Archives de juin, 2013

Si alimentation biologique rime avec alimentation saine, elle devrait rimer aussi avec produits locaux.

Je suis pas compliqué comme mec, chez nous, on essaye de dépendre de moins en moins de cette société qui nous débecte. Déjà, on n’achète que ce qu’on ne sait pas piquer – un choux-fleur en poche c’est pas pratique, quoique… on a vu pire 😉 – , cultiver, récupérer ou faire soi-même. Quand je dois acheter des fruits, farines, etc, je privilégie le bio, mais lorsque je me pointe dans un magasin « Bio », je constate que la provenance de ces produits est aux antipodes de la production locale. Hier, des pommes bio venaient du Chili, les oignons de chine, les haricots princesse du Kénya..! Bon, je suis pas non plus intransigeant, je ne râle que pour les produits cultivables ou susceptibles d’être produit en Europe, il est évident que pour les bananes, dattes, café, cacao, avocats, épices, quinoa etc… ça court pas les rues dans nos régions.

article magasin bio

Dernièrement, le marché des produits biologiques croissant, les distributeurs doivent regarder au delà de nos frontières pour satisfaire la demande de leurs consommateurs et du même coup, nous fait perdre de vue un des principes de base de la culture biologique : sa dimension locale.

Prenons l’exemple d’un kiwi bio de Nouvelle-Zélande qui a parcouru 13.000 km; si ce dernier est, certes, meilleur pour la santé que ses équivalents traités chimiquement, il est en revanche écologiquement mauvais pour la planète.

Maintenant, il faut tenir compte de la pénurie de matières premières « bio » en Europe : même si les surfaces cultivées et le nombre de fermes bio vont croissant, la demande reste encore très supérieure à l’offre. D’où « l’obligation » d’importer. L’objectif d’une production bio 100 % locale est difficile à atteindre, voire utopique pour le moment…

Le phénomène est le même aux États-Unis, où le bio connait un boom sans précédent – les yankees deviendraient-ils moins cons? – , les fruits et légumes font en moyenne 2.500 km avant d’atterrir dans l’assiette des consommateurs. Ainsi, en plein hiver à New York, des magasins bio proposent à leurs clients des tomates, concombres, basilic, poivrons frais tous étiquetés « bio ». Or, ces produits, disponibles à l’année, sont cultivés à des milliers de kilomètres en Basse Californie au Mexique. Dans ces conditions, l’agriculture biologique n’est plus en phase avec le développement durable. L’exemple des productions intensives dans une région extrêmement aride comme la Basse Californie illustre bien son propos; un tiers des nappes phréatiques y seraient surexploitées malgré le recours à des techniques de conservation de l’eau comme la micro-irrigation. De plus, la pratique de la monoculture entraine un appauvrissement des sols.

Autre conséquence quand le bio vient de loin, son transport par voie aérienne ou maritime entraîne de fortes émissions de gaz à effet de serre favorisant le réchauffement climatique. 

De plus, les produits bio importés ne sont pas forcément soumis à la même réglementation pour l’obtention du label « Bio » – certains labels s’obtiennent… par fax, avec un virement joint. Enfin, ayant voyagé de longues heures/jours, ces produits ont souvent perdu de leurs qualités nutritionnelles et gustatives, et en se coupant des rythmes de la nature, on peut modifier l’équilibre de son propre métabolisme. Quels sont les problèmes écologiques liés à la consommation de fruits et légumes qui ne sont pas de saison : soit ces produits sont cultivés sous nos climats, et ils le sont alors sous serre ; la consommation d’énergie pour chauffer ces serres est dans ce cas énorme. Soit ils proviennent de contrées où le temps est plus clément, et c’est alors le transport pour acheminer jusqu’à chez nous ces produits qui pose question.

En France, le manger local est depuis longtemps prôné par les AMAPAssociations pour le maintien d’une agriculture paysanne – et les associations de consommateurs écolos car il permet de développer l’économie locale. Loin d’être incompatible avec la mention bio, cette pratique est de plus en plus encouragée car elle permet de dynamiser l’agriculture bio française. Et lorsqu’elle favorise des méthodes agricoles extensives, cette habitude de consommation évite sans aucun doute bien des émissions de gaz à effet de serre inutiles.

Le bio local en concurrence avec le bio importé

Le problème est que de nombreuses « chaines » de magasins Bio se créent avec la demande croissante, et que tout comme les grossistes « classiques » ils recherchent la rentabilité maximum, ce qui induit obligatoirement l’achat dans des pays ou la main d’oeuvre et les taxes sont moins chères… Or, si on achète « bio » c’est pas pour que ça profite à des salauds qui exploitent les journaliers dans des pays lointains, en se faisant des couilles en or, surtout que la provenance de pays moins onéreux ne change rien aux prix, seule la marge bénéficiaire est augmentée!

Dans l’idéal, le produit à privilégier serait donc à la fois, issu de l’agriculture biologique locale ET un produit de saison. A bon entendeur…

Dit autrement et avec tous les égards que l’on doit aux personnes de bonne volonté : un simple logo AB sur une étiquette n’est pas gage suffisant d’une vraie démarche écologique ; ni de la part de celui qui produit, ni de celui qui distribue, ni de celui qui achète. Ce logo garantit un mode de production vierge des souillures de l’agriculture chimique, et c’est déjà un énorme pas. Il n’exclut pour autant pas quelques dérives énergétiques au niveau de la production, de l’emballage, des transports ou des habitudes de consommation qui limitent parfois les ambitions environnementales liées par essence à la démarche. Se servir de son cerveau n’est pas interdit…

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Encourageons également les « dégustation/récupérations de bon sens » et les « marchés gratuits » organisés à Namur, Bruxelles, Louvain-la-neuve, etc…

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Confusion de la môme Joëlle lors d’une question sur son implication dans l’affaire Kimyongür au Sénat

La nouvelle affaire Bahar Kimyongür a été abordée au sénat lors d’une question à la ministre Milquet sur son implication propre et sur l’implication de la Belgique dans l’arrestation de Bahar Kimyongür à Cordoue il y a quelques jours. Lors de sa « réponse », la ministre confond visiblement le DHKP-C et le PKK (sic). Puisqu’à plusieurs reprises lorsqu’on lui demande en quoi le DHKP-C a été abordé lors de sa rencontre avec les autorités turques le 22 mai, elle répond entre-autres « Abdullah Öcalan », « le processus de paix » et « le désarmement dans les montagnes près de la frontière ». L’incompétence à l’état pur..!!!!

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Joelle Milquet sinistre de l'Intérieur

T’as pris un coup de vieux Jojo… même le maquillage à outrance ne cache plus les dégâts. On finit toujours par ressembler à ce qu’on est à l’intérieur…

Source: Secours Rouge
Petite mise au point

Bon, ayant eu des échos de commentaires sur Indy paris… j’ai été voir, et voici ce qu’en disent les membres du collectifs: « Propos plus que limites et complotistes et plaidoyer sur le site page de suie de Bahar Kimyongür un collaborateur de Michel Collon ayant donné des conférences en présence de négationnistes et de militants d’extreme droite. »

Bon… OK, la liberté d’expression des camarades étant un principe intouchable, je ne critiquerai point. Notez tout de même que cet article ci-dessus n’est pas un « plaidoyer » pour ou contre Bahar Kimyongür, mais bien une attaque contre une ministre incompétente! Ici, je critique uniquement le fait qu’elle mente ouvertement et qu’elle confond stupidement  le DHKP-C et le PKK… ce qui, pour une ministre de l’intérieur, revenant de Turquie, est inadmissible de connerie!!! Que son incompétence porte sur ce Bahar Kimyongür, n’en diminue pas la portée.

Quand aux Collon and co. Je pense les avoir assez critiqué pour qu’on se rende compte qu’ils me débectent clairement. Bref, c’est pas sympa de lancer des rumeurs assassines sans se donner la peine de vérifier à quel point je pisse allègrement sur l’extrême droite et tout ceux qui essayent de faire passer subtilement leurs thèses puantes! On peut refuser un article sans salir à la légère une réputation, non?

Nos ancêtres vivaient en anarchie…

Publié: 23 juin 2013 par Page de suie dans Articles
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En ce dimanche 23 juin, quoi de neuf en ce monde ??? Le discours dominant des personnes contre l’anarchie vise à affirmer que l’idéologie est irréalisable et qu’elle n’est qu’une utopie. L’utopie est pour eux un fait irréalisable. À travers toutes ces paroles en l’air ils démontrent sans démontrer que l’anarchie est un mirage. Pourtant ils ont oublié que l’anarchie a existé bien avant la Commune de Paris, ou encore la Cosaquerie en Ukraine, etc… L’anarchie est une expérience dont nous sommes tous héréditaires, mais dont beaucoup d’entre nous ont oublié l’existence, le fonctionnement et l’idée qui était dégagée.

 Le Capitalisme nous fait croire que l’anarchie est une idéologie de violence, pour des gens violents et surtout une idéologie marginale. Nous allons alors tenter de présenter les éléments de vie de nos ancêtres, il y a plusieurs milliers d’années, puis d’expliquer en quoi leur mode de vie s’apparentait à l’anarchie.

dualité bonheur combat

Nous devons rappeler les bases de l’anarchie. En effet sans connaissance de l’anarchie, nous ne pourrons à aucun moment tenter de comprendre la vie de nos ancêtres. Le terme anarchie vient du grec anarkhia qui renvoie à une société sans chef et sans autorité.

Tout d’abord l’anarchie répond à l’anti autoritarisme c’est-à-dire que les règles appliquées ne sont pas des règles imposées à la masse par une petite sphère, mais des règles imposées par la masse à cette sphère qui est élue avec un mandat impératif et révocable. En refusant tout ordre, la sphère psychologique affirme l’idéal libertaire. L’anarchisme aspire à mettre en avant l’apologie de la liberté.

Selon les époques, les aspirations et les contextes ont été différents. Les définitions données par les intellectuels ont également différé. Ainsi Proudhon, Bakounine, Stirner, Tolstoï, Faure, Makhno n’ont pas la même approche, mais il est sûr que l’élément central est la liberté.

L’anarchisme de Makhno, de l’Espagne pendant la guerre civile et autre, est toutefois très particulier, puisqu’il répond à la guerre. C’est ce que l’on appelle l’anarchisme de guerre.

Comme nous l’avons dit plus haut, étant donné qu’il n’y a pas de chef, cela sous-entend qu’il s’agit d’un système horizontal. Les modalités tournent autour de la démocratie directe, et d’un état fédéral. L’anarchie fonctionne sous une forme spécifique de l’état. À la différence des autres modèles, l’état c’est le peuple, la force de l’état c’est le peuple, les directions prises par l’état sont prises par le peuple. Les mandats sont impératifs et révocables.

Autrement dit, le peuple est entièrement souverain et maître de ses décisions puisque c’est lui qui agit directement en prenant de manière pleine et entière les décisions. La République Anarchiste existe, quand les hommes prennent en main leur destin de fond en comble.

Anarchie

L’autonomie est également une des bases de l’anarchisme. Elle se répand sous différentes formes qui associent le côté individuel à celui du partage. Il est important d’apprécier le mot autonome par le fait de ne dépendre d’aucunes personnes. Par conséquent cela s’organise au niveau de la gestion de la cité, mais aussi au niveau des ressources et produits alimentaires. L’autonomie aspire à une production locale pour une consommation locale. Les « anarchos autonomes » sont l’opposé de l’avarice et de l’égoïsme du Capitalisme. L’autonomie permet aux êtres humains de se retrouver et de revenir aux valeurs humaines à l’inverse du système buveur de sang et mangeur de carcasse qu’est le Capitalisme.

La propagande des idées nauséabondes des réactionnaires de droite comme de gauche sur l’anarchie est un signe de bassesse intellectuelle. Ne pas être d’accord est un fait, considérer et décrire ses opposants comme des terroristes ou des voyous est une escroquerie intellectuelle, qui s’apparente plus à un préjugé et à de la propagande.

Il faut également souligner que l’anarchie est une idéologie pacifique, qui prétend vouloir uniquement le bonheur de son prochain, en faisant tout pour avoir son bonheur. L’antimilitarisme est aussi énormément présent dans les discussions concernant les conflits armés d’ordre économique ou simplement d’intérêt.

Nous devons évidemment nous tourner vers les civilisations du néolithique (10 000 et 3 500 av. JC). Toutes les sociétés ont été concernées par la forme primitive de l’anarchisme.

En effet, dans l’exemple de la France, différents peuples ont mené des invasions : les Celtes, les Romains, les Francs, autant de mouvements de migration qui ont permis de construire la richesse que nous avons aujourd’hui. Si l’exemple peut déplaire (étant donné la récupération grotesque des fascistes et nationalistes pour imposer le capitalisme par la force et mettre les peuples dans un esclavage drastique) [1], il en va pour d’autres civilisations comme celles issues de la grande période de l’agriculture en Mésopotamie avant les premières grandes civilisations comme l’empire Babylonien, les Assyriens ou encore les Sumériens.

Ce qui marque la fin du Paléolithique est le passage de la vie nomade à la sédentarisation de l’être humain, suite à l’apprentissage de l’irrigation des cultures, notamment le blé. Le fait de cultiver les terres a permis le développement des « hameaux ».

ventriloque

Ce sont ces hameaux (petit village) qui se sont auto organisés pour parvenir à leur survie sans subir de pressions extérieures. L’auto-organisation est appelé communément autogestion. Évidemment nous ne parlerons pas de la conception dans sa phase moderne (la Gaule) de la société celte, qui s’apparentait évidemment à une société de classes.

L’auto-organisation sous la forme que pratiquaient les Vikings (peuple de Scandinavie) se réalisait à travers une assemblée particulière. Il est dit que « les thing » étaient des assemblées ordinaires où les grandes décisions étaient prises. Mais surtout ce sont des assemblées locales, pour des choix locaux, qui permettent aux personnes de l’assemblée de gérer la société en toute transparence. Les Assemblées se mêlaient très bien à la vision de la classe qui y était propagée, il n’y avait pas de lutte des classes. Puis il est très important de citer que les Hommes et les Femmes dans ses assemblées avaient le même poids, et que leurs paroles étaient égales.

Les assemblées font partie de l’univers de la cité, donc la forme d’organisation dans les décisions importantes est uniquement prise par l’assemblée. Par conséquent le lieu de rassemblement de l’assemblée est l’endroit le plus élevé de la cité. Elle est au sommet de la vie de la cité.
L’Anarchie est également présente dans la mythologie [2], même si la religion est souvent contraire à l’anarchie. L’anarchisme chrétien de Tolstoï nous permet de faire fi de cette position. La liberté est une vision très importante. Donc quand la liberté est mise en avant dans une mythologie on peut se demander si les visions sont mises en avant pour une société libre et sans différences. Les hommes voulant la liberté sont alors sous la protection de cette mythologie. Ainsi lorsqu’une mythologie fait l’apologie de la liberté elle entre souvent dans le registre de l’anarchisme au sens large. Par conséquent une société qui proche de l’anarchie a une mythologie dont les fondements sont proches de l’anarchisme. L’un ne va pas sans l’autre.

Les premiers états se sont créés sur la base d’une fédération pour garantir la plus grande autonomie aux hameaux ou villages qui la peuplaient. Les premières fédérations ou unions furent créés dans le but d’améliorer la vie des habitants sur des points précis, avec des visions bien particulières.

De plus, sur l’ensemble des hameaux la répartition des tâches propres se faisait de telle manière que chaque personne avait un travail utile à la société. L’aspect du travail était d’ordre social et en aucun cas dans la vision de production et de rendement actuelle.
L’anarchie était bien présente, mais dans sa forme primitive et différente de celle qui est vécue aujourd’hui.

Lorsque maintenant des personnes vous diront que l’anarchisme au sens large de sa définition n’est qu’une utopie, vous pourrez leur répondre que « l’histoire telle qu’elle est décrite n’est qu’une imposture ». L’anarchie n’est pas une idéologie de violence comme elle est tant décrit aujourd’hui, mais une idéologie humaine, une idéologie qui ne fait pas couler de sang ; il n’y a que le capitalisme qui fait couler le sang et incite à la violence et à la destruction des relations entre les Hommes et les Femmes.

L’Anarchie est un système propre, un système qui appartient à notre histoire, un système qui a marqué notre organisation actuelle, notamment les conseils généraux et régionaux. Sans cette phase d’anarchie, notre société serait encore au stade de la préhistoire.

Le développement d’une société doit se faire avec la notion d’autogestion si elle veut pouvoir un jour mêler le peuple à la direction du pays.

Aussi sans cette vision ancienne de l’anarchisme, les thèses communistes n’auraient pu se développer car elles se basent beaucoup sur la vision de partage qui était développée. Il est l’heure de dire aux réactionnaires : « Apprenez votre histoire, revenez faire de la politique après ! ».

Voila encore un jour en ce beau monde… allez allez circulez il y a rien à voir.

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Notes :

[1] Les nationalistes, intégristes ou non, sont ceux qui ont le moins lu et appris l’Histoire, leur délire n’existe pas. Les nationalistes sont tous à un moment donné issu d’un mouvement migratoire (déplacement d’une population d’un point A vers un point B), l’être humain et les animaux l’ont toujours fait au cours de l’histoire. Du Néolithique jusqu’à l’invasion des Francs menée par Clovis, la migration a toujours été présente. Être contre l’immigration, c’est être contre la nature, c’est renier l’histoire de l’Humanité.
Ainsi quand ils font le choix de prêter allégeance à la croix celte pour montrer qu’une « ethnie » est supérieure à une autre, ils oublient que les Celtes ont été des migrants pendant une époque et qu’avant cette époque il y avait d’autres peuples sur le territoire équivalent à la France.
Pour en finir, ce sujet ne leur appartient pas, et ne doit pas leur appartenir. L’Histoire appartient à ceux qui l’étudient, à ceux qui la connaissent, à ceux qui la cherchent, à non ceux qui créent des mythes imaginaires pour satisfaire une idéologie raciste, xénophobe et mensongère. Ils font honte à l’Histoire en reprenant certains symboles.
Également en période de crise du Capitalisme, ils n’hésitent pas à créer l’Histoire pour que le peuple vote pour eux, pour que les gens s’enferment sur eux-mêmes, rappelant la théorie de l’Ermite, pour renforcer toujours un peu plus le système qui les a mis dans la misère. La Xénophobie par la théorie de l’Ermite quand elle utilise la Croix Celtique ne ressemble en rien à la manière dont vivaient les Celtes et leurs ancêtres. Leurs ancêtres n’étaient pas des fascistes, des xénophobes, des capitalistes et des extrémistes du Capital !

[2] Les Nationalistes de tous bords comme toujours aiment écrire leurs histoires, pour vivre dans un monde artificiel. Ainsi l’exemple le plus flagrant est la récupération du Marteau de Thor. L’histoire de ce marteau n’a rien de nazi ou autres. Leurs sous-cultures leur ont permis d’imposer une vision d’horreur sur le Mjöllnir. Bref, passons, la vision des nazis récupère tous les objets pour mettre la haine dessus. Sa puissance est si grande qu’il est impossible de la manipuler sans utiliser des gants de fer. Cette arme permet à Thor de vaincre les géants des glaces les thurses. Autrement dit, c’est un marteau qui permet de sauver l’Humanité contre les personnes qui portent atteintes à l’être humain, dans le cas de l’histoire il s’agit des géants des glaces. C’est une vision de l’insoumission de l’Homme.
Pour finir il faut dire non aux idées reçues et mettre en avant que la culture récupérée par les fafs et les nazis, n’est pas leur culture et ne leur appartient pas.

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Le lien vers l’excellent livret de 16 pages, à lire et à imprimer soi-même, de nos camarades du Noir Gazier :

« Tous des poseurs de bombes? » 10 idées reçues sur l’Anarchisme…

 

Tous des poseurs de bombes

Source: Le Noir Gazier

#ChangeBrazil

Publié: 23 juin 2013 par Page de suie dans Articles
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Sachez que si le bourgeois encense la démocratie en période faste, il préfère nettement le fascisme en temps de crise!
La banque JPMorgan réclame des régimes autoritaires en Europe

Dans un document publié à la fin du mois de mai, le géant des banques d’investissement américain JPMorgan Chase réclame l’abrogation des constitutions démocratiques bourgeoises établies après la Seconde Guerre mondiale dans une série de pays européens et la mise en place de régimes autoritaires.

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Cet incroyable document de 16 pages a été réalisé par le groupe Europe Economic Research de JPMorgan et est intitulé « L’ajustement de la zone euro – bilan à mi-parcours. » Le document commence par faire remarquer que la crise de la zone euro a deux dimensions.

Pour commencer, il affirme que des mesures financières sont nécessaires pour garantir que les principales institutions d’investissement comme JPMorgan puissent continuer à engranger d’énormes bénéfices de leurs activités spéculatives en Europe. Ensuite, les auteurs soutiennent qu’il est nécessaire d’imposer des « réformes politiques » destinées à supprimer l’opposition aux mesures d’austérité massivement impopulaires qui sont appliquées au nom des banques.

Le rapport exprime sa satisfaction vis à vis de l’application par l’Union européenne d’un certain nombre de mécanismes financiers visant à garantir les intérêts bancaires. A cet égard, l’étude souligne que la réforme de la zone euro en est pratiquement à mi-chemin. Mais le rapport réclame aussi davantage d’action de la part de la Banque centrale européenne (BCE).

Depuis l’éruption de la crise financière mondiale de 2008, la BCE débloque des milliers de milliards d’euros en faveur des banques pour leur permettre d’effacer leurs créances douteuses et de redémarrer une nouvelle série de spéculations. En dépit d’une pression grandissante venant des marchés financiers, le chef de la BCE, Mario Draghi a déclaré l’été dernier qu’il ferait le nécessaire pour consolider les banques.

En ce qui concerne les analystes de JPMorgan, ceci n’est cependant pas suffisant. Ils exigent de la part de la BCE une « réponse plus spectaculaire » à la crise.

Les critiques les plus dures du document sont cependant formulées à l’égard des gouvernements nationaux qui ont mis bien trop de temps à appliquer le genre de mesures autoritaires nécessaires à l’imposition de l’austérité. Le processus d’une telle « réforme politique » précise l’étude, a « même à peine commencé. »

Vers la fin du document, les auteurs expliquent ce qu’ils entendent par « réforme politique. » Ils écrivent : « Au début de la crise l’on avait pensé que ces problèmes nationaux hérités du passé étaient en grande partie d’ordre économique, » mais « il est devenu manifeste qu’il y a des problèmes politiques profondément enracinés dans la périphérie qui, à notre avis, doivent être changés si l’Union monétaire européenne (UME) est censée fonctionner à long terme. »

Le document détaille ensuite les problèmes existant dans les systèmes politiques des pays de la périphérie de l’Union européenne – la Grèce, l’Espagne, le Portugal et l’Italie – qui sont au centre de la crise de l’endettement en Europe.

Les auteurs écrivent: « Les systèmes politiques de la périphérie ont été établis après une dictature et ont été définis par cette expérience-là. Les constitutions ont tendance à montrer une forte influence socialiste (sic), reflétant la force politique que les partis de gauche ont acquise après la défaite du fascisme. »

« Les systèmes politiques autour de la périphérie affichent de manière typique les caractéristiques suivantes : des dirigeants faibles ; des États centraux faibles par rapport aux régions ; une protection constitutionnelle des droits des travailleurs ; des systèmes recherchant le consensus et qui encouragent le clientélisme politique ; et le droit de protester si des modifications peu appréciées sont apportées au statu quo politique. Les lacunes de cet héritage politique ont été révélées par la crise. » Quelles que soient les inexactitudes historiques contenues dans leur analyse, il ne peut y avoir l’ombre d’un doute que les auteurs du rapport de JPMorgan plaident pour que les gouvernements adoptent des pouvoirs de type dictatorial afin de mener à bien le processus de contre-révolution sociale qui est déjà bien avancé à travers toute l’Europe.

En réalité, il n’y avait rien de véritablement socialiste dans les constitutions établies durant la période d’après-guerre partout en Europe. De telles constitutions visaient à garantir le régime bourgeois dans une situation où le système capitaliste et ses agents politiques avaient été totalement compromis par les crimes des régimes fascistes et dictatoriaux.

Les constitutions des États européens, y compris celles de l’Italie, de l’Espagne, de la Grèce et du Portugal, ont été élaborées et appliquées en collaboration avec les partis socialistes et communistes des pays respectifs et qui ont joué le rôle clé dans la démobilisation de la classe ouvrière pour permettre à la bourgeoisie de maintenir son régime.

Dans le même temps cependant les classes dirigeantes discréditées de l’Europe étaient parfaitement conscientes que la Révolution russe demeurait une inspiration pour de nombreux travailleurs. Elles se sont senties obligées de faire une série de concessions à la classe ouvrière dans le but d’empêcher une révolution – sous la forme précisément de protections sociales et constitutionnelles, dont le droit de manifester, ce que JPMorgan aimerait à présent voir aboli.

Dans une certaine mesure, les critiques de la banque à l’égard du manque d’autoritarisme des gouvernements européens sonnent creux. Partout en Europe, les gouvernements ont à maintes reprises recouru ces dernières années à des mesures d’État policier pour réprimer l’opposition à l’encontre de leur politique.

En France, en Espagne et en Grèce, des décrets d’urgence et l’armée ont été utilisés pour briser des grèves. La constitution adoptée en Grèce en 1975, après la chute de la dictature des colonels, n’a pas empêché le gouvernement grec de licencier en masse des fonctionnaires. Et dans un certain nombre de pays européens, les partis dirigeants sont en train d’encourager le développement de partis néofascistes tel le mouvement Aube dorée en Grèce.

Toutefois, pour JPMorgan cela ne suffit pas! Afin d’éviter une révolution sociale dans la période à venir, ses analystes préviennent qu’il est indispensable que les gouvernements capitalistes partout en Europe se préparent aussi vite que possible à mettre en place des formes de régime dictatoriales.

A la fin du document, les auteurs avancent une série de scénarios qui, selon eux, pourraient découler de l’échec des gouvernements européens à ériger des systèmes autoritaires. Ces variantes comprennent : « 1) l’effondrement de plusieurs gouvernements favorables aux réformes en Europe méridionale, 2) un effondrement du soutien à l’euro ou à l’UE, 3) une victoire électorale incontestée de partis anti-européens radicaux quelque part dans la région, ou 4) l’ingouvernabilité de fait de certains États membres une fois que les coûts sociaux (notamment le chômage) dépasseront un certain seuil. »

C’est la voix authentique du capital financier qui parle. Il faut rappeler que JPMorgan est profondément impliqué dans les opérations spéculatives qui ont dévasté la vie de centaines de millions de travailleurs partout dans le monde. En mars de cette année, une commission du sénat américain a rendu public un rapport de 300 pages documentant les pratiques criminelles et la fraude réalisées par JPMorgan, la plus grande banque des Etats-Unis et le plus grand agent de produits dérivés du monde. En dépit des révélations détaillées dans le rapport, aucune action ne sera prise à l’encontre du PDG de la banque, Jamie Dimon, qui jouit de la confiance personnelle du président américain.

Cette même banque se permet à présent de faire la leçon aux gouvernements. Soixante-dix ans après la prise de pouvoir par Hitler et les nazis en Allemagne, dont les conséquences furent catastrophiques pour l’Europe et le monde, JPMorgan est le premier à réclamer des mesures autoritaires pour réprimer la classe ouvrière et éradiquer ses acquis sociaux.

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Malheureusement, ceci reflète l’avis de la plupart des “capitaines d’industries” qui n’attendent que l’avènement d’un nouveau fascisme européen pour sortir du bois…
On va vous la mettre profond votre contre-révolution connards!!!

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Alors, juste pour le fun (j’ignorais qu’ils avaient le sens de l’humour chez Libé…)
Libération: Ce que Barroso a «vraiment» dit à Hollande

Sources: World Socialist Web Site - 17 juin 2013 & J.P.Morgan, the Euro area adjustment: about halfway there

Jan-De-Nul pétuffe

Bon, pour ne rien vous cacher, j’étais parti pour élire la zombie maléfique Annemie Turtelboom pour… « l’ensemble de son œuvre », puis je suis tombé sur cet article du Trends-Tendances et ce mec, Jan De Nul, ce fut le coup de foudre! Ce type est un… pff, je vous laisse le choix des mots. En tout-cas, il a mérité haut-la-main son titre de pétuffe de l’année!

Voici ce que notre pétuffe à osé sortir en guise de discours à l’occasion de la remise du prix du « Trends HR Manager de l’année »… déjà tout un programme rien que dans le nom de l’évènement.

« Je tiens tout de même à dire que nos politiques ne sont pas des plus intelligents »

« Nous constatons que sur 11 millions de Belges, 6,1 millions sont en âge de travailler. Et bien, il y en a seulement 3,1 millions qui travaillent. L’envie de travailler n’y est pas. Parce qu’il est possible de s’en passer. Nous avons mis en place une multitude de systèmes pour être payé sans travailler. Mais n’oublions pas que ces 3,1 millions de personnes qui travaillent doivent en entretenir 8 millions d’autres qui ne travaillent pas. Les politiques peuvent faire ce qu’ils veulent, ces 3 millions ne seront jamais contents. »

« Nos différents gouvernements ne prennent aucune mesure offrant une perspective à la génération suivante. Il n’y a qu’une solution. Faites travailler ces 6,1 millions de Belges. Réduisez l’état. Faites cesser toutes les prépensions. Instaurez une politique d’activation. Si vous mettez un demi-million de personnes au travail, vous aurez un demi-million de personnes de plus qui contribueront, mais surtout un demi-million de moins d’allocations. Pensez-vous qu’il n’y a pas de travail pour ce groupe ? »

« Je ne prétends pas que nos 1,3 millions de fonctionnaires sont totalement improductifs. Nous en avons 100.000 de plus qu’il y a 10 ans. Toutes les augmentations d’impôts ont été perdues en dépenses plus élevées ».

« Qui va continuer à payer tout ça ? » s’est demandé Jan de Nul. Il a alors dans un geste qui se voulait théâtral, montré du doigt les 350 invités, triés sur le volet, présents à la remise du prix Trends HR Manager de l’année en concluant :« Vous! ».

C’est beau! C’est émouvant! … Merci Jan!  C’est le pétuffe de l’année!!!!!

Pétuffe:  définition

Brésil : Validité de la violence révolutionnaire

Publié: 21 juin 2013 par Page de suie dans Articles

“O Brasil acordou”

Porque toda violência do povo é resistência. Porque a “rebelião se justifica”.

Les ministres et les médias, étonnés, disent ne pas comprendre le sens de cette révolte. Isolé dans leurs paradis artificiels ils ont peur d’affronter le pays. Il y a au moins dix ans, que j’espère que ce genre de choses se produisent. Le jour est venu, “Chaque nuit – il y a des aurores, et des rayons de lumières – dans les ténèbres.” «Le Brésil s’est réveillé», cette phrase peut être lu sur les pancartes de nombreuses manifestations. Se réveiller pour rêver. Cette soirée historique, les chanceux étaient ceux qui ne pouvaient pas dormir. L’insomnie de ceux qui attaquent est beaucoup plus agréable que celles des défenseurs de la vielle forteresse…

“Meu nome é tumulto, e escreve-se na pedra.”

Voici le texte original : Vigência da violência revolucionária

AUBA VERMELHA

Ce texte écrit par R.Mineiro est tiré du journal A Nova Democracia, et il est exprime bien le sentiment de beaucoup de Brésiliens!

Ici l’original

La validité de la violence révolutionnaire


Nous assistons dans les rues au plus grand héritage de la Coupe des Confédérations.

Thanks Fifa.

Voir l’article original 887 mots de plus

Le FMI réclame une baisse des salaires aux Espagnols

Publié: 20 juin 2013 par Page de suie dans Articles

Faut quand même avoir un sacré culot et être totalement déconnecté de la vie du peuple pour oser sortir une énormité comme celle-là..! En 2007 le chômage était à 7,9%, aujourd’hui il est de 27%!!! 46% chez les moins de 26 ans… Il me semble également que le salaire moyen dont il parle est déjà nettement en-dessous de 700€, et ça c’est pour les plus « chanceux ».

LE JOURNAL DU SIECLE

Dans un rapport, le Fonds monétaire international (FMI) demande à l’Espagne de réduire les salaires pour faire baisser le chômage qui atteint 27%. Il préconise de poursuivre la cure d’austérité mais à un rythme assoupli.

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O povo se acordou! Le Brésil se réveille!

Publié: 19 juin 2013 par Fernand Naudin dans Articles
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50 ans que le Brésil n’avait plus vu ça…

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bresil emeutes 2013Au Brésil on ne l’attendait plus. Et pourtant. Un prétexte, l’augmentation du billet de bus, et c’est toute la poudrière qui prend feu, 200 personnes aux premières manifs, 100.000 hier à Rio.

Comme un air d’insurrection contre l’immense mensonge qu’est le gouvernement de gauche PT-FMI. La bourgeoisie pensait avoir endormi le peuple avec cette propagande quotidienne sur le nouveau « grand Brésil ». 6ème puissance mondiale, la pauvreté qui diminue, le pays de l’avenir, les classes moyennes qui augmentent, la consommation et tout le baratin…

La réalité est autre, pacification des Favelas ultra violente, conflit agraire réglé par les milices des latifundarios (grands propriétaires terriens), 5 millions de familles sans terre, les peuples indigènes toujours autant menacés, une inflation galopante, une corruption à tous les étages, un système de santé et éducatif d’une qualité exécrable. Des riches de plus en plus riche et les autres…

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On pensait les Brésiliens amorphes. Foot, samba, carnaval suffisait à ce peuple pour être heureux… Le réveil pour les élites doit être rude! La samba maintenant le peuple veut la danser avec la police, et les masques du carnaval sont remplacés par des foulards noirs.

La démocratie PT-FMI et le vieil État  montrent leurs vrais visages, fascistes, barbares. La police n’a pas changé depuis la dictature. L’État ne fait que défendre les monopoles impérialistes et protéger la bourgeoisie bureaucratique.

Le Brésil est pillé de ses richesses tandis qu’il se désindustrialise. C’est une véritable semi-colonie.

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Le peuple envahit l’assemblée législative de l’état de Rio de Janeiro.

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Le peuple sans peur! Ou… quand des flics prennent une rouste..!

La police tire à balles réelles pour « intimider » les manifestants.

« Durant ua manifestacion pacifica davant l’estadi Maracanã tà protestar contra las despensas exorbitantas hicadas en obras dens los diferents eveniments esportius que van arribats au Brasiu (copa de las confederacions, Copa deu monda, JO deu Rio) la policia qu’a emplegat armas de huec. Aquest acta amusha vertaderement ço qu’ei la democracia tan vantada. »

Lors d’une manifestation pacifique devant le stade Maracanã pour protester contre les dépenses exorbitantes mises en œuvres dans les différents évènements sportifs qui vont arriver au Brésil (coupe des confédérations, coupe du monde, JO de Rio) la police a fait usage d’armes à feux. Cet acte montre véritablement ce qu’est la démocratie tant vantée.

 

police tir balles réelles brésil

Tu parles… Ils sont paniqués et si certains tirent en l’air, on voit nettement que d’autres perdent les pédales et visent très nettement les manifestants à hauteur d’homme!

« Se são a favor de protesto com baderna »

Un sondage organisé sur un média bourgeois/collabo c’est retourné contre lui. A la question « Êtes-vous pour les manifs » une immense majorité a répondu ‘oui’. Comme ce n’est pas « politiquement correct » sur un média national qui fait de la lèche au gouvernement en place, ils ont donc décidé de changer perfidement la question pour influencer les votes. A la nouvelle question: « Êtes-vous pour des manifs avec des émeutes? » la réponse fut à nouveau un ‘oui’ retentissant! Cela démontre bien le climat actuel au Brésil.

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Maintenant il faut continuer et bâtir le mouvement populaire pour abattre ce vieil État décadent, et surtout ne pas tenter de le réformer..! Ils ne comprennent qu’un seul langage, celui de l’émeute!

ACAB brazil

Source: – 18 juin 2013

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« (Avanti) Les manifestations d’aujourd’hui au Brésil marquent une massification du mouvement et ce sont les plus importantes des 15 dernières années. Toutes les grandes villes sont touchées. Au moins 65.000 à São Paulo, 100.000 à Rio, 20.000 à Belo Horizonte, 15.000 à Porto Alegre, 10.000 à Belém… A São Paulo des cortèges ont été organisés sur plusieurs universités et lycées. 4000 de l’Université de São Paulo. Les étudiants de la fac de Médecine se préparent a secourir les manifestants en cas de repression. Les mères de plusieurs jeunes ont organisé leur propre cortège. Des manifestations de solidarité de la part d’artistes et intellectuels se multiplient. La police a été contrainte d’accepter que les manifestants définissent le parcours de la manif et le gouverneur « d’interdire » l’usage du flashball A Rio il y a des affrontements avec des voitures brulées et 80 policiers pris en otage à l’intérieur du parlement local. A Brasilia les manifestants sont montés sur le toit de l’Assemblée Nationale et un siège a été mis en place, en empechant les députés de sortir. A Belo Horizonte un manifestant a été poussé d’un pont de 36 mètres et il pourrait y avoir des morts (information non confirmée). Avec la Turquie, on peut dire que les pays « émergents » deviennent le maillon faible de la chaine capitaliste! Face à la popularité du mouvement, la présidente brésilienne Dilma Rousseff et Lula ont été contraints de dire qu’il s’agissait de « manifestations démocratiques qui faisaient progresser le pays ». A suivre… « 

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(Mediapart) Manifestants et policiers s’affrontaient lundi soir devant l’Assemblée législative de Rio de Janeiro, au Brésil, où le mouvement de contestation contre la hausse du coût des transports publics et la facture du Mondial-2014 a pris une nouvelle dimension en pleine Coupe des confédérations et où des dizaines de milliers de Brésiliens ont manifesté lundi dans tout le pays.

Quelque 30 000 personnes, en majorité des jeunes de la classe moyenne, défilaient pacifiquement à Sao Paulo, alors qu’il n’étaient que 8 000 jeudi dernier lors d’un rassemblement violemment réprimé par la police. Des manifestations moins importantes avaient lieu dans d’autres villes du pays. A Brasilia, environ 200 manifestants, sur un total de plus de 2 000, sont parvenus à grimper sur le toit du Parlement.

Et si dans la plupart des villes, la police surveillait étroitement les défilés sans les réprimer, à Belo Horizonte, la police a tiré des gaz lacrymogènes contre les manifestants pour les empêcher de s’approcher du stade Mineirao où se jouait le match de la Coupe des confédérations entre le Nigeria et Tahiti.

Et à Rio de Janeiro, où le stade Maracana avait déjà rassemblé des Brésiliens mécontents dimanche, un groupe de manifestants a tiré des feux d’artifice sur la police et incendié des poubelles tandis que la police retranchée dans le bâtiment répondait avec des gaz lacrymogènes et des balles en caoutchouc. Alors qu’un petit groupe de manifestants violents prenaient d’assaut depuis des heures le siège du gouvernement de l’Etat de Rio, à l’intérieur duquel étaient retranchés des dizaines de policiers, dont certains blessés lors des affrontements, des blindés de la police quadrillaient le centre de Rio dans la nuit de lundi à mardi, roulant sur des barricades en flammes, à la recherche de derniers groupes de manifestants. Tandis qu’à Sao Paulo aussi, la police a dispersé en fin de soirée des manifestants qui tentaient de pénétrer à l’intérieur du gouvernement de l’Etat de Sao Paulo.

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(Avanti) Ce lundi, 100.000 personnes ont manifesté à Río de Janeiro, 65.000 à Sao Paulo, et plusieurs dizaines de milliers d’autres à Brasilia, Belo Horizonte, Porto Alegre, Salvador, Belén, Vitoria et Curitiba, entre autres grandes capitales régionales. A Brasilia, les protestations se concentrent surtout contre les dépenses pharaoniques de prestige engagées par les autorités pour organiser des événements sportifs internationaux. Le gouvernement dépense des milliards en stades de football alors que les secteurs publics des transports, de l’éducation et de la santé sont en difficulté.

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(Secours Rouge – 18 juin) A l’issue de la manifestation qui avait réuni plus de 100.000 personnes hier à Rio et entraîné des affrontements police/manifestants et de multiples arrestations, un groupe de manifestants a pris d’assaut le siège du gouvernement de l’état de Rio. Des dizaines de policiers anti-émeute s’y étaient retranchés en début de soirée, et les manifestants ont lancé des cocktails Molotovs et des pierres contre le bâtiment. Une centaine de policiers du bataillon de choc de la police militaire sont intervenus durant la nuit à bord de véhicules blindés, tirant des balles en caoutchouc et des gaz lacrymogène pour déloger les manifestants. Des poubelles et des voitures ont été incendiées, des vitrines de banques brisées par la foule qui dénonce toujours la hausse des prix des transports en commun et les dépenses gouvernementales énormes consenties par le gouvernement pour l’accueil de la Coupe du Monde de football l’an prochain. La police est également intervenue durant la nuit à Sao Paulo pour disperser des manifestants qui tentaient de pénétrer à l’intérieur du gouvernement de l’état de Sao Paulo.

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(Secours Fouge – 20 juin) Brésil : Violents affrontements en marge d’un match de foot. La vague de contestation contre la hausse du prix des transports et les dépenses gouvernementales inconsidérées pour des tournois de football ne faibli pas au Brésil. Hier soir, en marge du match Brésil-Mexique, 25.000 personnes ont bloqué deux des quatre routes d’accès au stade durant plusieurs heures. Un vaste cercle de sécurité avait été installé autour du stade. Lorsque la foule a tenté de le forcer, la police a riposté par une pluie de gaz lacrymogène et de balles en caoutchouc, blessant au moins deux manifestants. Ceux-ci ont répliqué par des jets de pierres. D’autres manifestations s’étaient déroulé durant la journée à Belo Horizonte, Rio Branco, Brasilia et Niteroi. Un vaste appel au rassemblement a également été lancé pour ce soir à Rio, où l’Espagne affronte Tahiti dans la Coupe des Confédérations.

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D’autres vidéos du Brésil…

Lien vers Indymédia Brazil

Entartage de Maggie De Block

Publié: 18 juin 2013 par Page de suie dans Coups de coeur
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No border, no nation, stop deportation!

A quand celui de la zombie Annemie ou de Vandersmissen..?!