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Ces images que nos merdias ne diffusent jamais… serait-ce pour éviter de donner des idées à certain(e)s?

Auraient-ils peur que le citoyen lambda ne se rende compte que toutes ces protections « robocop » ne sont pas efficaces contre la fureur populaire..?

MolotovToujours est-il que le 22 mars deux millions d’espagnols en colère se sont rassemblés à Madrid dans l’indifférence de nos médias, AFP, Belga, NADA! Pas une ligne, pas une image, on en avait que pour Poutine, les fachos de Svoboda en Ukraine, le premier tour des municipales et le crash de la Malaysia Airlines…

Pourtant, ce soir-là à Madrid… la peur a changé de camp! Les flics anti-émeute qui étaient mobilisés en masse (1700…), ont vu la dynamique de l’affrontement tourner à leur net désavantage. Et malgré tout leur attirail offensif… c’est eux qui reculaient, qui subissaient. Oh, bien sur il y eu quelques irréductibles « paciflics » pour essayer de calmer le jeu, mais ce qu’on constate, c’est que la colère et la haine contre les politiques liberticides et austéritaires du PP et de ces comparses européens s’est librement et joyeusement exprimée, et de la seule façon compréhensible par ces assassins, dans la violence!

 A bon entendeur…  😉

La plus grande manifestation de l’histoire récente de l’Espagne

L’info intoxiquée: l’exemple de l’Espagne

des images que les médias français ne vous montreront pas

5 avril 2014 15 h 51 min

C’était le 22 mars dernier à Madrid, à l’issue de la marche de la dignité contre l’austérité et aucun média français n’en a parlé

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5 avril 2014 15 h 51 min

C’était le 22 mars dernier à Madrid, à l’issue de la marche de la dignité contre l’austérité et aucun média français n’en a parlé

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  « En clair, le 22, je faisais de la politique. A voté. Point..! »

 

NDDL 22 février

 

Je me contenterai donc de reproduire ce texte anonyme brut de décoffrage… vous êtes assez grands pour en tirer vos conclusions personnelles, non?

En rentrant de Nantes, je pensais ne rien écrire. Je me disais que ce n’était pas nécessaire. Que l’essentiel avait été de vivre cette journée-là. Et que le torrent médiatique sortirait de toute façon de son lit pour venir noyer cette manif. Je savais qu’il recouvrirait entièrement nos gestes et nos histoires. Et qu’il ne laisserait derrière lui que boue, effroi et désolation. Comme d’habitude. Face à cette capacité de confiscation de la réalité qu’on appelle information, nos mots, mes mots, je les imaginais dérisoires. Pourquoi s’embêter, alors ?

Sauf que cette fameuse journée, elle s’est mise à faire les cent pas dans ma cage à pensées. Elle ne voulait pas en partir. Je ne savais ni pourquoi, ni comment, mais cette manifestation m’avait bougé. J’y pensais et je trépignais devant l’ordinateur. Je ressassais.

J’enrageais, aussi. Je bouillais littéralement en lisant les comptes-rendus de procès des quelques personnes chopées à la fin de la journée. Ou en me plongeant dans le récit du manifestant qui a perdu un œil. Un de plus1.

Je lisais aussi ce qui pouvait bien se dire dans le salon et la cuisine de monsieur et madame tout le monde : la France avait peur. Grave. À en mouiller le tricot de peau. Le ton employé par les médias au sujet de la dite « émeute » du 22 me rappelait un souvenir d’enfance : la voix de ce commercial qui tentait de vendre une alarme à mes parents après qu’ils se soient fait cambrioler. Les mêmes mots. Le même ton. C’est toujours pareil. Quand créer du danger de toute pièce te permet de payer tes vacances ou d’acheter une motocyclette à ton ado de fils, tu sais te montrer convaincant. Tu racontes la peur, ta peur, tu ne lésines pas, t’y vas franco et, au passage, tu déroules le tapis rouge à l’ordre en vigueur, parce que l’ordre tu en profites goulûment.

Bref, j’en étais là : elle me prenait la tête, cette journée du 22. Elle était là, un peu partout. Dans leurs bouches, derrière leurs mots, au centre de leurs images. Et forcément, j’y étais aussi. J’écris « forcément » parce que j’ai fait partie de ce qu’eux nomment « casseurs ». Moi et quelques copains. On agissait ensemble, petit groupe solidaire. Rien de fou, hein, nul fait d’arme. Simplement, on était là. On a fait quelques trucs, on s’est agités. Point.

Je suis donc « un casseur ». Mais « un casseur » hyper-sympa. La précision est importante. Parce que dans les deux semaines qui suivent ce genre de journée, tu as quand même largement l’impression que beaucoup de gens viennent mettre leur main dans le derrière de la manif afin de lui faire dire tout et n’importe quoi. Beaucoup de ventriloques et de tours de passe-passe, dans les articles, sous les articles, dans les images, sous les images. Une hypertrophie des enjeux, servie sur son flux continu d’informations, à la sauce virtuelle. Avec un soupçon de connerie.

Reprenons. Je suis « un casseur » sympa. Et je ne suis pas complètement con non plus. Alors quand je lis un peu partout que ce jour-là j’ai été manipulé et que je n’ai rien compris à ce qui s’est passé, j’ai envie de dire : comme d’habitude. Ni plus, ni moins – certainement moins, en fait. Oui, je suis manipulé. Comme au supermarché, au boulot, devant des guichets, des médecins, des profs, des représentants de la loi en tous genres. Comme tout le monde. Oui, je suis manipulé, pour peu d’entendre par là : « Soumis à des forces qui me dépassent ». Mais je me soigne. Je l’ai accepté, ce statut de petite souris dans une cage. Je l’ai accepté parce que je me suis dit : si je ne suis que ça, une petite souris dans une cage, alors je serai une petite souris qui dévisse, qui fait n’importe quoi. Cette manif du 22 février, je savais très bien qu’elle ne changerait pas le monde (sic), et qu’elle s’inscrivait dans un jeu de pouvoir, de territoires et de symboles qui me dépassent. Mais j’étais excité comme une souris qui a pété un plomb dans sa cage. Et qui tente d’invalider l’expérience qu’on mène sur elle.

Auscultons la manipulation vendue ici et là : « Les flics nous ont laissé la ville » ; « Il y avait des flics/provocateurs dans le cortège » ; « Les flics ont laissé faire ». Ou bien : « En bloquant l’accès à une partie de la ville, les flics ont crée la tension de toute pièce pour discréditer le mouvement ». Cette idée que les flics sont acteurs de la journée est à la fois assez vraie et très mensongère. Je ne rentrerai pas ici dans l’analyse de la répression ce jour-là ; je ne suis nullement un « spécialiste » de la question. Mais je me suis par contre rendu compte que le point commun de ces évocations de « l’émeute » comme favorisées par police tient à l’impossibilité pour les gens qui les évoquent de concevoir qu’on puisse être assez nombreux-ses à être en colère, suffisamment déterminé(e)s et organisé(e)s pour débarquer dans une ville afin de la retourner. Ça leur semble tellement fou et irrationnel que ça doit forcément être un complot. Ben non.

La réalité est beaucoup plus simple : ce jour-là, les flics n’ont pas créé la violence, ils l’ont gérée. Violemment, patiemment et méthodiquement. Et ils avaient certainement conduit un efficace travail de renseignement en amont puisqu’ils avaient compris combien on était motivé(e)s. Ils avaient saisi que s’ils nous laissaient accès à toute la ville, on risquait d’avoir méchamment envie de faire du lèche-vitrine sans pour autant passer par les portes automatiques. J’imagine que de longues réunions se sont alors tenues dans de beaux bureaux soyeux pour décider comment administrer cette colère qui allait parcourir le cortège. Qu’en faire ? Comment la récupérer ?

Loin d’une quelconque théorie du complot, il y a tout de même une réalité qui semble dépasser quelques commentateurs en mal de bons et de méchants. Celle-ci : alors que les festivités allaient bon train et que l’air devenait difficilement respirable, la foule est restée en grande partie présente, à quelques mètres. À nous observer caillasser les flics, tenter de les faire reculer. À nous regarder agir avec sympathie. Et j’avais l’impression que cette foule disait : « Je le sens moyen, ton plan… ça a l’air foireux… Mais vas-y, ne t’inquiète pas : je reste là, je te couvre. » C’était fou, vachement beau à voir. Et encore plus à vivre. C’est aussi ce qui rendait l’intervention des flics si difficile, tant ils risquaient de commettre plus de « bavures » que de nécessaires, de possibles ou d’autorisées. Comme un aval tacite d’une partie de la foule. Lequel a sans doute permis à toutes ces personnes qui n’étaient pas équipées pour la castagne (pas de masque, des vêtements clairement identifiables, etc.) de ne pas finir dans le camion à salade ou en disque de ball-trap pour baqueux en mal de cible.

J’ai aussi lu, ça et là, que les flics auraient fait usage d’une force démesurée et qu’ils se seraient trompés de cible, en « frappant » les gentils manifestants plutôt que les vilains « casseurs ». C’est quoi, un usage de la force mesuré ? Quand les flics font comme à la pétanque, c’est-à-dire tracer un rond au sol à bonne distance, prendre le temps de viser, et commenter gentiment le tir en y allant d’une petite blague impromptue ? Et c’est quoi, trompé de cible ? Ça signifie qu’un tir tendu sur un manifestant pas du tout gentil, qui ne vote pas, qui a pillé le rayon vêtements noirs du Décathlon, et qui a lancé un caillou, ce n’est plus vraiment un tir tendu ? Mon cul ! Moi, je ne vois là que la violence d’État, dans son hideuse banalité, dans sa toute-puissance, peu importe qui s’en retrouve victime. Quant aux quelques pavés qui ont atteint leur cible, reconnaissez que c’est bien la moindre des choses. Il faudrait quand même voir à ne pas oublier, dans un retournement symbolique quasi cocasse, d’où émane la plus grande des violences, la légitime, la rémunérée.

Le côté « sportif » de cette manif n’a pas débordé le cortège. Et il n’a pas décrédibilisé la journée. Au contraire, il l’a transcendée en un joyeux bordel informe et foutraque où l’on ne savait plus trop bien qui est qui. Davantage que la minorité qui déborde, cette journée a été placée sous le signe de la majorité qui bout – et c’est pour cette raison que c’est essentiellement cette dernière qui a été marquée dans son corps par les hommes en arme. Inutile de chercher à tout prix une ligne de démarcation entre pacifiste et « casseurs » : cela relève du rite de conjuration. Ou de la prière, ressassée par celles et ceux qui abhorrent l’idée que la violence que j’exerce – quand je suis en forme – avec d’autres, contre tout symbole du pouvoir, puisse potentiellement être avalisée avec le sourire par monsieur ou madame tout le monde. Le cauchemar du pouvoir, à en réveiller le préfet la nuit.

Définitivement, cette journée du 22 fut sacrément animée. Une sorte de rencontre inter-régionale autour des loisirs créatifs. Un salon international du bien-être. Très sympa. Comme moi, je vous rappelle. Et ce, malgré l’austérité de ma tenue. Oui, j’étais tout en noir. Oui, je portais un masque. Figurez-vous que j’avais bien pensé venir en short et en tee-shirt. Mais ça n’aurait pas été raisonnable : il fallait se protéger de la bande armée qui nous attendait de pied ferme. Croyez bien que je la regrette, cette tenue noire si peu rigolote et fort menaçante. Et que je n’aime pas porter ces masques anonymes. Ils cachent les sourires, nos sourires. Et ils facilitent la construction médiatique et policière de ce personnage du « casseur », cette ombre haineuse et abrutie. C’est pratique, l’ombre : elle ne parle pas, ne pense pas, et permet même de dissimuler.

Sous ce masque, cagoule ou capuche, j’ai un cerveau. Et il turbine. Sec. Trop vite, souvent. Mon cerveau, « l’aéroport et son monde », il y a beaucoup réfléchi. Depuis longtemps, presque depuis toujours. Parce que « son monde », je m’y suis bien cogné le front. Assez pour me sentir résolument déterminé à agir sur ce qui se passe autour de moi. À ne pas accepter, à ne plus accepter. Alors, c’est vrai, cette journée du 22, c’était un peu la fête, le grand rendez-vous. Mais son assise à la fête, c’était ma colère. Précise. Dense. Quotidienne. Physique. Lucide. Rien à voir avec cette idée colportée par les médias et les politiciens d’une masse abrutie de combattants tout de noir vêtus qui se déplacerait au gré des affrontements en France et en Europe sans comprendre où elle est ni pourquoi elle y est. Oui, les fantasmatiques et imaginaires black-blocs. Sauf que moi, je sais très bien sur quel front je me situe, et pourquoi. Je sais très bien que je ne revendique rien, je veux tout. En clair, le 22, je faisais de la politique. A voté. Point.

Et je ne pète pas plus haut que mon cul. J’ai bien compris que l’intensité de cette « guerre » est basse. Je sais qu’il y a d’autres fronts, ailleurs, pas loin, autrement plus violents. J’ai bien conscience que le capitalisme souvent tue ou anéantit, alors que le 22 il se « contente » de blesser. Je ne m’enracine pas dans un imaginaire viril ou guerrier – le moins possible, en tout cas. Et je fais attention à ce que moi et mes copains et copines, on ne finisse pas par ériger un quelconque folklore de la petite guérilla urbaine, même si partager un imaginaire est inévitable. Je sais tout ça. Il n’empêche : cette violence, je la ressens au quotidien. Je la vois, je l’entends, partout, tout le temps. Dans l’histoire, dans l’économie, dans les rapports de genre, de classe, dans le racisme, la répression de toute forme de contestation hors cadre… Cette conflictualité, elle m’habite, elle m’obsède, elle m’a rendu fou parfois. Elle me bouffe tout autant qu’elle m’a fait. Et quand on bouge le 22, je pense à cette violence, aux dernières fois où elle s’est manifestée à moi. Et je me rêve mèche.

Du coup, c’est vrai : on laisse un peu de bordel en repartant. Si peu. Maire et préfet chialent parce qu’on a fait caca dans leurs boîtes aux lettres, comme s’ils oubliaient que ranger le bazar génère aussi de la croissance. Les dégâts causés par « l’émeute » sont bons pour l’économie, non ? Le déploiement du maintien de l’ordre l’est pour nos exportations de matériel policier, n’est-ce pas ? Alors, basta avec cette fable du contribuable qui raque en bout de chaîne. Leurs mots, leur histoire. De toute façon, il ne s’agit pas de mettre à mal le capitalisme en brûlant trois arrêts de bus. Non, l’enjeu réside dans la manière dont ce genre de journée irrigue le quotidien de celles et ceux qui les vivent, quelle que soit leur place dans les festivités. Comme le retour du corps, du corps comme interface avec le conflit. C’est le corps qui est en jeu – réalité précieuse à l’heure où l’exercice de la citoyenneté et du conflit, et donc de la politique, repose sur la confiscation de la parole, sur la délégation du pouvoir et sur une dilution permanente de la responsabilité. C’est le corps qui est en danger, aussi. Tripes, jambes, cerveau. Nos corps sont nus, ceux d’en face sont protégés par une véritable carapace. C’est frappant. Et toutes celles, tous ceux qui étaient là n’auront pas manqué de noter cette distorsion de moyens, l’État apparaissant pour ce qu’il est : une arme à la ceinture d’un homme. Un vrai dévoilement, qui affecte des vies et des quotidiens.

Ce versant physique de l’exercice d’une force collective met en jeu la puissance et la peur. La puissance d’agir, d’être. Un sentiment de présence au monde rare. Une danse sur la plus étrange des musiques, celle de la révolte. Avec des gens sur le côté de la salle des fêtes, semblant attendre qu’on les invite. Manquent uniquement les nappes en crépon… Et la peur ? C’est celle de ce qu’il y a en face, de la blessure, de la répression. Celle de là où nous mène la colère, aussi, de ces points de non-retours franchis. Celle de constater qu’on vit déjà au-delà de soi-même, qu’on ne se reconnaît plus très bien parfois. Comme une espèce de tempête en interne, vécue par toutes celles et tous ceux qui mettent pareillement la main à la pâte. Il ne te reste alors qu’à écouter, qu’à sentir et ressentir.
Et ce jour-là, justement, j’ai entendu des gens vociférer, et les altercations ont été aussi nombreuses que les rires. Fallait-il brûler cette voiture ? Faire fuir de façon vigoureuse cette camionnette de BFM-TV ? Défoncer cette vitrine ? Ce sont de bonnes questions, que tout le monde devrait se poser. Et justement : quand ça brûle, ça casse, ça pète, tout le monde se les pose. Parce que ce jour-là, ces questions sont ressenties, vécues – elles ne sont plus simplement théoriques. Rien que pour ça, ça vaut le coup. Impression que je participe à ouvrir alors la plus belle agora du monde. Ensuite, à chacun de fixer son curseur.

En ce qui me concerne, j’ai choisi. Et quand tout le monde se défoule gentiment sur le camion égaré d’une grosse chaîne de télé, au grand dam des journalistes qui sont au volant, j’y vois la preuve que personne n’a envie de se faire voler le compte-rendu des débats. Surtout pas moi. C’est d’ailleurs pour ça, je crois, que cette journée du 22 m’a tant trotté dans la tête quand d’autres manifestations similaires ne m’avaient pas tant marqué. C’était le désir de raconter mon histoire tandis qu’on me la volait qui tapait au portillon. L’envie de rappeler que je ne dors pas entre deux « émeutes ». Que j’ai une vie bien remplie. Que si « émeute » il y a, elle n’est qu’un temps politique parmi d’autres dans ma vie – pas forcément le plus important, d’ailleurs. Que j’ai méchamment envie de tout péter, car j’ai furieusement envie de construire autre chose qu’un monde mort. Que je suis – je crois – assez lucide sur la pertinence et la limite de nos gestes, et qu’il s’agit aussi d’un besoin, d’une pulsion. Et que les feux allumés ce jour-là, réchauffent toutes les démarches que je mène une fois retourné à mon quotidien. Le son de « l’émeute », je l’entends tout le temps dans ma tête, obsession qui habille le réel de la plus belle des manières.

Vous n’êtes pas obligés de croire à cet hydre du « casseur » agité par certain(e)s. Vous n’êtes pas obligés de reprendre à votre compte l’histoire que propose le pouvoir. Faîtes plutôt la vôtre. Et la prochaine fois qu’on se croise alors que les animations battent leur plein, n’hésitez pas à vous rapprocher et à venir me parler. Rappelez-vous : avant d’être un « casseur », je suis hyper-sympa.

PS.: est-ce utile de nommer la source pour un pamphlet anonyme…? 😉

L’Espagne a augmenté le budget de la police de 1.900%

L’Espagne, pourtant bien embourbée dans ces mesures d’austérité, n’hésite pas à armer sa police anti-émeute jusqu’aux dents avec du matériel dernier cri prévoyant de toute évidence des révoltes encore plus nombreuses et violentes dans les mois/années à venir.

Ainsi, menacés par le tourniquet de l’émeute qui surprend partout le camp du capitalisme mondialisé, les gouvernements européens se préparent discrètement à « recadrer démocratiquement » leurs peuple en cas de débordements trop importants.

antidisturbios

Si il est de notoriété publique que la France s’équipe de nouvelles armes anti-émeutes autrement plus violentes que de simples bombes lacrymogènes, on ignore par contre que l’Espagne, le pays des indignés, « chantre de la non-violence », est en train d’augmenter son budget lié à l’achat de « matériel et équipement spécifiques anti-émeute, de protection et de défense » de près de 1.900% entre 2012 2013.

Le budget espagnol anti-émeute passe de 173.000€ en 2012 à …
3,26 millions en 2013..!

Pour 2016, le projet d’investissement va dépasser les … dix millions €!!! Il vise à moderniser les matériels des unités anti-émeute. Plus de gilets pare-balles – c’est vrai que ces indignés devraient cesser d’abattre à vue les mossos… – , de gaz lacrymo de dernières générations, de matraques, de boucliers et de balles en caoutchouc.

Mais… le budget prévoit également d’y intégrer des armes de guerre. Plus précisément, on parle de fusils laser – causant la cécité « temporaire » ou permanente selon l’usage – , des canons sonores – testés lors de manifs aux USA, et générant des étourdissements et des nausées aux manifestants – et des armes à micro-ondes – qui provoquent des brûlures et des douleurs insoutenables.

armes-laser-PHASR_Rifle

Émet un faisceau laser pour aveugler « temporairement » et désorienter les manifestants.

On y retrouve aussi de armes semblant sortir d’un film de science-fiction, comme ces armes électromagnétiques et ces lanceurs de mousse immobilisante. (arrivé à ce stade, il est indispensable de préciser que ceci n’est pas de la divagation d’activiste en manque de copie… mais hélas, une bien triste réalité, avec sources en bas de page)

Avec ce genre de mesures, les pré-fascisants qui gouvernent l’Espagne, prétendent lutter contre la vague croissante de protestations qui a secoué la péninsule ces dernières années, oubliant qu’ils violent les lois régissant l’utilisation de ces armes, depuis la convention contre la torture, jusqu’aux conventions internationales sur les armes chimiques. (la banalisation de l’utilisation des armes chimiques anti-émeutes c’est généralisée en Europe)

Le Centre d’études sur la paix, qui traite des questions liées au désarmement et à la paix, a averti que l’on assistait à une « militarisation des polices » au regard de ses procédures d’exploitation et du type d’armements utilisés.

Le gouvernement espagnol, comme les autres gouvernements européens, sentant venir les risques insurrectionnels légitimes des peuples éperdus de l’oppression de l’Union Européenne et de ses suppôts nationaux, accroît considérablement son budget anti-émeute pour mater sa population..! »

■ ■ ■

Sources:
"La revue de l'arsenal" - organe de défense des forces armées, septembre 2013, page 10
actualidad.rt.com - España aumenta el presupuesto de la Policía para combatir las protestas 2013, 16 juillet 2013


PS: la « revue de l’arsenal » est une publication d’extrême droite de l’armée française, donc pas moyen d’accuser ces fumiers d’exagérer..!

Techniques de la répression:

France-Nouveau camion-pompe blindé

Encore un prototype d’arme « non-létale » électromagnétique

Fusils-lasers anti-émeutes

Boucliers « combo » – taser, riot-gun et gaz

Boucliers à ondes à basse fréquence

Une nouvelle arme anti-émeute : le  FN 303 + autre source

Les armes non létales: une réponse à l’insécurité?

Bientôt des lasers pour remplacer les tasers ?

Les policiers bientôt équipés de fusils laser

■ ■ ■

A lire aussi:

Espagne… un avant-goût de ce qui nous attend?

Je vous l’avais annoncé en juin, voici le film de Yannis Youlountas.

Venu des catacombes grecques de l’Europe, un murmure traverse le continent dévasté : « Ne vivons plus comme des esclaves » (prononcer « Na mi zisoumé san douli » en grec). Sur les murs des villes et sur les rochers des campagnes, sur les panneaux publicitaires vides ou détournés, dans les journaux alternatifs et sur les radios rebelles, dans les lieux d’occupation et d’autogestion qui se multiplient, tel est le slogan que la résistance grecque diffuse, jour après jour, et nous invite à reprendre en chœur sur les mélodies de ce film. Un grand bol d’air frais, d’enthousiasme et d’utopies en marche, venu de la mer Égée.

« La gratuité est l’arme absolue
contre la dictature du profit »

Cliquez sur l’affiche ci-dessous pour le visionner en HD…

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O povo se acordou! Le Brésil se réveille!

Publié: 19 juin 2013 par Fernand Naudin dans Articles
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50 ans que le Brésil n’avait plus vu ça…

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bresil emeutes 2013Au Brésil on ne l’attendait plus. Et pourtant. Un prétexte, l’augmentation du billet de bus, et c’est toute la poudrière qui prend feu, 200 personnes aux premières manifs, 100.000 hier à Rio.

Comme un air d’insurrection contre l’immense mensonge qu’est le gouvernement de gauche PT-FMI. La bourgeoisie pensait avoir endormi le peuple avec cette propagande quotidienne sur le nouveau « grand Brésil ». 6ème puissance mondiale, la pauvreté qui diminue, le pays de l’avenir, les classes moyennes qui augmentent, la consommation et tout le baratin…

La réalité est autre, pacification des Favelas ultra violente, conflit agraire réglé par les milices des latifundarios (grands propriétaires terriens), 5 millions de familles sans terre, les peuples indigènes toujours autant menacés, une inflation galopante, une corruption à tous les étages, un système de santé et éducatif d’une qualité exécrable. Des riches de plus en plus riche et les autres…

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On pensait les Brésiliens amorphes. Foot, samba, carnaval suffisait à ce peuple pour être heureux… Le réveil pour les élites doit être rude! La samba maintenant le peuple veut la danser avec la police, et les masques du carnaval sont remplacés par des foulards noirs.

La démocratie PT-FMI et le vieil État  montrent leurs vrais visages, fascistes, barbares. La police n’a pas changé depuis la dictature. L’État ne fait que défendre les monopoles impérialistes et protéger la bourgeoisie bureaucratique.

Le Brésil est pillé de ses richesses tandis qu’il se désindustrialise. C’est une véritable semi-colonie.

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Le peuple envahit l’assemblée législative de l’état de Rio de Janeiro.

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Le peuple sans peur! Ou… quand des flics prennent une rouste..!

La police tire à balles réelles pour « intimider » les manifestants.

« Durant ua manifestacion pacifica davant l’estadi Maracanã tà protestar contra las despensas exorbitantas hicadas en obras dens los diferents eveniments esportius que van arribats au Brasiu (copa de las confederacions, Copa deu monda, JO deu Rio) la policia qu’a emplegat armas de huec. Aquest acta amusha vertaderement ço qu’ei la democracia tan vantada. »

Lors d’une manifestation pacifique devant le stade Maracanã pour protester contre les dépenses exorbitantes mises en œuvres dans les différents évènements sportifs qui vont arriver au Brésil (coupe des confédérations, coupe du monde, JO de Rio) la police a fait usage d’armes à feux. Cet acte montre véritablement ce qu’est la démocratie tant vantée.

 

police tir balles réelles brésil

Tu parles… Ils sont paniqués et si certains tirent en l’air, on voit nettement que d’autres perdent les pédales et visent très nettement les manifestants à hauteur d’homme!

« Se são a favor de protesto com baderna »

Un sondage organisé sur un média bourgeois/collabo c’est retourné contre lui. A la question « Êtes-vous pour les manifs » une immense majorité a répondu ‘oui’. Comme ce n’est pas « politiquement correct » sur un média national qui fait de la lèche au gouvernement en place, ils ont donc décidé de changer perfidement la question pour influencer les votes. A la nouvelle question: « Êtes-vous pour des manifs avec des émeutes? » la réponse fut à nouveau un ‘oui’ retentissant! Cela démontre bien le climat actuel au Brésil.

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Maintenant il faut continuer et bâtir le mouvement populaire pour abattre ce vieil État décadent, et surtout ne pas tenter de le réformer..! Ils ne comprennent qu’un seul langage, celui de l’émeute!

ACAB brazil

Source: – 18 juin 2013

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« (Avanti) Les manifestations d’aujourd’hui au Brésil marquent une massification du mouvement et ce sont les plus importantes des 15 dernières années. Toutes les grandes villes sont touchées. Au moins 65.000 à São Paulo, 100.000 à Rio, 20.000 à Belo Horizonte, 15.000 à Porto Alegre, 10.000 à Belém… A São Paulo des cortèges ont été organisés sur plusieurs universités et lycées. 4000 de l’Université de São Paulo. Les étudiants de la fac de Médecine se préparent a secourir les manifestants en cas de repression. Les mères de plusieurs jeunes ont organisé leur propre cortège. Des manifestations de solidarité de la part d’artistes et intellectuels se multiplient. La police a été contrainte d’accepter que les manifestants définissent le parcours de la manif et le gouverneur « d’interdire » l’usage du flashball A Rio il y a des affrontements avec des voitures brulées et 80 policiers pris en otage à l’intérieur du parlement local. A Brasilia les manifestants sont montés sur le toit de l’Assemblée Nationale et un siège a été mis en place, en empechant les députés de sortir. A Belo Horizonte un manifestant a été poussé d’un pont de 36 mètres et il pourrait y avoir des morts (information non confirmée). Avec la Turquie, on peut dire que les pays « émergents » deviennent le maillon faible de la chaine capitaliste! Face à la popularité du mouvement, la présidente brésilienne Dilma Rousseff et Lula ont été contraints de dire qu’il s’agissait de « manifestations démocratiques qui faisaient progresser le pays ». A suivre… « 

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(Mediapart) Manifestants et policiers s’affrontaient lundi soir devant l’Assemblée législative de Rio de Janeiro, au Brésil, où le mouvement de contestation contre la hausse du coût des transports publics et la facture du Mondial-2014 a pris une nouvelle dimension en pleine Coupe des confédérations et où des dizaines de milliers de Brésiliens ont manifesté lundi dans tout le pays.

Quelque 30 000 personnes, en majorité des jeunes de la classe moyenne, défilaient pacifiquement à Sao Paulo, alors qu’il n’étaient que 8 000 jeudi dernier lors d’un rassemblement violemment réprimé par la police. Des manifestations moins importantes avaient lieu dans d’autres villes du pays. A Brasilia, environ 200 manifestants, sur un total de plus de 2 000, sont parvenus à grimper sur le toit du Parlement.

Et si dans la plupart des villes, la police surveillait étroitement les défilés sans les réprimer, à Belo Horizonte, la police a tiré des gaz lacrymogènes contre les manifestants pour les empêcher de s’approcher du stade Mineirao où se jouait le match de la Coupe des confédérations entre le Nigeria et Tahiti.

Et à Rio de Janeiro, où le stade Maracana avait déjà rassemblé des Brésiliens mécontents dimanche, un groupe de manifestants a tiré des feux d’artifice sur la police et incendié des poubelles tandis que la police retranchée dans le bâtiment répondait avec des gaz lacrymogènes et des balles en caoutchouc. Alors qu’un petit groupe de manifestants violents prenaient d’assaut depuis des heures le siège du gouvernement de l’Etat de Rio, à l’intérieur duquel étaient retranchés des dizaines de policiers, dont certains blessés lors des affrontements, des blindés de la police quadrillaient le centre de Rio dans la nuit de lundi à mardi, roulant sur des barricades en flammes, à la recherche de derniers groupes de manifestants. Tandis qu’à Sao Paulo aussi, la police a dispersé en fin de soirée des manifestants qui tentaient de pénétrer à l’intérieur du gouvernement de l’Etat de Sao Paulo.

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(Avanti) Ce lundi, 100.000 personnes ont manifesté à Río de Janeiro, 65.000 à Sao Paulo, et plusieurs dizaines de milliers d’autres à Brasilia, Belo Horizonte, Porto Alegre, Salvador, Belén, Vitoria et Curitiba, entre autres grandes capitales régionales. A Brasilia, les protestations se concentrent surtout contre les dépenses pharaoniques de prestige engagées par les autorités pour organiser des événements sportifs internationaux. Le gouvernement dépense des milliards en stades de football alors que les secteurs publics des transports, de l’éducation et de la santé sont en difficulté.

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(Secours Rouge – 18 juin) A l’issue de la manifestation qui avait réuni plus de 100.000 personnes hier à Rio et entraîné des affrontements police/manifestants et de multiples arrestations, un groupe de manifestants a pris d’assaut le siège du gouvernement de l’état de Rio. Des dizaines de policiers anti-émeute s’y étaient retranchés en début de soirée, et les manifestants ont lancé des cocktails Molotovs et des pierres contre le bâtiment. Une centaine de policiers du bataillon de choc de la police militaire sont intervenus durant la nuit à bord de véhicules blindés, tirant des balles en caoutchouc et des gaz lacrymogène pour déloger les manifestants. Des poubelles et des voitures ont été incendiées, des vitrines de banques brisées par la foule qui dénonce toujours la hausse des prix des transports en commun et les dépenses gouvernementales énormes consenties par le gouvernement pour l’accueil de la Coupe du Monde de football l’an prochain. La police est également intervenue durant la nuit à Sao Paulo pour disperser des manifestants qui tentaient de pénétrer à l’intérieur du gouvernement de l’état de Sao Paulo.

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(Secours Fouge – 20 juin) Brésil : Violents affrontements en marge d’un match de foot. La vague de contestation contre la hausse du prix des transports et les dépenses gouvernementales inconsidérées pour des tournois de football ne faibli pas au Brésil. Hier soir, en marge du match Brésil-Mexique, 25.000 personnes ont bloqué deux des quatre routes d’accès au stade durant plusieurs heures. Un vaste cercle de sécurité avait été installé autour du stade. Lorsque la foule a tenté de le forcer, la police a riposté par une pluie de gaz lacrymogène et de balles en caoutchouc, blessant au moins deux manifestants. Ceux-ci ont répliqué par des jets de pierres. D’autres manifestations s’étaient déroulé durant la journée à Belo Horizonte, Rio Branco, Brasilia et Niteroi. Un vaste appel au rassemblement a également été lancé pour ce soir à Rio, où l’Espagne affronte Tahiti dans la Coupe des Confédérations.

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D’autres vidéos du Brésil…

Lien vers Indymédia Brazil

Pour mes amis qui vivent à l’extérieur de la Turquie:

Je vous écris pour vous faire savoir ce qui se passe à Istanbul pour les cinq derniers jours. Personnellement, je dois écrire cela parce que la plupart des sources médiatiques sont fermées par le gouvernement et le bouche à oreille et l’Internet sont les seuls moyens laissés pour nous de nous expliquer et demander de l’aide et du soutien.

Il y a quatre jours, un groupe de personnes qui n’appartenaient à aucune organisation ou idéologie spécifique se sont réunies dans le parc Gezi d’Istanbul. Parmi eux, il y avait beaucoup de mes amis et étudiants. Leur raison était simple: prévenir et protester contre la démolition prochaine du parc pour la construction encore d’un autre centre commercial au centre de la ville. Il existe de nombreux centres commerciaux à Istanbul, au moins un dans chaque quartier! L’abattage des arbres devait commencer tôt jeudi matin. Les gens sont allés au parc avec leurs couvertures, des livres et des enfants. Ils ont planté leurs tentes et ont passé la nuit sous les arbres. Tôt le matin lorsque les bulldozers ont commencé à tirer sur les arbres centenaires. Les militants se sont levés contre eux pour arrêter l’opération.

Ils n’ont rien fait d’autre que de rester devant les machines!

Aucun journal, aucune chaîne de télévision n’était là pour présenter la manifestation. C’était un complet black out médiatique…

Mais la police est arrivée avec des véhicules à canons à eau et de gaz au poivre. Ils ont chassé les gens sur le parc.

Dans la soirée, le nombre de manifestants a grossi. De même que le nombre de forces de police à travers le parc. Pendant ce temps le gouvernement local d’Istanbul fermait tous les accès menant à la place Taksim, où le parc Gezi est situé. Le métro a été fermé, les ferries ont été annulées, les routes ont été bloquées.

Pourtant, de plus en plus de gens ont fait leur chemin jusqu’au centre de la ville à pied.

Ils sont venus de tous les coins d’Istanbul. Ils sont venus de tous les milieux différents, des idéologies, des religions différentes. Ils se sont tous réunis pour empêcher la démolition de quelque chose de plus grand que le parc:

Le droit de vivre comme des citoyens honorables de ce pays.

Ils se sont rassemblés et ont défilé. La police les a chassés avec des spray au poivre et des gaz lacrymogène et ont foncé avec leurs chars sur les gens qui en retour offraient de la nourriture à la police. Deux jeunes gens ont été écrasés par les chars et ont été tués. Une autre jeune femme, une de mes amis, a été touchée à la tête par une des bombes lacrymogènes. La police tirait directement dans la foule. Après une opération de trois heures, cette amie est toujours en unité de soins intensifs et dans un état très critique. Au moment où j’écris cela, nous ne savons pas si elle va s’en sortir. Ce blog est consacré à elle.

Ces gens sont mes amis. Ce sont mes étudiants, mes parents. Ils n’ont aucun «agenda caché» comme l’Etat aime à le dire. Leur agenda est là. Il est très clair. Le pays tout entier est vendu à des sociétés par le gouvernement, pour la construction de centres commerciaux, des condominiums de luxe, des autoroutes, des barrages et des centrales nucléaires. Le gouvernement est à la recherche de n’importe quelle excuse (et il l’inventera si nécessaire) pour attaquer la Syrie contre la volonté de son peuple.

En plus de tout cela, le contrôle du gouvernement sur la vie personnelle de son peuple est devenu insupportable. L’Etat, en vertu de son programme conservateur a adopté plusieurs lois et règlements concernant l’avortement, la naissance par césarienne, la vente et la consommation d’alcool et même la couleur du rouge à lèvres porté par les hôtesses de l’air.

Les gens qui marchent vers le centre d’Istanbul réclament leur droit de vivre librement et de recevoir la justice, la protection et le respect de l’État. Ils exigent d’être impliqués dans les processus de prise de décision au sujet de la ville où ils vivent.

Ce qu’ils ont reçu à la place est la mise en œuvre d’une force excessive et d’énormes quantités de gaz lacrymogène tirées directement en direction de leurs visages. Trois personnes ont perdu leurs yeux.

Pourtant, ils continuent leur marche. Des centaines de milliers de gens se joignent à eux. Plus de deux mille personnes ont passé le pont du Bosphore à pied pour soutenir le peuple de Taksim.

Aucun journal ou chaîne de télévision n’était là pour rapporter les événements. Ils étaient occupés à diffuser des nouvelles à propos de Miss Turquie et du « chat le plus étrange du monde ».

La police a continué de courir après les gens et en les pulvérisant avec spray au poivre si bien que les chiens et chats errants ont été empoisonnés et en sont morts.

Les écoles, les hôpitaux et même des hôtels 5 étoiles à travers la place Taksim ont ouvert leurs portes aux blessés. Les médecins rempli les salles de classe et des chambres d’hôtel à prodiguer les premiers soins. Certains policiers ont refusé de pulvériser des personnes innocentes avec des gaz lacrymogènes et ont quitté leur poste. Autour de la place ils ont mis des brouilleurs pour empêcher la connexion Internet et les réseaux 3G ont été bloqués. Les résidents et les entreprises de la région ont fourni leur réseau sans fil gratuit aux gens dans les rues. Les restaurateurs leur ont offert de la nourriture et de l’eau gratuitement.

Des personnes à Ankara et Izmir se sont réunies dans les rues pour soutenir la résistance à Istanbul.

Les médias grand public continuaient de montrer miss Turquie et « le chat le plus étrange du monde »..!


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Je vous écris cette lettre pour que vous sachiez ce qui se passe à Istanbul. Les médias ne vous diront rien de tout cela. Pas dans mon pays du moins. S’il vous plaît envoyez le plus grand nombre d’articles que vous voyez sur l’Internet et passer le mot.

Comme j’ai publié des articles qui expliquent ce qui se passe à Istanbul sur ma page Facebook hier soir quelqu’un m’a posé la question suivante:

«Qu’espérez-vous gagner en vous plaignant de notre pays aux étrangers?»

Ce blog est ma réponse.

Par ce qu’on appelle «se plaindre» au sujet de mon pays, j’ai l’espoir de gagner:

La liberté d’expression et de parole,

Le respect des droits de l’homme,

Le contrôle sur les décisions que je prends concernant mon sur mon corps,

Le droit de se réunir légalement dans n’importe quelle partie de la ville sans être considéré comme un terroriste.

Mais plus que tout vous passant ce message, mes amis qui vivez dans d’autres parties du monde, j’espère obtenir votre prise de conscience, votre soutien et votre aide!

S’il vous plaît diffusez ce message et partagez ce blog.

Je vous remercie!

Traduction : Atlas Alternatif Réseau

İnsanlık Hali

To my friends who live outside of Turkey:

I am writing to let you know what is going on in Istanbul for the last five days. I personally have to write this because at the time of my writing most of the media sources are shut down by the government and the word of mouth and the internet are the only ways left for us to explain ourselves and call for help and support.

Last week of May 2013 a group of people most of whom did not belong to any specific organization or ideology got together in Istanbul’s Gezi Park. Among them there were many of my friends and yoga students. Their reason was simple: To prevent and protest the upcoming demolishing of the park for the sake of building yet another shopping mall at very center of the city. There are numerous shopping malls in Istanbul, at least…

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Ne vivons plus comme des esclaves

Publié: 2 juin 2013 par Page de suie dans Coups de coeur
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Prochainement : un film de… Yannis Youlountas (ben oui..!)

Ne vivons plus comme des esclaves

« La gratuité est l’arme absolue
contre la dictature du profit. »

Raoul VANEGEIM

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Et pour ceux qui on des difficulté en grec, un petit cours de rattrapage, lui aussi gratuit…

μπάτσοι, γουρούνια, δολοφόνοι

Témoignage de la révolte populaire massive en Turquie

Quelque chose d’incroyable s’est passé en Turquie cette nuit. Tout a commencé avec une petite manifestation dans le parc Gezi contre son projet de démolition afin de construire un centre commercial à sa place. Ce parc se trouve dans le centre du quartier historique d’Istanbul, sur la place Taksim.

Cette place est aussi un symbole du mouvement ouvrier turc et, chaque année, au Premier mai, des confrontations entre la police et les manifestants se déroulent sur cette place. C’est un endroit important que nous voulons récupérer alors que les manifestations sont interdites dans ce parc. Défendre celui-ci est un enjeu considérable car nous ne pouvons pas accepter qu’il soit transformé en centre commercial. En outre, ce parc compte de magnifiques arbres très anciens, et c’est l’un des rares lieux verts de la ville.

Occupy Gezi

Tout a commencé donc avec un petit groupe de jeunes écologistes qui défendaient ces arbres. Ce rassemblement s’est maintenu et n’a cessé de grandir depuis le lundi 27 mai. La police a attaqué le groupe et les a repoussés. Vendredi matin, la police a mené une attaque très violente. Des personnes qui n’étaient pas dans la manifestation se sont jointes aux manifestants pour les soutenir.

Pendant toute la journée, la situation s’est aggravée, la répression policière s’est faite plus brutale encore ; gaz aux poivres, lacrymogènes, tirs avec des munitions en plastique dur, jets d’eau à très haute pression et des centaines de policiers. Nous avons eu très peur pendant toute la journée qu’il y ait de nombreux morts. Et c’est arrivé. Deux personnes sont mortes.

Revoltes populaires Turquie police violence Taksim 01-06-2013 #occupy gezi istanbul

Cela a constitué le point de non-retour pour le peuple d’Istanbul. Grâce au fait que c’était vendredi en fin de journée, beaucoup de gens ont alors rejoint la place Taksim après leur travail. D’abord 10.000, puis 20.000 personnes, et leur nombre a augmenté, encore et encore. La police, encore très sûre de ses propres forces, a continué à attaquer brutalement la foule. C’était réellement un état de guerre. Pas loin de 250.000 personnes se sont alors rassemblées à Istanbul. Mais nous continuions à avoir peur que la police frappe encore plus fort, n’utilise de véritables munitions et multiplie le nombre de morts.

Et là, quelque chose de magique s’est produit. Des gens qui étaient conscients de ce danger ont commencé à défendre le peuple qui se battait à Taksim. Pendant ce temps, des manifestants de la place Taksim ont envahi d’autres rues. Dans le voisinage, des gens ont fait clignoter les lumières, puis en parlant entre eux, puis en sortant de chez eux. Tout s’est passé en quelques heures seulement… et maintenant, les manifestations ont gagné toute la Turquie.

Le gouvernement de l’AKP est remis en question

On dirait que personne ne dort cette nuit. Plus d’un million de personnes sont maintenant dans les rues d’Istanbul. Tout est bondé et les manifestants marchent à nouveau sur la place Taksim. A Ankara, le peuple marche vers le Parlement et dans les autres villes ils se dirigent sur les bâtiments de l’AKP (parti au pouvoir).

La police attaque de plus en plus lourdement et il y a une escalade dans l’usage de la force. Les gens sont d’abord arrivés en colère, mais deviennent de plus en plus confiant. Ils reculent un moment devant les gaz chimiques, mais continuent ensuite à marcher.

Revoltes populaires Turquie police violence Taksim #occupy gezi istanbul

Le gouvernement de l’AKP est maintenant directement remis en cause. C’est la première fois que quelque chose de ce genre se passe en Turquie sous ce gouvernement. Encore hier soir, cela ressemblait à une sorte de mouvement « Occupy », mais maintenant, c’est une protestation populaire massive qui manifeste contre le gouvernement pour demander sa démission.

Taksim-Tahrir..?

Il faudra analyser plus avant la nature de mouvement, mais pour l’instant il semble évident que c’est un soulèvement pour la démocratie… Qui sait, peut-être que Taksim sera la prochaine Tahrir dans les jours qui viennent. Les revendications vont se construire à l’intérieur de mouvement.

Il y a le risque que le mouvement soit récupéré par la gauche réformiste nationaliste. Cet enjeu dépendra aussi des villes kurdes. Si elles se joignent au mouvement, ce qu’elles semblent commencer à faire, alors nous pourrions combiner ce soulèvement pour la démocratie avec un véritable processus de paix en Turquie. Peut-être que la paix ne pouvait arriver qu’avec un soulèvement de ce genre, et cela en dépit du fait que l’ouest du pays est dominé par des tendances nationalistes pour le moment.

Si on m’avait demandé hier matin si je pensais que quelque chose de cette ampleur allait se passer, j’aurais certainement répondu non. C’était magnifique de voir ce peuple prendre de plus en plus de confiance dans son pouvoir et dans son combat pendant qu’il résistait collectivement.

Les habitants des quartiers sont très solidaires avec les manifestants. Tous les commerçants essayent d’aider et de pourvoir le nécessaire pour les soins.

Il paraît qu’il y a plus de 150 policiers à Istanbul qui ont arrêté de gazer les gens et se sont joints aux manifestants et certains ont déclarés qu’ils démissionnaient de la police. Un chauffeur de bus qui était au volant d’un bus municipal a conduit son véhicule contre un blindé de la police pour le bloquer et créer une barrière entre la police et les manifestants.

Il y a tant d’espoir dans ce qui est en train de se passer !

Istanbul, 1er juin 2013

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D’autres photos sur l’album « Taksim » de World Riot 24/h

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Revoltes populaires Turquie police violence Taksim #occupy gezi riot istanbul

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Turquie.1000 manifestants blessés à Istanbul: le régime Erdogan se dévoile.

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Turquie : Nuit d’affrontements à Istanbul – SR

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Turquie : le printemps place Taksim – TV5

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Istanbul : des milliers de manifestants ont fêté leur victoire  &  La police se retire de la place Taksim

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Les femmes résistent aussi ! *

Les femmes se rebellent ! Et vous ne nous arrêterez pas avec des gaz, des tanks et des matraques ! Les femmes résistent avec les autres groupes opprimés depuis deux jours. Travailleurs, Kurdes, LGBT, Alaouites, Musulmans, non-musulmans, athées et tous les opprimé(e)s, exploité(e)s, insulté(e)s et blâmé(e)s comme des « traîtres » sont en train de se rebeller en Turquie. La résistance qui a commencé dans le parc Gezi de la Place Taksim à Istanbul est en train de déborder sur de nombreuses autres villes.

Nous, les femmes, sommes sur le front de cette résistance. Nous rejoignons la rébellion parce que :

  • Le Premier ministre Tayyip Erdogan et sa clique ont cherché à promouvoir le lynchage des femmes par les hommes ;
  • Ils ont tolérés l’assassinat de femmes par des hommes avec leur loi sur les « provocations injustifiées » ;
  • Ils n’ont pas ouverts de lieux d’accueil pour permettre aux femmes d’échapper à la violence domestique des hommes ;
  • Ils ont stigmatisés les femmes violées et harcelées en les traitant d’immorales et de non-chastes ;
  • Ils ont mis la pression sur les femmes violées pour qu’elles accouchent des enfants issus de ces viols ;
  • Ils ont qualifiés l’avortement de meurtre ;
  • Ils n’ont pas ouvert de crèches mais ont imposés aux femmes de donner naissance à au moins trois enfants ;
  • Ils nous ont condamnés à la pauvreté, au travail précaire, aux emplois incertains et à vivre dans des conditions proches de l’esclavage ;
  • Ils ont définis le travail domestique comme le devoir des femmes ;
  • Ils se sont acharnés sur les femmes et les familles qui vivaient de manière indépendante des hommes avec leurs lois.

Mais nous, femmes, nous résistons !

Parce que le Premier Ministre Tayyip Erdogan et sa clique nous ont condamnés à subir l’oppression et l’exploitation des hommes, nous appelons toutes les femmes à descendre dans la rue et à se rebeller pour notre libération !

Socialist Feminist Collective

(*) j’avoue trouver ce titre zarbi, limite rabaissant, comme si il n’était pas évident que les femmes puissent être en premières lignes aux côtés des hommes…

Reblog d'un article de avanti4.be du 1 juin 2013 - Traduction française pour Avanti4: Sylvia Nerina

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Edit du dimanche 02 juin
Doruk, 31 ans, monteur

« Au départ, c’était qu’une petite lutte environnementale, juste pour quelques arbres, rien de plus. Juste une cinquantaine de personnes qui campaient dans un parc pour empêcher la construction d’un centre commercial. Et puis la police a attaqué les campeurs en pleine nuit. Ils ont brûlé les tentes et ça nous a tous rendu fous. Ce n’est pas une lutte politique, c’est un bras de fer entre la police et les habitants.

Si la police s’en va, tout ça va se calmer. C’est la seule solution. Il faudrait que le premier ministre s’excuse pour le comportement des forces de l’ordre mais je n’y crois pas. On a beaucoup encaissé ces dix dernières années. On n’en peut plus de ce gouvernement. Ils ont interdit la vente d’alcool après 22 heures il n’y a pas longtemps, ils passent des lois de plus en plus conservatrices. Jusqu’à maintenant on ne disait rien. Aujourd’hui, on veut montrer aux politiques qu’ils ne peuvent pas tout faire. »

Denis, 18 ans, étudiant

« C’était une action pour l’environnement, c’est devenu une guerre. Erdogan (le premier ministre turc) est trop conservateur. Nous ne voulons pas de la charia, nous ne voulons pas de femmes voilées, nous sommes des musulmans modernes. Etre musulman ce n’est pas être traditionaliste. Le chef de l’Etat fait peur, il suffit de regarder la télévision ces derniers jours : il n’y a que deux chaînes turques qui parlent des manifestations alors que, partout dans le monde, les médias en parlent ! Tayyip Erdogan veut nous imposer ses lois de plus en plus restrictives, il n’écoute pas son propre peuple, il attaque ses citoyens : nous ne voulons plus de lui. »

Deniz, 50 ans, banquière

« Il y a une semaine c’était un petit mouvement pacifique, à cause de la brutalité policière c’est devenu un énorme mouvement populaire. On en a marre de l’ivresse de pouvoir du chef de l’Etat. Utiliser des gaz contre quelques manifestants, juste parce qu’ils sont contre un projet décidé par le gouvernement, c’est une honte dans une démocratie. Où est la liberté d’expression ?

Ces derniers jours, c’est la première fois que le peuple turc se lève depuis plus de vingt ans. On peut remercier les réseaux sociaux qui ont éveillé les consciences des jeunes depuis quelques jours. Parce qu’on ne peut pas compter sur les médias pour dire la vérité. A la télé, les seules chaînes qui parlent de ce mouvement populaire disent que ce sont des activistes qui sèment la pagaille. C’est faux et ça il faut le dire au monde entier. »

Othar, 31 ans

« Je ne suis pas politisé mais je suis ici pour grossir les rangs de la contestation. Cela fait dix ans qu’on n’aime pas la façon dont le gouvernement nous traite, et on est restés endormis. Quand je vois tous ces gens dans la rue depuis plusieurs jours, je me demande pourquoi on n’a pas fait ça avant ! Les gens au pouvoir devraient nous représenter et nous protéger. »

Ergi et Sertaç, 30 ans, professeurs vacataires à l’université

« Chacun a une bonne raison d’être ici, nous n’avons pas tous les mêmes raisons mais nous avons une chose en commun : nous ne pouvons plus supporter la politique de notre gouvernement. Nous sommes là parce ce que nous en avons assez des villes transformées avec des grands projets immobiliers décidés par les politiques sans consulter le peuple. On en a marre de la violence qui augmente, on en a marre des lois liberticides qui passent en douce. La loi contre la vente d’alcool après 22 heures est l’exemple le plus récent mais il y en a d’autres ! L’histoire du parc est la goutte d’eau qui a fait déborder le vase.

Déjà, le 1er mai dernier, les syndicats n’ont pas eu le droit de manifester place Taksim, une place symbolique dans l’histoire du pays. Les policiers attendaient les manifestants et il y a eu des affrontements. C’est là que la prise de conscience populaire a commencé. On attendait depuis longtemps que la colère des gens explose. On y est, enfin ! »

Ces témoignages viennent de Rue89… je sais c’est pas le top comme référence… mais vu que les infos arrivent au compte goutte, on va pas faire les difficiles, hein.

Re-Edit du dimanche 02 juin
Émeutes massives contre le terrorisme d’État en Turquie

Après deux jours de protestation contre la gentrification urbaine de Gezi Park (le plus grand parc de la place Taksim, où les espaces verts sont sans cesse détruits), les gens en ont eu marre de la brutalité policière et de la violence.

Le silence des médias, qui augmente les histoires d’attaques contre le gouvernement et les libertés individuelles, répond aux objectifs de l’État qui essaye de tirer profit de la situation en Syrie et qui a transformé le récent conflit en émeutes. (sorry, la traduction de cette phrase n’est pas très clair…)

Les affrontements se sont poursuivis toute la journée et la nuit d’hier. Au moins sept personnes ont été tuées par les attaques de la police, des centaines ont été blessées, des centaines sont en garde à vue où ils sont battus et certains torturés.

Tous les temples du capitalisme ont dû fermer à Taksim. Il y a beaucoup de solidarité dans les rues, beaucoup de petits magasins, maisons, universités, toutes les pharmacies ont ouvert leurs portes aux manifestants. La Chambre des architectes et les bureaux d’ingénieurs turcs sont transformés en hôpitaux avec des médecins et des infirmiers bénévoles. Et ils soignent les manifestants blessés.

Dans de nombreux endroits à Istanbul, les postes de police ont été attaqués, de nombreux véhicules de police sont détruits ou incendiés. Des groupes fascistes ont été battus par des anarchistes. Les gens de la rive asiatique qui voulaient rejoindre les émeutes ont été bloqués par la police, mais ils ont marché après minuit, en traversant le pont du Bosphore à pied. Le premier ministre a blâmé les réseaux sociaux d’informer sur les meurtres, et il a ironiquement traité les personnes qui partagent ces informations de fascistes. (sic…)

La protestation s’est propagée dans toute la Turquie. Les gens sont dans les rues d’Ankara, Izmir, Eskisehir, Sakarya, Isparta et bien d’autres…

Ces protestations ne sont pas seulement pour le parc Gezi, comme les médias inféodés au pouvoir le clament. Les émeutes sont désormais l’expression de la révolte de centaines de milliers de personnes qui protestent contre l’oppression de l’État et contre la violence. Nous, en tant qu’anarchistes et en tant que révolutionnaires, avons été et allons être dans les rues, contre le terrorisme d’État et contre les violences policières.

Nous attendons des actions de solidarité de tous les anarchistes et anti-autoritaires dans le monde entier. Istanbul est partout et la résistance est partout contre le terrorisme d’État, la violence de la police et l’exploitation capitaliste.

Nous continuerons à diffuser des informations tant que l’émeute se poursuivra.

Action Révolutionnaire Anarchiste (DAF)

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En ce moment. Le peuple réquisitionne des engins de chantier pour contrer les barrages des flics, les routiers bloquent les accès aux flics avec leurs camions, les gens montent des barricades de pavés et de briques, de très nombreux véhicules de flics sont détruits et/ou brulés!

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Istanbul, pelle mécanique Vs police

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Istanbul, trucks Vs cops

Ca bouge en Bulgarie..!

Publié: 4 mars 2013 par Page de suie dans Articles
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A l’issue de plus de dix jours de manifestations dans le pays contre l’électricité hors d’accès et la corruption, le Premier ministre bulgare, Boïko Borissov, a annoncé mercredi matin au Parlement la démission de son gouvernement.

Depuis trois semaines, le peuple bulgare sort dans la rue avec une régularité qu’on ne voyait qu’en Grèce ou en Espagne. En cause, l’appauvrissement de la classe laborieuse, l’explosion du chômage, la corruption généralisé et l’augmentation abusive du prix de l’électricité – au mains de société étrangères – , réclamant un remplacement de l’élite politique par de nouveaux représentants des citoyens. Les politiques d’austérité mises en place face à la crise ont sapé les espoirs d’un meilleur avenir. La croissance marque le pas, le chômage explose, le niveau de vie baisse. Dans ce pays où la corruption est endémique, le salaire moyen est à 400 leva (200 €). La pension moyenne à environ 200 (100 €).

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A Sofia, plus de 7.000 manifestants (10.000 quelques jours plus tard) portaient des banderoles comme « Les mafieux en prison » et « Ils sont nombreux, ils sont riches, ils sont insolents, mais ils ne vont plus durer ». A Varna (est), environ 20.000 manifestants ont réclamé la démission du maire Kiril Yordanov à qui ils reprochaient d’obéir à un groupe économique « qui règne en maître » et « a détruit les petites et moyennes entreprises ». Des manifestations qui ont coïncidé avec la fête nationale se sont tenues également dans la deuxième ville bulgare de Plovdiv (sud), à Roussé (nord), Blagoevgrad (sud-ouest). Ils portaient des banderoles proclamant « Unité contre le pillage » ou encore « Stop à la mafia ». Lors de manifestations de dizaines de citoyens en colère, un texte de la constitution a été brûlé. L’opposition y avait exigé la tenue d’élections anticipées, mais organisées par un gouvernement intérimaire, car elle redoutait d’éventuelles manipulations de la part du gouvernement de centre-droit au pouvoir.

Pour la troisième fois en moins de dix jours, un homme s’est immolé par le feu.

On a même pu voir – fait rarissime –  des flics anti émeutes déposés leurs casques et leurs boucliers en solidarité avec les manifestants! C’est pas nos pandores fachos qui feraient ça…

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Une cérémonie pour la fête nationale à Sofia en présence du président Rossen Plevneliev a été marquée par l’absence de public, la place étant barrée et protégée par des policiers antiémeutes. Le président Rossen Plevneliev, apparu devant les manifestants, a été accueilli par un concert de sifflets. Le gouvernement a du démissionné mercredi sous la pression de la rue, et le président corrompu doit former un cabinet d’experts chargé d’organiser des élections anticipées au printemps.

Décidement ce pré-printemps prends des allures plaisantes, non? 🙂

« Si vous n’entendez pas les tambours de guerre, c’est que vous êtes sourd »

Ce n’est pas de moi… mais d’un maître ès saloperies politiques, j’ai nommé le tristement célèbre Henry Kissinger ex-exécuteur des basses œuvres étasuniennes.

Sans tomber dans le conspirationnisme primaire, il est en effet palpable que quelque chose se prépare en Europe. Le problème est que cela risque de venir de là où on ne s’y attend pas forcement. On ignore trop souvent que les états européens – nos états prétendument démocratiques – se préparent en catimini à un nouveau genre de conflit, avec toute la préparation tactique, logistique et le sérieux que peut développer une classe toute puissante qui sent le vent tourner à son désavantage. Une classe qui n’entend nullement se laisser détrôner sans combattre.

Depuis quelques temps, l’Union Européenne se met en ordre de bataille et « harmonise » ses lois, ses procédures et ses doctrines militaires. Pour l’heure, ces États ne s’entendent pas encore sur tous les points. Pour l’heure, la militarisation n’est pas partout aussi avancée que dans le Val de Suse en Italie, où des paras tout juste revenus d’Afghanistan sont déployés contre les manifestants. Non, pour l’heure, ils planifient simplement, naturellement, des entrainements militaires à grande échelle dans le but non avoué de « mater la résistance populaire »!

Mais d’abord, comment pensent-ils ces états et surtout leurs instances militaires? Ils constatent que comme partout dans le monde, de plus en plus de gens vivent dans les villes, s’y appauvrissent, s’y précarisent et par là même, se réveillent, se rebiffent, voire s’organisent. Il sera donc nécessaire pour eux, de remédier aux déficits en capacités d’intervention en milieu urbain de leurs armées. Comme les militaires et les classes dirigeantes, ne réfléchissent pas sur les causes et les manières d’empêcher un tel appauvrissement, les futures émeutes sont simplement vues comme des défis tactiques à relever. En plus de leurs particularités architecturales, c’est surtout le déploiement dans les zones habitées qui pose problème à l’armée : du fait que les « combattants » sont difficiles à distinguer de la population, il y a rapidement des victimes civiles – en jargon de l’Otan: CDs – , qui provoquent à leur tour des manifestations; bref : des déploiements inefficaces, voire même avortés! C’est pourquoi le militaire veut s’approcher et rentrer dans la société, aussi bien avec des infiltrations, qu’avec des unités nettement plus « robustes », équipées avec des armes lourdes, pour « contrôler » les foules. Et du fait de la disparition des frontières et de l’internationalisation de la colère populaire, ils sont obligés de mettre en place des « réseaux » de coopération inter-états, tant au niveau civil que militaires.

Est-t-il utile de rappeler que le Parlement Européen avait déjà envisagé en juin 2000 que les peuples rassemblés sous la tutelle bienveillante de l’Union puissent un jour se rebeller faute de pouvoir exprimer démocratiquement leur ras le bol? C’est en tout cas ce qu’il n’est pas déraisonnable de conclure à la lecture du passionnant rapport titré « Crowd Control Technologies : an appraisal of technologies for political control » qu’on traduira par : « Les technologies de contrôle des foules : passage en revue des technologies destinées au contrôle politique… »

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Les faits:

Les pays européens n’ayant pas tous les moyens financiers et logistiques pour prévoir de grands centres d’entrainements à la guerre urbaine, deux pays en particulier se sont lancé dans l’aventure. Bien entendu, il s’agit de l’Allemagne et de la France – le pays du « Kärcher » et celui des emplois à 4€ de l’heure – , qui estiment peut-être que les risques d’émeutes sociales sont plus élevés chez eux que partout ailleurs..?

– Le gouvernement allemand a donc approuvé la construction d’un grand complexe d’entrainement urbain pour la Bundeswehr – l’armée allemande – , sur le site de la base de GÜZ-Altmark, en Saxe-Anhalt, (d’une superficie de 232 km²) qui va voir son statut de terrain d’entrainement militaire « classique », transformé en Centre d’exercice européen pour l’entraînement à la lutte contre les émeutes (CRC). En effet, c’est un secret de polichinelle qu’il s’y construit en ce moment – pour un budget colossal de près de 200 millions d’euro – une cité pourvue de divers « quartiers », dont, un aéroport et ses 1700 m de pistes, un centre commercial, des quartiers d’habitation, des portions et connexions d’autoroute, un métro, un complexe industriel et tout ce qu’il faut pour simuler un insurrection des populations européennes. En tout, plus de 500 bâtiments en tous genres se construisent  pour recréer une ville la plus réaliste possible, de plus de 6 km². Ville où viendront s’entrainer conjointement les armées venues de toute l’Europe..! Le but pour l’Europe est clairement de s’y entrainer à contrer efficacement toutes tentatives de soulèvements des populations urbaines et d’y coordonner l’action de ces armées.

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– Le gouvernement français, quand à lui, ne lésine pas non plus quand il s’agit de casser du citoyen. L’armée française et ses généraux viennent d’organiser une campagne de pub « sécuritaire », afin de rassurer le bon bourgeois… « Nous sommes prêt à protéger vos biens contre la racaille des cités et les agitateurs gauchisants..! » L’armée française, se prépare à la guerre des cités, et a construit spécialement dans ce but à Sissonne, dans l’Aisne, une cité fantôme (centre d’entraînement aux actions en zone urbaine – Cenzub) comparable à une ville de 5000 habitants, pour y entraîner ses soldats. Le budget de ce programme de guérilla des banlieues, nommé « Scorpion » (sic), est de… 400 millions d’euros par an pendant 10 ans, rien que ça.

Si ça, c’est pas la réplique d’une cité..!

Les généraux ne s’en cachent même pas: « Les combats de demain ne seront pas ceux d’hier. Les armées ne vont plus « faire campagne », mais vont se battre en ville. Mais, en milieu urbain, un combat est souvent source de pièges et d’enlisement. Il y est quasiment impossible d’y développer une manœuvre sans risque de perte importante en matériels et en personnels, alors il faut s’adapter avec du matériel performant et du personnel bien formé. » C’était tout le sens des manœuvres organisées sur ce camp, en présence du connard en chef himself, le général Bertrand Ract-Madoux, chef d’état-major de l’armée de terre.

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Interrogé par un journaliste local, un colonel présente ce qu’il appelle des « constatations sociologiques » : « en 1950, les villes abritaient 22 % de l’humanité pour 75 % aujourd’hui. Pas de doute, selon les stratèges, c’est bien dans les cités que les conflits de demain vont se dérouler ». Oui, mais dans les cités françaises… Le gouvernement français, et ce pourri de Manuel Valls, peuvent bien prétendre qu’ils n’envisagent pas l’idée de mobiliser l’armée dans les quartiers et/ou les cités, le programme Scorpion démontre clairement que l’armée, elle, s’y prépare activement.

Déroulement de l’exercice: (extrait d’un journal local)

Pour s’y préparer, l’armée mise sur la complémentarité. Plus question de laisser des fantassins progresser sans l’appui de blindés et la maîtrise du ciel. Tout commence avec un drone qui communique immédiatement des images. C’est ensuite la ronde des hélicoptères. Le Tigre, souple, transportant un pilote et un tireur, est vraiment un félin des cieux. Il glisse dans les airs, virevolte. Des explosions résonnent. La terre boueuse est masquée par des nuages de fumée. Un char Leclerc avance, menaçant avec sa longue tourelle pouvant atteindre des cibles avec des obus en roulant. C’est curieusement une démonstration de force et aussi de faiblesse. L’armée sait manier les symboles en montrant un tireur vulnérable avec la tête sortant du blindé. Le message est clair : Il est urgent de disposer d’un matériel performant protégeant plus nos troupes. Des engins de transport de troupes progressent. Ils abritent des parachutistes. appartenant justement à la section qui a perdu près d’une dizaine d’hommes à Uzbin en Afghanistan en août 2008. Plus que d’autres, ils connaissent l’urgence de se préparer à la guerre. Les armes crépitent. Les hommes prennent possession d’immeubles. Leur présence est signalée par des sacs marqués à l’infra-rouge. Dans un hangar, des ingénieurs expliquent le maniement de robots mobiles équipés de caméras. »

Sauf que: le félin des cieux c’est sur vos gueules qu’il va envoyer ses bastos! Le superbe char Leclerc éclatera vos immeubles une fois qu’on aura décrété qu’il contient des « éléments à éliminer ». Et ne comptez pas sur les sentiments humains de ces fachos de paras – qui ne se plaignent que lorsque des afghans ne se laissent pas tuer comme à l’exercice, sans répliquer et les prennent en embuscade – , ce ne sont, ni plus, ni moins, que les dignes descendants des tortionnaires d’Alger… la vie d’un civil – surtout d’une « racaille » de cité – , fut-ce-t-il « français sur papier », ne vaut pas broquette pour eux quand il s’agit d’obéir à un ordre! Tout ceci a été conçu dans le seul but de réduire au silence des populations européennes révoltées par leurs conditions de vie, aggravées par le chômage, les mesures d’austérité et la misère…

– Et chez nous en Belgique? Hé bien, rappelez-vous que l’année passé un camarade avait surpris lors d’une ballade à vélo, nos chers Chasseurs ardennais en train de s’entrainer à la répression d’un mouvement d’insurrection civile dans nos villages… Il y avait d’un côté des militaires faisant des barrages filtrants et de l’autre, des « civils » arrêtés… Les premiers braquant leurs FNC sur la nuque des seconds, qui eux se retrouvaient à genoux et les mains derrière la tête! Ceci est appuyé par le fait que lors des « journées portes ouvertes » de Bourg-Léopold de 2012, des exercices de « maintien de l’ordre » furent mis au programme, comme on peut le voir ci-dessous… Dans les « démonstrations » on trouvait également: L’utilisation des armes non-létales (Non Lethal Weapons). Et ça, ce n’est que la partie visible de la grande muette, on n’ose imaginer ce qui se fait dans le secret de certaines casernes!

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– Même la suisse… La Suisse vient de former quatre nouveaux bataillons militaires. Et est en passe de déployer ses troupes le long de ses frontières, en vue d’anticiper tout désordre social qui pourrait découler de l’effondrement de la zone Euro et afin de se préserver de futures émeutes dans les pays limitrophes. “Les exercices menés par les militaires Suisses en septembre, surnommés Stabilo Due, ont été basés sur l’éventualité d’une instabilité Européenne devenue hors-de-contrôle .

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Ce qui précède est déjà plus que révélateur de la volonté des gouvernements, des classes dirigeantes bourgeoises, d’être prêts lorsque ces situations insurrectionnelles populaires surviendront, mais à cela il faut ajouter le détails qui rapproche l’échéance: la France a ordonné la mobilisation des services secrets et de la police pour mettre sous surveillance les travailleurs qui se battent contre le chômage de masse et les fermetures d’usines. Le ministre de l’Intérieur français, Manuel Valls, a révélé récemment que sa police politique est pleinement mobilisée pour espionner la révolte grandissante des travailleurs des usines où sont prévus des licenciements ou bien qui seront fermées. Il a dit que ces mesures étaient nécessaires compte tenu du risque d’«implosions ou explosions sociales»

Pour le moment ils nous gazent, nous matraquent, nous tirent dessus aux flash-ball, LDB40, FN303 et autres saloperies… Mais ils ont déjà prévus de nous abattre comme des chiens, comme aux plus belles heures des barricades du 19e siècle, où la troupe ouvrait le feu joyeusement sur les émeutiers, sur les ouvriers, sur le peuple… Si vous l’avez oublié, eux pas, ils s’y préparent! Et ils n’ont même pas besoin de nouvelles lois scélérates, tout est déjà dans le traité de Lisbonne et ses « annexes ».

Et nous..? Oui « nous », est-ce qu’on se prépare à ce genre de conflits imminents? Ou est-ce qu’on se contente de subir et de chaque fois découvrir sur le tas les dernières saloperies technologiques ou tactiques de l’ennemi? Connaissons-nous les points faibles d’une tactique militaire urbaine? Selon un général français présent à Sissonne, « Ce sont des combats de grande intensité qui nécessitent des relèves. On sait qu’un soldat restant plus de 24 heures au combat urbain peut souffrir de dommages psychologiques importants. »… Toute armée en campagne a ses points faibles, nous avons dans ce genre de conflit bien des avantages sur ces militaires de métiers qui sont perdus sans chaine de commandement efficace, notamment la connaissance du terrain, le soutien d’une part non-négligeable de la population locale, le fait que des petits groupes menant des actions rapides passent plus inaperçus que ces grandes unités. Pensez-vous à vous documenter sur la guérilla urbaine? Vous n’êtes pas les premier à devoir affronter ce genre de situation contre-insurrectionnelle, d’autres ont résisté avant vous… Documentez-vous, préparez-vous, personnellement et entre amis de confiance, et si vous pensez que ce n’est pas encore le moment, dites-vous que vous le regretterez amèrement plus tard, car une fois commencé, ceux qui ne se seront pas préparés – dans tous les sens du terme – , ne seront que des victimes livrées sans défense à la répression bourgeoise et finiront dans le meilleur des cas dans des camps et des stades – très utilisés en ces périodes par tous les militaires – , et dans le pire dans les statistiques des victimes! A bon entendeur…

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