Archives de octobre, 2013

Décidément, nos valeureux afghans de Bruxelles font couler de l’encre ces temps-ci… Mais pas toujours dans le sens où on le voudrait, en fait, ils servent plutôt de révélateur de la situation pré-fascisante de la Belgique, mépris des lois, des droits individuels, de la plus élémentaire humanité, et mise en avant de la personnalité retors de nos raclures politiques, tel que des Turtelboom, De Block, Di Ruppo, Milquet, and co.

Cette histoire me rappelle la phrase de cette m…. de VandersmiSSen à notre camarade Pavel, qui prenait, comme à son habitude des photos, de je ne sais plus quel manif ou action, et à son affirmation du genre : « Hé, je suis de la presse, moi… », ce c… de VandersmiSSen lui répond :  » « Toi, t’es pas de la « bonne » presse..!!! »

Un photographe arrêté à deux reprises, la fin de la liberté de la presse en Belgique ?

From pressformore.com

« Ce vendredi 18 octobre, l’un de nos photographes s’est fait arrêter deux fois dans la même journée. Depuis une vingtaine de jours, dans le cadre de son actuel reportage pour “Press for more” sur la problématique des Afghans sans-papiers, il était régulièrement victime de menaces, intimidations et violences verbales de la part d’officiers de police. »

Voici son récit :

Cela fait presque deux ans que je travaille régulièrement comme photographe de presse. C’est un métier fascinant, aux multiples facettes et relativement étranger à toute routine. J’ai souvent l’occasion de couvrir les nombreuses manifestations dans la capitale, j’y côtoie entre autres des personnalités politiques, des ouvriers, des militants, des étudiants, des policiers… A force de se croiser, on se reconnaît, se serre la main, on échange quelques mots. Les rapports sont généralement courtois entre les différents corps et je n’ai que très rarement subi des pressions avant de m’intéresser au sujet des Afghans.

Des activistes ont lancé de la peinture rose et fermé à l’aide de cadenas les portes de l’Office des étrangers ce vendredi 18 octobre. ©Thibault Kruyts

Des activistes ont lancé de la peinture rose et fermé à l’aide de cadenas les portes de l’Office des étrangers ce vendredi 18 octobre. ©Thibault Kruyts

Cependant, avant-hier, au cours d’une seule journée, j’ai été arrêté deux fois par les mêmes policiers. J’ai été victime de violences physiques et psychologiques, de menaces, d’humiliations et d’intimidations. Mes droits ont été à plusieurs reprises bafoués. J’ai vu mes images être saisies, volées et supprimées par la police. Aujourd’hui, j’ai peur pour ma sécurité et celle des gens que je photographie, ainsi que pour ma liberté à exercer le métier de photographe de presse. Le porte-parole de la zone de police Bruxelles-Ixelles, M. De Coninck, était injoignable dès ma deuxième arrestation et ce malgré les nombreux appels de différentes rédactions.

Tout commence vendredi matin, lorsque je suis réveillé par le message d’un contact : « Action choc à 9 heures. Rendez-vous Gare du Nord ». En quelques minutes, le temps de prévenir l’un ou l’autre collègue et de prendre mon matériel, je suis sur la route. A deux pas des voies se situe l’Office des étrangers, tout y est encore calme à mon arrivée. En quelques instants, des ombres surgissent, cadenassent les portes et projettent de la peinture rose contre celles-ci, avant de disparaître sous les yeux ébahis des quelques badauds présents. Une équipe de TV Brussel, un citoyen-photographe et moi-même prenons alors des images de la scène. Deux minutes plus tard, cinq activistes arrivent, quatre d’entre eux s’allongent sur la chaussée tandis que le dernier, déguisé en Maggie de Block, s’enorgueillit de ces nouvelles victimes de sa politique.

De l’une des voitures bloquées sortent trois policiers en civils, interloqués. Après avoir demandé aux militants d’évacuer les lieux, alors qu’un seul portait son brassard, ils déplacent les corps inertes sur le côté de la route. J’ai photographié leur intervention dans sa totalité. L’action, comme les arrestations, se sont – selon moi – bien déroulées, l’ambiance semblait plutôt bon enfant. Cependant, des combis d’intervention arrivent en nombre dans les rues adjacentes. De loin, je remarque que l’équipe de TV Brussel se fait violemment interpeller alors qu’ils rejoignent leur voiture, idem pour le photographe-citoyen. Je vois quelques secondes après que des policiers se dirigent vers moi, accompagnés d’un agent de sécurité. J’ai reconnu le visage de plusieurs d’entre eux, ils étaient en effet venus harceler la semaine précédente les réfugiés afghans au 127, rue du Trône. Certains m’avaient ce jour-là menacé : « Toi, si on t’attrape, on va te niquer ta sale gueule, on va te démonter et détruire ton appareil photo ». Prenant peur, plus pour mon matériel que pour moi, je me mets à cavaler. L’agent de sécurité m’a rattrapé et immobilisé au milieu de la Gare du Nord, j’ai été très brutalement plaqué au sol et menotté par huit à dix agents de police selon les témoins. C’est sous bonne garde, plié en deux et tel un dangereux criminel que l’on me fait rentrer dans un combi. A cet instant, je les ai entendus dire « Tu vois, on t’avait dit qu’on te retrouverait, maintenant, tu vas le regretter ». Ils savaient que j’étais photographe de presse, ils me connaissaient. Le gradé m’avise que je suis désormais en garde à vue, mais refuse de me donner l’heure de mon arrestation (sans doute 9 h 30).

L’arrivée de manifestants afghans, accompagnés par une rédactrice Belga (avec qui je travaille comme freelance), modifie alors leurs priorités. Ils doivent rejoindre leurs collègues devant l’Office des étrangers. La rédactrice, ayant appris mon arrestation, vient trouver le commissaire pour confirmer mon identité, mon statut de photographe de presse et exiger ma libération immédiate. Après un temps certain, de nombreux coups de fil à M. De Coninck (porte-parole de la zone de police Bruxelles-Ixelles) de la part de la rédaction Belga et la pression d’officiers supérieurs m’ayant reconnu, mon statut passe de « garde à vue » à « témoin » forcé. Contre mon gré et sous de nombreuses menaces (saisie de mon matériel, entrave à une enquête, etc.), je suis emmené au commissariat de Bockstael. Un des policiers détient mon téléphone portable et mon matériel photo, je ne suis manifestement pas « libre » et mes droits sont bafoués. Ma carte mémoire me sera prise une fois sur place.

Arrestation violente du photographe freelance Thibault Kruyts par une petite dizaine de policiers, après l’action devant l’Office des étrangers. ©Maxime Van Laere

Arrestation violente du photographe freelance Thibault Kruyts par une petite dizaine de policiers, après l’action devant l’Office des étrangers. ©Maxime Van Laere

Libéré aux alentours de midi (soit deux bonnes heures après mon arrestation), je prends le métro pour rejoindre cinq militants devant le commissariat central de Bruxelles. Sur place, je discute avec eux pour avoir des informations quant au déroulement des événements auxquels je n’ai pas pu assister. Je les prends en photo pendant qu’ils scandent « Libérez nos camarades ! », une policière vient gentiment leur demander combien de temps ils comptent rester sur le trottoir en face du commissariat. Cinq minutes après, sans avertissement, ils sont très violemment arrêtés. Le commissaire lui-même vient me chercher, alors que j’étais à dix mètres de là, « Tu n’as pas compris avec ce matin ? Eh bien cette fois, tu vas comprendre et on va bien te le faire regretter », tels étaient ses mots. Aucun motif et de nouveau en arrestation administrative. Mon sac photo est immédiatement confisqué, je suis menotté, déshabillé et fouillé. Certains policiers, surpris de me revoir dans cette situation rocambolesque, ont essayé de demander à ce que je sois libéré, sans y parvenir. Je suis emmené en cellule, où je resterai durant cinq longues heures. Malgré des demandes répétées pour de l’eau ainsi qu’une gaufre, aucun d’entre nous n’a pu en avoir, mais nous avons subi les moqueries gratuites d’agents du commissariat. En sortant, j’ai pu découvrir que la majorité de mes images avait été supprimée et j’ai ressenti des douleurs lancinantes dans mon bras gauche toute la soirée.

Cette journée ubuesque marque un tournant important des rapports entre la Presse et les Forces de l’ordre. Des journalistes ont été volontairement inquiétés et j’ai été arrêté parce que je gênais certains officiers. Dans un pays démocratique, comment est-il possible d’en arriver à une telle situation ? De quel droit la Police peut-elle saisir et se servir des images d’un photo-journaliste alors qu’il n’y a aucun crime, seulement un petit délit qui s’effacera à l’aide d’un jet d’eau ? Photographes, rédacteurs, cameramen, preneurs de sons, sommes-nous encore libres d’exercer nos métiers d’Information, sans pour autant devenir involontairement des auxiliaires de police, ou nous faire arrêter pour refus de leur donner ce qu’ils veulent ? Un goût amer me reste dans la bouche. Je laisserai donc les derniers mots à Victor Hugo, ceux qu’il a prononcés le 11 septembre 1848 devant l’Assemblée :

La liberté de la presse à côté du suffrage universel, c’est la pensée de tous éclairant le gouvernement de tous. Attenter à l’une c’est attenter à l’autre. Eh bien, toutes les fois que ce grand principe sera menacé, il ne manquera pas, sur tous ces bancs, d’orateurs de tous les partis pour se lever et pour protester comme je le fais aujourd’hui. La liberté de la presse, c’est la raison de tous cherchant à guider le pouvoir dans les voies de la justice et de la vérité. Favorisez, messieurs, favorisez cette grande liberté, ne lui faites pas obstacle ; songez que le jour où, après trente années de développement intellectuel et d’initiative par la pensée, on verrait ce principe sacré, ce principe lumineux, la liberté de la presse, s’amoindrir au milieu de nous, ce serait en France, ce serait en Europe, ce serait dans la civilisation tout entière l’effet d’un flambeau qui s’éteint ! « 

Source : pressformore.com - Thibault Kruyts
« Sales gauchistes, on vous aura..! »

Le témoignage d’Isabelle Marchal :

J‘ajoute à ce TRÈS inquiétant témoignage que lors de l’expulsion des Afghans de l’église Sainte-Croix, les policiers interdisaient de prendre des photos d’eux. L’un d’entre eux m’a dit : « Quand ce sera votre tour, vous rirez moins » (NB : Je ne riais pas, je prenais des photos…). A une autre photographe – non journaliste, comme moi – , l’un d’eux a lancé : « Sales gauchistes, on vous aura », avant de conclure par « Raus! »… … (oui oui : Raus!)

Moi je veux bien ne pas faire de comparaisons avec « une certaine époque », mais ça devient difficile!

Quant au jour de la tentative d’expulsion manquée, chaussée de Charleroi, par deux fois, un jeune policier m’a interdit de photographier les policiers (à ma connaissance, ce n’est pas interdit, si c’est dans le cadre de leurs fonctions), et à la deuxième fois, j’ai du présenter ma carte d’identité, avec intimidations du genre : « Si vous publiez ces photos de mon collègue qui est par ailleurs mon supérieur (slurp), vous devrez vous en expliquer »…

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Voici la réaction de la presse mainstream via la rédaction du site lesoir.be:

Manif d’Afghans:
«La police n’a pas à exiger du matériel à des fins d’enquête»

«Les forces de l’ordre n’ont pas à exiger du matériel à des fins d’enquête», indique vendredi le secrétaire général adjoint de l’Association des Journalistes Professionnels (AJP), Jean-François Dumont, après qu’un photographe de presse eut été interpellé par la police lors d’une manifestation d’Afghans organisée vendredi matin devant l’Office des étrangers.

Selon des policiers sur place, le photographe freelance Thibault Kruyts a été interpellé comme témoin. Il aurait photographié des manifestants qui ont mis de la peinture rouge sur la porte d’entrée du bâtiment de l’Office des étrangers, situé chaussée d’Anvers à Bruxelles, entre la Gare du Nord et la station Rogier. Les policiers souhaitent identifier les auteurs de la dégradation à partir des photographies du journaliste freelance.

Même genre d’article sur RTBF.be: Confiscation du matériel d’un photographe: intimidation policière?

Le tueur à un nom…

Publié: 18 octobre 2013 par Page de suie dans Articles
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Il y a un service à la Commission européenne à Bruxelles où l’on ne peut pénétrer avant huit heures du matin et sortir après vingt heures. Aucun document,  papier ou informatique, ne peut en sortir sans le strict respect d’une procédure étroitement contrôlée. Même le chef de ce service est tenu de respecter cette règle. Les locaux sont ceints d’une cage de Faraday pour empêcher toute onde électromagnétique d’y pénétrer ou d’en échapper. On ne peut y entrer qu’avec un digicode, un test de reconnaissance vocale et une vérification de l’iris. On ne peut en sortir que par un portique de détection. C’est un service secret. Nul n’est censé le connaître.

C’est la direction de « Frontex », le dispositif « Frontières extérieures » destiné à « protéger », c’est à dire boucler, les frontières de l’Union européenne par lesquelles des immigrés tentent de s’introduire. C’est aussi ce service qui donne des consignes aux gouvernements de l’Union concernant le renvoi, chez eux, des immigrés clandestins jugés « inads », inadmis. C’est ce service qui donne des ordres aux polices nationales et aux dispositifs militaires chargés de boucler les frontières. Légalement, la Commission européenne n’a pas le droit de s’immiscer dans les politiques nationales de « gestion » de l’immigration, c’est pourquoi ce service est secret.

 Frontex kill

On peut estimer que ce service est responsable de la mort de milliers de candidats à l’immigration. Il est à Bruxelles. Dans les locaux de la Commission européenne.


Sur
OWNI, La carte interactive des morts de Frontex

Source: gerardselys blog - Les morts de Frontex 

ULB – Avec un « L » pour… Libre?

Publié: 15 octobre 2013 par Page de suie dans Articles
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Où l’on revient à la genèse des faits…

Jeudi 10 octobre, une assemblée générale des étudiant(e)s de l’Université Libre de Bruxelles (ULB) convoquée par le Bureau des étudiants administrateurs (BEA) a décidé de bloquer le Conseil d’administration (C.A.) du lundi 14 octobre si le point de la réforme n’est pas retiré de l’ordre du jour, et ce, à une très large majorité. En effet, les étudiant(e)s de l’assemblée générale refusent le coup de force du vote de cette réforme. Les étudiant(e)s rappellent aux autorités de l’ULB le respect du « libre examen » dans leurs propres décisions.

ag ULB 10 oct 2013

Pour rappel, fin mai 2013, en plein blocus, les étudiant(e)s furent informés d’un projet de réforme de la gouvernance à l’ULB, changeant ses statuts. Les autorités avaient constitué, quasi secrètement, plusieurs groupes de travail d’« experts » depuis 2 ans sur ce projet, sans en avertir la communauté universitaire.

Il est à déplorer que cette réforme veuille transformer l’université en une entreprise managériale. Les étudiants pointent notamment la séparation du CA en deux entités – une pour la gestion et une pour la politique académique – , effaçant ainsi toute opposition possible des corps dits « minoritaires » – étudiants, travailleurs, chercheurs – , un des derniers acquis de démocratie qui persistait de Mai 68. Les principales organisations étudiantes de l’ULB ainsi que des syndicats des travailleurs, se positionnent contre la réforme.

Les étudiant(e)s de l’assemblée générale revendiquent de manière indissociable le report de la réforme après les élections universitaires de décembre, ainsi que l’initiation d’un débat contradictoire sur l’ULB concernant la réforme préalablement à la mise en place d’un référendum où tous les membres de la communauté universitaire – étudiants, travailleurs, chercheurs, professeurs – pourront s’exprimer.

Le Blocage…

Nous refusons de vous laisser décider dans votre coin en secret d’une réforme d’une importance fondamentale pour l’université. Reportons la décision et osons le débat dans notre université. »

Une action pacifique qui a rapidement tourné à la répression policière.

Lundi 14 octobre à 16h30, plus d’une centaine d’étudiants de l’Université Libre de Bruxelles (ULB) a réussi à bloquer la tenue de son conseil d’administration (CA) pour s’opposer à la « réforme de la gouvernance ». Suite à la décision de blocage du CA si le point « réforme » n’était pas reporté.

A l’arrivée des étudiants, les autorités de l’ULB avaient déplacé le CA dans un lieu qu’ils tenaient secret. Les étudiants ont constaté qu’en lieu et place du CA, les administrateurs embarquaient dans un bus pour une destination inconnue. Les étudiants ont alors bloqué – pacifiquement, mais fermement – le bus. Malgré la présence de nombreux étudiants devant celui-ci, le bus s’est élancé manquant d’écraser les manifestants au vu et au su des autorités et des administrateurs. Suite au blocage, un second bus est arrivé suivi d’une imposante « escorte » policière dépêchée par l’ULB. Bus dans lequel se sont empressés de monter les administrateurs. Bloquant ce second bus – toujours sans aucune violence – , les étudiants ont pourtant été réprimés avec une brutalité extrême. Plusieurs étudiants ont été blessés gratuitement : matraqués, jetés au sol, intimidés par la brigade canine – faisant un étudiant mordu – et finalement gazés par les forces de l’ordre.

Dans le calme et la bonne humeur, jusqu'à l'arrivé des cognes...

Les autorités ont contacté la police contre leurs propres étudiants! Les pandores étaient présents sur le campus – et donc soumis à la responsabilité de l’ULB – avant 16h. Des policiers en civil étaient présents dans le hall d’entrée du Conseil d’Administration. Cette mascarade démocratique n’avait qu’un but : empêcher les étudiants d’exprimer leur opposition.
En voulant faire passer en force le vote de la réforme de la gouvernance – pour laquelle les délégués des étudiants et des travailleurs s’étaient exprimés contre en juin dernier – , les autorités de l’ULB n’ont pas hésité à employer la violence gratuitement plutôt que de répondre positivement aux revendications démocratiques des étudiants.

En une semaine, ce sont plus de 2.000 étudiants qui ont signé la pétition, s’opposant au projet en l’état et soutenant la volonté de plus de démocratie à l’ULB! Ceci n’a pourtant pas ému les membres du CA ce lundi. L’ULB reste sourde aux demandes des étudiants pour plus de démocratie. Les étudiants ont eu à faire face aux insultes, à la malhonnêteté et aux coups, mais ils n’ont pas cédé.

Il est à déplorer le manque d’engagement du bureau des étudiants administrateurs (BEA) dans le dossier. Le BEA, malgré sa minorité progressiste, n’a pas pris en considération le vote démocratique du blocage décidé par l’assemblée générale. Cet agissement tient de la confiscation bureaucratique du pouvoir et n’a aucune légitimité. Le BEA, en tant qu’organe de représentation des étudiants, se doit de tenir des assemblées générales (AG) étudiantes démocratiques. Le mandat du BEA doit ainsi être défini par les revendications et les actions votées par les étudiants lors de ces AG!

Il est primordial de reporter cette réforme après les élections universitaires de décembre, ainsi que l’initiation d’un débat contradictoire sur l’ULB concernant la réforme préalablement à la mise en place d’un référendum où tous les membres de la communauté universitaire – étudiants, travailleurs, chercheurs, professeurs – pourront s’exprimer. Nous nous retrouverons pour une nouvelle assemblée générale ce mardi à 12h au foyer de l’ULB, car nous n’entendons pas nous arrêter là !

Voici la vidéo contredisant la version des  « autorités » de l’ULB, aucune violence de la part des étudiants!

Ce que les autorités qualifient aujourd’hui d’extrémisme, c’est le fait qu’une partie des étudiants ne se sont pas laissé faire et ont décidé de défendre leurs convictions, leurs valeurs et leur idéal démocratique de manière conséquente. Et je le revendique : ce n’est pas bloquer le processus démocratique mais au contraire c’est lui donner vie. Je sais que dans notre université nous vivons des temps où le refus de la contestation n’a sans doute d’égal que la glorification de celle du passé, mais il faut être de tout de même solidement borgne pour ne pas voir qu’on ne peut pas sans cesse défendre les valeurs de Mai 68, le libre-examen, le refus de se soumettre à un dogme d’un côté et de l’autre refuser de dialoguer avec toute forme d’action qui sorte du cadre institutionnel. Où sont passés les valeurs d’insoumissions de notre université ?  Que signifie encore le « L » de notre nom ? »

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P.S.: Certains reconnaîtront leur plume dans ce texte, et s’étonneront que je ne cite pas l’origine de ces extraits, qu’ils ne s’en offusquent pas. Mais fidèle à mes idées libertaires, n’ayant aucune attache politique, je me suis permis de retirer de ces textes toutes expressions partisanes ou allusions à un parti et/ou organisation affiliée. Les faits se suffisant je pense à eux-mêmes. Sorry… ou pas.

Voir Kaboul et mourir..!

Publié: 14 octobre 2013 par Page de suie dans Articles
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Tu as maintenant du sang sur les mains Maggie!

En Juin 2011 Aref faisait partie du groupe d’Afghans de la rue Concorde en grève de la faim pour obtenir le statut de réfugiés.

Aref est né en 1989 – il ne connaît pas la date exacte de sa naissance – dans le centre nord de l’Afghanistan à Gozar, près des frontières avec le Turkménistan, l’Ouzbékistan et le Tadjikistan. Il est d’ethnie Tadjike et parle le Dari. Issu d’une famille d’agriculteurs, il est allé à l’école durant environ 6 ans entre 7 et 13 ans. Vers la fin des années 2000, les talibans sont venus demander à son père de leur livrer son fils aîné, Aref, pour devenir un martyr. Il a refusé et Aref a été kidnappé par un groupe d’environ 10 soldats talibans et emmené dans une maison abandonnée. Face a l’ultimatum de devenir un martyr ou d’être torturé, Aref refuse de les joindre. Après avoir reçu plusieurs coups à la tête, il a eu une fracture crânienne – à ce jour, il a une cicatrice considérable au sommet du front – De plus, les soldats talibans ont coupé son gros orteil gauche en guise de représailles.

Aref foot

Le pied d’Aref, Il avait du mal à marcher correctement et souffrait beaucoup

Lorsque les talibans ont quitté le village, un groupe de villageois l’a trouvé et emmené à l’hôpital. Il y a passé 10 jours à recevoir des soins médicaux. Pendant son séjour à l’hôpital, il est devenu ami avec un homme qui s’appelle Omar qui, qui avait comme lui été victime des talibans. Il a offert à Aref une aide financière pour le faire sortir du pays et lui permettre de venir en l’Europe pour demander l’asile. Après un long voyage, il a fini en Belgique où il a été rapidement intercepté par les flics.

Après 6 mois dans le centre fermé de Vottem près de la ville belge de Liège (qu’il décrit comme « une prison », où ils n’étaient autorisés à sortir dans la cour que pendant 3 heures par jour), il a demandé l’asile et a expliqué son histoire. Malheureusement, sa demande d’asile a été rejetée. Mais où aller? Le gouvernement belge ne peut humainement renvoyer Aref vers l’Afghanistan vu la situation sur place.

Lorsqu’il a quitté le centre fermé de Vottem, la dernière chose qu’on lui a dit c’est « bonne chance » et qu’il devrait « quitter le pays ». Il a essayé de refaire une demande d’asile mais sans succès. Littéralement laissé sans le sou il n’avait pas d’autre choix que de dormir dans la rue durant une année.

En 2013, de guerre lasse, après avoir passé des semaines à dormir à la gare du Nord, il a accepté un retour « volontaire ». Aujourd’hui, Aref est mort, tué par balles à Paghman, comme il le craignait, il avait 22 ans..!

Les Talibans pourchassent ceux qui rentrent au pays, car nombreux sont les hommes qui se sont exilés parce que les Talibans voulaient les enrôler de force. Pour les Talibans, ces hommes sont des traîtres et quand ils reviennent de l’occident c’est pire. Ces Afghans occidentalisés, les Talibans préfèrent les voir morts, que vifs…

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Retourner volontairement en Afghanistan et mourir

Communiqué de presse du Collectif des Afghans – 14 oct. 2013

« Depuis des semaines, nous manifestons pour faire entendre au gouvernement que nous ne pouvons pas retourner en Afghanistan. Nous venons d’apprendre qu’Aref est mort en Afghanistan. Il est mort par balles à Paghman, il avait 22 ans.

Aref est arrivé en Belgique le 11 mars 2009. Le CGRA lui a refusé l’asile au motif que sa crainte des talibans n’était pas crédible et que sa région dans la province de Kaboul n’était pas dangereuse. Il a vainement expliqué qu’il était en danger. Il a redemandé l’asile quatre fois. Sans succès.

En 2013, il a accepté un retour volontaire, après avoir passé des semaines à dormir à la gare du Nord. Il a été tué par balles à Paghman, comme il le craignait.

L’erreur d’appréciation du CGRA et la politique de retour volontaire de Maggie De Block ont tué un homme! »

Conférence de presse :

Mardi 15 octobre à 10.30 à Rue du Trône 127 – Contact Samir 0486/913.510

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Maggie de Block impératrix

Le fascisme commence quand l’on ne pense plus et quand la procédure a pris le pas sur la pensée.

« De wet is de Wet » nous sort le guignol en chef… pas pour l’office de étrangers alors, pas pour Magie imperatrix!

On l’a vu : la loi, c’est la loi, mais pas pour ceux qui la font, puisque notre pays la bafoue régulièrement sans accorder la moindre importance à des condamnations d’instances souveraines auxquelles il a pourtant adhéré. Outre ce comportement intolérable, notre État laisse à l’arbitraire des décisions gravissimes qui ont une influence directe sur la vie d’êtres humains. En cette occurrence, une seule conclusion possible: Soit on décide que l’Afghanistan est un pays sûr, on rappelle nos soldats et on supprime la mise en garde du Ministère des Affaires étrangères, soit on accueille chez nous des gens en danger. Il y a une troisième option: on quitte les instances internationales et on se départit de leurs lois souveraines. Ou alors, on se souvient que faire de la politique, c’est se mettre au service de la société. On décide que oui, la loi, c’est la loi. Pour tout le monde. On objective tout ce qui doit l’être, on réforme tout ce qui doit l’être.

Il existe ce qu’on appelle des lois souveraines. Parmi elles, la Convention européenne des Droits de l’Homme. Et la Belgique se dit « fière » d’y avoir adhéré. Une simple recherche sur google Starpage permet de se faire une idée du gouffre qui sépare cette « fierté affichée » et la réalité; la Belgique est régulièrement condamnée par cette même Cour européenne des Droits de l’Homme et se fout royalement de ces condamnations.

Relevons par exemple:

Octobre 2013

La ministre de la Justice Annemie Turtelboom décide d’extrader Nizar Trabelsi  vers les Etats-Unis, bafouant ainsi une décision de la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH), datant de décembre 2011 qui ordonnait en effet la suspension provisoire de l’extradition de Nizar Trabelsi outre-Atlantique. http://www.lalibre.be/actu/international/extradition-de-trabelsi-la-belgique-se-fout-des-decisions-de-justice-et-de-l-argent-du-contribuable-524db0fd35703eef3a0dc90d

Juillet 2013

Le Comité européen des droits sociaux, l’organe quasi-judiciaire du Conseil de l’Europe, a condamné lundi l’État belge et les trois Régions pour le manque de places d’hébergement et de solutions d’accueil pour les personnes handicapées de grande dépendance. http://www.dhnet.be/actu/sante/la-belgique-viole-les-droits-des-adultes-handicapes-51f5e7353570ebbf8e01914b

12 avril 2013

La Cour européenne des droits de l’Homme a condamné la Belgique à payer 5.000 euros à un demandeur d’asile afghan. Il était resté enfermé 4 mois en raison d’une procédure en cassation alors que son avocat avait obtenu sa libération après 4 jours. http://www.lesoir.be/223982/article/actualite/belgique/2013-04-12/belgique-condamnee-payer-5000-euros-un-demandeur-d-asile

Mars 2013

Le 10 janvier 2013, la Cour européenne des droits de l’homme a rendu plusieurs arrêts par lesquels elle condamne la Belgique pour violation de certains articles de la Convention européenne des droits de l’homme au vu du sort réservé aux internés détenus dans les prisons belges. http://www.justice-en-ligne.be/article539.html

Octobre 2012

La Belgique une fois de plus condamnée par la cour européenne des droits de l’homme. C’est la 9ème fois en 10 ans, mais c’est surtout la 5ème condamnation depuis l’année dernière en matière de droits des étrangers et d’asile. Souvent la Cour reproche à la Belgique un « traitement inhumain et dégradant ». Mais c’est la première fois que la cour européenne des droits de l’homme met directement en cause le travail effectué par nos instances d’asile, en Belgique. http://www.rtbf.be/info/belgique/detail_contentieux-des-etrangers-la-belgique-une-nouvelle-fois-condamnee?id=7858373

Décembre 2011

Le 13 décembre 2011, la Cour européenne des droits de l’Homme (CEDH) a condamné pour la troisième fois la Belgique pour avoir infligé un traitement inhumain et dégradant à des enfants migrants en les détenant en centre fermé. http://www.liguedh.be/espace-presse/116-communiques-de-presse-2011/1321-condamnation-de-la-belgique-pour-traitement-inhumain-a-des-enfants-migrants–tris-repetitae

Janvier 2011

Le 21 janvier 2011, la Cour européenne des droits de l’Homme à Strasbourg a condamné la Belgique pour traitement inhumain et dégradant à l’égard d’un demandeur d’asile. http://www.cire.be/thematiques/asile-et-protection/707-la-belgique-condamnee-pour-son-application-du-reglement-de-dublin

Outre ces règles de droit qui sont constamment bafouées, il y a la question « simplement » humanitaire. Des gens sont ici depuis des années. Leurs enfants sont nés ici, scolarisés ici. Au-delà d’une certaine durée, des gens ne devraient plus être tributaires de la moindre décision.

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Edit du 15 oct.

En réponse à ces commentaires nauséabonds de « responsables » politiques, sur le fait qu’Aref avait accepté « volontairement » son retour en Afghanistan…

Le « retour volontaire » est une manière de déguiser des retours forcés : ces retours se passent en général après des mois de demandes successives qui se soldent par le refus d’accorder l’asile, pendant lesquels les réfugiés errent de hall de gares en abris de fortune, arrêtés régulièrement par la police, mis sous pression pour les inciter à retourner, épuisés de devoir survivre dans ces conditions… Aref Hassanzada avait obtenu, en juillet 2011, un statut de 6 mois, renouvelable, mais en décembre 2011, Maggie a repris la fonction de Secrétaire d’Etat à l’Asile, et ces titres de séjours n’ont pas été renouvelés. Aref, qui travaillait dans une société d’Etterbeek, n’a pu voir son contrat de travail renouvelé et a passé un an à galérer. Voilà ce qu’on appelle des « retours volontaires » …

Aref Hassanzada

Vidéo de la conférence de presse :
http://www.youtube.com/watch?v=xepPY8vDCI0&feature=youtu.be

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Edit du 16 oct.

Café serré de Thomas Gunzig sur Matin première (RTBF): Fructueuse collaboration entre Maggie De Block et les Talibans afghans… La Belgique, terre d’accueil?

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Un site pour suivre au quotidien les péripéties des 450 afghans de Bxl… Owl’s Watch.net , presse, actions, agenda, pétition et communiqués

Silence, on tue! Congo six millions de morts, mais chuuut..!

Publié: 13 octobre 2013 par Page de suie dans Articles
Six millions? Oh, t’exagères pas un peu..?

Les violences en RDC ont causé la mort de 5,4 millions de personnes entre 1998 et 2007 et continuent de faire 45.000 victimes de plus tous les mois. Aucun signe d’apaisement n’étant en vue, cela porterait le bilan total à environ 6,9 million de morts aujourd’hui », selon une étude publiée par International Rescue Committee en janvier… 2008!

Alors, certes, ce genre de chiffres est parfois sujet à interprétation, mais si je ne m’abuse 45.000 victimes/mois ça fait 540.000 êtres humains massacrés par an… Et même dans l’éventualité où ce chiffre serait surévalué, on risque bel et bien d’avoir très largement dépassé en 2013 le sinistre décompte des victimes de la Shoah. Mais contrairement à cette Shoah dont on nous rappelle l’horreur à longueur d’année, les médias et les politiques ne nous parlent JAMAIS de ces massacres au Congo! Normal, ils sont perpétrés par les armées/milices – officielles ou « rebelles » – de dictateurs africains ayant le soutien de l’ONU et de l’occident… Sans oublier l’armée congolaise du porc Kabila, qui n’étant jamais payée, rackette, viole et massacre l’habitant sans scrupules. Ce chiffre représente un(e) congolais(e) sur dix de tué(e), et ce, pour du fric et du pouvoir. Un rapport de 2011 estime que 400.000 femmes sont violées tous les ans. Ce qui équivaut à toutes les femmes des villes de Anvers, Liège, Arlon et Namur réunies, chaque année!!! Mais, chuuut… alors que si des « locaux » touchent à deux filles blanches dans un pays inconnu, c’est le battage médiatique planétaire!

congolais-fuient-les-combats

Aaah mais on a envoyé nos casques bleus, nous dirons les septiques…

Sauf que sur un territoire aussi étendu que le Congo (son territoire équivaut à quatre fois celui de la France), les casques bleus – qui n’ont pour seul mandat que de « constater » – sont une goutte d’eau dans un volcan, il n’y en a qu’un pour… 143km². De plus, ces casques bleus fantoches sont des troupes « bouche-trou » venant bien souvent de pays quasi dictatoriaux eux-mêmes. Le troufion pakistanais, népalais ou jordanien de base envoyé sous mandat de l’ONU au Congo, se fout des massacres d’africains, chrétiens pour la plupart, et ne prendra AUCUN risque pour ces « noirs » aux cultures si différentes des siennes – si pas condamnées par sa religion – , l’ONU prends bien soin de n’y envoyer que des contingents de pays « aux ordres » des grandes puissances, pays où la presse n’est que propagande étatique et ne risque donc pas de faire de barouf… Pour l’heure, ces troupes onusiennes « attendent une résolution du Conseil de sécurité qui leur permettrait d’agir »… la même rengaine depuis combien d’années?

Massacre-11

On y envoie de temps-en-temps une « personnalité » pour constater les « horreurs de ces noirs qui s’entretuent », genre des Valérie Trierweiler ou Yamina Benguigui, qui reviennent toutes, les larmes – de crocodiles? – aux yeux et font une belle interview qui passera sur Arte à minuit et puis s’en va! Et pendant qu’ils se font un gueuleton dans un palace de luxe pour fêter leur retour de l’enfer, les viols, les mutilations, bref les massacres de civils continue dans l’indifférence totale! C’est un des génocides les plus meurtriers que l’on ait connu, et tout se passe dans un déni politico-médiatique qui ferait le bonheur d’un Freud. Un scandale humanitaire se déroule là-bas, ignoré royalement de tous et ceux qui savent ferment complaisamment les yeux.

Massacre-1

Pour se faire une idée du chaos actuel qui règne en RDC, il suffit de prendre l’actualité d’un début de semaine en juillet : (je tiens à dire que je ne me porte pas garant de l’honnêteté de ces médias, certains pouvant avoir des discours partisans – ou pas – , mais c’est surtout révélateur du quotidien au Congo, et ces dépêches ne concernent qu’une seule région)

RDC : plus de 55.000 Congolais se sont réfugiés en Ouganda en deux jours (985)
Nord-Kivu : la localité de Kikingi sous contrôle des rebelles ougandais de l’ADF Nalu
Nord-Kivu : les ADF Nalu ont tué 10 personnes à Kikingi et Kamango en une semaine
RDC : les FARDC affrontent aussi les islamistes ougandais et shebab somaliens au Nord-Kivu
RDC : la Monusco “profondément préoccupée” par l’attaque du M23 à Mutaho 
Nord-Kivu : des combats entre FARDC et M23 à Mutaho, « paralysent des activités à Sake »
RDC : 120 rebelles du M23 et plus de 10 militaires tués à Mutaho, selon Lambert Mende
Nord-Kivu : deux groupes armés occupent deux secteurs du territoire de Walikale (2195)
Sud-Kivu : 3 combattants capturés après un échange de tirs entre Maï-Maï et FARDC
Nord-Kivu : des ménages se réfugient à l’hôpital, après combats entre FARDC et Maï-Maï à Nyamilima
RDC : la MONUSCO appelle à « la retenue afin d’éviter une escalade de la situation autour de Goma »
– RDC : la ministre française de la Francophonie dénonce les « escadrons de porteurs du Sida » (2451)

Vous ne vous y retrouvez pas dans tous ces groupes, qu’ils soient milices, rebelles, armées et autres assassins… moi non plus, mais ils sont légions, de toutes nationalités, ethnies ou penchants politiques sur place et ont tous comme point commun le pillage, le meurtre et le viol.

Et l’armée nationale dans tout cela ? Pourquoi n’agit-elle pas ? Les Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC), ont été remaniées il y a quelques années dans un effort de réconciliation nationale : ont été acceptés dans ses rangs les soldats de toutes les milices sévissant jusque là dans le pays. Ceux qui pillaient, tuaient et violaient devaient simplement prouver qu’aucune accusation de crime ne pesait contre eux pour être autorisés à porter l’uniforme national. Aujourd’hui, cette armée n’a aucune unité, et n’est pas maîtrisée par un commandement central : ces soldats participent toujours activement aux pillages, meurtres et violences sexuelles dont est victime la population congolaise […] La RDC est le 6ème pays le plus corrompu au monde. »

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Est-il utile de préciser que n’ayant aucun penchant pour l’armée et la notion d’état – où que ce soit, et sous quelque forme qu’il soit – , il est évident que je ne prends parti pour aucun de ces protagonistes. Hormis pour le peuple congolais, dont le seul tort est de vivre dans des régions aux ressources minières et forestières riches, et de ce fait convoitées par nos multinationales et nos gouvernements, qui n’ont aucun intérêt à voir la région se pacifier, afin de mieux la piller et la contrôler.

Belgian PRISM..?

Publié: 9 octobre 2013 par Page de suie dans Articles
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Tous vos mails, recherches Google, appels Skype ou GSM stockés un an! La zombie Annemie va plus loin que ce que demandait l’Europe…

Ben oui, quand il y a une saloperie dans l’air… la môme Turtelboom n’est jamais bien loin, hein!

Un Arrêté Royal est passé au Moniteur pour obliger l’ensemble des opérateurs télécoms et fournisseurs d’accès internet actifs en Belgique à conserver TOUTES les données relatives aux communications téléphoniques, au surf sur internet et aux échanges de mails de la population belge, et ce, durant un an – ou plus si affinités. Cette loi prévoit également qu’il soit possible de savoir où a été acheté une carte SIM, on peut donc imaginer que l’achat de cartes SIM ne pourra plus se faire de façon anonyme comme c’est le cas en Belgique. Bien sur, ces précieuses données stockées seront mises à la disposition de la police, de la justice, de la Sûreté de l’État et des renseignements militaires. Les opérateurs ont un an pour s’adapter, et on peut leur faire confiance pour se mettre à jour, s’ils n’ont pas déjà anticipé la demande depuis belle lurette…

internet censure liberté annemie turtelboom

Sont donc concernés selon cette nouvelle merde:

  • La téléphonie fixe (communications & fax)
  • La téléphonie mobile (communications, SMS & MMS via les GSM/Smartphones)
  • L’accès à l’internet (surf sur moteur de recherches, DDL, commentaires, Torrent, paiements)
  • Le courrier électronique par Internet (E-mail & chat)
  • La téléphonie par Internet. (Skipe and co.)
Excès de zèle ou mesures pré-fascisantes?

Les ministres Annemie Turtelboom (Open VLD) et Johan Vande Lanotte (sp.a) reconnaissent que leur Arrêté Royal va beaucoup plus loin que ce qui était recommandé par L’Europe, dans sa directive de 2006. Ils justifient cette sévérité accrue par le fait que la police et la justice ont désormais besoin de davantage de données pour mener à bien leurs missions et aussi par le fait que la technologie a beaucoup évolué depuis cette directive de 2006. »

1984 BigBrother

Comming soon, Bigbrother by Anemie..!

Et envoyez! Un pas de plus dans une dérive liberticide à laquelle le citoyen lambda assiste résigné, comme un mouton, comme si cela était inéluctable. On leur refourguerait un « télécran » à la Orwell dans le salon qu’ils trouveraient encore ça acceptable pour assurer leur… sécurité. Ben oui, parce que c’est bien sur pour vous protéger des vilains-méchants, non? Non..?

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Ils vont à l’encontre de leur constitution:

– Art. 29 de la Constitution dispose que : « Le secret des lettres est inviolable. »

– Art. 12 de la constitution belge dispose que : « La liberté individuelle est garantie. Nul ne peut être poursuivi que dans les cas prévus par la loi, et dans la forme qu’elle prescrit. »

– Art. 27 de la constitution dispose que «Les Belges ont le droit de s’associer; ce droit ne peut être soumis à aucune mesure préventive. »

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Action – Réaction

Apprenez à vous servir des armes à votre disposition pour contrer les désirs délirants des « Annemies » de tous bords..! Utilisez sans modération GPG, TOR, Truecrypt et toutes les astuces possibles pour résister à leur intrusion liberticide dans votre vie privée!

Vous trouverez les outils nécessaires ICI..!

Le bon moment pour remettre les pendules à l’heure…

Comme la plupart d’entre nous, il ne se passe pas une journée sans que je ne viole une loi. Je ne pratique plus la désobéissance civile, parce que ma révolte est dépourvue de civilité. Ce que je pratique, c’est l’illégalisme.

Je suis amorale, donc alégale. Je considère les lois et les règles édictées par les classes dominantes comme nulles et non avenues. Je refuse de m’y soumettre, c’est la seule façon de me mettre à vivre pour de bon plutôt que de me contenter de simplement survivre. Être alégale, c’est agir en accord avec mes propres désirs plutôt qu’en fonction des prémisses établies par la société – et c’est précisément ce qui horripile les représentants de la loi et les braves citoyens conformistes. »

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Fiche_de_Police_de_Raymond_Callemin (Raymond la Science)

Le blog flegmatique d’Anne Archet

«Presque tous les désirs du pauvre sont punis de prison.»
Céline, Voyage au bout de la nuit

«J’suis un pas-de-chance, j’écope tout le temps!»
André Soudy

Je me suis levée ce matin avec l’envie de déterrer un vieux concept que les anarchistes tentent très fort d’oublier depuis plus d’un siècle, depuis l’issue pathétique de l’aventure de Bonnot et de ses bandits tragiques. Un mot qui n’a rien de respectable, un mot qui sent la poudre et le solvant de l’encre des faux monnayeurs de la (supposée) Belle Époque : le mot «illégalisme».

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Comme la plupart d’entre nous, il ne se passe pas une journée sans que je ne viole une loi. Je ne pratique pas la désobéissance civile, parce que ma révolte est dépourvue de civilité. Ce que je pratique, c’est l’illégalisme.

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Comme la plupart d’entre nous, je subis depuis ma naissance une exploitation aliénante et continuelle. Il n’y a…

Voir l’article original 1 285 mots de plus

Vous êtes illégaux, vous  n’avez aucun droit, vous n’avez rien à demander

Ils ont quitté leurs attaches à la recherche, peu importe de quoi, et après un long voyage qui peut s’avérer fatal ils trouvent l’accueil glacé et cruel de cet occident qui continue à piller au quotidien leurs pays  d’origine.

centre fermé Merksplas

Bienvenue dans l’Europe forteresse dont les barbelés tranchants vous coupent net tout espoir. Et quand quelqu’un court après son étoile, ses agents  s’empressent de le retrouver, le menotter, l’enfermer.

“Vous n’êtes rien”
Ils essaient d’injecter cette sensation au plus profond de leurs entrailles.
“Vous n’êtes rien”
Ils les entassent comme du bétail.
“Vous n’êtes rien”
Juste pour ne pas les laisser mourir ils leur balancent trois fois par jour leur ration de pain fromage. Allez, allez, au pas! au pas! Le rythme est militaire: 20 minutes de douche, 40 personnes, 4 douches: 2 minutes pour être propre, c’est fini allez, au pas! au pas! Juste pour les laisser souffrir, pas de soins médicaux.
“Vous n’êtes rien”

Caricole centre fermé 127 ter

Et  comme ils sont loin d’être rien, et refusent de se laisser faire, certains parlent, essaient d’agir, comme ils peuvent, du fond de leur cage.

Comme vendredi à Merksplas, ils étaient 40 à entamer la grève de la faim et à demander du soutien, ne pas rester dans l’isolement du centre, que le dehors s’allie à leur combat. Et cela n’a pris que 4h pour que les robokeufs débarquent et en écrasent 5 avant de les mettre au cachot.

Cela ne cassera pas leur détermination, ils sont 20 à continuer et formulent leurs revendications. Ils travaillent ensemble, font une liste  et rencontrent trois jours plus tard le directeur du centre.

Centre fermé Vottem

La seule réponse qu’on leur jette à la figure: “Vous êtes illégaux, vous  n’avez aucun droit, vous n’avez rien à demander”. Un autre encore est envoyé au cachot.

Quatre jours de grève de la faim, une répression systématique et violente, 6 personnes au cachot. Avec violence, un transfert vers un autre centre fermé.

Et tout ça dans l’indifférence totale !
Relayé depuis Getting the Voice Out