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« Une certaine classe sociale continue d’utiliser la question climatique pour éclipser la question sociale… »
N’oublions pas que s’il n’y a pas d’aéroport à Notre-Dame-Des-Landes, pas de central nucléaire à Plogoff, pas de barrage sur l’eau noire à Couvin, ce n’est pas grâce aux marches pacifistes mais bien grâce aux cailloux et aux barricades..!

Ce qui s’est passé n’est rien de fondamentalement nouveau. Une certaine classe sociale continue d’utiliser la question climatique pour éclipser la question sociale. Et une fois de plus, l’incroyable puissance de révélation des gilets jaunes fit tomber le masque hideux du progressisme le plus conservateur.

La stratégie qui consiste à caresser le pouvoir dans le sens du poil vient de démontrer son impuissance et son échec cuisant. La loi climat, comme de prévu, à capoter. Les mobilisations du dimanche entrainent de moins en moins de gens. Et tout fini de se dissoudre dans le spectacle marchand. L’incroyable mépris de classe, l’incroyable collaboration active avec la police des organisateurs de ces marches* funèbres à l’encontre des gilets jaunes et des black blocs a fini de clarifier encore une fois la question.

marche pour le climat

Les organisateurs, après avoir méticuleusement tenté de saboter toutes paroles alternatives durant Occupy for Climate, n’hésitant pas à faire des assemblée qu’ils disaient générale mais dont le seul but était d’entrainer chacun vers leurs propres agendas, les organisateurs, comme Act for Climate Justice, Oxfam etc, , ont prouvé par les gestes et la parole, que, à l’instar des politiciens, cette avidité excessive à invoquer sans arrêt la démocratie correspond en vérité à la perte de son sens effectif. Le slogan « this is wath démocracy looks like » trouve enfin son sens plein. En effet, les organisateurs, les partis, et un certain nombre de marcheur ont exactement le visage de ce que l’ennemi appelle démocratie ; le double jeu, le mensonge, la violence sourde, le mépris, une certaine dose de racisme habitent et hantent leurs inconscient . Et ce n’est pas la moindre de leur ressemblance que à mesure que leur monde se fissure ils n’en deviennent que plus méchant. La planète brule ? Ne votons pas la loi climat. La loi climat n’est pas passée ? Marchons et pétaradons triomphalement. Vous êtes les mêmes. La même inconséquence. La même désinvolture. La même hypocrisie.

Les gilets jaunes, une fois de plus, ont jetés un magnifique pavé de réel dans la marre métaphysique des « sauveurs du monde ». Il est vrai que la bourgeoisie ressent toujours le besoin de gérer ou de parler du monde. D’où cette étrange insistance sur le terme de « climat », dont le vague permet toutes les interprétations et d’avance tous les renoncements.

Le réchauffement climatique global n’est qu’un aspect du désastre. Par exemple, environ 50% de l’oxygène sur terre provient de la mer. Mer qu’on vide au filet plombé, dont on massacre les ressources halieutiques et la flore. Ceci n’est pas un problème climatique. C’est un problème écologique. Mais ce mot, d’écologie, semblent avoir bien du mal à sortir de votre bouche. Il est vrai qu’a comparé la cohorte de bourgeois satisfaits qui peuplent les marches climats, puis à contempler les gilets jaunes, on ne peine pas à deviner quelle classe est la classe écologique des deux.

Il y a ceux qui partent trois fois par an en vacances

Et il y a ceux qui ne partent plus en vacances depuis longtemps…

L’arrogance de cette future clientèle de l’éco-toursime, doit être rabattue. Ils sont ceux-là même qui iront, dans quelques années, cramer des pleins de kérosène pour aller pourrir de leurs manies touristiques la dernière foret du monde. Ils se sont révélés tels qu’ils sont : les ennemis radicaux de tout changement de société.

Pour notre part, nous refusons d’abandonner la question écologique à ces gens-là. Nous voulons faire entrer le mouvement écologique dans une phase autonome et destituantes, une phase de convergence, pour une écologie sociale. Cette tentative désespérée des auxiliaires bénévoles de la police des mœurs ne nous fera dévier d’aucune manière. Car contrairement à eux l’urgence habite nos tripes. Et cette génération, qui a tant joui de la libéralisation de mœurs, des trente « glorieuses »,de l’après-guerre, cette génération qui est-elle responsable de l’incendie planétaire, moins qu’aucune autre est autorisée à donner des leçons à ceux qui survivent et se débattent parmi les ruines de leurs bonheurs passé. Faites places !

L’immense contraste entre une assemblée générale organisée avec quelques jeunes en grève pour le climat et les discussions à la marche climat avec ces vieux bourgeois satisfaits nous ont fait apparaitre le fossé qui commence à naitre entre les générations. Cette assemblée général n’eut pas besoin de modérateur, le niveau d’écoute était bon, la bienveillance était tendre. Et de partout la sincérité semblait une évidence. Ces jeunes gens, comme le mouvement gilets jaunes à ses débuts sont en recherche de moyens et de possibilités. Ils n’ont pas cette arrogance de tout savoir à l’avance et tous sont prêts à se laisser contaminer par les êtres et les événements. Et ne pensez pas qu’ils ne vous voient pas. Ils vous observent, et à mesure que passent les semaines, ceux-là, même qui hier encore nous trouvaient trop radicaux prennent conscience de ce que vous êtes. Et se sera bientôt à votre tour d’observer le mépris dans le regard de vos enfants. Ils ne vous le pardonneront pas. Car eux parlent déjà de fin du capitalisme, de changer la société de fond en comble, quand vous n’avez à la bouche que la glorification de vos petites manies eschatologiques et individualistes.

Ne pensez pas que vos méthodes policières nous feront cesser de parler d’écologie, nous ne tomberons pas dans le piège qui consiste à vous abandonner la question fondamentale que nous pose l’époque. Nous avons déjà gagné. Le temps fissure ce monde qui vous va si bien. Dans lequel vous vous sentez si à l’aise. Mais de partout il se lézarde. Vous ne seriez pas si méchant si vous n’en aviez pas, quelque part, un peu conscience.

Nous ne sauverons pas le peu qu’il reste a sauver en étant gentil.le.s et innofensif.ve.s.
Le vieux monde meurt et nous ne nous laisserons pas crever avec ! »

Ainsi, puisque vous tenez fermement à exclure la question sociale, nous l’imposerons de nous-même. Vous n’êtes qu’un cordon de police de plus dans l’immense dispositif de maintien de l’ordre. Mais un dispositif lâche et sans consistance. Au diable le slogan « on est plus chaud que le climat », place à « on est plus chaud que les marches climat. » Si vous êtes incapables de prendre l’époque au sérieux, faites donc place. Vous avez assez joué.

Désormais, et face à tant d’hostilité, la nécessité d’un bloc écologiste et social, d’un bloc autonome, apparait comme de plus en plus évidente. Que tous les sincères, les humiliés, les révoltés nous y rejoignent. Le climat mérite toujours l’insurrection. Le spectacle n’est toujours pas une solution.

Quant aux marcheurs ;

Dormez cadavres, ce cimetière vous appartient.

Quelques gilets jaunes autonomes.

posté le 3 avril 2019  par Groupe Anathème

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* …à bas les manifs collabos! (à propos de la manif climat à Bruxelles le 31 mars, où certains manifestants et organisateurs ont honteusement collaboré avec la police)

C’est après 24h à réfléchir sur les événements du dimanche 31 mars 2019, que je me décide à écrire.

Je ne me suis pas lancé directement car je revoyais quelques images en boucle, des personnes tabassées et arrêtées en plein milieu du cinquantenaire sous les regards indifférents des passant(e)s/manifestant(e)s, des discours se désolidarisant des personnes arrêtées, des personnes collaborant avec la police ou encore leur pointant du doigt des personnes habillées en noir…

Je ne vais pas faire une analyse mais plutôt poser quelques questions… Je ne sais pas trop ce que ça va donner, on verra…

Les bourgeois, ça va, vous vous sentez bien ? Ça ne vous dérange pas de regarder avec mépris du haut de votre scène, de ce festival rappelant celui de l’occupation à Trône, qui étouffe la manifestation – et la contestation – dans ce truc nauséabond, crapuleux, qui me donne envie de vous faire boire la ciguë, poison donné à cet empoisonneur d’esprits qu’était Socrate, vous regardez donc du haut de cette scène les personnes qui se battent car elles connaissent l’urgence actuelle, qui veulent pouvoir vivre en libérant la planète, en respirant un air pur, avec de la bonne bouffe, loin des technologies aliénantes, en arrivant à vivre sans être un esclave, en pouvant observer les étoiles le soir mais avoir la chance d’être sous un toit pour se protéger de la pluie et du vent les jours de tempêtes.

Qui détester le plus, entre les flics qui sont payés pour ces faits de violence, dont on connaît le camp et des paciflics qui collaborent, empêchent les gens de fuir,… ?

– à bas les chefs –

JE VOUSTESTE TOUS

Courage aux personnes arrêtées, on fera des soirées de soutien.

Rah..! le logo d’Amnesty est vraiment laid.

Bisous

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à lire :
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L’arnaque écologique du siècle… vous prendrait-on pour des pigeons?

Malgré un battage médiatique à leur apparition, avec une publicité plus que tapageuse sur ces lampes économiques – LBC – révolutionnaires: durée de vie de plus de 8 fois celle des ampoules incandescentes, basse consommation à 20% de celle des ampoules incandescentes ; la réalité est tout autre : Ces lampes « soi-disant » économiques coûtent quatre à six fois plus cher que les classiques maintenant obsolètes. En réalité leur durée de vie ne dépasse celle des ampoules incandescentes que de peu… voire se situe en deçà.

Le plus dangereux est qu’elles cumulent quatre graves inconvénients majeurs:

•    Elles contiennent du mercure 2 à 5 milligrammes (environ 20.000 fois la valeur à ne pas dépasser dans l’air)

•    Elles émettent des UV (le corps humain n’est pas programmé pour recevoir jour et nuit des rayons UV)

•    Elles émettent des radio fréquences (aucun autre appareil ménager n’en produit)

•    Elles émettent des champs magnétiques de basses fréquences. (cancérigène)

Ces lampes qui sont classées « écolo » sont de véritables bombes à retardement car elles contiennent une quantité non négligeable de mercure à l’état gazeux qui s’échappe si elles  se brisent accidentellement, mais qui fuit également pendant l’utilisation.

ampoules fluocompactes

Les risques du mercure pour la santé :

Irritations, troubles digestifs, pneumopathie, stomatite/inflammations buccale, Érythème scarlatiniforme/rougeur, encéphalopathie, dépression, hyper excitation, chute de dents, convulsion, coma, incendie, intoxication

Champs magnétiques et répercussion sur la santé

Récemment les porteurs de pacemaker alertent les instances de santé suite à des soucis d’interférences électromagnétiques à proximité de ces lampes basse consommation, des études ont été entreprises, elles démontrent clairement ces interférences mais également d’autres problèmes de santé : Une diminution de la mélatonine (hormone du sommeil) ; Augmentation des risques du cancer du sein, de la prostate, de l’ovaire, du col de l’utérus, du poumon, de l’estomac, de la thyroïde et du cancer colorectal.

Autres conséquences à court terme :

Troubles du sommeil, excitabilité, irritabilité et hyperactivité.

Les fabriquant  de ces lampes basse consommation veulent être rassurant en préconisant de ne pas s’en approcher à moins de 30 cm, hors, des mesures nous montrent clairement que les rayonnements de ces ampoules économiques sont émis dans un rayon de 2 mètres autour du point d’éclairage, donc  potentiellement dangereux pour toutes personnes se trouvant à moins de 2 mètres de la lampe !

Conclusion

Pour éviter le cancer de la prostate ou de l’estomac, l’intoxication au mercure ou autres troubles du sommeil, mieux vaut opter pour les bonnes vieilles lampes à incandescence, ou mieux pour les ampoules leds qui sont de moins en moins onéreuses et surfent sur les différentes « chaleurs » de lumière. Pour les économies, réduisez simplement le nombre de lampes ou leur puissance et dans le bénéfice du doute n’achetez surtout pas d’ampoule basse consommation, vous éviterez des prises de risque inutiles… Mais ça,  c’est à vous de voir !

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La vapeur de mercure (indispensable au fluo-compact LBC) est le plus grave point, balayé au nom du profit, et non pas au nom de l’économie comme « on » voudrait nous le faire croire. Les vendeurs se gardent bien de donner toutes les précisions utiles sur leur produit, parfois, ils semblent ignorer vraiment certains paramètres.

Les ampoules LBC contiennent de 5 à 3 milligrammes – parfois, jusqu’à 25 mg ?! – de mercure, en cas de casse, de 3000 à 5000 mètres cube – un magasin moyen – d’air sont pollués à 1micro g/m3 – trois fois la norme pour les enfants. Dans une chambre d’enfant de 25 m3, le bris d’une lampe LBC donne un taux minimum de vapeur de mercure de 3×10-3 / 25 soit 120 micro g/m3 alors que les normes US sont pour les enfants et les femmes enceintes de 0,3 micro g/m3. 400 fois plus que cette norme !

Pour l’Europe, où l’on veut imposer des milliards de LBC, nous pouvons supposer, en minimisant à l’extrême le risque, que 1 sur 10.000 seront brisées, soit des centaines de milliers d’ampoules qui seront cassées accidentellement et libéreront leur vapeur toxique.

Une ventilation immédiate est nécessaire, encore faut-il savoir que au fond d’un tiroir, une LBC s’est accidentellement cassée…
Si 9 LBC cassées sont détectée – et la pièce ventilée – sur 10 accident, il restera des dizaines de milliers d’intoxications à la vapeur de mercure… Comment chiffrer l’énergie dépensée pour soigner ces, probablement, dizaines de milliers d’intoxiqués au mercure ? Comment chiffrer le malheur des familles en kW.H ?

Pour les LBC, une double paroi en verre protecteur épais est donc, à mon avis nécessaire pour ce point, ce qui va augmenter le prix des LBC.

Si les centrales au charbon produisent aussi de la vapeur de mercure, la source de pollution est localisée à la cheminée d’évacuation des fumées où l’on peut prendre des dispositions adéquates, de plus le rejet est à l’air libre, et ne donne pas les nocives concentrations obtenues en magasin ou chambre close par le bris d’une seule LBC. «