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Petit rappel à l’attention de ceux qui ont la mémoire courte…

L’Europe n’a pas toujours été la terre d’asile convoitée d’aujourd’hui. En un siècle, entre 1820 et 1920, 55 millions d’Européens ont quitté le continent. Et après 1945, 15 millions de personnes ont été déracinées. » Pascal Fleury

L’Europe affronte la pire crise de réfugiés depuis la Seconde Guerre mondiale», affirmait en août 2014 (déjà..?) le commissaire européen à l’Immigration Dimitris Avramopolous.

– La crise actuelle, dramatique en soit, n’a cependant rien à voir, dans son ampleur, avec ces 55 millions d’européens qui ont fui leurs pays d’origine… Fui? Oui fui, car ceux que l’on appelait communément des « immigrés », n’étaient en fait que des réfugiés. Réfugiés économiques fuyant la misère crasse de la classe ouvrière européenne – voire la famine pour les irlandais – , fuyant les persécutions politiques et/ou religieuses, fuyant le racisme, fuyant la guerre, etc… Bref, des réfugiés, qui comme aujourd’hui, voyageaient dans des conditions horribles et étaient accueilli comme des moins que rien à leur arrivée. Leur destination? L’Amérique, le Canada, l’Australie, l’Amérique latine… Pour ces délaissés de la « révolution industrielle », c’était vital de fuir leurs conditions de vie, de sauver leurs familles!

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Arrivée dans des transports surchargés, dans des conditions déplorables…

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Trié et examiné comme des animaux…

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Et parqué dans des quartiers pourris… rien n’a changé.

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– La crise actuelle, aussi dramatique soit-elle, n’a cependant rien à voir, dans son ampleur, avec les plus de 60 millions d’européens qui furent forcés de quitter leurs foyers, pour fuir les horreurs de la guerre entre 1939 et 1945. Et où furent accueillis une bonne partie d’entre eux..? Au Maroc, en Égypte, en Palestine, en Iran et… en Syrie!

Quand ce sont des européens qui fuient la guerre, « on » trouve ça normal d’être accueilli  ailleurs, ce ne sont pas des parasites, des profiteurs… personne n’ose faire de réflexions du genre: « ils n’ont qu’à rester se battre pour leur liberté dans leur pays, au lieu de fuir comme des lâches! »

En 1940, deux millions de belges et huit millions de français ont fui… dès les premiers jours de l’avancée allemande! Il est a remarquer, que contrairement à ce qu’on pourrait croire… ce sont ceux qui sont resté en France qui ont été le plus mal accueilli, de nombreux habitants du sud de la France, voyant d’un mauvais œil ces « boches du nord », venant pourtant du même pays qu’eux. De nombreux belges furent également surpris de l’accueil assez… « froid ». Beaucoup préfèrent prendre la mer, passant d’île en île en Méditerranée.

« […] des Français faisaient payer une fortune un simple verre d’eau. Des réfugiés qui squattaient des fermes abandonnées se faisaient déloger à coups de fusil, des paysans partis avec leur vache pour donner du lait aux enfants se la faisaient voler dans la nuit, etc… »

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Réfugiés européens en Égypte 1942

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Réfugiés européens en Égypte 1942

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Réfugiés européens en Égypte 1942

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Camp de réfugiés européens à Nuseirat, Palestine 1945

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Réfugiés européens en Iran 1943

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Réfugiés européens en Iran 1943

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– La crise actuelle, toujours aussi dramatique soit-elle, n’a cependant rien à voir, dans son ampleur, avec les déplacements forcés massifs qui ont été imposés en 1945, lors des conférences de Yalta et Potsdam. Époque où, au nom de la paix, Truman, Churchill et Staline ont redessiné sans complexe les frontières, de la mer Baltique à la mer Noire, ce qui a jeté sur les routes plus de quinze millions d’hommes, femmes et enfants, l’idée étant de mettre en place des États «ethniquement homogènes».

Les destins tragiques des centaines de milliers de réfugiés originaires d’Afrique et du Moyen-Orient, qui tentent de rejoindre l’Europe depuis quelques années, nous obligent à remonter le temps… Histoire de se rappeler que « ces gens-là » aussi, sont capables d’accueillir des populations totalement différentes d’eux..!

Certains pays européens sont de farouches opposants à l’arrivé  de cette « invasion » de réfugiés, ils oublient un peu vite qu’à une époque pas si lointaine les flux de réfugiés étaient inversés.

Les polonais par exemples, qui refusent à grands cris leur devoir d’accueil, furent 120.000 à fuir en Iran, où ils ont été accueilli sans garde-frontières et sans cris. L’Iran n’en est pas morte… Ce pays n’a pas vu ses valeurs changer. Malgré l’arrivée massive de personnes d’origine et de mœurs complètement différentes, l’Iran a tout absorbé, sans douleur!

A méditer…

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Quand les migrants étaient Européens – laliberte.ch

The forgotten story of European refugee camps in the Middle East – washingtonpost.com

Opposer les réfugiés syriens aux Français de 1940 : « Totalement inepte » – lci.fr

1943 : les images émouvantes de réfugiés Polonais en Iran – pureactu.com

Quand les réfugiés étaient européens et fuyaient vers l’Égypte et le Moyen-Orient – france24.com

A voir :Usoni, en 2062 les réfugiés européens seront prêts à mourir pour entrer en Afrique

« Je ne suis pas raciste, mais… »

L’enquête commence par ces mots, tant et tant de fois entendu : « Je ne suis pas raciste, mais..! » Gilles Cayatte et Christophe Nick – Yami2 productions – s’attachent à déconstruire un préjugé. Les préjugés, nous les subissons tous depuis la maternelle. Certains sont naïfs, stupides, inoffensifs… d’autres sont cruels, détruisent des vies, sont cause de racisme, de haine et de peur! Celui-ci est bien connu, rabâché dans les meetings de droite et par les roquets Zémour et Marine depuis des lustres – oups, par la gauche aussi, j’oubliais que Valls en était – et bien sur repris en cœur par les médias mainstream. Ce préjugé..? « l’immigration et la délinquance en France seraient liés »

DISCRI

Partie 1 : IMMIGRATION ET DÉLINQUANCE, L’ENQUÊTE QUI DÉRANGE

Prenons un préjugé très répandu en France. « Plus il y a d’immigrés, plus il y a de délinquance ». John Paul Lepers – le journaliste – , qui en est fermement convaincu, veut vérifier. À l’aide du recensement de l’INSEE et des statistiques du ministère de l’Intérieur, il se rend d’abord dans les communes de France qui comptent le plus d’immigrés : Aubervilliers, Beausoleil, Oyonnax. Les écarts de délinquance dans ces quatre communes en tête du hit-parade de l’immigration sont tels qu’il doit changer de méthode. Il compare la délinquance dans deux grosses agglomérations que tout oppose : Montbéliard, à très fort taux d’immigrés et Caen, avec quasiment pas d’immigrés.  Les résultats le stupéfient : ce sont les mêmes. Avec l’aide de statisticiens et de spécialistes de la criminalité, il démontre que le lien entre immigration et délinquance n’est pas vérifié.

Partie 2 : LA FABRIQUE DU PRÉJUGÉ

Dans un second film, John Paul Lepers essaye de comprendre pourquoi ce préjugé est tenace. Il découvre des mécanismes insidieux qui sont à la racine de toute discrimination. À l’aide de professeurs en psychologie sociale, il réalise des expériences dans des écoles primaires et dans des salles de laboratoire qui révèlent les processus inconscients qui nous poussent à créer des catégories humaines et à leur apposer des stéréotypes, qui deviennent des préjugés à la base de toute discrimination.

Une enquête pour les Français qui doutent. Ces deux films vont choquer, et je le revendique. Au début du premier film, « immigration et délinquance, l’enquête qui dérange » je raconte une expérience personnelle, avec des mots crus : « Dernièrement, à Paris, une dizaine de jeunes, noirs et arabes, a essayé de voler mon scooter, je l’ai récupéré, mais ils m’ont frappé ». Pourquoi ai-je précisé qu’il s’agissait de  jeunes « noirs et arabes », au risque d’être condamné pour cette précision ethnique. J’ai décidé de prononcer ces mots parce que je sais aujourd’hui que nous sommes dans l’erreur, et que cette situation est dangereuse pour notre pays.

Pendant le tournage de ces films, j’ai accepté de me mettre à nu. J’ai abandonné mon idéologie, et j’ai voulu me fondre dans cette France qui est malade des bouleversements qu’elle subie. Nous – une majorité de Français, et je m’y inclus – avons la quasi certitude que la montée de la délinquance est liée à l’immigration. Certes, nous ne l’exprimons pas de la même manière, car pour certains il s’agit d’une opportunité politique, pour d’autres c’est un sentiment presque honteux, mais nous en sommes là, collectivement.

Sur ces questions essentielles, les sentiments, bons ou mauvais, ne suffisent pas. Avec Christophe Nick et Gilles Cayatte, nous avons mené l’enquête, pendant de long mois. A partir des statistiques officielles que nous avons minutieusement vérifiées sur le terrain, nous apportons des preuves qui montrent que non, et je dois vous dire que j’ai eu du mal à le croire, la délinquance n’est en aucune manière liée à la présence d’immigrés sur notre territoire. Les immigrés ne sont pas plus, et bien sur pas moins délinquants que les autres Français. Qu’on se le dise !

Le premier film apporte, à tout citoyen de bonne foi, des exemples concrets et des chiffres précis, qui constituent potentiellement une boite à outils pour combattre ceux qui ont intérêt à opposer les communautés qui forment la France.

Le deuxième documentaire, s’attache à nous expliquer comment naît un préjugé, et pourquoi nous en sommes, en fait, victimes. Une plongée scientifique et subtile dans nos imaginaires collectifs. »

John Paul Lepers

Les préjugés..? On peut les colporter et les ânonner bêtement, mais on peut aussi les réfléchir, les conscientiser pour travailler dessus.
Source : Yami2 Productions