Articles Tagués ‘Prison’

30 ans… 30 ans!

Voici une vidéo que des amis ont réalisés:

Pour la éniéme fois, le tribunal d’application des peines de Paris du 30 septembre, a statué sur la dernière demande de libération de Georges déposée en mars 2014… et jugé le 5 novembre cette demande irrecevable. Un appel de cette décision a été déposé par l’avocat dès le lendemain. Il sera examiné en cour d’appel de Paris le 18 décembre 2014 à 13h30.

On se souvient que lors de la dernière procédure de 2012, le tribunal avait donné un avis favorable à une libération en l’attente d’un arrêté d’expulsion, que Valls n’a pas voulu signer. De 2012 à 2013, Georges Abdallah a du subi diverses péripéties judiciaires : évaluation de sa dangerosité au CNE de Fresnes, audiences, appels, ajournements, pour en arriver à ce qu’une cour de cassation, casse et annule l’arrêt de la cour d’appel de janvier 2013 et déclare irrecevable la demande de libération.

J’espère ne pas devoir refaire un article l’année prochaine…

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Les articles précédents:

Toujours pas de libération pour Georges Ibrahim Abdallah…!

Libération sans condition..!

Un manuel de débrouille face aux condés et à leur justice

Concerne spécifiquement la France

Une brochure qui vous apprend quels sont vos droits et quelles sont les obligations et limites de la maison poulaga. Alors, évidemment, il y a des fois où le fait de faire le malin en citant les divers articles du code pénal agace un chouïa le connard en face de vous, mais il est toujours bon de dire aux flics ce qu’ils peuvent faire ou ne pas faire… avant de se recevoir la claque. Cette brochure va vous fournir les outils pour vous éviter bien des désagréments et erreurs, et il est toujours bon de se renseigner au cas où on a jamais eu affaire à la police. Jouez-là comme vous la sentez, cela fait du bien, même si on en arrive finalement au même résultat: passer la journée au poste!

prison GAV

Et même si en définitive, par expérience, ils n’en font qu’à leur tête, si vous ne trouveriez qu’une seule chose d’utile dans cette brochure… ce sera peut-être celle qui vous sauvera la mise ou vous permettra de les berner!

Face aux flics et à la répression, on se sent souvent seuls et démunis. C’est d’ailleurs un des objectifs de la répression : faire peur et isoler, pour mieux résigner et soumettre. Malgré les outils de contrôle et la répression policière, il est possible d’esquiver ou de limiter la casse, en se préparant en amont seul ou collectivement. Confronter diverses expériences face aux forces de l’ordre, pour cerner ensemble comment les flics agissent, comment s’opère la répression et comment réagir. Se doter d’outils qui peuvent aider face à la police et à la justice : ateliers d’auto-défense pratique et théorique, groupes de soutien juridique, caisses de solidarité, course à pied…

Cette brochure envisage quelques pistes de pratiques et de réflexions, à travers différentes situations, pour s’organiser face à la répression, du contrôle d’identité à la Garde à Vue, jusqu’au passage devant le juge. La présente brochure n’est pas un guide juridique. Elle se limite à décrire des situations de confrontation à l’appareil policier, à tenter d’énumérer, à partir d’échanges d’expériences, des options de réactions possibles, à relever des détails auxquels penser pour mettre le plus d’atouts de son côté. Reste à souligner qu’il n’existe pas de règle générale. Chaque réaction fait écho au contexte et au cadre dans lequel s’opère la répression. Ce cadre peut évoluer à tout moment en fonction du genre de poulets à qui on a affaire et de la situation. Aucun conseil de cette brochure ne pourra donc faire force de loi !

Dans tous les cas, échanger des expériences sur des contrôles auxquels on a déjà assisté ou qu’on a déjà subi, envisager ces situations et ce qu’on peut faire lorsqu’on y est confronté, discuter ensemble en amont , c’est déjà se préparer à mieux réagir.  paris-luttes.info

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Télécharger la brochure « Rien à déclarer » au format .pdf
Source : AZA/NI & paris-luttes.info
Le bon moment pour remettre les pendules à l’heure…

Comme la plupart d’entre nous, il ne se passe pas une journée sans que je ne viole une loi. Je ne pratique plus la désobéissance civile, parce que ma révolte est dépourvue de civilité. Ce que je pratique, c’est l’illégalisme.

Je suis amorale, donc alégale. Je considère les lois et les règles édictées par les classes dominantes comme nulles et non avenues. Je refuse de m’y soumettre, c’est la seule façon de me mettre à vivre pour de bon plutôt que de me contenter de simplement survivre. Être alégale, c’est agir en accord avec mes propres désirs plutôt qu’en fonction des prémisses établies par la société – et c’est précisément ce qui horripile les représentants de la loi et les braves citoyens conformistes. »

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Fiche_de_Police_de_Raymond_Callemin (Raymond la Science)

Le blog flegmatique d’Anne Archet

«Presque tous les désirs du pauvre sont punis de prison.»
Céline, Voyage au bout de la nuit

«J’suis un pas-de-chance, j’écope tout le temps!»
André Soudy

Je me suis levée ce matin avec l’envie de déterrer un vieux concept que les anarchistes tentent très fort d’oublier depuis plus d’un siècle, depuis l’issue pathétique de l’aventure de Bonnot et de ses bandits tragiques. Un mot qui n’a rien de respectable, un mot qui sent la poudre et le solvant de l’encre des faux monnayeurs de la (supposée) Belle Époque : le mot «illégalisme».

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Comme la plupart d’entre nous, il ne se passe pas une journée sans que je ne viole une loi. Je ne pratique pas la désobéissance civile, parce que ma révolte est dépourvue de civilité. Ce que je pratique, c’est l’illégalisme.

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Comme la plupart d’entre nous, je subis depuis ma naissance une exploitation aliénante et continuelle. Il n’y a…

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Vous êtes illégaux, vous  n’avez aucun droit, vous n’avez rien à demander

Ils ont quitté leurs attaches à la recherche, peu importe de quoi, et après un long voyage qui peut s’avérer fatal ils trouvent l’accueil glacé et cruel de cet occident qui continue à piller au quotidien leurs pays  d’origine.

centre fermé Merksplas

Bienvenue dans l’Europe forteresse dont les barbelés tranchants vous coupent net tout espoir. Et quand quelqu’un court après son étoile, ses agents  s’empressent de le retrouver, le menotter, l’enfermer.

“Vous n’êtes rien”
Ils essaient d’injecter cette sensation au plus profond de leurs entrailles.
“Vous n’êtes rien”
Ils les entassent comme du bétail.
“Vous n’êtes rien”
Juste pour ne pas les laisser mourir ils leur balancent trois fois par jour leur ration de pain fromage. Allez, allez, au pas! au pas! Le rythme est militaire: 20 minutes de douche, 40 personnes, 4 douches: 2 minutes pour être propre, c’est fini allez, au pas! au pas! Juste pour les laisser souffrir, pas de soins médicaux.
“Vous n’êtes rien”

Caricole centre fermé 127 ter

Et  comme ils sont loin d’être rien, et refusent de se laisser faire, certains parlent, essaient d’agir, comme ils peuvent, du fond de leur cage.

Comme vendredi à Merksplas, ils étaient 40 à entamer la grève de la faim et à demander du soutien, ne pas rester dans l’isolement du centre, que le dehors s’allie à leur combat. Et cela n’a pris que 4h pour que les robokeufs débarquent et en écrasent 5 avant de les mettre au cachot.

Cela ne cassera pas leur détermination, ils sont 20 à continuer et formulent leurs revendications. Ils travaillent ensemble, font une liste  et rencontrent trois jours plus tard le directeur du centre.

Centre fermé Vottem

La seule réponse qu’on leur jette à la figure: “Vous êtes illégaux, vous  n’avez aucun droit, vous n’avez rien à demander”. Un autre encore est envoyé au cachot.

Quatre jours de grève de la faim, une répression systématique et violente, 6 personnes au cachot. Avec violence, un transfert vers un autre centre fermé.

Et tout ça dans l’indifférence totale !
Relayé depuis Getting the Voice Out

Les prisons belges de pire en pire!

Publié: 30 septembre 2013 par Page de suie dans Articles
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Les prisons belges dans un état lamentable et surpeuplées!
Non? Sans blague..?

Selon le rapport de l’observatoire international des prisons (OIP) qui a publié sa notice 2009-2013 sur l’état du système carcéral belge, la situation serait accablante et il pointe… plus de quatre-vingt problèmes, comprenant bien sur l’éternel hyper-surpopulation carcérale, qui en deviendrait un gag national, si ce n’en était pas aussi affligeant de laxisme et d’incompétence de la part des deux rombières de service, Joëlleke et la zombie Annemie.

« Actuellement, les prisons belges comptent quelque 12 000 détenus et leur nombre a augmenté de 7% en 2012. Au cours des trois dernières décennies, la capacité des prisons belges a augmenté de 50% mais on compte sur cette période 80% de détenus en plus. Les prisons sont surpeuplées et sont de plus en plus vétustes. Les prisons explosent, les détenus explosent » – Juliette Moreau, présidente de la section belge de l’OIP.

Rapport de l'Observatoire des prisons en Belgique - RTBF

Déjà lors du précédent rapport (2008), l’OIP dénonçait une « surpopulation galopante« , le non-respect des normes d’hygiène et de santé élémentaires, des conditions de détention déplorables, le traitement des internés, la violence carcérale, les suicides, le détournement des normes législatives au profit d’une application « ultra sécuritaire » ou l’absence de service minimum en cas de grève.

La section belge de l’observatoire international des prisons constate malheureusement que la situation ne s’est non seulement pas améliorée cinq ans plus tard, mais qu’au  contraire « de nouveaux problèmes sont apparus« . « On en est arrivé à un tel point que la cour d’appel a qualifié la détention à Forest de traitement inhumain et dégradant au regard de la Convention européenne des droits de l’homme«  – Juliette Moreau.

L’OIP ne voit aucun motif de satisfaction dans cette politique carcérale menée par la ministre de la Justice, la sinistrement nommée Zombie Annemie, qui n’en a pas branlée une pour améliorer réellement la situation durant toutes ces années, à part envoyer les détenus aux Pays-bas et investir dans des méga-prisons complètement dépassées avant même leurs mise en service..!

« La construction de nouvelles prisons pourrait être une bonne nouvelle en soi car l’on critique depuis des années la vétusté des établissements. Mais si cela ne s’accompagne pas d’un travail sur l’ensemble de la politique pénitentiaire, cela ne mènera à rien » […] ça va vraiment de pire en pire, parce qu’aujourd’hui madame Turtelboom ne réponds  plus, ne réagit même plus lorsqu’on lui fait des remarques à cet égard là, elle n’écoute plus les intervenants du monde pénitentiaire… – Juliette Moreau.

L’OIP étant une association dont l’objectif est de surveiller le respect des droits des personnes privées de liberté et de dénoncer publiquement les atteintes à ces droits. Malheureusement, leurs rapports calamiteux successifs et les multiples rappels à l’ordre de l’Europe, font l’effet d’un pou lancé à cent à l’heure sur les bottines sanguinolentes de la Turtelboom, qui s’en fout comme de son premier pot de vin… Ce qui explique que l’OIP qualifie les prisons belges de « zones de non-droit »!

Moralité, on en revient toujours au bon vieux:
« Brique par brique, mur par mur… détruisons toutes les prisons! »

feu aux prisons stickers

A lire avec des pincettes, dans la presse aux ordres:

Ou le retour des Zeks?

Dans une lettre ouverte publiée par le Guardian, Nadezhda Tolokonnikova, une des Pussy Riot, condamnée l’année passée à deux ans de travaux forcés pour « hooliganisme et blasphème », décrit ses conditions de détention au camp de travail pour femmes en Mordovie, le tableau qu’elle en dresse nous fait penser aux descriptions de ce qu’étaient les goulags du petit père des peuples…

Je commence le lundi 23 septembre une grève de la faim. C’est une pratique extrême mais je suis convaincue que c’est la seule solution qui s’offre à moi pour sortir de ma situation actuelle. L’administration pénitentiaire refuse de m’écouter. Mais, en échange, je refuse de me plier à ses exigences. Je ne resterai pas silencieuse, à regarder mes camarades prisonnières s’effondrer à cause de la fatigue engendrée par les conditions proches de l’esclavage que nous subissons. J’exige que l’administration pénitentiaire respecte les droits humains, j’exige que le camp de Mordovie fonctionne dans le respect de la loi. J’exige que nous soyons traitées comme des êtres humains et non comme des esclaves.

Cela fait un an que je suis arrivée à la colonie pénitentiaire n°14 dans le village de Parts, en Mordovie. J’ai commencé à entendre parler des colonies pénitentiaires de Mordovie alors que j’étais toujours détenue au Centre n°6 avant mon procès, à Moscou, avec les prisonniers qui disaient tout le temps: “Ceux qui n’ont jamais été emprisonnés en Mordovie n’ont jamais été emprisonnés du tout”. Ils ont les niveaux de sécurité les plus élevés, les journées de travail les plus longues et les violations de droit les plus flagrantes. Quand ils vous envoient en Mordovie, c’est comme s’ils vous conduisaient à l’échafaud. Jusqu’au dernier moment, elles continuent d’espérer: “Peut-être qu’ils ne vous enverront pas en Mordovie après tout ? Peut-être que ça va se calmer ?” Rien ne se calme, et à l’automne 2012 je suis arrivée au camp, sur les bords de la rivière Partsa. »

« J’ai été accueillie par ces mots du chef de la colonie pénitentiaire le lieutenant-colonel Kupriyanov, qui, de facto, est l’administrateur en chef de notre colonie: “Concernant la politique, vous devez savoir que je suis staliniste”. Le colonel Kulagin, l’autre chef de l’administration – la colonie est dirigée en tandem – m’a convoquée le premier jour avec pour objectif de me forcer à confesser ma culpabilité. “Un malheur vous est arrivé, n’est-ce pas ? Vous avez été condamnée à deux ans dans la colonie. Les gens changent d’avis normalement lorsque de mauvaises choses leur arrivent. Si vous voulez être en liberté conditionnelle dès que possible, vous devez avouer votre culpabilité. Si vous ne le faites pas, vous ne serez pas mise en liberté conditionnelle”. Je lui ai dit directement que je ne travaillerais que les huit heures imposées par le code du travail. “Le code est une chose – ce qui importe réellement est de remplir votre quota. Si vous ne le faites pas, vous faites des heures supplémentaires. Vous devez savoir que nous avons brisé des volontés plus fortes que la vôtre”, m’a répondu Kulagin. »

Voici quelques unes des règles de détention en vigueur au camp n°14 :

« Afin de maintenir discipline et obéissance, il existe un système de punition officieux. […] Les prisonnières perdent leurs « privilèges hygiéniques » – le droit de se laver et d’utiliser les toilettes –  et leurs « privilèges de restauration » – interdit de manger sa propre nourriture ou ses boissons ». (l’obligation légale de fournir des protections périodiques aux détenues ne date que de 1999…)

 « Ma brigade travaille dans l’atelier entre 16 à 17 heures par jour. De 7 h 30 du matin jusqu’à minuit et demi. Au mieux, nous dormons quatre heures par nuit. Nous avons une journée de repos tous les mois et demi » […] Rêvant seulement de dormir et de boire une gorgée de thé, la prisonnière exténuée et sale devient du mastic dans les mains de l’administration, qui nous voit seulement comme de la main d’œuvre gratuite. En juin 2013, mon salaire fut de 29 (29 !) roubles (0,67 €) par mois. Notre brigade coud 150 uniformes de police par jour. Où va l’argent qu’ils récoltent avec ?

...entre 16 à 17 heures par jour. De 7 h 30 du matin jusqu'à minuit et demi!

…entre 16 à 17 heures par jour. De 7 h 30 du matin jusqu’à minuit et demi!


Où ont voit que le système des « kapos » est toujours de mise sous toutes les latitudes…

« Certaines sont battues. Ils les frappent dans les reins, dans la figure. Les prisonnières elles-mêmes donnent les coups, aucune blessure n’a lieu sans le consentement ni l’approbation de l’administration. Il y a un an, avant que j’arrive, une Tzigane […] a été battue à mort. L’administration a pu couvrir ce décès. La cause officielle de la mort est un « accident vasculaire cérébral ». Dans une autre unité, une couturière qui n’avait plus la force de poursuivre a été déshabillée et forcée à coudre nue. On est surveillées de très près, y compris par les détenues faisant office d’agent et de mouchard auprès de l’administration et qui devront rendre compte de nos moindres faits et gestes« 

Outre les tortures et supplices corporels, Nadejda Tolokonnikova détaille des blocs insalubres, et un manque d’hygiène sciemment organisé par le pouvoir dans le but de briser… 

« Les conditions d’hygiène au sein du camp sont pensées pour faire sentir à chaque prisonnière qu’elle est un animal sale et dégoutant, privé de tout droit. Bien qu’il y ait des « pièces d’hygiène générales » dans les dortoirs, il y aussi une « salle d’hygiène générale » utilisé dans un but punitif. Cet endroit a une capacité de cinq personnes, mais les 800 prisonnières y sont envoyées pour se laver. Nous n’avons pas le droit de faire notre toilette dans nos dortoirs – ce serait trop facile. » Nous sommes autorisées à laver nos cheveux une fois par semaine. Cependant, même ce jour-là peut être annulé. Une pompe cassera ou la tuyauterie sera coupée. A un moment, mon unité n’a pas pu se laver pendant deux, voire trois semaines. Quand la tuyauterie tombe en panne, nous nous faisons éclaboussées par de l’urine et des déjections sortent de la pièce d’hygiène. Nous avons appris à déboucher les tuyaux nous-mêmes mais nos succès ne durent pas – les tuyaux sont vite à nouveau bouchés. Comme punition, ils peuvent aussi donner aux prisonnières du pain rassis, du lait tourné, du millet oxydé et des patates pourries. Cet été, ils ont apporté des sacs de petites patates noires en vrac qu’ils nous ont données en guise de nourriture.

Si aucune dénonciation n’a filtré, c’est parce que les prisonnières ont peur de leur propre ombre, la délation et la répression règne en maître, tous les moyens sont employés pour que les incriminations ne s’échappent pas du camp, et que les prisonnières soient réduites au silence.

« Les plaintes ne sortent pas de prison. La seule chance de voir une incrimination aboutir est de se plaindre via un proche ou un avocat. L’administration, mesquine et vengeuse, utilisera entre temps tous les mécanismes possibles pour mettre la pression sur la prisonnière, dont la plainte fera empirer les choses au lieu d’aider tout le monde. Ils pratiquent la punition collective : vous vous plaignez qu’il n’y ait pas d’eau chaude, ils coupent l’eau complètement. Les prisonnières ont peur de leur propre ombre. Elles sont complètement terrifiées ».

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Dans l’espoir que les conditions de détention changent, Nadejda Tolokonnikova s’est tout de même plainte. Des réclamations qui lui ont valu, de recevoir des menaces de mort du directeur adjoint de la prison. Ce qui explique sa décision de commencer une grève de la faim.

« Je refuse de participer au travail d’esclave qui a cours dans ce camp. Je continuerai jusqu’à ce que l’administration respecte la loi et arrête de  traiter les femmes incarcérées comme du bétail, […] jusqu’à ce qu’ils nous considèrent comme des humains ».

L’administration carcérale russe a, – on s’en doute – rejeté ces accusations, et a clamé outrée,  qu’il s’agissait d’un « chantage » pour que la détenue soit affectée à un travail moins éprouvant… On en attendait pas moins de ces descendants de tchekistes!

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Mais qu’en est-il réellement des conditions de « détentions » dans ces goulags poutiniens?
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Ces camps, hérités du Goulag, respectent les grands classiques, ensembles de bâtiments (administration, blocs des détenus, zone de travail forcé…) entourés de palissades, de barbelés et de miradors, souvent adossés à des villages. Des blocs de 100 à 120 femmes, en uniforme, avec leur nom sur la poitrine. Le système pénitentiaire russe prévoit un seul type de détention pour les femmes, le camp à régime ordinaire. La palette est beaucoup plus large pour les hommes : camp à régime ordinaire, à régime sévère, à régime spécial, et prison. Actuellement, 50-60.000 femmes sont détenues dans une quarantaine de camps en Russie.

Comme à la belle époque du goulag?

« Les journées se suivent et se ressemblent », raconte une ex-prisonnière. « On se lève à 5h15, gymnastique, ménage, petit-déjeuner, inspection, travail, inspection, déjeuner, travail, inspection, ménage… » Et cerise sur le gâteau, les prisonnières doivent porter la jupe par tous les temps. « Corvéables à merci », elles doivent travailler dedans ou dehors, qu’il fasse -30°C ou -40°C. (Les détenues portent en effet toutes le même uniforme de couleur verte ou grise, la jupe et le foulard sont obligatoires, les vêtements chauds sont interdits sauf une « veste en coton » vaguement molletonnée qui est donnée pour l’hiver.)

La t° "moyenne" en janvier est de -11° en Mordovie et pas d'autres vêtements que... ça!

La t° « moyenne » en janvier est de -11° en Mordovie et pas d’autres vêtements que… ça! Et une petite veste en coton…

Les détenues qui ont un travail au camp – moins de la moitié – gagnent 4 à 75 euros par mois. Un salaire ponctionner à la source pour payer la « nourriture et les produits de première nécessité ». Le travail consiste généralement à coudre des uniformes pour l’administration pénitentiaire, l’armée et le ministère de l’intérieur.

Les prisonnières ont le droit de téléphoner, en général une fois par mois, mais la conversation ne peut dépasser 15 minutes. Les Moscovites ne sont pas forcément envoyées dans l’un des deux camps situés dans la région de Moscou, mais peuvent se retrouver à des centaines de kilomètres de là.

Dans ces camps coexistent trois régimes de détention : normal, allégé et sévère.

Le régime normal autorise six visites courtes (jusqu’à 4 heures) et quatre visites longues (jusqu’à trois jours) par an. Les visites longues permettent de se retrouver dans une pièce à part avec son mari ou des parents. La visite de non-membres de la famille peut être autorisée par l’administration.

Le régime allégé, réservé aux détenues bien notées – lire les mouchards et les kapos – , permet d’acheter nourriture et produits de première nécessité sans restriction et autorise deux visites longues supplémentaires.

Le régime sévère est appliqué – pour une période de trois mois – à celles qui ont violé le règlement : consommation d’alcool, de drogue, insulte envers un membre de l’administration, refus d’obéissance ou de « jouer le jeu »… Ces détenues sont isolées des autres, privées de téléphone et de visites, et enfermées dans des cellules d’où elles ne sortent qu’une heure et demie par jour pour prendre l’air.

Les camps sont censés être des lieux de réinsertion. Mais « quand une femme sort du camp, on lui donne 19 euros et un billet de train de troisième classe pour rentrer à la maison ». « Tant pis si elle n’a plus de maison. » En octobre dernier, un gardien d’un camp de femme de la région de l’Amour (Extrême-Orient russe) a été arrêté après la diffusion sur Youtube de vidéos le montrant en train de battre à coups de poing et de coups de pied deux prisonnières.

Des règles de groupe plus destinées à l’humiliation qu’à la rééducation

« Ces camps sont bel et bien des prisons », prévient Lev Ponomarev, grande voix à Moscou parmi les défenseurs des droits de l’homme, qui a créé l’ONG « Pour la défense des droits des prisonniers ».

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Ces colonies pénitentiaires n’ont pas rompu avec les pratiques soviétiques du goulag. Les 750 « camps de travail » répartis à travers toute la Russie, se trouvent d’ailleurs souvent sur les sites des anciens goulags de l’époque soviétique, et s’inscrivent dans une même logique carcérale : éloigner et isoler le détenu, le contraindre à une éprouvante vie en communauté, lui imposer des règles de groupe davantage destinées à l’humiliation qu’à la rééducation. Ces « camps » sont aussi l’un des foyers de reprise de la tuberculose en Russie. Par ailleurs, une hiérarchie interne est mise en place par les matons au sein des prisonnières.

« Bien sûr, ce n’est plus l’époque stalinienne. Des « travaux de modernisation » ont été menés. Mais c’est loin d’être le cas partout. C’est parfois pire que sous Brejnev car, aujourd’hui, il y a beaucoup plus de corruption et beaucoup moins de discipline », s’inquiète Lev Ponomarev, dont l’ONG a aussi dénoncé des cas de torture dans une vingtaine de ces « camps ». « Certaines des pires pratiques héritées des goulags sont par ailleurs encore à l’œuvre », poursuit-il, rappelant « la tradition chez les geôliers de choisir certains prisonniers pour contrôler et punir eux-mêmes leurs camarades en échange de privilèges ».

Nous vivons derrière des barbelés, on nous a tout pris, on nous a séparés de nos amis et de nos familles, mais tant que nous ne participons pas à ce système, nous sommes libres. » Irina Ratouchinskaïa

Je n’aime pas reprendre les propos de la DH, mais selon Yves Beaupain, libéré la semaine dernière, les détenus seraient rationnés à la prison de Forest..!

En prison, l’État a l’obligation de subvenir à vos besoins… Ça c’est la théorie, la réalité c’est qu’ils comptent sur la famille, les amis, les… complices, les organismes d’aide aux détenus et autres solidarités, pour vous faire parvenir de l’argent afin de « cantiner ». Cantiner, c’est commander et payer à l’administration pénitentiaire de quoi « améliorer » – à des prix indécents, dignes de l’épicerie de luxe – son maigre quotidien…

Mais que se passe-t-il lorsque en « arrivant » en prison, on ne vous remet que des vêtements trois tailles trop larges, troués, ou que l’on vous déclare tout de go: « Il y a pénurie de… couverts, il faudra te démerder! » (Véridique, je l’ai vécu à Namur…). Que se passe-t-il lorsqu’en guise de matelas, on ne trouve qu’un morceau de mousse décoloré, déchiré et puant en dessous de la table… près des chiottes? Que se passe-t-il lorsque qu’on est arrêté en période de disette financière de l’administration des prisons? Que se passe-t-il lorsqu’on n’a pas d’argent pour cantiner???

Hé bien on ne se torche pas le cul, on se lave les dents sans dentifrice, on se douche sans savon ni shampoing, on ne fume pas, on utilise un WC digne des écuries d’Augias, on pue littéralement… ET ON A FAIM, VRAIMENT FAIM!!! Le phénomène rapporté ici n’est pas nouveau, je l’ai connu à Lantin et à Namur il y a bien longtemps!

La prison rationne et des gens ont faim.

– Au déjeuner : 4 tranches fines de pain industriel (genre Aldi) format toast.

– À midi : 6 morceaux comptés de pomme de terre avec un peu de « viande » basse qualité chichement rationnée.

– Au souper : 4 tranches fines de pain industriel format toast.

– Suppléments pour une semaine : trois minis rations individuelles de Bécel, 3 petites coupelles de choco et 3 de confiture.

– Café & sucre : La cruche d’un demi-litre de « café » – il faut l’avoir bu pour comprendre les guillemets – a été réduite de moitié. Restrictions identiques pour le sucre qui, de 250 grammes par semaine, est passé à 125 (17gr/jour).

– Produits sanitaires et d’hygiène : plus de papier WC, de dentifrice, de savon, de shampoing, de rasoirs, etc…

– Cafards et souris : à volonté jour et nuits!!!

Vous pourriez vivre – même en prison – dans ces conditions honteuses? Et ce, à trois, voire à quatre dans 9 m2, 23h par jour?

prisons belges cellules

Pas plus tard qu’hier, le Rapport 2013 d’Amnesty International dénonçait l’état des prisons belges : surpopulation, vétusté des infrastructures, saleté, manque d’hygiène, insuffisance et délabrement des installations sanitaires.

Pour Yves Beaupain, il faudrait y ajouter le rationnement alimentaire. « Les légumes, les fruits sont excessivement rares. Je l’assure : avenue de la Jonction, les gens qui n’ont pas la chance de pouvoir cantiner, ont réellement faim. La majorité des détenus n’a pas les moyens de cantiner. En prison, vous retrouvez la même misère que celle que vous croisez en rue quand vous ouvrez les yeux ».

Sont principalement incarcérés à Forest des détenus en préventive : pas condamnés donc, présumés innocents. Et sauf à cantiner , ces gens ne reçoivent rien! Savon, shampoing, dentifrice, rien..! Aucun linge de corps : « Vous portez des semaines le slip que vous aviez en arrivant ».

La même tenue pénitentiaire qui finit vite « par puer ». « Vous qui arrivez de la civilisation du 21e siècle, imaginez-vous de vivre sale. Vous êtes sale, vous puez et vous dormez des semaines et des semaines dans le même drap et des couvertures pas lavés. À Forest, les couvertures ont toutes les maladies. Il y a pour l’instant à l’aile C deux malades tuberculeux en crise. Et peut-être davantage à l’aile D, qui est pire que la C », « même la Javel est rationnée ». La crise des budgets pénitentiaires affecte les produits désinfectants et l’entretien des cellules.

Dans beaucoup de trios (cellules à trois, quand ce n’est pas à quatre), « le W-C commun est dans un tel état qu’un porc ne voudrait pas mettre son cul dessus. L’odeur évoque la cage à fauves ». Et ce, avec des détenus enfermés par trois dans 10 m2 « 23 h à 23h30 par jour ». La moitié des douches – une fois par semaine – ne fonctionne pas, de l’autre moitié coule un filet d’eau froide. « Et pas de savon ». Dans l’aile C la semaine passée, « j’ai entendu dix fois des matons répondre  : “Je ne peut pas vous donner du papier W-C: il n’y en a pas! » »

« À mon sens, si la prison de Forest n’implose pas, c’est quelque part grâce à l’humanité de certainsla plupart étant des animaux à éviter, mais j’en convient, certains sont presqu’humains, presque – des agents pénitentiaires. Ceux-là, un dimanche midi, il faudrait les mettre sur un plateau de télé et les laisser parler : la Belgique serait scandalisée, la Belgique serait la honte de l’Europe. […] Il n’y a pas que des assassins en prison. Imaginez qu’un jour il y ait votre fils, votre frère, votre père ».

À Forest, quand des gens souffrent des dents : il leur faut endurer des jours pour obtenir un simple Panadol. Les soins médicaux relèvent du scandale! À Forest, des détenus demandent, comme une faveur, à aller au cachot « plutôt que de vivre ça », dit encore Yves Beaupain.

Voici le rapport d’Amnesty sur la Belgique : http://www.amnestyinternational.be/doc/s-informer/les-rapports-annuels/le-rapport-annuel-2013/europe-et-asie-centrale-2193/article/belgique-21102#conditions_de_detention

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Dans la même veine: Au cœur de la prison la plus sordide de Belgique  —  Le rapport secret qui démolit nos prisons  —  « Inhumaine, dégradante et contraire à la loi », la prison de Forest  —  Belgique : 2012, année ’record’ pour la surpopulation carcérale

Encore moins de droits en prison!

Cette citation d’Albert Camus trouve tout son sens aujourd’hui. Nos dirigeants profitent de la crise et de la vague sécuritaire qui l’accompagne pour faire passer de nouvelles lois liberticides en cascades… cette fois-ci ce ne sont plus les démunis via les prodéos, ni les chômeurs, mais les prisonniers qui vont en faire les frais.

D’emblée il est de bon ton d’annoncer la couleur, je hais viscéralement les prisons, la « justice », les matons et toute la machine carcérale!

Cela fait des décennies que pas un mois ne se passe sans que les matons ne fassent parler d’eux par un mouvement de grogne ou une grève. Or chacune de ces grèves est vécue comme une seconde peine pour les détenus, un calvaire humiliant de plus. Car lors de ces grèves, tous les maigres droits d’un détenu sont systématiquement suspendus! Plus de visites, plus de téléphone, plus de travail, plus de cantine, plus de préaux, plus de douches, plus d’activités dans le couloir en soirée, plus de courrier, etc… Bref, l’équivalent du cachot, mais à trois ou quatre, et ce qui reste, la bouffe et les chiottes sont à l’avenant de l’importance de la grève. De plus la présence des flics en remplacement des matons n’aide pas vraiment à calmer les esprits échauffés, ces connards de flics se montrant systématiquement très agressifs avec les détenus!

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Donc, suite à ces conditions de travail et de détention moyenâgeuses, une réforme était attendue et nécessaire..! Mais, car il y a un mais, c’était sans compter sur notre grande copine… Annemie! Bon, je sais je vous rabat les oreilles régulièrement avec cette garce de Turtelboom, mais est-ce ma faute si on la retrouve pas bien loin, chaque fois qu’une crasse est lancée au gouvernement ou dans les médias?

La réforme…

« La réforme que la Chambre a voter aujourd’hui, sur les droits des détenus résulte d’une émotion sécuritaire et répond aux soucis d’un personnel abandonné depuis trop (très) longtemps à ses revendications à disposer de moyens appropriés à la difficile mission qui lui est confiée. »

La taule en Belgique est une zone de non-droits qui abrite, certes, des prétendus « criminels dangereux », mais aussi des présumés innocents – les incarcérations préventives vont jusqu’à 40% de la population carcérale – , détenus dans des conditions moyenâgeuses, disposant parfois d’un simple seau dans une cellule exiguë et surpeuplée pour satisfaire leurs besoins naturels devant les autres détenus. On pourrait ergoter des lustres sur la surpopulation, sur la vétusté des bâtiments, sur le manque de moyens qui expose l’administration pénitentiaire à une « mission impossible » en regard de ce que l’incarcération d’un condamné – et des préventifs – représente : assurer sa « réinsertion » sociale et non le transformer en un zombie déshumanisé, drogué, hyper-médicalisé et désocialisé. La réforme de la loi Dupont risque encore d’accroître la pression sur les plus faibles que sont la plupart des détenus.

On va donc donner un tour de vis (vice?), augmenter la sécurité en taule – celle des matons bien entendu – , restreindre les droits des détenus! Trop de tentatives d’évasion, de trafics, de drogues, de gsm..! Ce qui traduit en langage gouvernemental, signifie: Systématisation des fouilles au corps – à poil et flexion pour « examen » devant les matons – après les visites ou toutes situations où le détenu pourrait avoir un contact physique avec quelqu’un de l’intérieur ou lors d’une mise au cachot (chouette de se faire fouiller le cul après la visite de la famille ou de l’avocat!), et ce sans autorisation préalable du directeur. Le travail en prison qui évoluait lentement en se calquant sur le droit au travail des salariés, ne sera plus considéré que comme une vulgaire « occupation » pour calmer les détenus, et les ébauches de droits qui s’y rapportaient disparaissent purement et simplement! Venons-en aux infractions au règlement… LE sacro-saint règlement, hé bien ces infractions seront dorénavant sanctionnées beaucoup plus sévèrement, genre: possession d’un gsm, qui devient une infraction grave avec sanction très dure: au cachot pour 14 jours. Cerise sur le gâteau, le détenu ne sera plus informé des rapports disciplinaires qui le concernent, quand la direction décide de ne pas y donner suite, histoire de ne pas désavouer un maton. Tout ça en gardant à l’esprit que nos futures prisons belges risquent fort d’être des prisons privées..!

Favoriser les « fouilles au corps », même à l’égard de détenus réputés « sans problèmes », est un recul de l’humanité à laquelle même les privés de liberté ont droit. Statuer dans une loi que le travail en prison (fourni par des entreprises privées ou l’administration elle-même) ne relève pas du droit social est une atteinte aux droits les plus élémentaires. Faciliter le régime disciplinaire au profit des gardiens et des directeurs de prison est un recul du droit, même si dans ces univers clos il est difficile à appliquer. La prison est le miroir inversé de toute société. Le traitement des détenus est le reflet de la considération qu’a un Etat pour ceux qui ne se trouvent pas en prison, à bon ou mauvais droit. Diminuer des droits, c’est diminuer la justice. Les détenus ne sont pas un troupeau. Il appartient à l’État de leur assurer le respect de l’essentiel. Et même de l’accessoire. Et de ne pas perpétuer pour des raisons budgétaires ou imaginaires ces enfers que sont nos prisons.

L’Observatoire international des prisons dénonce l’arbitraire des mesures qui s’annoncent et se montre aussi très critique par rapport aux fouilles à corps, plus systématiques. Juliette Moreau, la présidente de la section belge de l’Observatoire des prisons, exprime son inquiétude par rapport à ce tour de vis dans les prisons. Mais elle retient plus particulièrement encore l’attention sur le rapport au travail des détenus.

« Le projet de loi indique qu’aucun contrat de travail au sens de la loi n’est conclu avec les détenus », dit-elle. « Et donc ici ,on balaye toute la jurisprudence qui était en train de se mettre peu à peu en place sur le fait qu’il y avait réellement un contrat de travail entre l’administration et le détenu. Ça veut dire qu’on balaye également la possibilité qu’il y ait des indemnités en cas d’accident de travail, qu’il y ait des règles de contrat social en fait. »

En même temps qu’attendre de l’actuel ministre de la justice, la môme Turtelboom, elle a déjà durci la loi sur les libérations conditionnelles et sur l’exécution des peines d’au moins 6 mois à 3 ans… elle en est plus à ça près! Défendre les droits des prisonniers n’est pas vendeur électoralement et encore moins en Flandre.

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« Depuis qu´elle tourne mal et que la liberté s’effrite. La société a les criminels qu’elle mérite » – Boris Vian « L’enfance de Bonnot »

Secours Rouge: http://www.secoursrouge.org/Belgique-Les-prisons-encore

Dans la libre.be : « Les prisons risquent de se transformer en bombes à retardement » – http://www.lalibre.be/actu/belgique/article/815784/les-prisons-risquent-de-se-transformer-en-bombes-a-retardement.html

Bruxelles : Non à la maxi-prison!

Publié: 12 avril 2013 par Page de suie dans Articles
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Nous ne voulons pas de maxi-prison à Bruxelles ; nous ne voulons pas de nouvelles prisons ; nous voulons raser au sol tous ces lieux infâmes.

Nous ne voulons pas que Bruxelles devienne davantage une ville-prison, taillée pour satisfaire les riches, les puissants, les eurocrates et les fonctionnaires. Nous ne voulons pas de cette taule parce que nous n’acceptons pas le renforcement sécuritaire qui en découlera, le durcissement des conditions de vie, la misère croissante, agressions policières, l’abrutissement de nos cœurs et nos têtes par un monde qui ne tourne que pour le fric et le pouvoir. Nous voulons la liberté. Nous nous insurgeons pour elle, et combattons pour la liberté de toutes et de tous.

Quelques milliers d’exemplaires en ont été mis dans les boîtes aux lettres du bas de Saint-Gilles.

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« La seule cage acceptable, c’est celle que l’on saccage..! »

Téléchargez le PDF complet ici.

Source: Brèves du désordre