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« Je ne suis pas raciste, mais… »

L’enquête commence par ces mots, tant et tant de fois entendu : « Je ne suis pas raciste, mais..! » Gilles Cayatte et Christophe Nick – Yami2 productions – s’attachent à déconstruire un préjugé. Les préjugés, nous les subissons tous depuis la maternelle. Certains sont naïfs, stupides, inoffensifs… d’autres sont cruels, détruisent des vies, sont cause de racisme, de haine et de peur! Celui-ci est bien connu, rabâché dans les meetings de droite et par les roquets Zémour et Marine depuis des lustres – oups, par la gauche aussi, j’oubliais que Valls en était – et bien sur repris en cœur par les médias mainstream. Ce préjugé..? « l’immigration et la délinquance en France seraient liés »

DISCRI

Partie 1 : IMMIGRATION ET DÉLINQUANCE, L’ENQUÊTE QUI DÉRANGE

Prenons un préjugé très répandu en France. « Plus il y a d’immigrés, plus il y a de délinquance ». John Paul Lepers – le journaliste – , qui en est fermement convaincu, veut vérifier. À l’aide du recensement de l’INSEE et des statistiques du ministère de l’Intérieur, il se rend d’abord dans les communes de France qui comptent le plus d’immigrés : Aubervilliers, Beausoleil, Oyonnax. Les écarts de délinquance dans ces quatre communes en tête du hit-parade de l’immigration sont tels qu’il doit changer de méthode. Il compare la délinquance dans deux grosses agglomérations que tout oppose : Montbéliard, à très fort taux d’immigrés et Caen, avec quasiment pas d’immigrés.  Les résultats le stupéfient : ce sont les mêmes. Avec l’aide de statisticiens et de spécialistes de la criminalité, il démontre que le lien entre immigration et délinquance n’est pas vérifié.

Partie 2 : LA FABRIQUE DU PRÉJUGÉ

Dans un second film, John Paul Lepers essaye de comprendre pourquoi ce préjugé est tenace. Il découvre des mécanismes insidieux qui sont à la racine de toute discrimination. À l’aide de professeurs en psychologie sociale, il réalise des expériences dans des écoles primaires et dans des salles de laboratoire qui révèlent les processus inconscients qui nous poussent à créer des catégories humaines et à leur apposer des stéréotypes, qui deviennent des préjugés à la base de toute discrimination.

Une enquête pour les Français qui doutent. Ces deux films vont choquer, et je le revendique. Au début du premier film, « immigration et délinquance, l’enquête qui dérange » je raconte une expérience personnelle, avec des mots crus : « Dernièrement, à Paris, une dizaine de jeunes, noirs et arabes, a essayé de voler mon scooter, je l’ai récupéré, mais ils m’ont frappé ». Pourquoi ai-je précisé qu’il s’agissait de  jeunes « noirs et arabes », au risque d’être condamné pour cette précision ethnique. J’ai décidé de prononcer ces mots parce que je sais aujourd’hui que nous sommes dans l’erreur, et que cette situation est dangereuse pour notre pays.

Pendant le tournage de ces films, j’ai accepté de me mettre à nu. J’ai abandonné mon idéologie, et j’ai voulu me fondre dans cette France qui est malade des bouleversements qu’elle subie. Nous – une majorité de Français, et je m’y inclus – avons la quasi certitude que la montée de la délinquance est liée à l’immigration. Certes, nous ne l’exprimons pas de la même manière, car pour certains il s’agit d’une opportunité politique, pour d’autres c’est un sentiment presque honteux, mais nous en sommes là, collectivement.

Sur ces questions essentielles, les sentiments, bons ou mauvais, ne suffisent pas. Avec Christophe Nick et Gilles Cayatte, nous avons mené l’enquête, pendant de long mois. A partir des statistiques officielles que nous avons minutieusement vérifiées sur le terrain, nous apportons des preuves qui montrent que non, et je dois vous dire que j’ai eu du mal à le croire, la délinquance n’est en aucune manière liée à la présence d’immigrés sur notre territoire. Les immigrés ne sont pas plus, et bien sur pas moins délinquants que les autres Français. Qu’on se le dise !

Le premier film apporte, à tout citoyen de bonne foi, des exemples concrets et des chiffres précis, qui constituent potentiellement une boite à outils pour combattre ceux qui ont intérêt à opposer les communautés qui forment la France.

Le deuxième documentaire, s’attache à nous expliquer comment naît un préjugé, et pourquoi nous en sommes, en fait, victimes. Une plongée scientifique et subtile dans nos imaginaires collectifs. »

John Paul Lepers

Les préjugés..? On peut les colporter et les ânonner bêtement, mais on peut aussi les réfléchir, les conscientiser pour travailler dessus.
Source : Yami2 Productions

Kombucha, un champignon qui vous veut du bien…

Publié: 9 mars 2014 par Page de suie dans Coups de coeur
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Kombucha..? Quésaco?

Je connaissais le classique kéfir, mais un ami m’a ramené une « mère » de kombucha de Roumanie la semaine dernière, on s’est évidement empressé d’essayer. Du thé noir, du sucre, un grand bocal Weck, de l’eau, un peu de patience, et le tour est joué.

kombuchaAvez-vous déjà entendu parler des bienfaits et du goût exceptionnel des aliments fermentés, lacto and co. Ils ont souvent des effets spectaculaires pour l’organisme du fait de la transformation des levures et des bactéries en éléments indispensables pour le corps humain. Les boissons fermentées, il y en a des kyrielles et le kombucha en fait partie. Elle très originale et naturelle du fait qu’on y ajoute aucun produit industriel. Une fois qu’on a le champignon-mère de kombucha, sa préparation est très facile.

C’est quoi la kombucha ?

La kombucha est une boisson rafraîchissante, un peu acide (elle atteint un pH de 4 à 2,5), très légèrement pétillante, en provenance de l’Extrême Orient (Chine, Corée, Mongolie). On peut la « cultiver » dans n’importe quel endroit du monde. On l’obtient à partir de la fermentation d’une petite membrane visqueuse qu’on appelle « mère de kombucha » dans du thé noir sucré. Elle est réputée pour avoir des bienfaits sur la santé si on en boit régulièrement. C’est au début du XXe siècle qu’elle est arrivée en Russie puis dans les Balkans, en Pologne et a fait son apparition au Danemark, en Allemagne, en Tchécoslovaquie et en Roumanie. Depuis la kombucha s’est répandu progressivement dans d’autres pays et devient de plus en plus populaire. C’est le gaz carbonique dégagé par la fermentation qui apporte à la boisson une agréable mais vraiment très légère effervescence. Le sucre lui, sert de nourriture aux micro-organismes qui constituent le « champignon », il va lui permettre d’augmenter sa masse et de se reproduire tout en dégageant dans la boisson des substances bénéfiques et énergétiques.

Les vertus de la kombucha.

Si vous êtes intéressé par la kombucha, autant savoir tous les bienfaits qu’elle peut apporter. Composé de nombreuses bactéries qui sont bénéfiques pour l’organisme, elle contient plein d’éléments nutritifs tels que de l’acide glucuronique, de l’acide gluconique, de l’acide lactique dextrogyre, de l’acide folique, de l’acide acétique, des vitamines (B1, B2, B6, B12, C, PP etc…), des sels minéraux, des enzymes actifs, des acides aminés essentiels, des substances antibiotiques, et une petite quantité d’alcool (entre 0,1 et 0,5°), elle est reconnue avoir des effets thérapeutiques. La kombucha facilite la digestion, elle aide à prévenir le cancer et guérit plusieurs maladies infectieuses. En consommer régulièrement permet donc d’avoir une santé de fer et est aussi une prévention contre les maladies. Ceux qui ont découvert cette boisson ne peuvent plus s’en passer. Le kombucha est surtout détoxifiant, purifiant, régulateur des fonctions essentielles de l’organisme et c’est le sang qui en récolte directement les bienfaits. Et le plus c’est qu’on peut en consommer à tout moment de la journée et quasi sans limite.

Ingrédients et ustensiles nécessaires :

  • un champignon mère de kombucha
  • un litre de l’eau
  • une casserole
  • un récipient en verre ou en porcelaine
  • une étoffe laissant passer l’air (gaze, étamine, ou autre qui empêche l’entrée des insectes)
  • un élastique

Pour un Litre d’eau :

80 à 100 grammes de sucre + 8 à 10g de thé noir (+/- 2 cuillères à café) + 1 cuillères à café de vinaigre de cidre afin d’acidifier le milieu (lors de la première fermentation uniquement). L’idéal étant de la préparer par 3 à 5 litres dans un récipient à large ouverture. Si le thé est en sachet, ouvrez-les, certains sachets récents contiennent des composants qui peuvent nuire au champignon mère et le faire dépérir.

Préparation :

  • Faites bouillir l’eau avec le sucre
  • Retirez la casserole du feu et faites infuser le thé dans l’eau (15mn)
  • Versez en filtrant les résidus dans le récipient en verre (ou toute autre matière mais il faut absolument éviter le métal)
  • Quand la préparation est refroidie à 25° versez le vinaigre de cidre (pour la première préparation uniquement)
  • Déposez le champignon en surface, côté clair et brillant dessus (il va momentanément coulé)
  • Recouvrez avec l’étoffe et maintenez-la grâce à un élastique autour du bocal
  • Laissez fermenter dans un endroit chaud (20-25°), à l’abri du soleil et aéré (ne jamais fermer hermétiquement)
  • Au bout de quelques jours, goûtez le liquide, qui doit commencer à avoir une odeur sympa de kéfir/vinaigre doux/cidre
  • Lorsque le goût vous convient ou aux alentours du 8-10ème jour de fermentation, récupérez délicatement le champignon (avec des mains bien propres..!)
  • Filtrez le liquide (avec une passoire à thé ou un filtre café réutilisable en nylon) et le verser dans une bouteille que vous conserverez au frais jusqu’à consommation (Ne pas trop attendre sinon la boisson deviendra trop acide)

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Pour les fois suivantes, rincez délicatement la « mère » avec un peu de vinaigre de cidre (elle adore l’acidité), retirez-en les éventuelles filaments ou traces noirâtres, et récupérez 2-3 cm de la préparation précédente à ajouter à la nouvelle. Une fois que la mère devient conséquente on peut en séparer latéralement une couche du haut pour faire un autre bocal ou donner à un(e) ami(e). Gardez à l’esprit que la mère a un sens… toujours le côté clair et brillant en haut. Le bocal peut être totalement vidé pour être nettoyé toutes les 4 semaines environ, puis bien rincé à l’eau très chaude pour enlever toute trace de produit ménager. Si le récipient de préparation a été lavé, n’oubliez pas d’y verser un petit fond de la précédente boisson pour préparer la suivante.

Kombucha mère

Comment savoir si ça a marché ?

Le problème avec les boissons fermentées c’est qu’il faut toujours un certain temps avant de pouvoir constater que la culture est en bonne voie et n’est pas en train de dépérir. Quelques points à vérifier pendant les 8 à 10 jours de culture :

  1. Au bout de 3-4 jours votre souche mère doit remonter en surface sous l’effet de la production de CO2
  2. Au bout de 5-6 jours vous devriez constater la formation d’une membrane transparente en surface (duplication du kombucha)
  3. En fin de culture la boisson doit avoir perdue une bonne partie de son sucre (goûter à l’aide d’une paille si nécessaire)
  4. Jamais il ne devra apparaître de la mousse (genre confiture avariée) sur votre souche pendant la culture (c’est en général mauvais signe, il faut jeter la souche). A ne pas confondre avec les filaments noirs qui se forment pendant la culture et qui sont tout à fait normaux, il suffira de filtrer la culture avant de la boire.
Et surtout… partagez-la abondamment une fois que le cycle est lancé, sinon c’est pas marrant 🙂
Enjoy it..!

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Variantes une fois que vous maîtrisez la technique

Ajoutez une cuillère à café au choix de : verveine, hibiscus, gingembre, zeste d’orange, fleurs de sureau, fleurs de châtaigner, fleurs d’osmanthe, feuilles de fraisiers, thé rooibos, menthe, feuilles de cassis, feuilles de murier, thym, romarin, etc…

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P.S. : Où trouver une mère si vous n’avez pas de potes qui en ont..? ICI, je sais c’est cher pour un truc qu’on peut se refiler entre nous, mais on la partage si vite qu’on peut la commander à deux ou trois…

Attention: le thé Earl Grey qui contient de l’huile de bergamote, peut parfois tuer ou affecter gravement la culture… à déconseiller, ainsi que les thés « bizarres » des grandes surfaces.

Merci Omar… Poésie persane

Publié: 26 novembre 2013 par Page de suie dans Coups de coeur
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J’ai découvert Omar Khayyâm il y a longtemps, dans un endroit sordide, où on a rien d’autre à foutre que de lire… la prison de Namur. J’y avais trouvé l’excellent livre d’Amin Maalouf « Samarcande« , qui relate ses voyages et fait l’éloge de ses Rubayat. J’ai toujours aimé son côté provocateur, buveur impénitent, fornicateur, impie, à une époque où cela valait le pal au bas mot.

Voilà un poète qui me parle, moi qui n’aime pas la poésie. Pour une raison qui m’échappe, la poésie n’a pratiquement aucun effet sur moi, alors que d’autre, en lisant 3 lignes de Baudelaire sont carrément en lévitation, moi je frise le coma. Mais curieusement, Omar Khayyâm a changé la donne. Cet homme, amoureux des plaisirs de la vie, courtisait les femmes, aimait leur parfum, leurs courbes, et le faisait savoir dans ses poèmes. Le vin aussi était sa grande faiblesse. Ce vin qui décroche notre conscience et libère notre esprit. Frondeur aussi, pour ses critiques dures concernant la religion, et les religieux bigots. Raison pour laquelle sans doute, ses poèmes furent interdits pendant longtemps.

Un heureux hasard vient de me faire retomber dessus via un ami, je ne peux m’empêcher de vous en faire partager un modeste passage…

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Rubayat, par Omar Khayyâm, quatrains I à XX

I
Tout le monde sait que je n’ai jamais murmuré la moindre prière.
Tout le monde sait aussi que je n’ai jamais essayé de dissimuler mes défauts.
J’ignore s’il existe une Justice et une Miséricorde…
Cependant, j’ai confiance, car j’ai toujours été sincère.
II
Que vaut-il mieux? S’asseoir dans une taverne, puis faire son examen de conscience,
Ou se prosterner dans une mosquée, l’âme close?
Je ne me préoccupe pas de savoir si nous avons un Maître
Et ce qu’il fera de moi, le cas échéant.
III
Considère avec indulgence les hommes qui s’enivrent.
Dis-toi que tu as d’autres défauts. Si tu veux connaître la paix,
La sérénité, penche-toi sur les déshérités de la vie,
Sur les humbles qui gémissent dans l’infortune, et tu te trouveras heureux.
IV
Fais en sorte que ton prochain n’ait pas à souffrir de ta sagesse.
Domine-toi toujours. Ne t’abandonne jamais à la colère.
Si tu veux t’acheminer vers la paix définitive,
Souris au Destin qui te frappe, et ne frappe personne.
V
Puisque tu ignores ce que te réserve demain,
Efforce-toi d’être heureux aujourd’hui.
Prends une urne de vin, va t’asseoir au clair de lune,
Et bois, en te disant que la lune te cherchera peut-être vainement, demain.
VI
Le Koran, ce Livre suprême, les hommes le lisent quelquefois,
Mais, qui s’en délecte chaque jour ?
Sur le bord de toutes les coupes pleines de vin est ciselée
Une secrète maxime de sagesse que nous sommes bien obligés de savourer.
VII
Notre trésor ? Le vin. Notre palais ? La taverne.
Nos compagnes fidèles ? La soif et l’ivresse.
Nous ignorons l’inquiétude, car nous savons que nos âmes, nos coeurs, nos coupes
Et nos robes maculées n’ont rien à craindre de la poussière, de l’eau et du feu.
VIII
En ce monde, contente-toi d’avoir peu d’amis.
Ne cherche pas à rendre durable la sympathie que tu peux éprouver pour quelqu’un.
Avant de prendre la main d’un homme,
Demande-toi si elle ne te frappera pas, un jour.
IX
Autrefois, ce vase était un pauvre amant
Qui gémissait de l’indifférence d’une femme.
L’anse, au col du vase…
Son bras qui entourait le cou de la bien aimée !
X
Qu’il est vil, ce cœur qui ne sait pas aimer,
Qui ne peut s’enivrer d’amour !
Si tu n’aimes pas, comment peux-tu apprécier
L’aveuglante lumière du soleil et la douce clarté de la lune ?

■ ■ ■

XI
Toute ma jeunesse refleurit aujourd’hui !
Du vin! Du vin! Que ses flammes m’embrasent !
… Du vin! N’importe lequel… Je ne suis pas difficile.
Le meilleur, croyez bien, je le trouverai amer, comme la vie!
XII
Tu sais que tu n’as aucun pouvoir sur ta destinée.
Pourquoi l’incertitude du lendemain te cause-t-elle de l’anxiété ?
Si tu es un sage, profite du moment actuel.
L’avenir? Que t’apportera-t-il ?
XIII
Voici la saison ineffable, la saison de l’espérance,
La saison où les âmes impatientes de s’épanouir recherchent les solitudes parfumées.
Chaque fleur, est-ce la main blanche de Moïse ?
Chaque brise, est-ce l’haleine de Jésus ?
XIV
Il ne marche pas fermement sur la Route,
L’homme qui n’a pas cueilli le fruit de la Vérité.
S’il a pu le ravir à l’arbre de la Science, il sait que les jours écoulés
Et les jours à venir ne diffèrent en rien du premier jour décevant de la Création.
XV
Au delà de la Terre, au delà de l’Infini,
Je cherchais à voir le Ciel et l’Enfer.
Une voix solennelle m’a dit :
« Le Ciel et l’Enfer sont en toi. »
XVI
Rien ne m’intéresse plus. Lève-toi, pour me verser du vin !
Ce soir, ta bouche est la plus belle rose de l’univers…
Du vin! Qu’il soit vermeil comme tes joues,
Et que mes remords soient aussi légers que tes boucles !
XVII
La brise du printemps rafraîchit le visage des roses.
Dans l’ombre bleue du jardin, elle caresse aussi le visage de ma bien aimée.
Malgré le bonheur que nous avons eu, j’oublie notre passé.
La douceur d’Aujourd’hui est si impérieuse !
XVIII
Longtemps encore, chercherai-je à combler de pierres l’Océan ?
Je n’ai que mépris pour les libertins et les dévots.
Khayyâm, qui peut affirmer que tu iras au Ciel ou dans l’Enfer ? D’abord, qu’entendons-nous par ces mots ?
Connais-tu un voyageur qui ait visité ces contrées singulières ?
XIX
Buveur, urne immense, j’ignore qui t’a façonné ! Je sais, seulement,
Que tu es capable de contenir trois mesures de vin, et que la Mort te brisera, un jour.
Alors, je me demanderai plus longtemps pourquoi tu as été créé,
Pourquoi tu as été heureux et pourquoi tu n’es que poussière.
XX
Aussi rapides que l’eau du fleuve ou le vent du désert,
Nos jours s’enfuient.
Deux jours, cependant, me laissent indifférent :
Celui qui est parti hier et celui qui arrivera demain

■ ■ ■

 

Vous trouverez la suite ICI

Entartage de Maggie De Block

Publié: 18 juin 2013 par Page de suie dans Coups de coeur
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No border, no nation, stop deportation!

A quand celui de la zombie Annemie ou de Vandersmissen..?!

Ne vivons plus comme des esclaves

Publié: 2 juin 2013 par Page de suie dans Coups de coeur
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Prochainement : un film de… Yannis Youlountas (ben oui..!)

Ne vivons plus comme des esclaves

« La gratuité est l’arme absolue
contre la dictature du profit. »

Raoul VANEGEIM

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Et pour ceux qui on des difficulté en grec, un petit cours de rattrapage, lui aussi gratuit…

μπάτσοι, γουρούνια, δολοφόνοι

Vous êtes bordélique? Félicitations!

Publié: 23 avril 2013 par Page de suie dans Coups de coeur
Bordélique? Môa? M’enfin..!

J’adore ces mecs! je vais enfin pouvoir clore le bec à tous ceux et celles qui disent qu’une chatte ne retrouverait pas ses jeunes dans mon « bureau »..!

Finis les regards désapprobateurs de votre patron et de vos collègues des amis devant l’amoncellement de dossiers, d’emballages de friandises et de vaisselle qui tangue dangereusement sur votre bureau. C’est prouvé: le bordel, c’est essentiel! Désormais, vous pourrez leur affirmer que la croyance populaire selon laquelle un bureau rangé reflète un esprit organisé est fausse. D’après une étude réalisée en Allemagne, avoir un bureau en désordre permettrait justement aux gens d’y voir plus clair. Dans le chaos, les gens vont directement à l’essentiel et sont donc beaucoup plus productifs. Le désordre semble stimuler l’efficacité au travail et la résolution créative de problèmes.

Il paraît d’ailleurs que l’illustre scientifique Albert Einstein ainsi que l’écrivain Roald Dahl travaillaient sur un bureau particulièrement bordélique. Antoine de Saint-Exupéry avait quant à lui déclaré qu’un bureau bien rangé était le signe d’un esprit dérangé… Vous êtes d’accord ? Maintenant, il faut juste expliquer cela à votre entourage… ils sont parfois d’une telle mauvaise foi! 🙂BORDEL

Putain! C’est pas vrai, où j’ai encore foutu mes grandes feuilles..? Aaaah les voila, sous le chargeur du portable… à leur place quoi. Or-ga-ni-sé!!!!

Tous au Larzac!

Publié: 8 février 2013 par Page de suie dans Coups de coeur
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Nous étions dans le sud-ouest entrain de contempler hilares notre « table de choure », il faisait 4-5°, des courants d’air comme des entre les oreilles d’un flic et le poêle à bois n’était prévu que pour le lendemain  🙂

Quand l’un d’entre nous lança: « si on se matait Tous au Larzac? Je l’ai sur le portable. »

Et bien je vous assure que regarder « Tous au Larzac » en grelottant, en grignotant des toasts au foie gras (je sais, c’est pas bien le foie gras… mais dans le sud-ouest c’est tentant! Hé puis on l’a piqué, na!), des saucissons du pays et avec quelques ééénormes pétards, c’est géant! Je vous le conseille, à essayer au moins une fois.

Voici le lien pour le regarder en streaming (ou le télécharger) sur Filmonde.com: TOUS AU LARZAC

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L’histoire d’un combat victorieux: Marizette, Christiane, Pierre, Léon, José… sont quelques uns des acteurs, drôles et émouvants, d’une incroyable lutte, celle des paysans du Larzac contre l’Etat, affrontement du faible contre le fort, qui les a unis dans un combat sans merci pour sauver leurs terres. Un combat déterminé et joyeux, mais parfois aussi éprouvant et périlleux. Tout commence en 1971, lorsque le gouvernement, par la voix de son ministre de la Défense Michel Debré, déclare que le camp militaire du Larzac doit s’étendre. Radicale, la colère se répand comme une trainée de poudre, les paysans se mobilisent et signent un serment : jamais ils ne cèderont leurs terres. Dans le face à face quotidien avec l’armée et les forces de l’ordre, ils déploieront des trésors d’imagination pour faire entendre leur voix. Bientôt des centaines de comités Larzac naitront dans toute la France… Dix ans de résistance, d’intelligence collective et de solidarité inébranlable, qui les porteront vers la victoire.

I got it…! « Les damées de la terre »

Publié: 7 février 2013 par Page de suie dans Coups de coeur
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2011, je l’ai commandé… rupture de stock!

2012, j’ai essayé de le voler… pas moyen de le trouver en « poche », il était trop grand à planquer!

Et puis la semaine dernière ma chouette libraire, en allant chercher un bouquin pour l’école de la gamine, me dit qu’il est à nouveau disponible. Enfin j’ai pu le commander, et aujourd’hui je l’ai 🙂 Je n’en suis qu’a la préface, mais il promet d’être excellent.

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Né en 1925 à Fort-de-France, Frantz Fanon quitte la Martinique pour rejoindre la Résistance en France, et plus précisément les forces gaullistes, à l’âge de 17 ans. Il se lance par la suite dans des études de médecines, à Lyon ; il publie son premier livre qui fait date encore aujourd’hui : Peau noire, masques blancs (1952). Dans ce court mais dense ouvrage, il y interroge et décortique les conséquences de la colonisation sur les rapports entre Noirs et Blancs, sur la façon dans les Antillais -et les Noirs en général- se construisent par rapport au Blanc, sans réclamer réparation mais en posant des questions pour construire l’avenir.
Il devient l’année suivante le Médecin-chef de l’hôpital psychiatrique de Blida, en Algérie, alors colonie française. La guerre de libération engagé par le FLN ne le laisse pas indifférent, il choisit son camp, celui du peuple algérien, celui de l’indépendance, celui de la liberté.
Son engagement est profond, intellectuel mais aussi physique : il démissionne de ses responsabilité, est expulsé et rejoint une section du FLN en Tunisie (où il est d’ailleurs enterré).
Il écrit dans El Moudjahid et deviendra même ambassadeur du Gouvernement provisoire de la République algérienne (GPRA) au Ghana et essuiera plusieurs attentats fomentés dans divers pays où il se rend.

Fanon n’est pas un théoricien de la négritude, il refuse de participer à l’édifice du Noir comme entité « naturelle » ; il déconstruit l’oppression et les formes de dominations (économiques, idéologiques, linguistiques…) pour proposer un programme humaniste et internationaliste…
En 1961, avec Les damnés de la Terre, Fanon fait un exposé socio-psychologique des conséquences de la colonisation sur les colonisés, partant d’observations objectives alliées au paradigme marxiste et alimentées par la réalité des mouvements de libération, en particulier algérien. Se rajoute à son livre une préface très commentée de Jean-Paul Sartre. Or celle-ci est ambigüe. D’un coté elle aide à la diffusion et la notoriété du livre et des idées de Fanon, d’un autre l’aspect dithyrambique -et ultra-gauchiste- du texte de Sartre fait de l’ombre à la précision dialectique de l’auteur, à ce qui relève des constats de la production de la violence révolutionnaire par le système colonial (ce que fait Fanon) et la glorification mythifiée de la lutte armée (ce que fait Sartre).

L’année où sortent Les damnés de la Terre, il est fauché par une leucémie. L’hôpital de Blida porte aujourd’hui son nom, de même que des rues et des avenues en Martinique et en Algérie. Il est cité dans des chansons de LKJ, Rage Against the Machine, KRS-One, ou en France par La Rumeur, M.A.P. ou Casey. Sa pensée est encore vivante…