes politiques, il n’y en a pas des masses, restons simple, une seule avant tout : la démocratie par tirage au sort. On ne va développer plus loin, chacun peut aller écouter Chouard à ce propos sur le net, il y a tout ce qu’il faut. L’Europe est aussi chez Chouard le grand méchant loup à abattre. D’ailleurs il participe à des meetings de l’UPR et fait des déclarations emballées sur les conférences de la secte républicaine qui transcende les courants droite-gauche. Mais il peut aussi soutenir Faurisson, le révisionniste.

Soutien à Faurisson sur... holocauste.com

Soutien au révisionniste Faurisson sur… holocauste.com

Oui, parce que Chouard aime la Vérité et pense que la sphère médiatique est asservie, totalement au pouvoir en place, ou tout du moins à la pensée dominante. Donc tout ce qui sort de cette pensée peut être intéressant, même les révisionnistes. Ou les Soral (avec les idées duquel il est « assez d’accord »). Chouard est donc traité de personnalité d’extrême droite, puisque ses accointances avec des courants très proches de cette veine politique est avérée. L’est-il, d’extrême droite ? Est-ce bien intéressant, puisque le fond de l’affaire Chouard n’est pas qu’il appartienne à l’extrême droite ou non, mais : que fait-il, que veut-il, que faire avec ses idées, et pourquoi s’acoquine-t-il avec des sectes très peu recommandables ? Et là, on coince vite, parce que Chouard est un utopiste qui se méconnaît et refuse d’admettre que rien ne peut permettre à son système basé sur la démocratie grecque de voir le jour. Et au delà, savoir si ce système ne comporte pas de grands dangers. Comme celui d’une dictature des plus motivés…

Expliquons-nous brièvement, de façon synthétique : dans le système de Chouard, vous vous présentez et vous pouvez être élu par tirage au sort. Tous ceux motivés par l’action politique vont donc se ruer. Ceux des plus « faibles », les moins au fait de la chose politique n’iront pas. Sans compter ceux qui n’auront pas le courage. Puis, de nombreux problèmes se règleront par des référendums, comme avec l’UPR : le peuple déciderait. Mais à 51%, sur un sujet très sensible, comme l’immigration, ou des décisions touchant au social, la population risque de se retrouver coupée en deux, non ? Et la dictature des forts en gueule et des plus habiles risque de se mettre en place. Mais le gourou s’en moque un peu, et ses soutiens aux leaders de sectes de la droite souverainiste en sont la parfaite représentation : Chouard est dans son monde, ses idées, et si il trouve une aide ou une écoute dans des recoins puants, il les prend quand même. Quand il doit se défendre d’être d’extrême droite, sur son site, il le fait de manière tordue, avec une définition de l’extrême droite scolaire et décalée. Quant à ses réponses sur les problématiques qui motivent l’extrême droite, il met tout en vrac (la parité, la peine de mort, l’immigration) et renvoie à un référendum. Populiste ? Oui, très certainement. Avec une confiance naïve et aveugle dans ce qu’est le peuple, qui frise la stupidité.

Il ne veut pas faire de politique, dit-il ? Oui, mais il en fait quand même. Sans parti, mais avec ses conférences, déclarations, soutiens, rencontres etc…

Le « réseau d’amitié » de Chouard en pdf… édifiant! 🙂

Le soutien à Robert Ménard (cliquez sur la vidéo, ça vaut le coup) à 2:20… est un vrai moment d’anthologie.

(Edit aout 2014) Oups, la vidéo a disparue… on y entendait Chouard parler de Ménard, qu’il trouve: « très intéressant » pour sa « défense formidable de la liberté d’expression » (Robert Ménard, journaliste ultra réactionnaire qui sort aujourd’hui un bouquin intitulé « Vive l’Algérie française ». On croit rêver..!).

Alors, peut-être que les idées de Chouard, d’un point de vue institutionnel, organisation de la société ont un intérêt, mais le personnage et sa façon de penser le monde, ses amitiés n’inspirent guère : les pires systèmes autoritaires l’ont toujours été avec le soutien de la majorité de la population, et pour le bien de cette même population…

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Je sens que des groupies de nos trois tristes sires vont troller cet article… 🙂

Edit juin: Je viens de tomber sur une perle… les deux orphelines! dis-moi qui tu fréquentes et je te dirais qui tu es!

Chouard et notre crétin facho-con national laurent louis

Chouard et notre crétin-facho-con national Laurent Louis

Source: Reflets.info - Y. Menkevick

Un cercueil de plomb pour Maggy la « Dame de fer »!

Publié: 8 avril 2013 par Page de suie dans Articles
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Un cercueil de plomb pour Maggy la « Dame de fer »! (Steph). From « Les AZA.org« 

ON S’EN SOUVIENDRA DE SON MODERNISME MEURTRIER.

RE-CRÈVE SALOPE !!!

Comme d’hab’ hélas… les crevures finissent paisiblement dans leur plumard !

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« THE BITCH IS DEAD !!! »

 

C’est avec ces mots que les habitants de bien des contrées anglaises ont célébré la mort de celle qui fit leur malheur..!

Mais on se réjouira d’apprendre qu’elle a beaucoup souffert d’une longue maladie..! Merci la faucheuse.

« Margaret Thatcher fut le premier ministre le plus diviseur et destructeur des temps modernes : chômage de masse, fermeture d’usines, des communautés détruites, voilà son héritage. Elle était une combattante et son ennemi était la classe ouvrière britannique. Ses victoires, elle les a obtenues grâce à l’aide des figures politiquement corrompues du Parti travailliste et de nombreux syndicats.

C’est à cause des politiques mises en place par elle que nous sommes aujourd’hui dans cette situation. D’autres Premiers ministres ont suivi son exemple, notamment Tony Blair. Elle a tiré les ficelles, il fut sa marionnette. Souvenez-vous qu’elle a qualifié Mandela de terroriste et qu’elle a pris le thé avec Pinochet, ce tortionnaire et assassin. Comment lui rendre hommage ? En privatisant ses obsèques. Faisons jouer la concurrence et allons au moins offrant. C’est ce qu’elle aurait fait. » (Ken Loach)

A Bristol, sept flics de merde ont pris sur la gueule – dont un blessé sérieusement – suite à une fête de rue en l’honneur de la mort de cette crevure de Thatcher..! 🙂  Et ce  fut la même liesse populaire à Brixton, London, Glasgow, Liverpool, et probablement dans toutes les villes de U.K….

Dire du mal des morts est souvent de mauvais goût. Mais dans ce cas il s’agit d’un mal nécessaire.

«Quand une figure publique est connue pour ses actes politiques… toute discussion après sa mort sera forcément politisée. La manière dont on s’en souvient ne tient pas uniquement à la sensibilité de ses proches: elle a un impact important sur la culture de ceux qui la commémorent. Autoriser que des personnes politiques importantes soient louées par des réquiems à sens unique – encouragés hypocritement par de fausses notions d’étiquettes – ce n’est pas de la politesse, c’est de la tromperie et de la propagande!»

En ce qui concerne Thatcher, elle s’est engagée dans des actes qui ont affecté des millions de personnes dans le monde, en politique extérieure, par exemple, la Dame de Fer a eu un rôle clé dans la guerre du Golfe et a publiquement encouragé la guerre en Irak en 2003; elle a également dénoncé Nelson Mandela comme étant un «terroriste», – chose que même l’actuel Premier ministre David Cameron a dû désavouer –  elle était amie avec Pinochet, Saddam Hussein ou le dictateur indonésien Suharto. Il est donc normal que les personnes qui haïssaient viscéralement cette putain de  Thatcher le fassent savoir le jour de son décès!

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Avant d’arriver en enfer, elle aura peut-être le temps d’apercevoir les spectres faméliques de dix grévistes de la faim. Dix prisonniers politiques irlandais, des républicains morts pour leur patrie au terme d’une invraisemblable épopée. Certains, tels Bobby Sands, avaient même été élus députés à la chambre des communes du Royaume-Uni pendant leur agonie.

Margaret Thatcher, au pouvoir à Londres à cette époque, a suivi la mort lente de ces irlandais sans sourciller. Elle n’aura jamais voulu faire un pas en avant, concéder la moindre parcelle sur des revendications touchant à la dignité humaine. Les prisonniers de l’IRA et de l’INLA voulaient juste un peu plus d’humanité dans leurs conditions carcérales. Certains d’entre eux auront été torturés alors qu’ils n’étaient plus que des squelettes à l’agonie. Le visage de Patsy O’Hara était couvert de fractures à sa mort, les gardiens s’étant acharnés sur son corps. En 1981, Margaret Thatcher avait quitté le monde des hommes pour devenir un monstre froid. En 2013, nous ne la regrettons pas.

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Les pancartes «The bitch is dead» («la salope est morte») fleurissent par milliers en Angleterre, en Ecosse et en Irlande…

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Les mineurs ne lui ont rien pardonné!

Cela fait 28 ans que la « Putain de fer » a écrasé la grande grève des mineurs, un des plus importants conflits sociaux qu’ait connus la Grande-Bretagne. Mais à Armthorpe, dans le Yorkshire, comme dans beaucoup d’autres villages, la rancoeur est tenace. « Bon débarras », s’exclame un ancien mineur au fond de la salle sombre du club local, où des hommes,visage buriné et mains tatouées, sont assis autour d’une bière. Le portrait de l’ex-Premier ministre, décédée lundi à 87 ans, s’étale à la Une d’un journal qui traîne sur une table. « On s’en servira comme papier toilette », lance un autre buveur, déclenchant une tempête de rires.

Des dizaines de milliers de mineurs avaient participé en 1984-1985 à cette grève, un des évènements marquants des années Thatcher. La violence des affrontements entre les grévistes et la police, qui avaient dégénéré en véritables batailles rangées, avaient stupéfié l’opinion. La locataire de Downing Street, qui voulait fermer des dizaines de puits déficitaires, s’est retrouvée engagée dans un véritable bras de fer avec Arthur Scargill, président à vie du syndicat des mineurs NUM rebaptisé « King Arthur » par ses troupes. Les grévistes, « ennemis de l’intérieur » selon Margaret Thatcher, s’étaient retrouvés dans une situation désespérée après une année sans travail. Et ils ont fini par perdre la partie: Margaret Thatcher les a acculés à la défaite en réussissant à approvisionner le pays en charbon.

Certains mineurs ont repris le chemin de la mine en pleurs. Dans ses mémoires, l’inflexible « Dame de fer » écrira: les mineurs « avaient voulu défier les lois du pays et s’opposer aux lois de l’économie. Ils ont échoué ». Cette défaite, véritable coup de massue pour le très puissant NUM, a quasiment mis fin à l’extraction souterraine du charbon au Royaume-Uni: en 1984, la Grande-Bretagne avait 170 mines en activité, qui employaient 200.000 ouvriers. Il n’en reste aujourd’hui qu’une poignée, où travaillent environ 2.000 personnes.

Armthorpe a été une des victimes de cette hécatombe industrielle. La grande roue du puits, installée le long de la route principale, est un des rares rappels de son passé minier. Les anciens mineurs gardent un souvenir amer du moment où la police anti-émeutes a encerclé leur village et des affrontements qui ont suivi. « Thatcher a détruit cet endroit », explique George Fletcher, 63 ans, ancien contremaître de la mine. « Mon père était mineur, mon grand-père aussi. Mais Thatcher n’aimait pas les ouvriers. Elle a transformé la vie de beaucoup de gens en enfer. »

Derrière lui, un jeune homme arrache une photo de la « Dame de fer » d’un journal et la serre rageusement dans ses poings serrés. Les mineurs sont fiers que le village soit resté si soudé pendant le conflit, développant une entraide à l’opposé de la vision individualiste de la Grande-Bretagne défendue par « Mrs T ». Le boulanger, se souviennent-ils avec gratitude, s’est notamment ruiné en servant les mineurs à crédit. Mais aujourd’hui, l’humeur est sombre. Les ex-mineurs disent qu’il n’y a plus de travail depuis la fermeture de la mine en 1996.

« Les jeunes, ils n’ont rien à faire », explique George Kennedy, 55 ans, qui a travaillé dans la mine pendant 20 ans avant de perdre son emploi et qui souffre de problèmes respiratoires. La fermeture des puits a « détruit le village », renchérit le gérant du club, Geoff Smith. « C’est elle qui est responsable de tous les problèmes qu’on a eus depuis, la drogue, les bagarres », assure-t-il. Il s’attend d’ailleurs à ce que les mineurs organisent une fête le jour des funérailles de Margaret Thatcher, mercredi prochain. « S’ils en font une, je trinquerai avec eux », promet-il. « Et si son corps est incinéré et qu’il n’y pas de charbon pour la crémation », « désolé, mais ce sera sa faute », ajoute-t-il avec un gloussement.

David Hopper, responsable régional du syndicat des mineurs (NUM) dans le nord-est de l’Angleterre : « Je bois un verre en ce moment précis. C’est un jour merveilleux. Je suis ravi. C’est mon 70e anniversaire aujourd’hui et c’est l’un des meilleurs de ma vie ».

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Elle l’a dit…

« Ma politique est basée non pas sur des théories économiques mais sur des principes avec lesquels moi et des millions de semblables avons été élevés : un honnête jour de travail pour une honnête paye ; vivez selon vos moyens ; gardez un pécule pour les jours de pluie ; payez vos factures à l’heure ; soutenez la police. »
Septembre 1981.

« Je suis extraordinairement patiente, à condition que j’obtienne ce que je veux à la fin. »
Avril 1989.

« La Dame ne fait pas demi-tour. »
Congrès du Parti conservateur, octobre 1980.

« Les sous ne tombent pas du ciel, ils doivent être gagnés sur cette terre. »
Novembre 1979.

« Personne ne se souviendrait du bon samaritain s’il n’avait eu que des bonnes intentions. Il avait aussi de l’argent. »
Janvier 1980.

« Si un conservateur ne croit pas que la propriété est l’un des principaux remparts de la liberté individuelle, alors il ferait mieux de devenir socialiste. »

« Nelson Mandela? Un terroriste! »

Bref, tous le monde se réjouis de la savoir crevée..!

Si on supprimait une partie des universités, non? Ça fera des économies, et ces salauds de pauvres ne pourront plus faire d’études, et en plus, le FMI et Angela seront content..!

Ooh mais t’inquiète pas, il suffit de pondre une loi tiens… la quoi? La constitution? La gratuité de l’enseignement? Ne viens pas me faire chier avec tes idées « gauchisantes », hein!!!

Jeudi 28 mars – vous non plus vous n’en avez pas entendu parler dans les merdias..? – , le parlement grec a adopté une loi, nommée Plan Athéna (sic), qui vise à démolir l’enseignement supérieur gratuit et fourni par l’Etat. La loi a été passée de force, en violation flagrante de la constitution grecque qui ne permet pas l’abolition des universités. Mais ces porcs – en bons toutous du FMI – s’en foutent, il y a longtemps que la volonté du peuple ne les intéresse plus… Et en coulisse, les « héritiers » des colonels de la belle époque se frottent les mains frénétiquement. Il serait temps de sortir les piques pour faire prendre le soleil à certaines têtes!!!

La loi a été adoptée avec 148 voix pour et 125 contre. Les députés de la Gauche démocratique, le plus petit des trois partis formant la coalition dirigeante qui comprend aussi le parti conservateur Nouvelle Démocratie et le PASOK social-démocrate, ont voté contre ces mesures. Leur démarche était entièrement fondée sur le fait qu’un soutien à cette loi aurait risqué de mettre en cause leur possibilité à servir de caution de « gauche » à la stratégie d’austérité du gouvernement.

Athéna a pour conséquence la fermeture immédiate de quatre universités (soit dix pour cent des 40 restant). Il s’agit de l’université de Grèce-centrale, l’université de Grèce-occidentale, l’université internationale hellénique et l’université de Macédoine-Occidentale.

Environ 20 pour cent des instituts supérieurs d’enseignement technologique de Grèce seront également abolis et un certain nombre d’autres fusionneront pour devenir des facultés privatisés. Actuellement, il existe un nombre total de 534 départements comprenant 289 départements universitaires et 245 départements d’instituts supérieurs d’enseignement technologique. Un total de 129 universités (AEI) et d’instituts supérieurs d’enseignement technologique (TEI) seront fermés immédiatement et 26 autres départements disparaîtront progressivement.

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Depuis que le Plan Athéna – qui porte cyniquement le nom de la déesse grecque de la sagesse – a été pour la première fois annoncé en janvier, des dizaines de milliers d’étudiants et de jeunes ont protesté pour empêcher son adoption.

Au moment de son passage, plus de 5.000 étudiants, dont certains venant des facultés de Patras et d’autres villes, protestaient devant le parlement d’Athènes. Après s’être rassemblée devant l’université d’Athènes, la manifestation s’est rendue sur la place principale Syntagma via la Place Oamonia et la rue Stadiou. En dépit d’une forte présence policière et du recours aux gaz lacrymogènes pour disperser les manifestants, de nombreux étudiants sont restés dans les parages. Les étudiants ont incendié un drapeau de l’Union européenne pour protester contre le programme d’austérité appliqué en son nom.

Un manifestants a dit à PressTV, en insistant sur le caractère dictatorial de la nouvelle loi, « Aujourd’hui, ils ont adopté une loi sans précédent qui permettra au ministre de l’Education d’imposer une loi sur les restrictions et les réductions des dépenses sans que le parlement ait à voter. Sa seule signature suffira pour cela. Mais, nous le l’accepterons pas. Ils gèrent notre avenir et ils verront que nous sommes contre eux. »

D’autres manifestations ont eu lieu le même jour dans la deuxième ville de Grèce, Thessalonique, et auxquelles des étudiants venant de la ville de Serres ont également participé. Une manifestation s’est aussi déroulée à Larissa, la plus grande ville et capitale de la région de Thessaly.

Les protestations des étudiants ont été provoquées par un chômage systémique des jeunes qui atteint maintenant presque 60 pour cent. De nombreux étudiants ont fait référence à la mort de deux étudiants de l’université de Larissa, suite à une intoxication au monoxyde de carbone début mars, comme symbole des terribles conditions auxquelles ils sont confrontés. Tous deux essayaient de chauffer leur logement à l’aide d’un poêle de fortune lorsqu’ils ont lentement perdu connaissance. Trois autres étudiants présents dans la maison ont été hospitalisés et deux d’entre eux sont dans le coma entre la vie et la mort.

Sur 63 villes à l’échelle nationale, Athéna en laissera 12 sans établissement d’enseignement supérieur, sans faculté ni école. L’on estime que plus de 20.000 étudiants seront contraints d’abandonner leurs études ou de déménager dans une autre ville. Le personnel enseignant et les employés des facultés seront licenciés.

Alors que les cours sont réduits à un minimum et que seuls ceux jugés rentables pourront survivre, les réductions auront un sérieux impact sur les diplômés du secondaire qui souhaitent faire des études supérieures. L’on évalue que pour cette seule année universitaire, le nombre des candidats admissibles à l’université a chuté de 77.000 l’année dernière à 55.000 cette année.

L’université de Macédoine occidentale en est un exemple et elle sera supprimée en tant qu’établissement autonome. Cinq de ses six départements (dont quatre se trouvent dans la ville de Florina et deux à Kozani) relèveront de l’université Aristote de Thessalonique et de l’université de Macédoine, et un département sera supprimée.

Les coupes faites à l’institut d’enseignement technologique de Macédoine occidentale sont bien plus profondes sous le plan Athéna qu’initialement prévues : seuls neuf des 20 vingt départements de l’établissement resteront, contre 13 prévus à l’origine.

GREECE-EDUCATION-PROTEST

En faisant passer de force Athéna, l’élite dirigeante grecque est en train de démanteler le système éducatif en créant les conditions pour une reprise par le privé de l’enseignement, en violation flagrante de la constitution grecque.

Le droit à l’enseignement gratuit a pour la première fois été ancré dans la constitution après la chute de la junte militaire en 1974. En 1975, l’article 16 devenait partie intégrante de la constitution en stipulant « Tous les Grecs ont droit à l’enseignement gratuit à tous les niveaux des établissements d’enseignement de l’Etat. » Il poursuit, « L’enseignement au niveau des universités sera exclusivement fourni par des établissements qui sont des personnes morales autonomes de droit public. »

Le point 16:8 de la constitution dit, « La mise en place d’établissements de niveau universitaire par des personnes privées est interdite. » Alors que la constitution permet la « fusion ou le fractionnement d’établissements de niveau universitaire, » elle ne permet par leur abolition comme le dicte le plan Athéna.

Dans le cadre d’Athéna, il sera plus facile à des entreprises privées d’investir dans les facultés et de nommer le personnel de leur choix, en introduisant ainsi le parrainage privé dans les services éducatifs. Les établissements seront obligés de rechercher un parrainage privé et de lier de plus en plus leurs programmes d’enseignement aux exigences du marché. Athena a pour objectif de promouvoir les facultés qui se spécialisent en économie et en affaires tandis que les autres départements seront laissés à l’abandon.

Le plan Athéna est le point culminant d’une attaque massive contre l’enseignement public, exigée par l’Union européenne, la Banque centrale européenne et le Fonds monétaire International conformément aux termes des prêts de 240 milliards d’euros accordés à la Grèce. En août dernier, le ministre de l’Education, Constantinos Arvanitopoulos, avait dit, « Il est impossible pour un pays de 11 millions d’habitants de s’offrir le luxe d’une quarantaine d’universités alors que d’autres pays, comme Israël, n’en ont que sept ou huit. »

Ces dernières années, les universitaires ont connu des réductions de salaire de plus de 50 pour et les budgets de nombreux établissement ont aussi été réduit plus que de moitié. Les professeurs ont aussi manifesté dernièrement par milliers aux côtés des universitaires et des élèves contre les réductions dans le primaire et le secondaire.

Le niveau des coupes est tel dans le budget de l’éducation qu’une grande partie de l’infrastructure scolaire a été détruite. Partout dans le pays durant les mois d’hiver, des centaines d’établissements scolaires ont été obligés de fonctionner sans fuel de chauffage, sans ordinateurs et avec des manuels scolaires en nombre insuffisant.

Source: 2 avril 2013 in World Socialist Web Site - Par Robert Stevens

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