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Des milliers de policiers s’échangent des messages racistes sur un groupe Facebook


Dans un groupe Facebook privé, réservé aux « forces de l’ordre » et qui compte plus de 8.000 membres, des flics et quelques gendarmes postent de nombreux montages, messages et commentaires racistes, sexistes, homophobes et des appels au meurtre. 

Sur « TN Rabiot Police Officiel« , ces crapules racistes montrent le vrai visage des « forces de l’ordre ». Ceci dit, cela n’étonne que le naïfs ou les faux-culs, ça n’a jamais été un secret pour personne qu’ils sont pour la plupart homophobes, racistes, sexistes and co. votant pour le FN/RN… (Rappel la police sous Vichy, les algériens jeté dans la seine, Malik Oussekine, etc…) Hé non, on ne parle plus de cas isolé ici, mais bien de MILLIERS de flics et gendarmes, imaginez le scandale s’il s’agissait de profs ou de facteurs… mais la sacro-sainte police, pas touche!  Il est temps d’ouvrir les yeux sur la réalité.

Sources : (cliquez sur les liens)

Des milliers de policiers s’échangent des messages racistes sur un groupe Facebook – streetpress.com

Messages racistes de policiers sur Facebook : Christophe Castaner saisit la justice – francetvinfo.fr

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Alex, un policier de Rouen raconte comment le racisme gangrène son équipe, il a collecté les messages vocaux d’un groupe WhatsApp composé de 10 de ses collègues…

« Ce pays mérite une guerre civile raciale bien sale, il faut qu’ils crèvent ces chiens… » […] « J’attends qu’une chose, c’est que tous ces gens crèvent, je me dis que tous ces gens doivent crever, ça régénérera l’espère humaine et la race blanche » […] « Méfie-toi de l’eau qui dort, parce que moi j’ai des armes… » […] « Une balle dans la tête, t’es une merde de gauche tu mérites de mourir » […] « Y’a pas que la diversité qui va prendre cher, la gauche aussi, y va falloir éliminer ces fils de putes » […] « Les bougnoules, les nègres de services, les juifs » […] « C’est des putains de manouches et aut’gitans fini à la pisse dans une caravane quoi » …

Un florilège d’horreurs qui sont leur quotidien, préparez le sac à vomi :


Les policiers mis en cause, eux, exercent toujours au contact du public, selon le site d’investigation Médiapart. Ils ont été affectés à de nouvelles fonctions au sein de leur service, selon une source policière, et n’ont pas été suspendus. Leurs téléphones, contenant les messages, n’ont même pas été confisqués.  – L’Obs

Sources : (cliquez sur les liens)

Des conversations racistes de policiers dévoilées par Arte et Mediapart – nouvelobs.com

Des policiers tiennent des propos racistes, l’IGPN saisie – mouv.fr

Questions sur l’affaire des policiers de Rouen renvoyés en conseil de discipline pour des propos racistes sur un groupe WhatsApp – francetvinfo.fr

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Et de deux!!!


« C’est un mensonge! On n’a pas une police raciste en France, ça n’existe pas! » nous affirmait hier Christian Jacob (LR), avec une larme – de crocodile? – à l’œil… Ben tiens! Et vlan! 9.000 racistes de plus à la maison poulaga, à ce stade là ce ne sont plus « quelques brebis galeuses » mec. En fait dans ce cas, « l’exception qui confirme la règle »… se sont plutôt les bons policier-e-s qui l’ont dénoncé, et qui vont prendre cher par la hiérarchie et les collègues racistes! Et comme on dit: « ce n’est que la partie visible de l’iceberg »… Quoique ceux-ci, ont pris des précautions, puisque ce groupe Facebook – « FDO 22 unis » – est non seulement privé, mais masqué, et on y adhère que sur invitation – comme les groupes djihadistes ou pédophiles. Quand je pense à toutes les précautions que nous devons prendre au quotidien pour ne pas se ramasser un procès alors qu’on dénonce la vérité, c’est l’hôpital qui se fout de la charité, sales hypocrites! Tiens, à propos, où sont les modérateurs de facedebouc qui te bloquent ton compte si tu publies « L’Origine du monde » de Courbet?

Voici quelques exemples de la fine prose de ces couillons racistes – qui au passage s’offusquent grassement qu’on fasse un procès à leurs collègues du groupe « TN Rabiot Police Officiel » – , à propos du gamin de 14 ans lâchement tabassé par des flics au commissariat de Bondy :

« Bah voilà, il va rentrer dans le droit chemin. Car comme on dit, gentil n’a qu’un œil » […] « Fallait lui empéguer les deux yeux, ça aurait fait un antivol » […] « Bien fait pour sa sale gueule ! #Jesuistrottoir » […] « Encore une bavure (des parents pour avoir chié ce connard) » […] « S’il tout plé missiou moi pas volor » […] « Vu la tronche, c’est du rom de Serbie, ils en sont infestés dans les pays de l’Est. »

A propos du décès récent de Guy Bedos :

« Une merde de moins » […] « Un mongole anti flics » […] « Non, moi ça me réjouit, désolé je ne peux pas m’en empêcher. » […] « gaucho de merde, le fils est pire » […] « Il aimait surtout l’invasion des migrants en France »

Le policier – lui mérite d’être appelé policier avec un grand P et pas « flic de merde » – qui a alerté Streetpress se dit « écœuré » par ce qu’il a vu sur ce groupe. Mais aussi du racisme qu’il voit au quotidien dans les rangs de la police. « J’ai plein de collègues dans les contrôles qui disent : “Tiens, encore un bamboula” », s’indigne-t-il.

Sources : (cliquez sur les liens)

« FDO 22 unis », un deuxième groupe Facebook où des milliers de policiers échangent des messages racistes – streetpress.com

Racisme dans la police: l’existence d’un 2e groupe Facebook révélée – huffingtonpost.fr

——————– sexisme ——————–

Sexisme dans la police? Sans blague..? Des témoignages de femmes sur l’accueil dans un commissariat, édifiant…

Témoignages de sexisme, culture du viol et culpabilisation des victimes de la part ou au sein de la police , répertorié sur : Paie ta police (j’ai honte de devoir le préciser pour les racistes de service, mais la plupart de ces témoignages émanent de femmes blanches)

“Vous êtes sûre que vous ne l’avez pas un peu provoqué ? Un peu chauffé ?” […] “Tu sais il y a beaucoup de filles qui portent plainte pour viol pour ne pas dire à papa maman qu’elles couchent.” […] “Toute façon c’est pas si grave, il vous a pas violée.” […] “Ça ne m’étonne pas ! Les jolies jeunes filles comme toi viennent pour ça en général !” […] “Mais faut pas vous énerver pour ça, moi aussi quand je vois une belle paire de fesses je le dis à la demoiselle.” […] “Mais vous êtes vraiment sûre que vous n’étiez pas du tout consentante? Vous avez forcément fait ou dit quelque chose pour le provoquer.” […] “Ah mais comment étiez-vous habillée madame?” […] “De toute façon mademoiselle, une Française et un arabe, ça ne pouvait qu’arriver.”

Source : (cliquez sur le lien)

Paye ta police – tumblr.com

——————– Votes FN/RN ——————–

Barre à droite, toute!

Quelque soit l’organisme de sondage, la méthode utilisée, ou les résultats dans les bureaux de votes à proximité des casernes/commissariats, on tourne entre 51,5% et 58% des policiers, gendarmes et militaires qui votent extrême droite. Et ce pourcentage augmente jusqu’à 65% si l’on se concentre sur la police seule..!

Paroles de flics lors d’une interview : « Voter FN n’est pas encore illégal à ce que je sache, non..? ». D’après le Cevipof ils n’étaient « que » 30% en 2012, on assiste donc à une progression massive ces dernières années. Je veux bien qu’ils ne soient pas fute fute nos poulets, mais de là à confondre la république avec les idées nauséabondes de la blondasse… Simplement à gerber, ou révélateur de leurs valeurs. Y sont beaux tes flics Marine!

——————– la parole se libère enfin ——————–

Racisme dans la police : « C’est très, très loin d’être un phénomène isolé », dénonce un délégué du syndicat policier Vigi…

Pour le policier Noam Anouar, l’administration policière « adopte une attitude de complicité passive de tous ces actes racistes ». Le délégué du syndicat policier Vigi estime que « l’administration de la police adopte une attitude de complicité passive de tous ces actes, de toutes ces remarques racistes qui gangrènent notre institution ». Sur franceinfo, il dénonce « une tendance idéologique d’extrême droite qui se dessine de façon incontestable chez les policiers et dans la haute hiérarchie« . (rien de neuf, un certain Maurice Papon a été préfet de police de Paris pendant 8 ans, malgré ses antécédents de collaboration sous le gouvernement de Vichy…)

Quelle est la réaction de la hiérarchie lorsqu’elle reçoit un signalement de la part d’un policier honnête – de surcroit représentant de son syndicat – à propos de comportements racistes? A votre avis?

« J’en ai fait l’expérience. J’ai moi-même porté une affaire de racisme avec des éléments matérialisés devant l’Inspection générale de la police nationale (IGPN). Les individus dont il a été établi qu’ils étaient les auteurs de mails et d’échanges à caractère raciste ont été promus au grade supérieur et moi, j’ai été suspendu 24 mois, dont 18 avec sursis. Donc, en fait, l’IGPN et les autorités m’ont envoyé un signal très clair : on ne dénonce pas le racisme dans la police..! »

Faut oser quant même non? Le pire c’est que ça n’étonne personne. J’imagine bien les mecs de la hiérarchie : « Non mais c’est quoi ce métèque qui ose dire que des collègues blancs sont racistes..? Allez hop! Suspendez-moi ça fissa!!! »

« Il y a une omerta, une chape de plomb autour de cette question et quiconque s’aviserait de prendre la parole publiquement s’expose à des sanctions. »

Et ça ne risque pas de s’améliorer, car le préfet de police de Paris, Maurice Papon, pardon, Didier Lallement, dans un mail de soutien adressé aux 27.500 policiers de l’agglomération leur a envoyé à tous un quasi blanc seing :

«Je sais la peine qui est la vôtre devant les accusations de violence et de racisme, répétées à l’infini par des réseaux sociaux et certains groupes d’activistes» […] «Pour les citoyens français que nous sommes, une accusation ne suffit pas à faire une vérité. La police de l’agglomération parisienne n’est ni violente, ni raciste: elle agit dans le cadre du droit pour la liberté de tous» (sic), écrit-il. […] «je n’accepterai pas que quelques actions individuelles remettent en question le rempart républicain que nous sommes contre ceux qui rêvent de chaos et d’anarchie», selon une information de Mediapart confirmée par la préfecture de police à l’AFP.

Heuuu, ça me rappelle quelque chose… ah oui! : « The Lamestream Media is doing everything within their power to foment hatred and anarchy. – LAW & ORDER! » — Donald J. Trump (@realDonaldTrump)

« Tout le monde le sait, le voit et le subit » : des policiers racontent le racisme dans leurs rangs.

Chez les forces de l’ordre, la prise de parole est rare. Mais, alors que les manifestations contre les violences policières et le racisme se multiplient, certains ont accepté de témoigner de leur expérience pendant leur carrière au sein de l’institution.

Un extrait parmi tant d’autre:

« Les propos racistes, c’est tout le temps. Tous les jours. » Stéphane, la quarantaine, est policier municipal depuis vingt ans, dans une ville moyenne du Sud-Ouest. Avant d’exercer ce métier, il a été médiateur de rue, pendant trois ans et demi. Il est devenu policier « pour aider les gens ». « Rapidement, je me suis rendu compte que c’était un milieu raciste. » Alors il tente, à son « petit niveau », de « changer les mentalités de l’intérieur ». « Pendant le confinement, on effectuait des contrôles d’attestation de déplacement dans les véhicules. Souvent, et naturellement, mes collègues excusaient les personnes blanches, les jeunes femmes, qui n’avaient pas leur attestation. Mais les personnes ‘de couleur’ étaient verbalisées! »

« policier municipal, dans une ville moyenne du Sud-Ouest », autrement dit une ville calme genre Figeac… C’est-à-dire sans « quartiers », sans délinquance urbaine, et dans la police municipale, même pas l’excuse d’être chez les cowboys de la BAC dans le 93!

Autre cas puant : Dans l’ancienne équipe de Samir, le mur du bureau était « placardé de photos de politiques d’extrême droite ». Souvenir similaire pour Stéphane. « Quand je suis arrivé dans mon premier commissariat, j’ai vu des autocollants du GUD, cette organisation activiste étudiante d’extrême droite qui sévissait dans les années 70-80, collés sur les casiers. J’ai été choqué que cela soit aussi ostensiblement affiché. » Le policier interpelle alors la gradée présente, qui, « très gênée », esquive le sujet avec un « Oh ça ? C’est rien ..! »

Sources : (cliquez sur les liens)

Racisme dans la police : « C’est très loin d’être un phénomène isolé », dénonce un délégué du syndicat Vigi – francetvinfo.fr

Le préfet de police de Paris dénonce les « accusations de violence et de racisme » – mediapart.fr

« Tout le monde le sait, le voit et le subit » : des policiers racontent le racisme dans leurs rangs – franceinfo.fr

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Violences policières : la discrimination dans la police « est un fait qui est très bien établi « , explique un chercheur du CNRS..!

On pourrait continuer ainsi des heures… Je laisse donc le mot de la fin au sociologue Sébastian Roché, directeur de recherche au CNRS, spécialiste des questions policières et de sécurité… donc, pas un sale gauchisss comme « ils » disent!

Source : (cliquez sur le lien)

Violences policières : la discrimination dans la police « est un fait qui est très bien établi », explique un chercheur du CNRS – franceinfo.fr

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Et au passage… un grand merci aux camarades de Streetpress pour leur excellent travail, – et à ces rares vrais policier-e-s – c’est avec un plaisir non dissimulé que je partage ces informations. Et par la même occasion… merde à tous ces fumiers racistes, je vous souhaite bien du bonheur avec la justice – s’il y en a une..!

« Lettre adressée à mes amis blancs qui ne voient pas où est le problème… » 

 

Je partage avec plaisir cette lettre ouverte de Virginie Despentes parce qu’elle résume tellement bien la réalité, quoiqu’en pense les racistes bas de plafonds non assumés!

La voici :

Paris, le 3 juin 2020

Lettre adressée à mes amis blancs qui ne voient pas où est le problème.

En France nous ne sommes pas racistes mais je ne me souviens pas avoir jamais vu un homme noir ministre. Pourtant j’ai cinquante ans, j’en ai vu, des gouvernements. En France nous ne sommes pas racistes mais dans la population carcérale les noirs et les arabes sont surreprésentés. En France nous ne sommes pas racistes mais depuis vingt-cinq ans que je publie des livres j’ai répondu une seule fois aux questions d’un journaliste noir. J’ai été photographiée une seule fois par une femme d’origine algérienne. En France nous ne sommes pas racistes mais la dernière fois qu’on a refusé de me servir en terrasse, j’étais avec un arabe. La dernière fois qu’on m’a demandé mes papiers, j’étais avec un arabe. La dernière fois que la personne que j’attendais a failli rater le train parce qu’elle se faisait contrôler par la police dans la gare, elle était noire. En France on n’est pas raciste mais pendant le confinement les mères de famille qu’on a vues se faire taser au motif qu’elles n’avaient pas le petit papier par lequel on s’auto-autorisait à sortir étaient des femmes racisées, dans des quartiers populaires. Les blanches, pendant ce temps, on nous a vues faire du jogging et le marché dans le septième arrondissement. En France on n’est pas raciste mais quand on a annoncé que le taux de mortalité en Seine Saint Denis était de 60 fois supérieur à la moyenne nationale, non seulement on n’en a eu un peu rien à foutre mais on s’est permis de dire entre nous « c’est parce qu’ils se confinent mal ».

J’entends déjà la clameur des twitteurs de service, s’offusquant hargneusement comme ils le font chaque fois qu’on prend la parole pour dire quelque chose qui ne corresponde pas à la propagande officielle : « quelle horreur, mais pourquoi tant de violence ? »

Comme si la violence ce n’était pas ce qui s’est passé le 19 juillet 2016. Comme si la violence ce n’était pas les frères de Assa Traoré emprisonnés. Ce mardi, je me rends pour la première fois de ma vie à un rassemblement politique de plus de 80 000 personnes organisé par un collectif non blanc. Cette foule n’est pas violente. Ce 2 juin 2020, pour moi, Assa Traoré est Antigone. Mais cette Antigone-là ne se laisse pas enterrer vive après avoir osé dire non. Antigone n’est plus seule. Elle a levé une armée. La foule scande : Justice pour Adama. Ces jeunes savent ce qu’ils disent quand ils disent si tu es noir ou arabe la police te fait peur : ils disent la vérité. Ils disent la vérité et ils demandent la justice. Assa Traore prend le micro et dit à ceux qui sont venus « votre nom est entré dans l’histoire ». Et la foule ne l’acclame pas parce qu’elle est charismatique ou qu’elle est photogénique. La foule l’acclame parce que la cause est juste. Justice pour Adama. Justice pareille pour ceux qui ne sont pas blancs. Et les blancs nous crions ce même mot d’ordre et nous savons que ne pas avoir honte de devoir le crier encore, en 2020, serait une ignominie. La honte, c’est juste le minimum.

black lives matter

Je suis blanche. Je sors tous les jours de chez moi sans prendre mes papiers. Les gens comme moi c’est la carte bleue qu’on remonte chercher quand on l’a oubliée. La ville me dit tu es ici chez toi. Une blanche comme moi hors pandémie circule dans cette ville sans même remarquer où sont les policiers. Et je sais que s’ils sont trois à s’assoir sur mon dos jusqu’à m’asphyxier – au seul motif que j’ai essayé d’esquiver un contrôle de routine – on en fera toute une affaire. Je suis née blanche comme d’autres sont nés hommes. Le problème n’est pas de se signaler « mais moi je n’ai jamais tué personne » comme ils disent « mais moi je ne suis pas un violeur ». Car le privilège, c’est avoir le choix d’y penser, ou pas. Je ne peux pas oublier que je suis une femme. Mais je peux oublier que je suis blanche. Ça, c’est être blanche. Y penser, ou ne pas y penser, selon l’humeur. En France, nous ne sommes pas racistes mais je ne connais pas une seule personne noire ou arabe qui ait ce choix.

Virginie Despentes

Sources:


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Moi aussi j’ai un âge avancé (presque 60…) et je n’ai JAMAIS été contrôlé en rue, pourtant ils devraient n’étant pas ce qu’on appelle un « enfant de cœur », mais voila… je suis blanc! Certains de mes amis totalement clean, mais qui ont la peau nettement plus foncée et des cheveux plus frisés… le sont TRÈS régulièrement, eux! Et pourtant dans le bled où j’habite, pas de « quartiers », plus rural que ça tu meurs. Mais manifestement, cela n’arrête pas le racisme ordinaire chez nos pandores… A Figeac l’été dernier un copain a flippé grave lorsque deux pandores ont stoppé net leur véhicule de service pour se précipiter sur lui… tutoiement agressif, papiers fissa, fouille, etc… pourtant il n’a JAMAIS eu de soucis avec la justice et est la personne la plus gentille que je connaisse. Devant mon étonnement après coup, il a haussé les épaules en soupirant en disant : « tracasse j’ai l’habitude, et là ils ont été sympa… ». Il rentrait simplement des courses! Une après-midi ordinaire pour une personne « racisé »..? Pour deux flics racistes..? Et des exemples comme celui-ci, j’en ai à la pelle!

PDS

 

« Une certaine classe sociale continue d’utiliser la question climatique pour éclipser la question sociale… »
N’oublions pas que s’il n’y a pas d’aéroport à Notre-Dame-Des-Landes, pas de central nucléaire à Plogoff, pas de barrage sur l’eau noire à Couvin, ce n’est pas grâce aux marches pacifistes mais bien grâce aux cailloux et aux barricades..!

Ce qui s’est passé n’est rien de fondamentalement nouveau. Une certaine classe sociale continue d’utiliser la question climatique pour éclipser la question sociale. Et une fois de plus, l’incroyable puissance de révélation des gilets jaunes fit tomber le masque hideux du progressisme le plus conservateur.

La stratégie qui consiste à caresser le pouvoir dans le sens du poil vient de démontrer son impuissance et son échec cuisant. La loi climat, comme de prévu, à capoter. Les mobilisations du dimanche entrainent de moins en moins de gens. Et tout fini de se dissoudre dans le spectacle marchand. L’incroyable mépris de classe, l’incroyable collaboration active avec la police des organisateurs de ces marches* funèbres à l’encontre des gilets jaunes et des black blocs a fini de clarifier encore une fois la question.

marche pour le climat

Les organisateurs, après avoir méticuleusement tenté de saboter toutes paroles alternatives durant Occupy for Climate, n’hésitant pas à faire des assemblée qu’ils disaient générale mais dont le seul but était d’entrainer chacun vers leurs propres agendas, les organisateurs, comme Act for Climate Justice, Oxfam etc, , ont prouvé par les gestes et la parole, que, à l’instar des politiciens, cette avidité excessive à invoquer sans arrêt la démocratie correspond en vérité à la perte de son sens effectif. Le slogan « this is wath démocracy looks like » trouve enfin son sens plein. En effet, les organisateurs, les partis, et un certain nombre de marcheur ont exactement le visage de ce que l’ennemi appelle démocratie ; le double jeu, le mensonge, la violence sourde, le mépris, une certaine dose de racisme habitent et hantent leurs inconscient . Et ce n’est pas la moindre de leur ressemblance que à mesure que leur monde se fissure ils n’en deviennent que plus méchant. La planète brule ? Ne votons pas la loi climat. La loi climat n’est pas passée ? Marchons et pétaradons triomphalement. Vous êtes les mêmes. La même inconséquence. La même désinvolture. La même hypocrisie.

Les gilets jaunes, une fois de plus, ont jetés un magnifique pavé de réel dans la marre métaphysique des « sauveurs du monde ». Il est vrai que la bourgeoisie ressent toujours le besoin de gérer ou de parler du monde. D’où cette étrange insistance sur le terme de « climat », dont le vague permet toutes les interprétations et d’avance tous les renoncements.

Le réchauffement climatique global n’est qu’un aspect du désastre. Par exemple, environ 50% de l’oxygène sur terre provient de la mer. Mer qu’on vide au filet plombé, dont on massacre les ressources halieutiques et la flore. Ceci n’est pas un problème climatique. C’est un problème écologique. Mais ce mot, d’écologie, semblent avoir bien du mal à sortir de votre bouche. Il est vrai qu’a comparé la cohorte de bourgeois satisfaits qui peuplent les marches climats, puis à contempler les gilets jaunes, on ne peine pas à deviner quelle classe est la classe écologique des deux.

Il y a ceux qui partent trois fois par an en vacances

Et il y a ceux qui ne partent plus en vacances depuis longtemps…

L’arrogance de cette future clientèle de l’éco-toursime, doit être rabattue. Ils sont ceux-là même qui iront, dans quelques années, cramer des pleins de kérosène pour aller pourrir de leurs manies touristiques la dernière foret du monde. Ils se sont révélés tels qu’ils sont : les ennemis radicaux de tout changement de société.

Pour notre part, nous refusons d’abandonner la question écologique à ces gens-là. Nous voulons faire entrer le mouvement écologique dans une phase autonome et destituantes, une phase de convergence, pour une écologie sociale. Cette tentative désespérée des auxiliaires bénévoles de la police des mœurs ne nous fera dévier d’aucune manière. Car contrairement à eux l’urgence habite nos tripes. Et cette génération, qui a tant joui de la libéralisation de mœurs, des trente « glorieuses »,de l’après-guerre, cette génération qui est-elle responsable de l’incendie planétaire, moins qu’aucune autre est autorisée à donner des leçons à ceux qui survivent et se débattent parmi les ruines de leurs bonheurs passé. Faites places !

L’immense contraste entre une assemblée générale organisée avec quelques jeunes en grève pour le climat et les discussions à la marche climat avec ces vieux bourgeois satisfaits nous ont fait apparaitre le fossé qui commence à naitre entre les générations. Cette assemblée général n’eut pas besoin de modérateur, le niveau d’écoute était bon, la bienveillance était tendre. Et de partout la sincérité semblait une évidence. Ces jeunes gens, comme le mouvement gilets jaunes à ses débuts sont en recherche de moyens et de possibilités. Ils n’ont pas cette arrogance de tout savoir à l’avance et tous sont prêts à se laisser contaminer par les êtres et les événements. Et ne pensez pas qu’ils ne vous voient pas. Ils vous observent, et à mesure que passent les semaines, ceux-là, même qui hier encore nous trouvaient trop radicaux prennent conscience de ce que vous êtes. Et se sera bientôt à votre tour d’observer le mépris dans le regard de vos enfants. Ils ne vous le pardonneront pas. Car eux parlent déjà de fin du capitalisme, de changer la société de fond en comble, quand vous n’avez à la bouche que la glorification de vos petites manies eschatologiques et individualistes.

Ne pensez pas que vos méthodes policières nous feront cesser de parler d’écologie, nous ne tomberons pas dans le piège qui consiste à vous abandonner la question fondamentale que nous pose l’époque. Nous avons déjà gagné. Le temps fissure ce monde qui vous va si bien. Dans lequel vous vous sentez si à l’aise. Mais de partout il se lézarde. Vous ne seriez pas si méchant si vous n’en aviez pas, quelque part, un peu conscience.

Nous ne sauverons pas le peu qu’il reste a sauver en étant gentil.le.s et innofensif.ve.s.
Le vieux monde meurt et nous ne nous laisserons pas crever avec ! »

Ainsi, puisque vous tenez fermement à exclure la question sociale, nous l’imposerons de nous-même. Vous n’êtes qu’un cordon de police de plus dans l’immense dispositif de maintien de l’ordre. Mais un dispositif lâche et sans consistance. Au diable le slogan « on est plus chaud que le climat », place à « on est plus chaud que les marches climat. » Si vous êtes incapables de prendre l’époque au sérieux, faites donc place. Vous avez assez joué.

Désormais, et face à tant d’hostilité, la nécessité d’un bloc écologiste et social, d’un bloc autonome, apparait comme de plus en plus évidente. Que tous les sincères, les humiliés, les révoltés nous y rejoignent. Le climat mérite toujours l’insurrection. Le spectacle n’est toujours pas une solution.

Quant aux marcheurs ;

Dormez cadavres, ce cimetière vous appartient.

Quelques gilets jaunes autonomes.

posté le 3 avril 2019  par Groupe Anathème

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* …à bas les manifs collabos! (à propos de la manif climat à Bruxelles le 31 mars, où certains manifestants et organisateurs ont honteusement collaboré avec la police)

C’est après 24h à réfléchir sur les événements du dimanche 31 mars 2019, que je me décide à écrire.

Je ne me suis pas lancé directement car je revoyais quelques images en boucle, des personnes tabassées et arrêtées en plein milieu du cinquantenaire sous les regards indifférents des passant(e)s/manifestant(e)s, des discours se désolidarisant des personnes arrêtées, des personnes collaborant avec la police ou encore leur pointant du doigt des personnes habillées en noir…

Je ne vais pas faire une analyse mais plutôt poser quelques questions… Je ne sais pas trop ce que ça va donner, on verra…

Les bourgeois, ça va, vous vous sentez bien ? Ça ne vous dérange pas de regarder avec mépris du haut de votre scène, de ce festival rappelant celui de l’occupation à Trône, qui étouffe la manifestation – et la contestation – dans ce truc nauséabond, crapuleux, qui me donne envie de vous faire boire la ciguë, poison donné à cet empoisonneur d’esprits qu’était Socrate, vous regardez donc du haut de cette scène les personnes qui se battent car elles connaissent l’urgence actuelle, qui veulent pouvoir vivre en libérant la planète, en respirant un air pur, avec de la bonne bouffe, loin des technologies aliénantes, en arrivant à vivre sans être un esclave, en pouvant observer les étoiles le soir mais avoir la chance d’être sous un toit pour se protéger de la pluie et du vent les jours de tempêtes.

Qui détester le plus, entre les flics qui sont payés pour ces faits de violence, dont on connaît le camp et des paciflics qui collaborent, empêchent les gens de fuir,… ?

– à bas les chefs –

JE VOUSTESTE TOUS

Courage aux personnes arrêtées, on fera des soirées de soutien.

Rah..! le logo d’Amnesty est vraiment laid.

Bisous

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à lire :
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Copwatch? Filmer la police n’est pas interdit.

Publié: 22 novembre 2018 par Fernand Naudin dans Articles
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Quoi qu’en disent ces fachos de flics, enregistrer leur violence et leur racisme, est tout-à-fait légal et autorisé! Et ceci est valable tant en France qu’en Belgique.

expulsion Caracole 6

L’arroseur arrosé…

La plupart des flics se montrent tellement intimidants que des citoyens finissent par croire qu’il serait interdit de les filmer..!

 

  • Ci-joint un texte de la Ligue des droits de l’homme qui remet les pendules à l’heure…

Le 1er octobre dernier, au cours d’une opération policière dans le Brabant flamand en présence du Secrétaire d’Etat à l’Asile et à la Migration Théo Franken, environ 30 migrants font l’objet d’une arrestation dans un train. Diego Dumont, qui attendait sa fille sur le quai de la gare de Landen, se met à filmer la scène avec son téléphone. Les policiers lui ordonnent d’arrêter de filmer, ce qu’il refuse en faisant valoir ses droits. Il subit alors des coups et violences injustifiés et des propos discriminatoires de la part des policiers.

Les images prises par D. Dumont montrent clairement qu’il se bornait à exercer son droit citoyen de collecter des images d’une opération policière en cours et qu’il a fait l’objet d’une intervention abusive par les forces de l’ordre. En outre, la description des faits rapportée de manière partiale par le Ministre de l’Intérieur en séance plénière de la Chambre, est fallacieuse et orientée. Il suffit de consulter cette vidéo pour s’en rendre compte :

Diego Dumont: Droit de filmer la police et violences policières – youtube, Ligue des droits de l’homme

Les faits décrits par D. Dumont dans sa plainte ont été jugés suffisamment sérieux pour que le Comité permanent de contrôle des services de police (Comité P) transmette le dossier au parquet de Louvain. Aujourd’hui, D. Dumont a décidé de confirmer sa plainte auprès du procureur du Roi et la Ligue des droits de l’Homme (LDH) a décidé de se joindre à cette plainte. En effet, au-delà de la situation individuelle de D. Dumont, cette affaire pose la question du droit de filmer les interventions policières dans l’espace public, droit essentiel en démocratie.

La LDH constate qu’il ne s’agit malheureusement pas d’un cas isolé. Des témoignages lui sont régulièrement adressés indiquant que la police refuse, empêche, arrête, voire porte plainte contre des individus qui filment une intervention. Ce comportement illégal touche parfois même les journalistes professionnels.

La LDH juge dès lors important de rappeler, tant aux personnes concernées qu’aux membres des forces de l’ordre, qu’il n’existe aucune interdiction générale de photographier ou filmer les actions de la police. Hormis certains cas exceptionnels et limités, des citoyen-ne-s et journalistes ont le droit de filmer ou photographier des interventions policières, que ce soit pour informer ou récolter des preuves du déroulement des événements. Selon la Commission européenne pour la démocratie par le droit du Conseil de l’Europe (« Commission de Venise »), les Etats ne doivent pas « empêcher les participants et les tiers de photographier ou de filmer l’opération de police (…) ».

La LDH demande qu’une enquête sérieuse et indépendante soit menée sur les faits dénoncés par D. Dumont, que les responsables soient identifiés et, si les faits sont établis, sanctionnés. Elle demande également au Ministre de l’Intérieur de rappeler aux forces de l’ordre qu’elles ne peuvent interdire aux personnes de les filmer pendant leurs interventions.

posté le 19 novembre 2018  par LDH

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Certains policiers se montrent tellement intimidants que des citoyens finissent par croire qu’il serait interdit de les filmer. Actuellement, c’est évidemment faux, comme l’a rappelé le dernier rapport annuel du Comité P et l’ancienne ministre de l’Intérieur Milquet.

Deuxièmement, les autorités ont l’obligation de rendre les policiers identifiables pour repérer et sanctionner les brebis galeuses qui maltraitent les citoyens. Il s’agit d’une obligation qui découle de l’interdiction absolue de la torture et des traitements dégradants et qui est imposée par la Cour européenne des droits de l’homme. Le parlement a adopté la loi du 4 avril 2014 qui oblige chaque policier à porter un matricule bien visible en toutes circonstances. Depuis lors, rien n’a été fait pour concrétiser cette loi…

Le fait d’être photographiés ou filmés durant leurs interventions ne peut constituer aucune gêne pour des policiers soucieux du respect des règles déontologiques. L’interdiction de prise de vue des policiers signifierait un retour à la censure d’Ancien régime, et donc une gifle à la liberté d’expression. »

Fais ton choix camarade, mais laisse tranquille les autres!

Texte de , publié le

blac block molotov

Libre à chacun de lutter comme il l’entend face à la violence du pouvoir et de ses serviteurs zélés. Parmi les formes de résistance, la non-violence est un choix tout à fait respectable qui peut revêtir des façons d’agir très diverses. Parallèlement, d’autres, parmi nous, font parfois le choix de la violence dans la lutte, à divers degrés, tout en désirant pareillement une société non-violente où les mots liberté, égalité et fraternité ne seraient plus réduits à une illusoire décoration masquant la réalité quotidienne de la domination, de la misère et de l’oppression.

Malheureusement, parmi les partisans de la non-violence, la mode est, de plus en plus, à la condamnation sans appel des autres formes de lutte. Certains caciques, soigneusement apprêtés et préparés, sont même devenus des spécialistes du genre, distribuant les bons et les mauvais points, sans jamais descendre eux-mêmes dans l’arène.

Pourtant, la moindre des choses serait, justement, que ceux qui ne prennent aucun risque, qui se contentent de parler, qui se gargarisent de leur prises de position dans les médias, qui se targuent de marcher docilement dans des manifestations sans abimer quoi que soit, et qui, bien sûr, se pressent au premier rang des innombrables pétitions à signer, que ceux-là aient au moins la décence de laisser librement lutter les autres.

Ces sempiternels chantres de la bienséance, ces bureaucrates syndicaux grassement payés par leurs adhérents smicards, ces professionnels de la politique passés de la lutte des classes à la lutte des places, tous ces prophètes du tabou de la violence révolutionnaire servent en réalité des intérêts contraires à ceux qu’ils sont censés défendre. Car ils se posent en tampons entre le pouvoir et ses opposants, en amortis des colères, en modérateurs des révoltes, appelant inlassablement au calme et à la discipline, et condamnant perpétuellement les casseurs, zadistes, saboteurs, faucheurs, squatteurs, tagueurs, émeutiers, anarchistes et autres révolutionnaires.

A ces bateleurs, je suggère cette réponse :

« Vous qui revendiquez, tambour battant, la Révolution française, la Commune de Paris et la Résistance au nazisme, sans jamais avoir l’idée sinon le courage d’agir pareillement, ayez au moyen la décence et l’humilité ne pas donner de leçon à ceux qui osent prendre le relais de vos illustres exemples. Assez de pitreries et de rodomontades. Faites comme bon vous semble, mais pour ce qui est des anathèmes, taisez-vous. »

Yannis Youlountas

CRS roti molotov

 

Je crois qu’« espoir » n’est qu’un autre mot pour dire « lâcheté ». Qu’est-ce, au fond, que l’espoir ? Est-ce la croyance que les choses vont s’améliorer. Où la volonté qu’elles deviennent meilleurs ? Personne n’a jamais encore produit une analyse de l’acte d’espérer. Pas même Bloch. Il ne faut pas faire naître l’espoir, il faut l’empêcher. Car personne n’agira par espoir. Tout espérant abandonne l’amélioration à une autre instance. Mais dans une situation où seul l’agir individuel compte, « espoir » n’est qu’un mot pour dire qu’on renonce à l’action individuelle. »  Günther Anders

A lire :

Nos luttes peuvent-elles rester non-violentes ?
La non-violence est une idéologie au service du capitalisme
La violence : oui ou non : Une discussion nécessaire

 

Voici enfin la conclusion de cette ridicule affaire d’orgueil mal placé

Alors que même un sale type comme Théo Francken ne porte pas plainte lorsqu’on l’appelle « Fanckenstürmführer » à une heure de grande audience, sur une émission humoristique de la RTBF… notre pandore histérico-violent, place sa petite personne et son « honneur » (sic) si haut, qu’il s’est permis – au frais du contribuable bien sûr, puisqu’il ne paye rien – de faire dépenser une fortune en assignations, dépôt de partie civile, frais d’avocats – pas moins de deux, dont le médiatique et hors de prix Sven Mary – , convocations multiples, apostilles, devoirs d’enquête, recherches via les RG (ce bon vieux Nikita Philippi), deux chambres du conseil, deux chambres des mises en accusation, et j’en passe… Ce cirque a duré six ans!

Le plus marrant, c’est que non seulement Sven Mary n’a jamais daigné se déplacer en personne pour une cause aussi stupide que celle-ci, mais que, lors de la dernière chambre des mises, même le jeune avocat boutonneux qui le remplaçait… s’est fait remplacer à la dernière minute par un stagiaire, ne possédant pas le dossier et se contentant d’être présent. Demandant un report parce que Sven Mary, ayant eu d’autres chats – plus sérieux j’imagine – à fouetter, n’a pas eu le temps – encore une fois – de rédiger ses conclusions… comme c’était déjà l’excuse de la dernière fois, la séance ne fut pas reportée.

Sven mary avocat fantôme de Vandersmissen

Sven Mary, et la photo des fameux points de suture de 2016

Donc, en l’absence de baveux compétent, et pour le plus grand plaisir de l’assistance, ce fut Vandersmissen himself qui s’exprima… confondant audience et interrogatoire, ce fut un grand moment – pour nous –  de voir un VDS, vert de rage, devoir se dépatouiller seul et se couvrir de ridicule… même les magistrats ont esquissé un sourire à le voir se ridiculiser de la sorte.

Au final, la chambre des mises a confirmé la « judicieuse décision » de la chambre du conseil de ne pas poursuivre. Je vous invite à lire le résumé de cette première chambre du conseil ICI.

Bref, se promener avec une pancarte représentant Vandersmissen affublé de la mention « Obersturmführer Vandersmissen »… semblerait ne PAS être une calomnie, ni de la diffamation, NI une atteinte à l’honneur du pandore en chef, est-ce pour autant la réalité, je vous en laisse seuls juges..! Alors, cassation, or not cassation..? Il en serait capable…

Décidément, malgré une fureur procédurière chronique, les juges ne semblent soutenir aucune de tes actions en justices ces temps-ci… ne serais-tu plus en odeur de sainteté auprès du parquet Pierrot? Le vent tournerait-il..?

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Hé oui… Cassation pour VDS, et on repart pour une chambre du conseil, date non fixée. 2018?

 

Petit rappel à l’attention de ceux qui ont la mémoire courte…

L’Europe n’a pas toujours été la terre d’asile convoitée d’aujourd’hui. En un siècle, entre 1820 et 1920, 55 millions d’Européens ont quitté le continent. Et après 1945, 15 millions de personnes ont été déracinées. » Pascal Fleury

L’Europe affronte la pire crise de réfugiés depuis la Seconde Guerre mondiale», affirmait en août 2014 (déjà..?) le commissaire européen à l’Immigration Dimitris Avramopolous.

– La crise actuelle, dramatique en soit, n’a cependant rien à voir, dans son ampleur, avec ces 55 millions d’européens qui ont fui leurs pays d’origine… Fui? Oui fui, car ceux que l’on appelait communément des « immigrés », n’étaient en fait que des réfugiés. Réfugiés économiques fuyant la misère crasse de la classe ouvrière européenne – voire la famine pour les irlandais – , fuyant les persécutions politiques et/ou religieuses, fuyant le racisme, fuyant la guerre, etc… Bref, des réfugiés, qui comme aujourd’hui, voyageaient dans des conditions horribles et étaient accueilli comme des moins que rien à leur arrivée. Leur destination? L’Amérique, le Canada, l’Australie, l’Amérique latine… Pour ces délaissés de la « révolution industrielle », c’était vital de fuir leurs conditions de vie, de sauver leurs familles!

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Arrivée dans des transports surchargés, dans des conditions déplorables…

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Trié et examiné comme des animaux…

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Et parqué dans des quartiers pourris… rien n’a changé.

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– La crise actuelle, aussi dramatique soit-elle, n’a cependant rien à voir, dans son ampleur, avec les plus de 60 millions d’européens qui furent forcés de quitter leurs foyers, pour fuir les horreurs de la guerre entre 1939 et 1945. Et où furent accueillis une bonne partie d’entre eux..? Au Maroc, en Égypte, en Palestine, en Iran et… en Syrie!

Quand ce sont des européens qui fuient la guerre, « on » trouve ça normal d’être accueilli  ailleurs, ce ne sont pas des parasites, des profiteurs… personne n’ose faire de réflexions du genre: « ils n’ont qu’à rester se battre pour leur liberté dans leur pays, au lieu de fuir comme des lâches! »

En 1940, deux millions de belges et huit millions de français ont fui… dès les premiers jours de l’avancée allemande! Il est a remarquer, que contrairement à ce qu’on pourrait croire… ce sont ceux qui sont resté en France qui ont été le plus mal accueilli. De nombreux habitants du sud de la France voyant d’un mauvais œil ces « boches du nord », venant pourtant du même pays qu’eux. De nombreux belges furent également surpris de l’accueil assez… « froid ». Beaucoup préfèrent prendre la mer, passant d’île en île en Méditerranée.

« […] des Français faisaient payer une fortune un simple verre d’eau. Des réfugiés qui squattaient des fermes abandonnées se faisaient déloger à coups de fusil, des paysans partis avec leur vache pour donner du lait aux enfants se la faisaient voler dans la nuit, etc… »

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Réfugiés européens en Égypte 1942

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Réfugiés européens en Égypte 1942

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Réfugiés européens en Égypte 1942

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Camp de réfugiés européens à Nuseirat, Palestine 1945

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Réfugiés européens en Iran 1943

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Réfugiés européens en Iran 1943

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– La crise actuelle, toujours aussi dramatique soit-elle, n’a cependant rien à voir, dans son ampleur, avec les déplacements forcés massifs qui ont été imposés en 1945, lors des conférences de Yalta et Potsdam. Époque où, au nom de la paix, Truman, Churchill et Staline ont redessiné sans complexe les frontières, de la mer Baltique à la mer Noire, ce qui a jeté sur les routes plus de quinze millions d’hommes, femmes et enfants, l’idée étant de mettre en place des États «ethniquement homogènes».

Les destins tragiques des centaines de milliers de réfugiés originaires d’Afrique et du Moyen-Orient, qui tentent de rejoindre l’Europe depuis quelques années, nous obligent à remonter le temps… Histoire de se rappeler que « ces gens-là » aussi, sont capables d’accueillir des populations totalement différentes d’eux..!

Certains pays européens sont de farouches opposants à l’arrivé  de cette « invasion » de réfugiés, ils oublient un peu vite qu’à une époque pas si lointaine les flux de réfugiés étaient inversés.

Les polonais par exemples, qui refusent à grands cris leur devoir d’accueil, furent 120.000 à fuir en Iran, où ils ont été accueilli sans garde-frontières et sans cris. L’Iran n’en est pas morte… Ce pays n’a pas vu ses valeurs changer. Malgré l’arrivée massive de personnes d’origine et de mœurs complètement différentes, l’Iran a tout absorbé, sans douleur!

A méditer…

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Quand les migrants étaient Européens – laliberte.ch

The forgotten story of European refugee camps in the Middle East – washingtonpost.com

Opposer les réfugiés syriens aux Français de 1940 : « Totalement inepte » – lci.fr

1943 : les images émouvantes de réfugiés Polonais en Iran – pureactu.com

Quand les réfugiés étaient européens et fuyaient vers l’Égypte et le Moyen-Orient – france24.com

A voir :Usoni, en 2062 les réfugiés européens seront prêts à mourir pour entrer en Afrique

Les enfants de l’exode

Sale temps pour la zone de police Midi…

Flic grenades

Transparence et communication… aux abonnés absents!

La transparence n’est décidément pas le fort de la police bruxelloise, c’est le moins qu’on puisse dire..! Comment le porte-parole de la zone midi peut-il avoir le culot d’envoyer chier le journaliste qui vient aux nouvelles et de lui raccrocher au nez aussi sec? Pour qui se prends ce mec? Et cette scène surréaliste se reproduit à deux jours d’intervalle, avec le même flic et le même dialogue :

Contacté ce samedi, le porte-parole de la zone Midi nous a répondu fermement ne vouloir faire aucun commentaire sur cette affaire avant de raccrocher. […] Contacté par nos soins à ce sujet, le porte-parole de la zone Midi a déclaré ignorer le dossier avant de raccrocher. Tout comme il n’a voulu faire aucun commentaire sur une autre affaire embarrassante pour la zone, celle de ce policier arrêté en possession de grenades mercredi dernier à Schaerbeek„ –  dhnet.be articles de N.Ben du 09 et 10 avril

Ce flic, – transporteur de grenades – un certain Serge L. inspecteur à la brigade anticriminalité – où trois casiers ont été fracturés cette semaine – est libre! Pour rappel, il a été trouvé en civil, sur les lieux d’une fusillade, porteur de deux grenades et d’une cagoule dans sa voiture et aurait parlé à un des protagonistes de ladite fusillade peu avant… Mais « on » a jugé qu’il pouvait rester en liberté!!! Imaginons ce qui se serait passé si cela avait été l’un de nous..? Il dormirait simplement en taule. Et aux dernières nouvelles: « aucun lien n’a été établi avec le policier suspect, a précisé le parquet de Bruxelles. » Ben voyons, si c’est le parquet qui le dit…

Et ne parlons pas de ces deux flics appartenant aux divisions de Forest et Saint-Gilles, qui ont été arrêtés et mis sous mandat d’arrêt vendredi dernier dans le cadre d’un trafic important de stupéfiants…

C’est quoi encore la maxime? Ah oui, « Faites ce que je dis, pas ce que je fais! »

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Les articles:

Un policier arrêté avec des grenades à Schaerbeek – dhnet.be

Deux policiers de la zone Midi en prison pour trafic de drogue! – dhnet.be

Que faisait un policier bruxellois en civil près des lieux d’une fusillade avec une grenade dans son coffre? – rtl.be

Dans la même veine… sur Page de suie

Touche pas à mon flic, omerta à la belge?

Annemie, ta justice me fait gerber!

No Border Bruxelles… Cinq ans déjà et rien n’a changé

Retour sur l’affaire du réducteur de débit…

Une décision de justice ayant interdit la diffusion de trois articles précédents sur ce sujet – avec astreinte de 500€ par jour de présence sur le net – , soyez indulgent pour le ton et les termes utilisés aujourd’hui, qui se doivent d’être prudents, non-injurieux et non-diffamatoires… Cet article sera donc purement « informatif », mais il n’est pas interdit de lire entre les lignes.

Victoire! J’ai été acquitté purement et simplement et les crapules hydro-racketteuses n’ont pas osé faire appel. Donc… faites sauter joyeusement ces maudits réducteurs! Il y a eu jugement et jurisprudence! Le fait de retirer un réducteur de débit pour continuer à vivre dignement n’est pas punissable, et ce n’est ni du vol, ni un délit!!!

filet d'eau

En date du 2 juillet 2014, paraissait sur Page de suie un article montrant – en photos – avec quelle facilité il était aisé de retirer un réducteur de débit posé par une société distributrice d’eau, réducteur posé, en dernier recours, afin d’inciter un « sale pauvre » à casquer fissa…

En effet, en juin 2014, un camarade ne sachant plus payer son eau depuis des lustres – malgré de multiples rappels – avait eu la désagréable surprise de se retrouver avec un réducteur de débit posé par l’A.I.E.C. (Association Intercommunale des Eaux du Condroz). N’étant pas du genre impressionnable, il le retira le jour même et voyant comme c’était facile, décida d’en faire profiter tou(te)s ceux/celles qui étaient dans la même situation, c-à-d les fauché(e)s et récalcitrant(e)s à payer quelque chose d’aussi naturel que l’accès à l’eau.

Bref, l’article parait et aussitôt les stats du site explosent (3153 vues avant interdiction!), les photos – très explicatives – sont téléchargées miiiiille fois, preuve que le sujet interpellait de nombreuses familles dans la situation, ou en passe de l’être, puisque les médias informaient qu’une campagne de pose de ces réducteurs allait être faite par les distributeurs belges, vu le nombre de familles qui ne savaient – ou ne voulaient – plus payer l’eau.

Ce que notre quidam démonteur de réducteur ignorait, c’est que :

1- Le groupe AQUAWAL s’était rendu compte qu’un article montrant comment retirer un réducteur en deux minutes circulait sur le Web, et demandait à toutes les sociétés distributrices de son groupe « d’enquêter » pour savoir qui était le petit saligaud qui sabotait leur innovation pour faire payer le bon peuple se faisant tirer les oreilles pour régler sa facture.

2- Il avait été dénoncé par les fontainiers délateurs de l’A.I.E.C., qui ont déduit de son attitude qu’il allait retirer ledit réducteur. Donc l’A.I.E.C. envoie une nouvelle équipe quelques jours plus tard pour vérifier la présence de la pastille et en remettre une le cas échéant. Ce qui fut fait… et retirée aussitôt par notre camarade..!

3- Le recoupement des deux premiers points, a fait comprendre à l’A.I.E.C. qui était le coupable et qu’il se trouvait à Hotton. Et donc AQUAWAL se concerta pour contrer cet article maintenant qu’on en connaissait l’auteur.

Bon, à partir de là, les choses s’enveniment…

Troisième passage d’une équipe de l’A.I.E.C. cette fois avec les flics et un « responsable » A.I.E.C. pour constater les « dégradations », le « vol » de l’eau, le bris de scellés, etc. Prise de photos sous tous les angles du compteur et questions insistantes, face à un camarade hilare. Audition et P.V. à la police de Hotton, puisque sa trappe de visite à l’extérieur correspondait à celle des photos litigieuses de l’article. Citation à comparaître au civil et en référé à Marche-en-Famenne, report, conclusions, re-report, refus de l’avocat de continuer à défendre un « anarchiste qui se croit au-dessus des lois », etc…

Entre temps notre irréductible avait cessé de se battre contre des moulins et avait laissé tranquille le réducteur – placé cette fois-ci… AVANT la vanne permettant la coupure pour manipulation/retrait du réducteur – , pour se focaliser sur une solution pratique: acheter une citerne plastique – de chantier/agricole – de mille litres raccordée à une pompe hydrophore, ce qui lui permettait de remplir ladite cuve à son aise – malgré le réducteur qui ne laissait qu’un très mince filet d’eau – et à l’aide d’un clapet anti-retour de désolidariser son habitation du réseau de distribution et ainsi disposer lorsqu’il actionnait ses robinets de toute la pression nécessaire à une vie décente en famille. Ce qui n’a manifestement pas plus à l’A.I.E.C. et à son avocat, qui ont demandé au juge civil d’inclure dans son jugement la confiscation/neutralisation de SA pompe et de SA citerne d’eau… Ce qu’il fit ce salopard!

Lorsque le jugement tomba enfin, il fut condamné à payer ses dettes à l’A.I.E.C. sous peine de coupure d’eau pure et simple – ce qu’il a quand même dû subir pendant un mois, ainsi que la « neutralisation » de SA pompe/cuve en attendant le délibéré, « pour lui servir de leçon ». Avec interdiction de toucher au raccordement sous peine d’une astreinte financière de 2.500€ et retrait immédiat des articles/photos qui parlaient du réducteur et de ses péripéties judiciaires, sous astreinte de 500€ par jour de présence des articles sur le Web.

Pourtant, sa défense se tenait…

Il partait du principe que comme les juges civils sont de plus en plus réticents à accorder une coupure d’eau, les distributeurs sont contraints de trouver une parade qui « humanise » la récupération des dettes au yeux des juges de paix, le fameux réducteur de débit!

Quoi de mieux en effet, face à un juge qui, par humanité se refuse à couper l’eau à une famille, que de présenter une alternative « humaine, soft », qui permet d’exercer une pression raisonnable afin de récupérer les sommes dues en douceur? « Ce n’est pas une coupure d’eau monsieur le juge..! » Ouais..! Sauf que, ce qu’il ne disent pas au juge, c’est que cette pastille réductrice de débit, n’est qu’un joint plastique fermant l’arrivé d’eau, simplement percé d’un trou d’aiguille de moins d’un millimètre de diamètre, et qu’il est interdit dans plusieurs pays européens..! (*) Ce ne serait – selon notre camarade – qu’une façon détournée et vicieuse de contourner la décision humaine du juge. Car – toujours selon l’expérience de notre camarade qui a vécu la situation – en fait rien ne fonctionnerait dans la maison avec un débit estimé de +/- 16 litres/heures au robinet. Par exemple, il faudrait 42 minutes pour remplir un évier inox classique de cuisine… d’eau froide bien sur, car le chauffe-eau, qu’il soit électrique ou à gaz ne fonctionne pas sans pression, c’est même risquer d’essayer de s’en servir. Il est quasi impossible d’utiliser une chasse d’eau pour les toilettes vu qu’il faut +/- 36 minutes pour la remplir, à condition de ne pas avoir besoin d’eau ailleurs, et qu’elle ne fuit pas! Pas de douche possible! Une baignoire engloutit de 120 à 160 litres, imaginez combien de temps pour le bain froid des enfants? Entre 8 et 10 heures. Pas de machine à laver le linge (nécessite de la pression), pas de possibilité de remettre de la pression dans le circuit d’eau de la chaudière (donc plus de chauffage central si on ne l’a pas fait avant la pose du réducteur)… et on se retrouve rapidement dans une situation comparable à une coupure d’eau!!!

Voici un compte rendu en pdf du Service de lutte contre la pauvreté, la précarité et l’exclusion sociale, qui montre dans une réponse de Cédric Prevedello, représentant d’Aquawal, que le réducteur de débit limite le débit à maximum 20 litres par heure! Ce qui se rapproche nettement plus des mesures du camarade que de l’affirmation faite par les distributeurs aux médias (50 litres/heure) et surtout, au ministre pour obtenir l’autorisation d’utiliser ces réducteurs !!! D’ailleurs, d’après les mesures du Centre d’information sur l’eau, un mince filet d’eau en continu consomme… 16 litres d’eau par heure. Marrant comme tout se recoupe, non?

« Je met au défi l’A.I.E.C. ou tout autre distributeur, de remettre un réducteur de débit – conforme à celui que j’ai retiré et pris en photo – chez moi et de faire constater par un huissier, désigné par un juge de paix, la véracité de ce que j’avance! Affirmer que leurs réducteurs permettent un débit de 50l/h serait un mensonge »  dixit notre camarade…

Manifestement, il n’a pas eu la chance de tomber sur un juge prenant la bonne décision sur les réducteurs de débit d’eau, réalisant que cette réduction de débit mettait sa famille dans l’incapacité de vivre dignement. Comme celui qui a condamné la S.A.U.R. (Société d’aménagement urbain et rural) a verser des dommages et intérêts de 3600€ et à l’obligation pour la Saur de rétablir le débit complet d’eau sous peine d’un supplément de 100€ par jour de retard…  –  Tribunal de grande instance de Limoges, 6 janvier 2016.

L’exigence d’un logement décent n’apparaît pas compatible avec la diminution du débit d’eau. Le juge a estimé que la mise en place d’un débit réduit par le biais de la pose de cette pastille aboutit aux mêmes conséquences qu’une coupure d’alimentation» – ordonnance de référé du 15 janvier 2016 – tribunal d’instance de Puteaux

Mais ce n’est pas fini..! Il faut achever la bête!

Hé oui, ils avaient gagné au civil, mais ce n’était pas suffisant, le malfaisant activiste jouissait toujours de sa liberté et cela était intolérable! Aussi, une action au pénal fut ouverte, S.W.D.E., A.I.E.C. et C.I.L.E. déposèrent conjointement plainte pour: « vol d’eau, diffamation et calomnie, injures, provocation à commettre des délits » en se portant parties civiles contre le camarade. Ce mardi 4 avril, il passe en chambre du conseil à Marche-en-Famenne pour « décider s’il existe des indices suffisants pour vous renvoyer devant la juridiction compétente », bref, pour savoir s’il passe en correctionnel ou pas…

On vous tiendra au courant mardi soir… mais la décision ne sera connue que dans un mois. Et quelle que soit cette décision, le parquet, comme chacun des trois plaignants peut se pourvoir en appel.

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Un nouveau terme? La précarité hydrique.

Il semblerait que +/- 6500 ménages belges n’arrivent plus à payer leurs factures d’eau..! Que 5,25% des belges n’arrivent plus à payer la facture d’eau tellement les prix explosent. Que plus de 141.000 ménages wallons rencontreraient des difficultés quand arrive cette note toujours plus salée. C’est… 85% de plus qu’en 2006.

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Les opérateurs sont par ailleurs très soucieux des récentes évolutions dans certains pays où à la fois les coupures d’eau ET les limitations de débit sont interdite par la loi ou par la justice »  Rapport annuel d’Aquawal 2015, page 32, en bas à droite.

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Détails « amusants », après une petite googlelisation, c’est le cabinet Cheffert qui défendait l’A.I.E.C. lors du procès civil, aux audiences de Marche-en-Famenne. Or Jean-Marie Cheffert est depuis des années administrateur de l’A.I.E.C. selon cumuleo.be…
Et selon le rapport de police de Hotton au juge d’instruction Maes, le camarade serait: « un anarchiste notoire, faisant partie du groupe Désobéissance Civile Belgique » (groupe qui a cessé d’exister peu après)

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Bon ben, je pense avoir été honnête et objectif dans cet article. Tous ce qui n’est pas au conditionnel est vérifiable, je cite mes sources et… de toutes façon je leur pisse à la rais. Donc messieurs les avocats, je vous attends de pied ferme.
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Liens vers mes diverses sources:

Rapport annuel d’Aquawal 2014

Rapport annuel d’Aquawal 2015

Les wallons qui ne paient pas l’eau verront désormais poser un limiteur de débit – RTL.be

L’eau : un produit de luxe en Wallonie – solidaire.org

Un mince filet d’eau pour 1.476 mauvais payeurs – lameuse.be

Facture d’eau: plus de 140 000 ménages wallons en difficulté – RTBF.be

5,25% des belges n’arrivent plus à payer leurs factures d’eau – RTL.be

6 500 ménages n’arrivent pas à payer leur facture d’eau – lavenir.net

Un mince filet d’eau pour les mauvais payeurs: la SWDE va installer des limiteurs de débit – lameuse.be

(*) Le distributeur d’eau Saur condamnée pour ses réductions de débit d’eau – lefigaro.fr

(*) Veolia : la justice sanctionne la réduction du débit d’eau pour factures impayées – latribune.fr

(*) Coupures d’eau et réduction de débit : enfin interdites ! – Institut National de la Consommation.fr

Les usages de l’eau : les usages domestiques – Centre d’information sur l’eau

 

Edit du 04 avril 2017 :

La chambre du conseil de Marche a reporté sine die, pour devoirs d’enquête supplémentaires demandé par les plaignants (SWDE, AIEC, CILE)… à suivre donc au prochain épisode.

Edit du 30 mai 2017 :

« La chambre du conseil de Marche a refusé les demandes de devoirs d’enquête supplémentaires des distributeurs et va décider un non-lieu… Mais, ils vont soit faire appel de cette décision via la chambre des mises, soit me rentrer dans le lard via un référé pour les articles… Wait and see! »

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Edit de novembre 2017 :

« La chambre des mises de Liège a décidé d’un renvoi en correctionnel, mais en ne gardant que les préventions de « vol » et provocation à commettre des délits… On oublie les articles, la diffamation et calomnie,  et injures. Bref, on voudrait me réduire à un voleur d’eau qu’on s’y prendrait pas autrement. »

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Edit du 23 mai 2018 :

« Tribunal correctionnel de Marche ce jour, Jugement le 27 juin… 1h30 de débat, avec 2 journalistes présents. Même le procureur n’était pas convaincu, tout c’est très bien passé, le message politique et les arguments en faveur de l’eau sans limitation aussi… Mais « wait and see », car on sait tous que rien n’est jamais certain avec leur justice. De toute façon, si c’est bon pour moi, ils iront en appel. Aah, une petite jurisprudence serait la bienvenue… »

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Edit du 28 juin 2018 :

Bon, ben voila, ces vautours l’ont eu dans le baba… ACQUITTÉ!!! Purement et simplement. De quoi fournir une jurisprudence comme en France. Bien sur ils vont faire appel, mais il est évident qu’ils l’auront dans le c…!!! Donc, dorénavant, il est permis de retirer un réducteur de débit et de consommer l’eau à plein débit, ce n’est pas condamnable, ce n’est PAS du vol, ni un délit!

Août 2018 : Et non, ils n’ont pas osé faire appel!!!  🙂

Les articles:

Moustique juin 2018 – Pourquoi l’eau est-elle si chere?

Un habitant de Marenne, ne parvenait plus à payer les factures et a saboté son réducteur de débit: il a été acquitté!

Un Hottonais en guerre contre les distributeurs d’eau au tribunal – lameuse.be

« On m’a renvoyé au moyen-âge » – dhnet.be

L’eau potable n’a pas de prix! – l’avenir

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Il faut que ces réducteurs soient interdit en Belgique comme ils le sont en France!

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On se souvient tous des joyeuses pancartes représentant un homme détesté de tout le milieu activiste pour son amour de la violence envers tout ce qui ose manifester à Bruxelles, j’ai nommé le triste sire Vandersmissen représenté une gazeuse à la main avec la légende « Obersturmführer Vandersmissen ».

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Ces deux pancartes avaient fleuri une première fois lors de la manif européenne « indigné » en octobre 2011 et l’une d’entre elles refleurissait en juin 2012 lors d’une manif anti-répression, où l’un des camarades fut arrêté pour l’avoir exhibé. Le commissaire Vandersmissen dans un premier temps avait feint – hypocritement – de trouver la chose « amusante » en venant voir le porteur pour « discuter ». C’est d’ailleurs à cette occasion qu’il lui fit remarquer – devant moult témoins – un tantinet vexé, qu’il y avait une erreur dans le libellé du grade… « Je ne suis pas Obersturmführer – dit-il – mais bien Obersturmbannführer, ce qui équivaut au grade de lieutenant-colonel..! ». Je vous laisse apprécier l’horreur de cette réflexion… digne du personnage.

Mais fidèle à lui-même, il retomba très vite sur ses pattes et porta plainte avec partie civile pour: « calomnie, diffamation, atteinte à l’honneur, incitation au meurtre et exhibition de symboles nazis ». Après une instruction qui devait durer cinq ans, de multiples auditions pour les cinq camarades concernés, de nombreuses demandes d’informations auprès des renseignements généraux – notamment sur les commentaires des sites de Désobéissance Civile Belgique et Indymédia Bxl – et autres « services », une première chambre du conseil fut fixée en novembre 2016, mais fut reportée en janvier 2017 parce que Sven Mary – avocat de VDS – estimait n’avoir pas eu le temps de répondre aux conclusions des avocats de nos camarades…

Finalement, après une chambre du conseil étonnamment longue – 2h30 – , où nos camarades ont pu exprimer longuement leurs ressentis et vécus vis-à-vis du commissaire, et de ces actes violents, la décision de poursuivre ou non fut fixée au 21 février.

Décision qui vient de tomber hier : la juge a requalifié les faits en « injures », et de ce fait l’action en justice est éteinte, car prescrite! Bien évidemment le plaignant et le parquet peuvent toujours faire appel de cette décision – appel qui doit être interjeté dans les 15 jours – nous verrons…

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Pour ceux qui ne connaissent pas l’apôtre… son CV:

Best of Vandersmissen – Devoir d’enquête

(*) source pas top je sais, mais cet article de Selma reflète tellement la réalité…

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Les PDF des quatre pages de la décision de la chambre du conseil du 22/02/17:
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Edit du 30 mars 2017 :
Le parquet ET Vandersmissen ont fait appel de la décision de la juge!