Articles Tagués ‘Reprise individuelle’

C’est un contact de la FAF qui m’a donné l’idée de rajouter cette rubrique. Ça fait longtemps que je le voyais publier chaque jour un ou deux passages d’auteurs libertaires ou anti-autoritaires, et j’y découvrais souvent des choses intéressantes et inédites… Je me suis dit qu’il faudrait partager avec un max de camarades. Consultez-le régulièrement, il sera mis à jour au fil des lectures et « trouvailles » sur le net.

Mon drapeau noir sur le palais de justice

« Ceux qui veulent défendre la liberté tout en condamnant l’action directe sont comme ceux qui veulent avoir de bonnes récoltes sans labourer. Ils veulent la pluie sans les orages ni les éclairs. Ils veulent l’océan sans le rugissement de ses eaux. Le pouvoir ne concède rien sans y être acculé. Il ne l’a jamais fait et ne le fera jamais. »  Frédérick Douglas

« En nous déclarant anarchistes, nous proclamons d’avance que nous renonçons à traiter les autres comme nous ne voudrions pas être traités par eux ; que nous ne tolérons plus l’inégalité qui permettrait à quelques-uns d’entre nous d’exercer leur force, ou leur ruse ou leur habileté, d’une façon qui nous déplairait à nous-mêmes. Mais l’égalité en tout, synonyme d’équité, c’est l’anarchie même. »  Piotr Kropotkine – La morale anarchiste – Page 44

« Ne confiez pas vos destinées à ceux qui ne sont pas des vôtres. Ne vous imposez pas de nouveaux maîtres ; ils finiront par vous dominer et vous trahir. Je suis persuadé qu’en ce qui concerne vos luttes et votre émancipation, personne, en dehors de vous-mêmes, ne pourra jamais aboutir à un vrai résultat. Pour vous, au-dessus de vous, à la place de vous-mêmes, personne ne fera jamais rien. »  Extrait d un discours de Voline

« Les riches ont intérêt à ce que triomphe le principe de la propriété individuelle ; les pauvres ont intérêt à ce que triomphe le principe de la propriété collective. On ne peut imaginer la fusion de ces deux intérêts ; une alliance entre eux serait pareille à une alliance entre le loup et l’agneau. Le triomphe d’un de ces intérêts signifie la mort de l’autre. »  Ricardo Flores Magon

« Les bourgeois, qui vous donnent par dérision tous les droits politiques, toutes les apparences de la liberté, pour en conserver la réalité exclusivement pour eux-mêmes. »  Michel Bakounine

« Que tout soit à tous, en réalité comme en principe, et qu’enfin dans l’histoire il se produise une révolution qui songe aux besoins du peuple avant de lui faire la leçon sur ses devoirs. »  kropotkine

« La justice, concept trop relatif qui a toujours servi de prétexte à toutes les oppressions et à toutes les injustices… »  Malatesta

« On opprime les hommes de deux façons : soit directement, par la force brutale, par la violence physique ; soit indirectement, en leur enlevant les moyens de subsistance et en les réduisant ainsi à discrétion. La première façon est à l’origine du pouvoir, c’est-à-dire du privilège politique ; et la seconde à l’origine de la propriété, c’est-à-dire du privilège économique. »  Malatesta

« Que chacun d’entre vous soit son propre chef pour que nul n’ait besoin de vous pousser à continuer la lutte. Ne nommez pas de dirigeants, prenez simplement possession de la terre et de tout ce qui existe, produisez sans maîtres ni autorité. Jamais aucun chef ne pourra voir d’un bon œil la volonté des pauvres d’instaurer un système social basé sur l’égalité économique, politique et sociale. Un tel système ne garantit pas aux chefs la vie facile, pleine d’honneur et de gloire, qu’ils souhaitent mener aux dépends des sacrifices des humbles. »  Ricardo Flores Magon

« Vous n’allez tout de même pas croire, camarades, que nous, les cochons, agissons par égoïsme, que nous nous attribuons des privilèges. […] Nous sommes, nous autres, des travailleurs intellectuels. La direction et l’organisation de cette ferme reposent entièrement sur nous. de jour et de nuit nous veillons à votre bien. Et c’est pour votre bien que nous buvons ce lait et mangeons ces pommes.  » […] « Tous les animaux sont égaux, mais il y a des animaux plus égaux que d’autres. »  GEORGES ORWELL, extrait de la ferme aux animaux

« Pour organiser la Révolution, il faut, avant tout, s’emparer de l’économie et l’organiser. Par ce moyen, le Pouvoir et l’État seront éliminés. S’emparer de l’économie, cela signifie: prendre possession ; prendre en mains la production, les échanges, les communications, etc. Cela signifie, avoir à sa disposition tous les moyens et instruments de travail et d’échanges »  Voline

« Ouvrons les yeux, frères de chaînes et d’exploitation ; ouvrons les yeux à la lumière de la raison. La patrie est à ceux qui la possèdent, et les pauvres ne possèdent rien. La patrie est la mère affectueuse du riche et la marâtre du pauvre. La patrie est le policier armé d’un bâton, qui nous jette à coups de pied au fond d’un cachot, ou nous met la corde au cou lorsque nous ne voulons pas obéir aux lois écrites par les riches au bénéfice d’eux-mêmes. La patrie ce n’est pas notre mère : c’est notre bourreau! »  R.Flores Magon

« Il n’y a que deux routes, la Liberté, ou la victoire des fascistes, qui veut dire la Tyrannie. Les combattants des deux côtés savent ce qui est en réserve pour le perdant. » DURRUTI

« N’abdiquez donc pas, ne remettez donc pas vos destinées à des hommes forcément incapables et à des traîtres futurs. Ne votez pas ! Au lieu de confier vos intérêts à d’autres, défendez-les vous-mêmes . Les occasions ne manquent pas aux hommes de bon vouloir. Rejeter sur les autres la responsabilité de sa conduite, c’est manquer de vaillance. »  Élisée Reclus.

« La société existante n’est que l’organisation du pillage et de l’exploitation — la liberté ne viendra qu’avec l’expropriation des pillards. »  Makhaiski

« Ne vous trompez pas, : le pouvoir n’est jamais une  » boule de sable  » qui, à force d’être roulée, se désagrège ; c’est toujours une  » boule de neige  » qui, roulée, ne fait qu’augmenter de volume. Une fois au pouvoir, vous ferez comme les autres. »  Voline

« Quiconque connaît un bout d’histoire et possède un cerveau tant soit peu ordonné, sait parfaitement d’avance qu’une propagande théorique de la Révolution se traduit nécessairement par des actes, bien avant que les théoriciens aient décidé que le moment d’agir est venu ; néanmoins, les sages théoriciens se fâchent contre les fous, les excommunient, les vouent à l’anathème. Mais les fous trouvent des sympathies, la masse du peuple applaudit en secret à leur audace et ils trouvent des imitateurs. A mesure que les premiers d’entre eux vont peupler les geôles et les bagnes, d’autres viennent continuer leur œuvre ; les actes de protestation illégale, de révolte et de vengeance se multiplient.
L’indifférence est désormais impossible. Ceux qui, au début, ne se demandaient même pas ce que veulent les «fous» sont forcés de s’en occuper, de discuter leurs idées, de prendre parti pour ou contre. Par les faits qui s’imposent à l’attention générale, l’idée nouvelle s’infiltre dans les cerveaux et conquiert des prosélytes. Tel acte fait en quelques jours plus de propagande que des milliers de brochures. » 
Kropotkine – L’esprit de révolte

« Les peuples qui cherchent un homme pour les libérer de leur misère et de la tyrannie méritent leur échec. Je ne crois pas en un homme qui nous offrirait la liberté, mais dans les hommes qui sauront la prendre à leur compte. «L’émancipation des opprimés doit être l’oeuvre des opprimés eux-mêmes». »  Ricardo Flores Magon

« Les fous ce sont ceux qui essayent de faire vivre le système de propriété privée, qui est celui qui produit l’inégalité sociale… Quiconque fait miroiter l’émancipation par la voie légale est un escroc, car la loi interdit d’arracher des mains des nantis la richesse qu’ils nous ont volée. Leur expropriation au bénéfice de tous est la condition essentielle à l’émancipation de l’humanité. »  Ricardo Flores Magon

« L’humanité s’est laissée assez longtemps, trop longtemps, gouverner, et que la source de ses malheurs ne réside pas dans telle ou telle autre forme de gouvernement mais dans le principe et dans le fait même du gouvernement, quel qu’il soit. »  Bakounine

« …ne pas s’occuper d’organiser un « pouvoir prolétarien », sous la baguette quelconque d’un parti, mais uniquement d’organiser la satisfaction des besoins de tous et de défendre la révolution contre toutes sortes de pouvoir d’Etat. […] Le pouvoir des socialistes ou communistes étatistes est tout aussi nocif que celui de la bourgeoisie. Il arrive même qu’il le soit encore davantage, lorsqu’il fait ses expériences avec le sang et la vie des hommes. »  Nestor Makhno

« Dès mon plus jeune âge, la première chose que j’ai perçue autour de moi, c’est la souffrance, non seulement celle de notre famille, mais aussi celle de mes voisins. Par intuition, j’étais déjà un rebelle. Je crois que mon destin s’est décidé alors. »  Buenaventura Durruti.

« Ceux qui se sont sagement limités à ce qui leur paraissait possible n’ont jamais avancé d’un seul pas. »  Bakounine

« Un gouvernement ! c’est tout ce que demandent les capitalistes du monde entier, parce qu’ils savent très bien que le gouvernement c’est la tyrannie ; parce qu’ils — les capitalistes —sont les vrais gouvernants ; car les gouvernants, qu’ils soient présidents ou rois, ne sont rien d’autre que les chiens de garde du Capital »  Ricardo F.Magon

« Cette révolution a été guidée selon certains principes très nets et très précis, qui impliquaient l’expropriation générale des détenteurs de la richesse sociale, la prise en main des structures organisationnelles de la production et de la distribution, l’administration directe des services publics, l’établissement de la justice économique par l’application du principe communiste anarchiste » Gaston Leval, dans « ESPAGNE LIBERTAIRE »

« La raison fondamentale des succès fascistes et de l’impuissance des forces émancipatrices est, à mon avis, l’idée néfaste de la dictature. L’idée de la dictature, de l’élite dirigeante, quelle qu’elle soit, crée rapidement des couches privilégiées. Elle soumet les masses à sa volonté. Elle les opprime, les exploite, et, au fond, devient fatalement fasciste. […] Or, tout au contraire: les masses arriveront à se débarrasser de toute exploitation seulement lorsqu’elles auront trouver le moyen de se débarrasser de toute tutelle, d’agir par elles-mêmes, de leur propre initiative, pour leurs propres intérêts, à l’aide et au sein de leurs propres et véritables organismes de classe : syndicats, coopératives, etc., fédérés entre eux. »  Voline

« L’existence de Dieu implique l’abdication de la raison et de la justice humaine, elle est la négation de l’humaine liberté et aboutit nécessairement à un esclavage non seulement théorique mais pratique. » […] « Considérez le chien apprivoisé, implorant une caresse, un regard de son maître : n’est-ce pas l’image de l’homme à genoux devant son Dieu? »  Bakounine

« L’oppression d’un peuple ou même d’un simple individu est l’oppression de tous et l’on ne peut violer la liberté d’un seul sans violer la liberté de chacun. »  Bakounine

« Mais il est cependant des timorés qui croient honnêtement à l’évolution des idées et qui néanmoins, par un sentiment de peur instinctive, veulent éviter toute révolution. Ils l’évoquent et la conjurent en même temps: ils critiquent la société présente et rêvent de la société future avec une vague espérance qu’elle apparaîtra soudain, par une sorte de miracle, sans que le craquement de la rupture se produise entre le monde passé et et le monde futur. Êtres incomplets, ils n’ont que le désir, sans avoir la pensée ; ils imaginent, mais ils ne savent point vouloir. Appartenant aux deux mondes à la fois, ils sont fatalement condamnés à les trahir l’un et l’autre… »  Elisée Reclus

« Les gouvernements sont les gardiens des intérêts des riches . Je suis un révolutionnaire et le resterai jusqu’à mon dernier soupir. Je veux être toujours aux côtés de mes frères, les pauvres et non du côté des riches ni des politiciens, qui sont les exploitants des pauvres. Si le peuple avait un jour la très mauvaise idée de me demander d’être son gouverneur, je lui dirai: «Je ne suis pas né pour être bourreau. Cherchez-en un autre !» «  Ricardo Flores Magon

« On y constate l’absence de toute liberté. On y constate des persécutions arbitraires et impitoyables. Ainsi, je conçois le fascisme d’une façon vaste. Pour moi, tout courant d’idée qui admet la dictature — franche ou estompée, «droite» ou «gauche» — est au fond, objectivement et essentiellement, fasciste. »  Voline

« Dans chaque œuf, il y a un germe : selon sa nature, il ne demande qu’à éclore ; mais il ne le fera que s’il est couvé convenablement. »  Francisco Ferrer

« Plus l’homme prend conscience, par la réflexion, de sa situation servile, plus il s’en indigne, plus l’esprit anarchiste de liberté, de volonté et d’action s’incruste en lui. Cela concerne chaque individu, homme ou femme, même s’ils n ont jamais entendu parler du mot « anarchisme ». »  Nestor Makhno

« Je suis un partisan convaincu de l’égalité économique et sociale, parce que je sais que en dehors de cette égalité la liberté, la justice, la dignité humaine, la moralité et le bien être des individus […] ne seront jamais qu’autant de mensonges. »  Bakounine

« Prolétaires du monde entier, descendez dans vos propres profondeurs, cherchez-y la vérité, créez-la vous-mêmes ! Vous ne la trouverez nulle part ailleurs. »  Voline

« Puisque de toute façon il faudra en venir à la révolution, ne te semble-t-il pas qu’il faut dès maintenant s’y préparer moralement et matériellement, au lieu de donner des illusions aux masses et de les affaiblir par l’espoir d’une émancipation sans luttes? »  Malatesta

« La nature de tout pouvoir d’Etat est partout identique : anéantir la liberté de l’individu, le transformer spirituellement en laquais, puis de s’en servir pour les besognes les plus sales. Il n’y a pas de pouvoir inoffensif. » « Frère opprimé, chasse en toi le pouvoir et ne permet pas qu’il s’instaure ni sur toi ni sur ton frère, proche ou lointain! »  Nestor Makhno

« Dans cette école, il ne faudra glorifier ni Dieu, ni patrie, ni rien. Notre enseignement n’accepte ni les dogmes, ni les usages… Nous ne répandons que des solutions qui ont été démontrées par des faits. des théories ratifiées par la raison, et les vérités confirmées par des preuves certaines. »  Francisco Ferrer

« Nous n’avons pas peur des ruines. Nous sommes capables de bâtir aussi. C’est nous qui avons construit les palais et les villes d’Espagne, d’Amérique et de partout. Nous, les travailleurs, nous pouvons bâtir des villes pour les remplacer. Et nous les construirons bien mieux ; aussi nous n’avons pas peur des ruines. Nous allons recevoir le monde en héritage. La bourgeoisie peut bien faire sauter et démolir son monde à elle avant de quitter la scène de l’Histoire. Nous portons un monde nouveau dans nos cœurs. » Durruti

« Dans un édifice reposant sur des fondements mauvais, il ne suffit pas de réparer le sommet pour tout améliorer, il faut s’attaquer à la base elle-même. […]
Une fois la société divisée en deux classes, l’exploitation de l’homme par l’homme devint une loi sociale, et toutes les institutions que l’on établit en vue de protéger l’ordre social aboutirent à consolider un état de choses qui, faux par sa base, n’était que le résultat d’une grande inégalité. »  Adhémar SCHWITZGUÉBEL

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Si alimentation biologique rime avec alimentation saine, elle devrait rimer aussi avec produits locaux.

Je suis pas compliqué comme mec, chez nous, on essaye de dépendre de moins en moins de cette société qui nous débecte. Déjà, on n’achète que ce qu’on ne sait pas piquer – un choux-fleur en poche c’est pas pratique, quoique… on a vu pire 😉 – , cultiver, récupérer ou faire soi-même. Quand je dois acheter des fruits, farines, etc, je privilégie le bio, mais lorsque je me pointe dans un magasin « Bio », je constate que la provenance de ces produits est aux antipodes de la production locale. Hier, des pommes bio venaient du Chili, les oignons de chine, les haricots princesse du Kénya..! Bon, je suis pas non plus intransigeant, je ne râle que pour les produits cultivables ou susceptibles d’être produit en Europe, il est évident que pour les bananes, dattes, café, cacao, avocats, épices, quinoa etc… ça court pas les rues dans nos régions.

article magasin bio

Dernièrement, le marché des produits biologiques croissant, les distributeurs doivent regarder au delà de nos frontières pour satisfaire la demande de leurs consommateurs et du même coup, nous fait perdre de vue un des principes de base de la culture biologique : sa dimension locale.

Prenons l’exemple d’un kiwi bio de Nouvelle-Zélande qui a parcouru 13.000 km; si ce dernier est, certes, meilleur pour la santé que ses équivalents traités chimiquement, il est en revanche écologiquement mauvais pour la planète.

Maintenant, il faut tenir compte de la pénurie de matières premières « bio » en Europe : même si les surfaces cultivées et le nombre de fermes bio vont croissant, la demande reste encore très supérieure à l’offre. D’où « l’obligation » d’importer. L’objectif d’une production bio 100 % locale est difficile à atteindre, voire utopique pour le moment…

Le phénomène est le même aux États-Unis, où le bio connait un boom sans précédent – les yankees deviendraient-ils moins cons? – , les fruits et légumes font en moyenne 2.500 km avant d’atterrir dans l’assiette des consommateurs. Ainsi, en plein hiver à New York, des magasins bio proposent à leurs clients des tomates, concombres, basilic, poivrons frais tous étiquetés « bio ». Or, ces produits, disponibles à l’année, sont cultivés à des milliers de kilomètres en Basse Californie au Mexique. Dans ces conditions, l’agriculture biologique n’est plus en phase avec le développement durable. L’exemple des productions intensives dans une région extrêmement aride comme la Basse Californie illustre bien son propos; un tiers des nappes phréatiques y seraient surexploitées malgré le recours à des techniques de conservation de l’eau comme la micro-irrigation. De plus, la pratique de la monoculture entraine un appauvrissement des sols.

Autre conséquence quand le bio vient de loin, son transport par voie aérienne ou maritime entraîne de fortes émissions de gaz à effet de serre favorisant le réchauffement climatique. 

De plus, les produits bio importés ne sont pas forcément soumis à la même réglementation pour l’obtention du label « Bio » – certains labels s’obtiennent… par fax, avec un virement joint. Enfin, ayant voyagé de longues heures/jours, ces produits ont souvent perdu de leurs qualités nutritionnelles et gustatives, et en se coupant des rythmes de la nature, on peut modifier l’équilibre de son propre métabolisme. Quels sont les problèmes écologiques liés à la consommation de fruits et légumes qui ne sont pas de saison : soit ces produits sont cultivés sous nos climats, et ils le sont alors sous serre ; la consommation d’énergie pour chauffer ces serres est dans ce cas énorme. Soit ils proviennent de contrées où le temps est plus clément, et c’est alors le transport pour acheminer jusqu’à chez nous ces produits qui pose question.

En France, le manger local est depuis longtemps prôné par les AMAPAssociations pour le maintien d’une agriculture paysanne – et les associations de consommateurs écolos car il permet de développer l’économie locale. Loin d’être incompatible avec la mention bio, cette pratique est de plus en plus encouragée car elle permet de dynamiser l’agriculture bio française. Et lorsqu’elle favorise des méthodes agricoles extensives, cette habitude de consommation évite sans aucun doute bien des émissions de gaz à effet de serre inutiles.

Le bio local en concurrence avec le bio importé

Le problème est que de nombreuses « chaines » de magasins Bio se créent avec la demande croissante, et que tout comme les grossistes « classiques » ils recherchent la rentabilité maximum, ce qui induit obligatoirement l’achat dans des pays ou la main d’oeuvre et les taxes sont moins chères… Or, si on achète « bio » c’est pas pour que ça profite à des salauds qui exploitent les journaliers dans des pays lointains, en se faisant des couilles en or, surtout que la provenance de pays moins onéreux ne change rien aux prix, seule la marge bénéficiaire est augmentée!

Dans l’idéal, le produit à privilégier serait donc à la fois, issu de l’agriculture biologique locale ET un produit de saison. A bon entendeur…

Dit autrement et avec tous les égards que l’on doit aux personnes de bonne volonté : un simple logo AB sur une étiquette n’est pas gage suffisant d’une vraie démarche écologique ; ni de la part de celui qui produit, ni de celui qui distribue, ni de celui qui achète. Ce logo garantit un mode de production vierge des souillures de l’agriculture chimique, et c’est déjà un énorme pas. Il n’exclut pour autant pas quelques dérives énergétiques au niveau de la production, de l’emballage, des transports ou des habitudes de consommation qui limitent parfois les ambitions environnementales liées par essence à la démarche. Se servir de son cerveau n’est pas interdit…

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Encourageons également les « dégustation/récupérations de bon sens » et les « marchés gratuits » organisés à Namur, Bruxelles, Louvain-la-neuve, etc…

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Citoyens collabos? …Ou pas!

Publié: 1 février 2013 par Page de suie dans Articles
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De tous temps, les gouvernants de tous bords, n’ont du leur efficacité et leur longévité, qu’à la servilité et la collaboration active d’une grande part de la population.

Exemple premier… « Reprise individuelle »

Hier, je faisais tranquillement mes courses dans un Carrefour market. Et ce jour-là – réflexe idiot de début de mois – je n’avais rien volé. Malheureusement ce n’était pas le cas de la vieille dame qui était devant moi à la caisse… Mal lui en prit, car la jeune caissière lui demanda d’ouvrir son sac réutilisable – c’était celui dans lequel elle allait mettre ses maigres achats – et là, oh surprise, elle se rend compte qu’il y a deux sacs l’un dans l’autre, et que… ben oui, quelques beaux morceaux de viandes préemballés se trouvaient dissimulés entre les deux.

Court instant de « flou », mais le premier moment de surprise passé, et sans hésitation aucune, elle questionne la vieille dame sur la présence de viande à cet endroit – comme si ce n’était pas évident – et commence à chercher du regard une responsable. Tout ceci s’étant passé très discrètement – la dame faisant preuve d’une grande habileté à éluder les questions de la jeune kapo caissière sans faire d’esclandre – , je me penche avec mon plus beau sourire vers la caissière, et lui glisse assez bas l’air de discuter de banalités: « mademoiselle, vous remarquerez que nous sommes les deux seules personnes à avoir saisi la situation. On pourrait faire comme si de rien n’était et vous pourriez pointer les quelques articles de madame en oubliant cette nourriture tombée entre deux sacs, voire lui laissé payer la viande comme elle se le propose… 🙂 « 

OUFTI!!! Que n’avais-je dis là!!! Son sens de l’honnêteté maladif, sa fidélité pathologique envers son patron ne fit qu’un bon, elle hélla sa chef qui passait au loin et lui exposa sèchement la situation, vous devinez aisément la suite… la vieille dame très digne encaissait et attendait le retour de l’unterscharführer femelle la responsable, qui allait vérifier les étiquettes à la boucherie.

Comme elle du quand même pointer mes nombreux articles – début de mois oblige – j’ai profité de ce temps pour lui faire remarquer la bassesse de son acte, bien plus vile que celui de la vieille dame et qui ressemblait à s’y méprendre à de la collaboration avec un patronat qui se fichait bien d’elle et la remplacerait à la première occasion malgré sa fidélité imbécile. « J’ai profondément honte pour vous et votre manque de compassion pour cette  dame, qui préférerai certainement pouvoir acheter dignement cette viande » (quoique pour moi le vol n’a rien d’indigne) lui dis-je, et elle de me répondre que « si on laissait passer ce genre de chose, c’était la porte ouverte à la ruée et la fermeture de son cher stalag magasin… » […] « et puis, c’est interdit… ». Avec de tels raisonnements, on ose imaginer qu’elles auraient été ses activités en ’42..!

Exemple deuxième…

Par cette froide période hivernale, en grand arnaqueur devant l’éternel – loin de moi d’être croyant, c’est une figure de style -, je roule mon fournisseur d’électricité dans la farine depuis dix ans en faussant les relevés que je lui communique et ne paye plus mes factures depuis 18 mois – non, je vous donnerai pas mon truc, na! – , et j’ai malheureusement laissé passé ou ignoré le mauvais recommandé! Bref, celui qui me signalait le deuxième passage de ORES pour placer un hypothétique compteur à carte – ce à quoi j’ai la parade… quand je suis présent et prévenu de leur passage. Mais ce n’était pas mon jour et ce brave ouvrier de chez ORES ne se posant pas de questions sur les températures nettement négatives, et la possibilité que je me chauffe, me lave et cuisine à l’électricité, – heureusement que le stock de bois était full – obéit à ses instructions et coupa physiquement et irrévocablement la fourniture d’électricité à l’extérieur! « Aaah, j’ai fait ma B.A. (bad action) du jour, suis content, j’aurais de l’avancement!? » Premier maillon.

Je vous passe les négociations avec ORES… intraitable sur la législation: « Mais môssieur! C’est la loi! Trouvez un nouveau fournisseur et on rebranche sous 48 h. » Deuxième maillon.

Oublions aussi les deux pignoufs qui sont venus après une – longue et pénible – semaine, où nous avons redécouvert les joies de l’éclairage aux bougies… Et qui sont restés totalement imperméables à mes arguments sur la désobéissance civile et sur  les « robins des bois d’EDF » en France, qui refusent au risque de sanctions et/ou de  licenciements, de couper l’électricité en hiver, qui font semblant de le faire, ou qui le font et reviennent après journée pour rebrancher les familles coupées l’après-midi. « Ouais mais nous, on nous a dit de couper… on coupe, hein »[…] « c’est notre boulot on obéit. » On s’attendrait a entendre une excuse pareille dans la bouche d’un fumier d’huissier, mais dans celle d’un travailleur qui touche à peine plus que mon chômage, ça fait bizarre! Ce doit-être le genre d’excuses bateaux qu’on entendait à Nuremberg… Troisième maillon.

Robins-des-bois-electricite-compteur-EDF

Bref, sans cette masse d’esclaves serviles et lobotomisés, aucun gouvernement ne tiendrait… on a encore du boulot si on veut les conscientiser à la lutte des classes et à la possibilité de s’autogérer sans tous ces parasites, capitalistes, prélats et politicards. Oublions cette morale catho-bobo qui veut que mentir, tricher et voler c’est pas bien..! C’est pas elle qui vous empêchera d’avoir honte devant la glace.

« Quand la règle du jeu est déshonorante, les tricheurs sont ceux qui la respectent »