Après la chasse aux chômeurs… le contrôle des patrons répondant aux candidatures!

Publié: 16 septembre 2013 par Fernand Naudin dans Articles
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Du surréalisme typiquement belge, l’ONEM contrôle même les employeurs qui ont le culot de répondre aux candidatures de ces fainéants de chômeurs..!

Déjà que les employeurs chez qui vous envoyez une candidature, ne sont qu’une minorité à prendre la peine de vous répondre – même quand ils ont eux-mêmes placé une annonce – , voila que ces crétins de l’ONEM (Pôle emploi à la belge) leur font quasi la chasse… car pour leurs cerveaux de fachos dépourvus d’humanité et de neurones, être un patron « correct » et humain qui estime normal de donner une suite – même négative – à une sollicitation est plus que suspect!

Car à L’ONEM, la norme pour un employeur « sérieux » est celle du syndicat neutre des indépendants (S.N.I.), qui excédé par tous ces chômeurs – « faux candidats à l’embauche » – osant demander à l’entretien que le patron signe une « preuve de candidature », avait même demandé que le gouvernement organise la délation anonyme de tous ces candidats récalcitrants.

« Le SNI proposait de transmettre « en toute convivialité » les noms de ces faux candidats, par le biais d’une application en ligne, aux services de placement (Forem et Actiris) et à l’ONEM. Face à ces hordes de faux candidats, la plupart des entreprises réagissent de manière ferme à de telles pratiques : 32 % terminent directement l’entretien et 22 % ne signent pas pour un tel candidat. Et 4 % des entreprises transmettent le nom de cette personne au Forem, Actiris et/ou à l’ONEM. Les PME vont même un peu plus loin car 69 % trouvent que l’allocation de chômage devrait être supprimée pour les chômeurs qui ne postulent rien que pour ne pas perdre leur allocation. »

Pour l’ONEM, répondre à une candidature est hautement suspect !

Pour preuve la copie d’un courrier-type envoyé par l’ONEM à l’un de ces recruteurs plus humain que les autres…

«Lors des entretiens, (contrôle dispo à l’ONEM où un « facilitateur » épluche les preuves de recherche d’emplois du chômeur) nous avons constaté qu’à plusieurs reprises le nom de votre établissement a été mentionné dans les documents présentés.»

Jusque-là, on explique le pourquoi. Mais déjà la menace pointe :

« Afin de pouvoir vérifier si votre nom n’a pas été utilisé à des fins frauduleuses, nous serons peut-être amenés à vous contacter  régulièrement pour contrôler les candidatures des demandeurs d’emploi.»

En gros, l’employeur aussi va avoir l’ONEM aux trousses, déjà qu’il a pris le temps, lui,  de répondre aux chômeurs, voilà comment on le remercie…

«Pour cela, nous vous « demandons » au préalable de répondre au questionnaire qui suit et nous le renvoyer dans les plus brefs délais.»

La vraie menace, on peut la lire sur la page deux, en bas de page, un extrait du code pénal social très clair quant aux conséquences d’un refus d’obtempérer…

« […] sont punis d’un emprisonnement de huit jours à trois mois et d’une amende de 100 à 1000€ ou d’une de ces peines seulement, l’employeur, son préposé ou mandataire qui ne fournit pas, dans les délais qui lui sont impartis par l’inspecteur ou le contrôleur du chômage… »

.

Voici la lettre complète reçue par un de ces employeurs:

Lettre-Onem-aux-recruteurs-contrôle-dispo-chômeurs-p1.


Lettre-Onem-aux-recruteurs-contrôle-dispo-chômeurs b

Tout le monde le sait – à l’ONEM – , ces parasites de chômeurs sont tous des fraudeurs, tricheurs and co.!

Cette propension à soupçonner de fraude tous les actes posés par le chômeur quant il rencontre ses obligations légales est au cœur de toutes les réformes du droit social depuis les années 2000.  Cet état que nous haïssons assomme le chômeur de devoirs à accomplir.

Le chômeur ne subit que des renforcements négatifs. Plus on alourdit sa barque, plus la traque s’intensifie, plus la pression est forte, plus il se sent acculé et plus le chômeur, qui n’a d’autre choix, élabore des stratégies de survie qui impliquent d’adopter les comportements qui lui sont imposés,  et indiquerait alors (le comble) qu’il ne fait que remplir officiellement ses obligations, que le cœur n’y est pas (c’est juste du show pour garder ses alloc), car il serait profondément adversaire – par nature – à chercher un emploi, c’est une évidence, le chômeur est responsable du chômage (paramétrage par défaut de l’ONEM en mode « fraude » permanent). Et finalement, la docilité du chômeur à adopter les comportements du «bon chercheur d’emploi» se retourne contre lui. Paradoxal système.

Ce gouvernement a donné un blanc-seing à tous les organismes de la Sécu, et à l’ONEM en particulier, pour pratiquer la pédagogie noire qui est à l’œuvre : on casse du chômeur, on le punit d’être chômeur en lui baissant ses allocations, on le punit de ne pas avoir trouvé un emploi en l’excluant purement et simplement – comme les jeunes à partir de janvier 2015 – , mais surtout le soupçon permanent entache ses démarches pour l’ONEM et ses sbires collabos, l’ennemi d’état du chômeur.

png_dessin298_titom_chasse_aux_chomeurs

 

Source: http://actuchomage.be
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