Le 1er mai, fête du travail? Jamais!

Publié: 30 avril 2013 par Page de suie dans Articles
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On ne fête pas le « tra­vail », ce vol de notre temps, ce vol de nos vies qui engraisse les patrons.

On ne fête pas plus les « tra­vailleurs » parce que nous, les tra­vailleurs, nous vou­lons cesser de tra­vailler pour le profit des exploiteurs bourgeois, qui s’imaginent encore nous dominer…

Nous vou­lons retrou­ver la maî­trise de nos vies, la maî­trise de nos acti­vi­tés qui ont été cap­tées, détour­nées par et pour le capi­ta­lisme. Le tra­vail doit rede­ve­nir l’acti­vité néces­saire au genre humain et cesser d’être l’escla­vage sala­rié qu’il est aujourd’hui.

Mais d’où vient cette grande arna­que qui a trans­formé le pre­mier mai, jour­née de lutte des tra­vailleurs du monde entier en « fête du tra­vail », en fête de ce qui nous opprime? Tout a com­mencé le 1er mai 1886 où se dérou­lè­rent aux États-Unis de gigan­tes­ques mani­fes­ta­tions pour exiger et imposer aux patrons exploiteurs la jour­née de travail de huit heures (l’usage était alors une journée de travail d’au moins 10 à 12 heures par jour, six jours par semaine). La grève générale du 1er mai 1886 est largement suivie, les travailleurs en grève sont environ 340.000 dans tout le pays. Mais à Chicago, la grève se prolonge dans certaines usines, et le 3 mai lors d’une manifestation la police assas­sine trois gré­vis­tes de l’usine McCormic. Le 4 mai, lors de la mani­fes­ta­tion de pro­tes­ta­tion, une bombe est jetée sur les rangs des flics en fin de manifestation. Un flic mort sur le coup et sept autres sont tués dans la bagarre qui s’ensuit. suite à quoi, huit syn­di­ca­lis­tes anar­chis­tes – ben tiens –  sont arrê­tés et faus­se­ment accu­sés de cet atten­tat. Quatre d’entre eux seront pendus (Albert Parsons, Adolph Fischer, George Engel et August Spies) et un cin­quième se sui­ci­dera dans sa cel­lule (Louis Lingg). L’enquête fut bâclée et les preuves falsifiées au point que sept ans plus tard, on libèrera les anarchistes restant encore en taule…

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Ouvriers armez-vous et venez en force..!

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En 1889, en hom­mage aux « mar­tyrs de Chicago », la IIe Internationale se réunissant à Paris, décide de faire du 1er mai une jour­née inter­na­tio­nale de lutte pour exiger la jour­née de huit heures. Lorsque celle-ci est fina­le­ment adop­tée, le 1er mai demeure une jour­née de luttes et de reven­di­ca­tions.

Il ne fallut pas attendre longtemps pour un nouveau massacre de travailleurs… Deux ans plus tard, le 1er mai 1891, à Fourmies, en France, cette manifestation tourne au carnage, les flics tirent sur les ouvriers et neuf camarades resteront sur le pavé. Suite à quoi cette date s’enracine dans la tradition de lutte des ouvriers européens.

« Le jour viendra où notre silence sera plus puissant que les voix que vous étranglez aujourd’hui »

                                                                                                                                   August Spies, 1887

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A lire: Rudolph ROCKER : LE PREMIER MAI - Le Libertaire, mai 1936

Nota: dans mes recherches je tombe toujours sur quatre pendus et un suicidé, malgré que d’autres parlent de cinq…

Source : J'ai trouvé la base de cet article que j'ai largement modifié sur Rebellyon.info
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